11/01/2012

Yad Vashem réexamine le titre de Juste accordé à un Belge

Yad Vashem réexamine le titre de Juste accordé à un Belge

Le mémorial Yad Vachem de Jérusalem a décidé mardi de rouvrir, à la suite d'une plainte déposée par une Juive américaine, le dossier d'un Belge qui avait été nommé Juste parmi les nations. La Commission, qui désigne les Justes, a décidé de réexaminer le cas de Robert de Foy,  reconnu comme Juste à titre posthume en 1975, pour avoir sauvé des Juifs en Belgique pendant l'occupation allemande en les aidant à produire de faux papiers, alors qu'il était secrétaire général du ministère de la Justice à partir de 1943. Une Juive américaine, Sonia Pressman-Fuentes, fille de rescapés de la Shoah, a présenté à Yad Vachem des éléments nouveaux qui, selon elle, prouvent que ce titre a été usurpé. Il aurait été selon elle un antisémite acharné et notamment responsable de l'expulsion vers l'Allemagne de centaines de Juifs réfugiés en Belgique. Irena Steinfeld, responsable de la Commission des Justes, a expliqué que le titre de Juste parmi les nations n'est pas délivré en fonction du caractère des personnes, mais uniquement de leurs actes. Des fonctionnaires de la machine nazie ont reçu ce titre comme Oskar Schindler qui a sauvé 1.200 Juifs tout en restant membre du parti nazi et en gagnant de l'argent grâce à des biens juifs confisqués, ajoute-t-elle, insistant sur les difficultés rencontrées pour désigner ceux qui méritent cette reconnaissance.

http://www.juif.org/antisemitisme-juif/166085,yad-vashem-reexamine-le-titre-de-juste-accorde-a-un-belge.php

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23/11/2011

Le serial killer de juifs, une histoire oubliée

FRANCE - Le serial killer de juifs, une histoire oubliée
par Laurent COHEN


La parution de Death in the City of Light - Mort dans la ville des Lumières-, de David King, donne l'occasion de revenir sur un épisode dramatique qui renvoie à la fin de l'occupation nazie.

Au cœur de l'histoire, un médecin, Marcel Petiot, qui profita de l'anarchie régnant dans la capitale française, juste avant la Libération, pour assassiner environ cent cinquante personnes, parmi lesquelles des enfants, dans des conditions atroces.

Ses victimes de prédilection étaient des juifs, cachés à Paris depuis des années, et essayant de s'échapper vers l'étranger ou en quête d'un abri. Mais Petiot assassina aussi des militants antinazis, résistants "en cavale" et autres réprouvés de la France de Vichy.

"En 1944", a souligné David King, "Paris ressemblait à une zone de non droit, où les disparitions n'étaient pas forcément signalées à la police, surtout s'il s'agissait de juifs ou de résistants".

Serial killer antisémite, animé d'un anticommunisme primaire, Marcel Petiot aurait pu échapper à la justice si le 11 mars 1944, ses voisins, "alertés par l'odeur et le ronflement d'une chaudière", n'avaient appelé les pompiers.

Ces derniers découvrirent alors dans la cave de Petiot des "membres de corps humains prêts à être incinérés".

Arrêté juste après cette découverte macabre, Petiot parvint toutefois à mystifier la police, en se faisant passer pour un "combattant de l'ombre", et en affirmant qu'il s'agissait de "cadavres de nazis". Relâché, il se volatilisa immédiatement, pour n'être repris que le 31 octobre 1944, dans le métro parisien.

Il sera jugé du 18 mars au 4 avril pour vingt-sept assassinats.
Au cours du procès, il en revendiquera le triple.
Condamné à la peine capitale, il sera guillotiné en mai 1946, à la prison de la Santé.

A l'avocat-général, qui vint le réveiller au matin de son exécution, Petiot dit seulement : "Tu m'fais chier", et au moment d'aller au supplice, "le sourire aux lèvres", il déclara : "Je suis un voyageur qui emporte ses bagages".

http://www.israel-infos.net/FRANCE--Le-serial-killer-de-juifs-une-histoire-oubliee-7412.html

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09/06/2011

La première lettre anti-juive d'Hitler.

La première lettre anti-juive d'Hitler

Une lettre annoncée comme étant la première lettre antisémite d'Adolf Hitler vient d'être achetée par une organisation juive des Droits de l'Homme;

Selon le Telegraph, la lettre connue sous le nom de lettre Gemlich datant de 1919 et qui serait la première dans laquelle le chef des Nazi indiquait que les Juifs représentaient une menace aurait été achetée pour 150.000 dollars à un collectionneur privé.

Ce courrier aurait été tapé par Hitler lui-même sur une machine à écrire de l'armée allemande. Et selon le rabbin qui l'a acquise elle démontre bien l'inhumanité de l'homme.

Pour les experts, celle lettre est très intéressante. C'est le chef de l'armée d'Hitler qui lui a demandé de mettre ses idées sur papiers après qu'il a tenté de convaincre les autres soldats. Ces quelques mots couchés sur papier sont le début de la croisade antisémite dont on connait désormais l'issue tragique. (CB)
08/06/11 07h10

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04/05/2011

Shoah : une minute pour 6 millions de morts.

Shoah : une minute pour 6 millions de morts

2 Mai 2011 - Juif.org

Israël vient à nouveau de se figer pendant une minute, au son des sirènes d’alertes, pour se souvenir des 6 000 000 des juifs, enfants, femmes, hommes et vieillards, massacrés par l’Allemagne nazie il y a 70 ans.
 
Une minute que nous partageons avec vous via cette vidéo, pour ne jamais oublier

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03/05/2011

L'arbre d'Anne Frank replanté en Israël.

L'arbre d'Anne Frank replanté en Israël

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Peu de temps avant que l'arbre ne vienne à s'éteindre, des graines de l'arbre qu'Anne Frank chérissait ont été collectées à Amsterdam. Dans son journal intime, désormais livre mondialement connu, Anne Frank a raconté comment elle s'était cachée des nazis. Bien qu'elle n'ait pas survécu aux camps de la mort, son père avait décidé de faire connaître au monde entier son journal intime. Dans celui-ci elle mentionnait l'arbre marronnier et le jardin. Cet arbre, qui lui avait procuré tant de réconfort, fera partie du nouveau mémorial qui doit être érigé en Israël.

http://www.juif.org/societe-israel/150486,l-arbre-d-anne-frank-replante-en-israel.php

02/05/2011

Après Auschwitz

Après Auschwitz

 

 

Aliza Rothman, rescapée d’Auschwitz,  croyait avoir tout perdu, son mari, sa famille  et sa fille de quelques années, placée chez une famille chrétienne. Mais après la guerre elle retrouve la trace de sa fille de cinq ans. Aliza et Sarah arrivent en Israël. Aujourd’hui, ce jour du Yom Hashoah, où tout Israël s’arrête pour se rappeler, Aliza a 90 ans.  Dans son petit appartement de Haifa, Aliza entourée de sa fille agée de 70 ans, de sa petite fille Anat, 51 ans, de son arrière petite fille, Idilly, 25 ans, et de son arrière arrière petit fils Moriel de 3 mois,  se réunissent comme chaque mois. On les prend en photo, Aliza regarde ces quatre générations et éclate de rire, C’est ma vengeance, la vraie.

Aliza et Sarah, les premières années en Israël

L’histoire d’Aliza a été racontée par le Yedihot, la photo est de Adi Adar

http://www.juif.org/go-blogs-34331.php

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28/04/2011

Le Rabbi de Loubavitch et l’officier allemand

Le Rabbi de Loubavitch et l’officier allemand

 

C’est l’histoire plus que surprenante du sauvetage de l’avant-dernier Rabbi de la dynastie de Loubavitch, le Rabbin Yossef Itzhaq, qui sera diffusée lors d’un documentaire télévisé sur la première chaine israélienne de télévision pour la Journée de la Shoah.

Le Rabbin Yossef Itzhaq Schneerson a été le sixième Rabbi de Loubavitch. Nommé lors de l’une des plus difficiles périodes de l’histoire de ce mouvement hassidique, la Révolution bolchévique, le Rabbi Yossef Ytzhaq dû quitter l’Union soviétique en 1927 pour installer les quartiers généraux de son mouvement à Varsovie avec la majeure partie de ses hassidim. Fin 1939, le Blitzkrieg sur la Pologne prend l’Europe de vitesse et l’Armée allemande sème la terreur à Varsovie. La capitale polonaise, véritable métropole et centre du judaïsme européen est pilonnée sans répit.

Aux Etats-Unis, le Département d’Etat ferme hermétiquement les portes à l’immigration juive et n’octroie des visas d’entrée que très parcimonieusement. La plupart des Juifs ne trouvant vers où émigrer seront pris au piège dans les griffes de la bête nazie. C’est ce qui risque de se passer également pour le Rabbi de Loubavitch. Aux Etats-Unis, quelques lobbyistes de ce Mouvement hassidique s’activent pour tenter de sauver leur Rabbi par tous les canaux d’influence possibles. Le Comité de Sauvetage juif des aux Etats-Unis a des membres dans toutes les tendances du judaïsme américain (orthodoxes, libéraux, conservateurs, réformés). Ils ne parviennent que très ponctuellement à infléchir l’intransigeance de l’Administration américaine à leur permettre d’accueillir des frères juifs d’Europe aux Etats-Unis. Le Comité se met à alors exercer son réseau d’influences pour sauver le Rabbi de Loubavitch piégé à Varsovie. Des personnalités juives comme le Juge Louis Brandeis de la Cour suprême des Etats-Unis, le grand décisionnaire de la Halakha et fondateur de la yéshiva de Lakewood, le Grand-Rabbin Aharon Kotler, le rabbin réformé Stephen Wise, interviennent  auprès du Département d’Etat qui à son tour tâtonnera le terrain auprès des diplomates du Troisième Reich en poste à Washington.

Le ministère nazi des Affaires étrangères accueille plutôt favorablement la requête américaine d’extraire le Rabbi de Loubavitch de Varsovie bombardée pour l’Amérique. En effet, les Etats-Unis n’étant pas encore entrés en guerre contre l’Allemagne, les diplomates allemands espèrent amadouer les velléités américaines interventionnistes par des gestes de bonne volonté et ainsi s’assurer la neutralité du Gouvernement des Etats-Unis. Or, extraire un rabbin de Varsovie occupée par la Wehrmacht et par les SS n’est point chose facile, même pour les services allemands des Affaires étrangères. Pour cette mission, le ministère allemand des Affaires étrangères s’adresse à l’Abwher, les Services de Renseignement de la Wehrmacht, un corps d’armée plus à même de comprendre les besoins des relations extérieures de l’Allemagne nazie, même au prix d’une entorse à l’idéologie fanatique hitlérienne, realpolitik oblige.

Un militaire de carrière, héros hautement décoré, le Major Ernest Bloch est né de père juif, Il a été défiguré par ses blessures au visage lors de la Grande guerre. C’est pourquoi la commission d’aryanisation le déclarera « bon Aryen » en dépit du sang juif de son père qui coule dans ses veines. Le Major Bloch se verra confié personnellement par le Chef de l’Abwehr, l’Amiral Wilhelm Canaris, le commandement de la mission de sauvetage du Rabbi de Loubavitch.

Trouver et extraire le Rabbin Yossef Ytzhaq Schneerson pour sauver sa vie n’est point facile en cette fin de l’année 1939. Le Rabbi de Loubavitch est caché par ses fidèles pendant cette période terrible, et avec lui, dix-huit de ses proches parents.

Avec ses hommes, le Major Bloch finalement réussit à arriver jusqu’au Rabbin Schneerson. Mais la partie la plus délicate de sa mission reste encore à accomplir : lui faire passer les lignes de l’Armée allemande et surtout au travers des filets des SS d’Himmler sur lesquels l’Abwehr n’avait aucun ascendant.

 Ainsi, les hassidim du Mouvement Loubavitch restés à Varsovie dont très peu réussirent à réchapper à la Shoah, le Rabbi de Loubavitch fut conduit au train avec les dix-membres de sa famille autorisés ainsi que les livres de la gigantesque bibliothèque de Loubavitch. L’opération logistique de faire traverser le Nord de l’Europe centrale à tout ce monde avec un tel chargement ne fut pas pour simplifier les choses.

Pour extraire ce groupe de hassidim de l’Europe en flammes, le Major Bloch le fit voyager en train en première classe jusqu’à……Berlin( ?!), aussi paradoxal que cela puisse paraitre. Peut-être qu’à Berlin, escortés par des officiers allemands, au cœur du monstre nazi, était-il plus facile de les préserver ? De Berlin, le sixième Rabbi de Loubavitch, fut conduit en train avec les dix-huit membres de sa famille à Riga en Lettonie d’où ils furent embarqués sur un navire pour les Etats-Unis. Le Rabbin de Loubavitch débarqua au Port de New-York au début de l’année 1940. Il envoya alors des lettres de remerciement et de bénédictions au Président Roosevelt et qualifia les Etats-Unis de malkhout hahessed, le « royaume de la générosité », pour l’avoir sauvé.

 Au même moment, les Etats-Unis d’Amérique, même plus tard, après s’être engagés dans la Guerre contre l’Allemagne nazie en fin 1941, ne révisèrent pas leur politique restrictive d’octroi de visas pour les réfugiés juifs. De sorte que des centaines de milliers de Juifs ayant postulés pour un visa dans les différents consulats américains en Europe furent pris au piège et exterminés. La Grande Bretagne de son côté aussi ne leur ouvrit pas les portes d’Eretz Israël, Livre Blanc et les bonnes relations avec le monde arabe déjà à cette époque obligeant le Gouvernement Churchill de Sa Majesté. Jusqu’à la fin de la Guerre, alors que la réalité des camps de concentration étaient connues par les Alliés, les forces américaines et britanniques se sont abstenues de bombarder les voies ferrées menant à Auschwitz.

Le Rabbin Yossef Itzhaq Schneerson élit domicile à Brooklyn. Là, dans le quartier de Crown Heights, il installa le QG du Mouvement Loubavitch qu’il présida jusqu’à son décès en 1950, deux ans après l’Indépendance de l’Etat d’Israël. En 1951, son gendre, le Rabbin Menahem Mandel Schneerson lui succéda et fut intronisé septième Rabbi de la dynastie Loubavitch jusqu’à son décès en 1994.

Le documentaire sur ce surprenant récit du sauvetage du Rabbi de Loubavitch sera diffusé sur la chaine publique israélienne de télévision, Aroutz 1, pour la Journée de la Shoah, lundi 2 mai à 21H30.

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25/04/2011

Emouvantes retrouvailles à Yad Vashem

Emouvantes retrouvailles à Yad Vashem

 

Durant 32 ans, ils ont vécu à 100km l’un de l’autre – le premier à Tel Aviv et le second à Haïfa – sans le savoir, chacun croyant l’autre disparu lors de la Shoah. Jeudi, ces deux cousins germains se sont revus au Musée « Yad Vashem » lors de retrouvailles extrêmement émouvantes.

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Liora Tamir née Shapira, les yeux pleins de larmes, a du mal à s’exprimer : « J’ai grandi dans un orphelinat à Leningrad car ma mère est morte alors que je n’avais que 12 ans. Je n’avais plus de famille, et soudain je ne suis plus seule. J’ai l’impression d’ouvrir une nouvelle page dans ma vie ». Elle retrouve son cousin germain Aryeh Shickler. Ce dernier n’est pas en reste sur le plan de l’émotion : « Je ressens soudain que toutes ces parties disparues de ma vie me sont revenues. J’ai l’impression de respirer ! »
Liora était montée en Israël en 1979 et s’était installée à Tel-Aviv. Le père d’Aryeh Shickler était lui monté en 1926 après avoir entendu un discours de Vladimir Zeev Jabotinsky à Brody, qui disait déjà à l’époque : « Sachez que votre temps est compté ici ! ». Aryeh quitta rapidement la Galicie pour la Palestine mais toute sa famille restée disparut durant la Shoah.


Comme c’est souvent le cas ces dernières années, cette rencontre impossible il y a encore 20 ans a pu se faire grâce à Internet et à la base de données créée par le Musée de « Yad Vashem ». Comment s’est fait le lien ? Ilana, la fille de Liora, découvrit un jour sur le site de « Yad Vashem » le nom de sa grand-mère maternelle – Yona née Shapira – celui de ses arrière grands-parents ainsi que le lieu d’origine de cette lignée, Brody, en Galicie orientale. Elle écrivit ces éléments dans la base de données du Musée, et découvrit qu’il y avait un membre de cette famille, un oncle, qui avait émigré en Israël. Elle poursuivit ses recherches et apprit que cet oncle était décédé depuis, mais qu’il avait un fils du nom d’Aryeh Shickler (Shapira) qui vivait à Haïfa ! Elle contacta alors sa petite-cousine qu’elle ne connaissait pas encore, la fille d’Aryeh, et lui écrivit : « Parle à ton père avec prudence et délicatesse, et annonce-lui qu’il a une cousine ici en Israël ». Dix minutes plus tard, c’est Liora qui appelait directement Aryeh et lui demandait : « Ton père avait-il une sœur communiste? » « Oui » répondit-il. « Je suis la fille de Yona Shapira, je suis ta cousine !», révéla-t-elle alors. Cela s’est passé il y a quelques jours à peine, les deux cousins n’ont pu attendre plus longtemps et se sont rencontrés à « Yad Vashem » jeudi, 70 ans après que leurs grands-parents communs périrent dans la Shoah.

Vendredi 22/04/2011 15:08

http://www.juif.org/go-news-150026.php

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05/04/2011

Roumanie : inhumation de juifs retrouvés dans un charnier de la Shoah

Roumanie : inhumation de juifs retrouvés dans un charnier de la shoah

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 Roumanie : inhumation de juifs retrouvés dans un charnier de l'Holocauste
Les restes d'une quarantaine de juifs tués pendant la Seconde Guerre mondiale retrouvés dans un charnier du nord de la Roumanie ont été inhumés lundi, sous un ciel gris, au cimetière juif de Iasi (nord-est), a constaté une journaliste de l'AFP.
Les ossements des victimes ont été remis à la communauté juive, après analyses de l'Institut médico-légal, dans 43 sacs et boîtes en carton

AFP - Les restes d'une quarantaine de juifs tués pendant la Seconde Guerre mondiale retrouvés dans un charnier du nord de la Roumanie ont été inhumés lundi, sous un ciel gris, au cimetière juif de Iasi (nord-est), a constaté une journaliste de l'AFP.

L'inhumation a été réalisée dans l'intimité par cinq rabbins dont quatre venus spécialement de Grande-Bretagne et un des Etats-Unis.

Les restes des victimes ont été déposés dans une fosse commune du cimetière juif, sur une des collines dominant la ville de Iasi. L'identité exacte des victimes n'a pas pu être établie.

Une cérémonie officielle et religieuse doit suivre dans l'après-midi.

Un charnier contenant les restes de plusieurs dizaines de civils juifs, hommes, femmes, enfants et personnes âgées tués par l'armée roumaine pendant la shoah, avait été mis au jour en 2010 par l'historien Adrian Cioflanca.

Ce dernier avait retrouvé cette fosse grâce au témoignage d'habitants ayant assisté aux tueries.

Selon l'Institut national sur l'Holocauste Elie Wiesel de Bucarest, ces civils ont probablement été victimes des pogroms de Iasi qui ont abouti à la mort de plus de 15.000 juifs roumains en 1941.

M. Cioflanca a indiqué à l'AFP qu'au moins 35 personnes avaient été retrouvées dans cette fosse commune. "Nous n'avons pas encore les rapports définitifs de l'Institut médico-légal sur le nombre des personnes enterrées dans ce charnier, mais nous avons exhumé 35 crânes. D'autres ossements ont aussi été retrouvés et on peut parler d'une quarantaine de personnes", a-t-il affirmé.

Les ossements des victimes ont été remis à la communauté juive, après analyses de l'Institut médico-légal, dans 43 sacs et boîtes en carton.

Au total, entre 280.000 et 380.000 juifs roumains et ukrainiens sont morts pendant la Shoah en Roumanie et dans les territoires sous son contrôle, selon le rapport d'une commission internationale d'historiens présidée par le Prix Nobel de la Paix Elie Wiesel, lui-même d'origine roumaine, et publié en 2004.

http://www.juif.org/go-news-148730.php

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26/01/2011

Shoah:des milliers de documents et photos en ligne

Shoah:des milliers de documents et photos en ligne
http://www.juif.org/go-news-144787.php
TEL AVIV, Israël - La plus importante collection de documents concernant le génocide des juifs par les nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale devient consultable sur Internet.

Le mémorial israélien de la Shoah, Yad Vashem, a lancé cette initiative mercredi avec la mise en ligne de 130 000 photos consultables en passant par le moteur de recherche américain Google, partenaire du projet. La collection devrait s'étendre plus tard à d'autres parties des vastes archives du mémorial.

La formule permet un accès facile aux documents, par mots clefs notamment. Un forum associé permet aux internautes de contribuer au projet en ajoutant leurs propres histoires, commentaires et documents au sujet des membres de leur famille apparaissant dans ces archives en ligne.

Google a utilisé une technologie expérimentale de reconnaissance optique des caractères pour permettre la recherche active en plusieurs langues dans le texte des documents et photos.

Le président de Yad Vashem, Avner Shalev, estime que le bénéfice que pourront en tirer les jeunes recherchant des informations sur leurs aïeux surpasse le risque de publication de commentaires antisémites.

Cette semaine déjà, Yad Vashem a lancé une version de sa chaîne vidéo en ligne YouTube en farsi afin que les Iraniens, dont le pays est le plus grand ennemi déclaré d'Israël, puissent s'instruire sur la Shoah, dans laquelle périrent quelque six millions de juifs.

Le mémorial s'attache désormais à numériser sa collection de témoignages de rescapés du génocide.

Sur Internet: http://collections.yadvashem.org/photosarchive/

 

21:30 Écrit par dorcas dans Actualités, Annonces | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guerre, israël, shoah |  Facebook |

Ce jeudi, l’hommage aux victimes de l’Holocauste

Ce jeudi, l’hommage aux victimes de l’Holocauste

 

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Une journée pour ne pas oublier. Ce jeudi marquera la Journée internationale du souvenir des victimes de l’Holocauste. Six millions de Juifs exterminés. Plus d’un million dans le camp d’Auschwitz.

Symbole de l’horreur nazie, le camp de concentration polonais fut libéré par l’Armée rouge le 27 janvier 1945. C’est cette date qui a été retenue par les Nations Unies il y a cinq ans pour rendre hommage aux disparus.

Participer au devoir de mémoire, c’est aussi rendre accessibles au plus grand nombre les témoignages, les photos et les écrits liés à l’Holocauste. Le musée israélien Yad Vashem et Google se sont ainsi associés pour mettre en ligne 130.000 documents d’archives. Yad Vashem qui a également lancé sur Youtube un site en farsi pour contrer les propos négationnistes du président iranien Mahmoud Ahmadinejad. On peut y voir des témoignages de survivants.

source : http://www.juif.org/go-blogs-31497.php

http://www.juif.org/go-news-144796.php

21:18 Écrit par dorcas dans Actualités, Annonces | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nazis, camp |  Facebook |

15/12/2010

Holocauste: plus de 1,5 M de Juifs tués en Russie, Biélorussie et Ukraine (expert)

 

Holocauste: plus de 1,5 M de Juifs tués en Russie, Biélorussie et Ukraine 
Shoah:  plus de 1,5 M de Juifs tués en Russie, Biélorussie et Ukraine
 MADRID, 15 décembre - RIA Novosti
Les nazis ont fusillé plus de 1,5 million de Juifs en Russie, en Biélorussie et en Ukraine pendant la Seconde guerre mondiale, a déclaré mercredi à Madrid le père Patrick Desbois, directeur de l'Association Yahad-In Unum qui étudie la Shoah en Europe de l'Est.

La Shoah a été un sujet tabou en URSS pendant des années, les autorités ont préféré appeler "citoyens soviétiques" les victimes du nazisme, sans préciser qu'il s'agissait avant tout de Juifs et de Tziganes, a indiqué le père Patrick Desbois qui participe au colloque international "La Shoah par balles" à Madrid du 15 au 17 décembre.

L'association Yahad-In Unum a étudié plus de 16 millions de pages de rapports sur les crimes nazis rédigés par la Commission soviétique spéciale en 1943-1944 et conservés par le Musée de la Shoah de Washington.

Petit-fils d'un déporté au camp de Rawa-Ruska, le père Patrick Desbois a fondé l'association Yahad-In Unum ("Ensemble" en hébreu et en latin) en 2004. Elle recherche les fosses communes des Juifs et Tziganes fusillés entre 1941 et 1944 par les soldats du IIIe Reich en Russie, en Biélorussie et en Ukraine. Ses experts interrogent les habitants locaux et ont déjà recueilli des témoignages de 1.600 personnes.

http://www.juif.org/go-news-142548.php

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18/11/2010

L’Europe lance un moteur de recherche consacré à la Shoah.

L’Europe lance un moteur de recherche consacré à la Shoah.

 

mardi 16 novembre 2010, par Europe, par Shoah

Un nouveau moteur de recherche consacré à la Shoah, financé par l’Union européenne, a été lancé mardi à Bruxelles pour permettre de "préserver la mémoire" de cette tragédie alors que disparaissent les derniers survivants des camps d’extermination nazis. Baptisé Ehri (European Holocaust Research Infrastructure), le site qui sera pleinement opérationnel d’ici à septembre 2014, a l’ambition de regrouper les bases de données d’une vingtaine d’institutions, de musées ou de bibliothèques, dont le Mémorial de la Shoah en France et Yad Vashem en Israël, dispersés dans douze pays européens et Israël.

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L’UE a débloqué sept millions d’euros pour financer ce projet. Les chercheurs, enseignants et étudiants auront accès en ligne à cette source unique de documents sur la shoah mais le site devrait également permettre aux familles de retrouver la trace de leurs parents assassinés dans les camps nazis ou au public de rechercher des informations sur cette période noire de l’histoire.

"Soixante-cinq ans après la libération d’Auschwitz, il y a encore malheureusement des gens qui, sous couvert de promotion de la recherche et du droit au débat, remettent en question l’ampleur de la Shoah sinon son existence", a déploré la commissaire européenne chargée de la Recherche, Maire Geoghegan-Quinn, au cours de la cérémonie de lancement du site au Musée royal d’Art et d’Histoire de Bruxelles.

"L’Ehri a la grande responsabilité de préserver la preuve de l’Holocauste pour les gens en Europe et dans le monde, pour nous tous aujourd’hui et pour les générations futures", a-t-elle ajouté. Haïm Gertner, directeur des archives de Yad Vashem, a souligné l’importance d’un site unique en expliquant le cas du camp de Theresienstadt, situé en République tchèque. Ses archives sont dispersées entre Yad Vashem, le Mémorial de Terezin et le musée juif de Prague. "Afin de raconter toute l’histoire, nous devons rassembler les documents éparpillés. Avec le nouveau site nous pourrons établir une connexion virtuelle entre ces documents", a-t-il dit. Yad Vashem, le Mémorial de Terezin et le musée juif de Prague font partie du projet Ehri.

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Une rescapée de la Shoah montre le nom du Juste qui l’a sauvée, Yad Vashem, Jérusalem.

 "Les nazis ont essayé de détruire non seulement les Juifs, mais la mémoire des Juifs", a dit de son côté le ministre israélien de l’Education, Gideon Saar, qui a estimé que le nouveau site permettrait de redonner "un visage aux victimes".

NDLR : Le nom Yad Vashem vient du verset Ésaïe 56:5

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Seul le peuple juif a été capable de redonner une identité à ceux que la barbarie nazie a voulu effacer, jusqu’à leur souvenir. C’était sans compter que cette volonté monstrueuse avait déjà été prise en compte et que les prophètes d’Israël avaient dévoilé la réplique Divine, aujourd’hui réalisée comme nombre d’autres prophéties.

23:09 Écrit par dorcas dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : shoah, israël, camps, auschwitz, juifs, peuple |  Facebook |

Un portail européen pour la Shoah.

Un portail européen pour la Shoah

Christian Laporte

Mis en ligne le 17/11/2010

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Vingt partenaires de 13 pays européens vont faciliter les échanges autour de la Shoah.

En présence de la commissaire européenne pour la Recherche et l’Innovation, l’Irlandaise Maire Geoghegan-Quinn, du ministre israélien de l’Education, Gideon Saar et de Michel Praet, conseiller du président européen Herman Van Rompuy, une nouvelle plate-forme de collaboration scientifique historique autour de la Shoah via le web a été officiellement portée sur les fonts baptismaux mardi après-midi aux Musées royaux d’art et d’histoire au Cinquantenaire à Bruxelles. Un moment solennisé par un échange de vues qui s’inscrivait dans le programme de la présidence belge avec en sus le patronage d’Herman Van Rompuy.

En cette année du 65e anniversaire de la libération des camps dont celui d’Auschwitz où l’on a rappelé la nécessité de ne jamais déposer les armes de la recherche historique face aux agressions du négationnisme, vingt institutions qui travaillent sur la question dont le Musée juif de la résistance et de la déportation de Malines ainsi que le Centre Guerre et sociétés contemporaines ont décidé d’unir leurs forces et davantage encore leurs savoirs et savoirs faire sur la Shoah par l’intermédiaire de la toile. Il y a là donc des centres de recherche ou de documentation voire des musées d’Autriche, de Belgique, de Tchèquie, de France, d’Allemagne, de Grèce, de Hongrie, des Pays-Bas, de Pologne, de Finlande,du Royaume-Uni et d’Israël. Ensemble, sous la coordination de Conny Kristel du Nederlands Instituut voor Oorlogsdokumentatie - pour faire court: le Ceges d’outre-Moerdijk...- elles vont en fait réunir les données disponibles pour la recherche sur le génocide des Juifs, éparpillées en Europe et ailleurs.

Grâce à l’intégration de collections de données majeures, l’EHRI - European Holocaust Research Infrastructure - devrait faire progresser encore la connaissance sur cet événement majeur de l’histoire européenne et du monde.

Tout n’est donc pas encore dit sur la Shoah? Non puisque le projet entend stimuler et faciliter la recherche sur des aspects relativement moins connus de la Solution finale. En ayant à l’esprit que la digitalisation dans ce domaine est encore toute récente puisqu’elle a à peine 15 ans...

Même si le Mur de Berlin est tombé depuis 1989, il reste en effet à exploiter de nombreuses sources et documents en Europe centrale et de l’Est d’autant plus que la vision globale est encore très centrée sur l’Europe occidentale. En même temps, l’on est plus que jamais convaincu de la nécessité de mener un travail pédagogique soutenu. C’est pourquoi une attention toute particulière sera accordée à l’éducation avec une focalisation sur la proximité, grâce à la mise à disposition en ligne des archives à la fois pour le monde de l’éducation et pour le grand public.

A l’occasion du lancement de la nouvelle coordination, divers spécialistes de la Shoah ont confronté leurs points de vue sur les dernières avancées scientifiques en la matière. La commissaire européenne Maire Geoghegan-Quinn a souligné que c’était la première fois que l’Union européenne soutenait un tel projet alors que le ministre israélien Gideon Saar notait que si Yad Vashem remplissait plus que jamais son rôle dans la recherche sur la Shoah, il fallait aussi soutenir les projets de recherche européens et l’EHRI peut assumer - là pleinement - une fonction de coordination.

Très intéressante aussi fut l’intervention de Guido Peruzzo, le représentant permanent adjoint allemand qui a annoncé que son pays avait toujours une grande responsabilité morale dans ce domaine. Une série d’institutions allemandes vont donc apporter pleinement leur appui au travail de l’EHRI. Mais l’intervention la plus poignante fut sans conteste celle de Nathan Ramet, le président du Musée de Malines mais aussi survivant de la Shoah. "Si je suis encore là" a-t-il dit en débutant son intervention "c’est parce que j’ai eu beaucoup de chance". Ayant survécu à Auschwitz et à Dachau, le chevalier Ramet a tenu aussi à rendre un hommage particulier à Maxime Steinberg sans lequel l’étude de la Shoah n’aurait pas progressé comme elle l’a fait en Belgique...

http://www.juif.org/go-news-140806.php

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05/11/2010

Un charnier de la Shoah découvert en Roumaniere.

Un charnier de la Shoah découvert en Roumanie

© reuters

Un charnier contenant les corps de Juifs tués par l'armée roumaine pendant la Seconde Guerre mondiale a été découvert dans une forêt du nord-est de la Roumanie, a annoncé vendredi l'Institut national Elie Wiesel à Bucarest.
 
"Jusqu'à présent, nous avons trouvé seize corps, mais ceci est un chiffre provisoire car ce charnier est très profond et nous n'avons procédé pour l'instant qu'à des fouilles à une faible profondeur", a déclaré Adrian Cioflanca, le chercheur à l'origine de cette découverte au cours d'une conférence de presse.
 
Selon l'institut Wiesel et M. Cioflanca, cette fosse commune, située dans la forêt de Vulturi, sur la commune de Propricani, pourrait contenir jusqu'à une centaine de corps de Juifs tués pendant l'Holocauste. Plus de 8.000 Juifs ont été tués dans des pogroms dans et autour de la ville de Iasi (nord-est de la Roumanie) en 1941.
 
Ce sont des témoins oculaires des tueries de la forêt de Vulturi qui ont mis M. Cioflanca sur la piste de ce charnier. Au total, environ 270.000 Juifs roumains et ukrainiens sont morts dans les territoires administrés par le régime pro-fasciste roumain entre 1940 et 1944.(afp)

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1179283/2010/11/05/Un-charnier-de-l-Holocauste-decouvert-en-Roumanie.dhtml

 

20:16 Écrit par dorcas dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/10/2010

Régime de Vichy : Le document visait tous les Juifs

Régime de Vichy : Le document visait tous les Juifs

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Selon l'avocat et son fils Arno, qui a comparé l'écriture avec celle d'autres textes manuscrits du maréchal Pétain, il ne fait "aucun doute" que les annotations sont bien de lui.

 

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Ce document provient "probablement de l'entourage d'Alibert [NDLR : Raphaël Alibert, ministre de la Justice de Pétain ] ou de l'un de ses collaborateurs, par exemple d'un membre du comité législatif qui siégeait à ses côtés". "Quelqu'un, qui appartient à la nouvelle génération, a dû hériter de ce document" que le donateur a réussi à se procurer, précise Me Klarsfeld. Il y a eu "transaction financière" entre le donateur et le possesseur du document, "mais je ne sais pas à quel prix ce document a été acheté", a précisé Eric
de Rothschild.

 

 

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Le Maréchal Philippe Pétain s'exprime à la barre devant la Haute Cour de justice de Paris, le 15 août 1945.

Le projet visait tous les juifs
Serge Klarsfeld et Eric de Rotschild insistent sur "la portée historique" du document. Ce dernier est l'avant-dernière mouture du projet de loi sur le statut des juifs, le seul qui ait une portée historique puisqu'il porte les annotations de Pétain", a précisé Me Klarsfeld.
"La dernière mouture, avec les annotations (du maréchal) dactylographiées, n'en a aucune puisque c'est l'exacte version de la loi telle qu'elle a été publiée au Journal officiel du 18 octobre 1940", ajoute-t-il.

La découverte de ce projet est fondamentale. Il s'agit d'un document établissant le rôle déterminant de Pétain dans la rédaction de ce statut et dans le sens le plus agressif, révélant ainsi le profond antisémitisme" du chef de l'Etat français, explique Me Klarsfeld.

Ce sont désormais tous les juifs qui sont visés, qu'ils soient étrangers ou français. Alors que le projet initial prévoyait d'épargner "les descendants de juifs nés français ou naturalisés avant 1860", le maréchal décide en effet de rayer cette mention.

Le champ d'exclusion des juifs est également considérablement élargi. La justice et l'enseignement leur sont désormais totalement fermés. De plus, ils ne peuvent plus être élus.

"Le principal argument des défenseurs de Pétain était de dire qu'il avait protégé les juifs français. Cet argument tombe", affirme Serge Klarsfeld.

source : Juifs.org

29/09/2010

Une pousse du marronnier d'Anne Frank plantée à Montréal

Une pousse du marronnier d'Anne Frank plantée à Montréal

Une bouture du marronnier que l'adolescente juive Anne Frank observait depuis sa cachette à Amsterdam et qu'elle avait décrit dans son journal avant d'être déportée en 1944, a été plantée lundi 27 septembre à Montréal. L'arbrisseau, d'une vingtaine de centimètre de haut, a été mis en terre dans le jardin du Centre commémoratif de l'Holocauste de la métropole québécoise, l'une des douze cités nord-américaines devant recevoir un extrait du célèbre arbre. Un autre rejeton du marronnier d'Anne Frank doit notamment être planté à Washington, dans le jardin de la Maison Blanche.

   
Une bouture du marronnier qu'Anne Frank avait décrit dans son journal a été plantée lundi 27 septembre à Montréal.

 Montréal est l'unique ville canadienne à recevoir une telle bouture. "Il s'agit là d'un grand honneur pour nous puisque peu de villes au monde recevront un tel arbrisseau", a déclaré dans un communiqué Michael Vineberg, philanthrope montréalais à l'origine du projet. "Le choix prend tout son sens", a-t-il ajouté, du fait que Montréal a accueilli le troisième contingent de survivants de l'Holocauste, après Israël et New York.
 
Anne Frank avait évoqué le marronnier à plusieurs reprises dans son journal, l'un des ouvrages les plus lus au monde, rédigé alors qu'elle se cachait des nazis avec sa famille durant la seconde guerre mondiale, dans une annexe située à l'arrière des locaux de la société de son père. Les membres de la famille Frank et les quatre autres Juifs qui les avaient rejoints dans leur cachette avaient été dénoncés et arrêtés le 4 août 1944 puis envoyés dans des camps de concentration. Anne Frank est morte en 1945 au camp de Bergen-Belsen (nord de l'Allemagne).  
 
   
Le marronnier, qui mesurait plus de 20 mètres de haut, en 2007 à Amsterdam.
   
Le marronnier, qui mesurait plus de 20 mètres de haut, était âgé de cent soixante à cent quatre-vingts ans lorsqu'il est tombé à la fin août par des bourrasques de vent. Mais, comme "cela faisait plusieurs années que l'on savait que l'arbre était malade", il avait déjà été prévu de distribuer douze boutures en Amérique du Nord, a déclaré à l'AFP la porte-parole du Centre commémoratif de l'Holocauste de Montréal, Audrey Licop.
source : http://www.juif.org/go-news-138127.php

22/04/2010

Le camp de déportation de Westerbork va retrouver ses baraquements.

Le camp de déportation de Westerbork va retrouver ses baraquements.

 

107000 des 140000 juifs vivant aux Pays-Bas y ont transité avant leur déportation vers les camps de concentration : le camp de Westerbork, entièrement démantelé dans les années 70, va retrouver certains de ses anciens baraquements. « Beaucoup de jeunes visiteurs, en arrivant ici, sont déçus car il n'y a presque plus rien à voir », explique Albert Gilbert, coordinateur de projet au « Centre du souvenir » de Westerbork. Une clairière de 25 hectares parsemée d'arbres et de pans de murs, une maison délabrée, celle du commandant, et 90 mètres de voie ferrée aux extrémités recourbées vers le ciel sont quasiment les seuls vestiges du camp de transit.

 

Durant la Seconde guerre mondiale, entre juillet 1942 et septembre 1944, 93 trains sont partis de Westerbork pour Auschwitz, Sobibor, Bergen-Belsen et Theresienstadt. Ils transportaient 107.000 juifs. Seuls 5.000 d'entre eux ont survécu. Au centre du camp, 102.000 pierres rouges, une étoile de David en métal sur chacune d'elle, rendent hommage à ceux qui ne sont pas revenus, comme Anne Frank, morte à 15 ans à Bergen-Belsen. Huit baraquements au moins devraient retrouver leur emplacement d'origine d'ici 2013. Leur retour, financé principalement par l'Etat, devrait coûter 10 à 20 millions d'euros.  « Grâce aux baraquements, ceux de l'époque, pas des reconstitutions, nous voulons retrouver l'esprit du camp », souligne Albert Gilbert. Le camp de Westerbork accueille 400.000 visiteurs par an.   

 

Photo : D.R.

 

Source : ejpress.org

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28/03/2010

Ils ne se sont plus vus depuis 1944

Ils ne se sont plus vus depuis 1944

 

Ces retrouvailles inattendues, ce sont celles de Paul Sobol et Yvette Devroy. Ils ne se sont plus vus depuis 1944. Paul Sobol a été déporté à Auschwitz, Yvette Devroy, elle, était la petite fille d'un couple qui avait choisi de cacher au péril de leur vie une famille juive en clandestinité.

Mercredi, ils se sont retrouvés grâce à Rebecca, la petite-fille d'Yvette, qui a rencontré Paul Sobol à l'athénée de Pont-à-Celles dans le Hainaut. Paul Sobol était venu raconter sa déportation.  Une histoire d'un bien heureux hasard.

Paul frappe à la porte, à Boitsfort, et Yvette ouvre. Les larmes sont contenues. On se sert la main, pudiquement. Plus de 60 ans sans se voir. Les souvenirs dans les limbes de l'enfance. Ils se sont quittés en courtes culottes et rubans dans les cheveux. Paul avait déjà 16 ans mais il se souvient de la petite Yvette qui jouait avec son frère David dans la maison de la Rue Van Volxem à Ixelles.

L'homme a connu l'horreur de Birkenau et Auschwitz. Il a aujourd'hui 87 ans. Il a été raflé en pleine nuit dans un appartement secret. A l'étage en-dessous, Yvette avait 8 ans à peine et les enfants Sobol un peu plus. C'était en 1944.

Paul et sa famille, dénoncés, sont emmenés en pleine nuit, la Gestapo sentant la chaleur dans les lits pour être certaine du nombre de personnes à emmener. La famille, ils sont cinq, partira par le dernier train de Malines à Auschwitz. Seuls Paul et Bella reviendront. Des photos jaunies de sa famille exterminée, Paul en a retrouvé, il les a avec lui.

Un souvenir fuse : "votre maman s'occupait tellement gentiment de ma grand-mère, elle était si dévouée... ", dit Yvette. Paul parle de la clandestinité, d'un destin brisé par une guerre qu'il n'a pas voulue.

Il y a deux semaines, il est allé à l'athénée de Pont-à-Celles témoigner devant 160 élèves. Et, sans le savoir, il raconte sa vie d'errance et de résistance à Rebecca, la petite-fille d'Yvette. Rebecca ne sait pas que l'histoire qui l'a fait pleurer est aussi un peu la sienne, celle d'une famille ordinaire qui un jour sans sourciller a pris le risque d'un geste d'humanité qui menaçait leur vie, un acte de résistance qui jamais n'a été publiquement divulgué.

Mercredi, Rebecca, Paul et Yvette se sont retrouvés.

La version de Rebecca

Rebecca a 18 ans et est en rhétorique. Elle rencontre Paul Sobol, rescapé d'Auschwitz, lors d'une conférence. Il était venu à l'athénée témoigner de sa vie. Il précise : j'ai été caché par une famille pendant deux ans, les miens occupaient sous une fausse identité un petit appartement à Ixelles. "Il nous a demandé de fermer les yeux pour qu'on puisse vraiment s'imaginer comme si on était à sa place."

Rebecca rentre chez sa grand-mère, raconte et Yvette lui dit "c'est chez nous, c'est dans notre maison qu'il était caché"... "Elle a trouvé ça fou. Elle avait les larmes aux yeux quand même, parce qu'elle se disait que le monde est vraiment petit."

Paul Sobol n'en sait rien. Il ne sait pas qu'il a touché au cœur la petite-fille d'Yvette qu'il n'a pas revue depuis 1944, quand il vivait là avec ses frères et sœurs juste avant d'être dénoncé et emmené par le dernier train qui partait pour Auschwitz. "Dans ma famille on en parle beaucoup, puisque ma grand-mère l'a quand même vécu, donc ce n'est pas un petit sujet." Mercredi, ils se sont retrouvés sobrement dans le petit appartement d'Yvette, 75 ans, à Boitsfort.

Paul a dix ans de plus mais leurs souvenirs sont intacts. "Quand je vois comment ma grand-mère est, ça ne m'étonne pas trop, parce qu'elle est quand même assez juste dans ce qu'elle fait et elle sait ce qui est bien et ce qui n'est pas bien."

Rebecca a été l'intermédiaire involontaire entre le passé de sa famille et le destin de Paul Sobol. C'est en fait l'histoire d'une famille toute simple qui n'a jamais raconté son acte héroïque d'avoir caché pendant deux ans une famille juive au péril de leur vie. "La résistance dans sa plus pure manifestation", conclut Paul Sobol

M.S. avec Françoise Baré

Crédit photo : rtbf 23- 3 2010

http://www.rtbf.be/info/societe/guerre-mondiale/ils-se-re...

 

23:40 Écrit par dorcas dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gestapo, auschwitz |  Facebook |

10/03/2010

La Shoah oubliée en Europe de l’Est

La Shoah oubliée en Europe de l’Est
 
La mémoire de la Shoah est enseignée en Allemagne et en Europe occidentale. Tout le monde trouve normal que les programmes d’histoire consacrent des chapitres à l'explication de la Shoah aux nouvelles générations. En revanche, c’est dans certains pays d’Europe de l’est, où la plupart des massacres ont eu lieu en dehors des camps, que le passé est le plus occulté, non sans visée politique. Parmi ces pays, la Roumanie et la Moldavie. Pour lutter contre cette dangereuse tendance, une association moldave érige des monuments à la mémoire des Juifs roumains massacrés, et oubliés.

Une petite association à but non-lucratif du nom de 'Nemurire' en Moldavie fait renaître la mémoire de l’Holocauste dans ce petit coin d’Europe orientale où elle est menacée d’être oubliée.

'Nemurire' a été lancée par un historien local, Iurie Zargocha, et est à l’origine de l’installation d’un certain nombre de monuments dans toute la campagne du nord de la Moldavie. Ils commémorent les chemins où se tinrent des marches de la mort, ainsi que les charniers témoignant des massacres de Juifs en masse pendant la Seconde Guerre Mondiale.

La Roumanie, et la Moldavie, indépendante de la Roumanie depuis, ont tant souffert depuis 1945 (cf. les régimes communistes) que l’on discute rarement de l’Holocauste.
Toutefois il convient de rappeler que la Roumanie était alliée à l’Allemagne nazie pendant la guerre. Quand les Allemands sont passés par la Roumanie pour envahir la Russie en 1941, la Roumanie a profité de cette « aubaine » pour se débarrasser de ses Juifs.

Elle les a « transféré » de l’autre côté de la rivière Dniester, qui sépare aujourd’hui la partie roumaine et slave (la Transnistrie) de la Moldavie. Cette politique d’épuration ethnique est un des épisodes les moins commémorés et rappelés de la Shoah.

Il est vrai que les Roumains n’avaient pas eu à attendre Hitler avant de se débarrasser de la population juive. Avec le dictateur Ion Antonescu à la tête du pays, les soldats agissaient en toute impunité en son nom, massacrant et torturant des Juifs de leur propre initiative parfois.

Le dictateur s’était maintes fois prononcé en faveur d’une « expulsion des Juifs de Bessarabie et de Bucovine (ce qui correspond aujourd’hui à la Moldavie) de l’autre côté de la frontière. « Ces gens-là n’ont rien à faire ici et il m’importe peu que l’histoire nous juge comme des barbares » avait –il dit.

Le résultat de cette politique fut une longue série de marches de la mort derrière la ligne de front des armées allemandes et roumaines. Le nombre de morts et de déportés est quasiment impossible à établir. Néanmoins un rapport du gouvernement en 2004 estime ce nombre entre 280 000 et 380 000.

La Shoah était un sujet tabou dans la Roumanie d’après guerre. Les Juifs n’étaient pas considérés comme les principales victimes de la barbarie nazie.
Les communistes l’étaient, et dans les livres d’histoire soviétiques, c’étaient eux qui avaient aidé l’URSS à refouler les Allemands d’Europe centrale et orientale.

Toute une génération de Roumains a été élevée dans le déni, pensant que leurs parents étaient des héros pour avoir participer à la grande guerre de l’URSS contre Hitler.

« Ces petits pays ne se sentent pas responsables » explique Judit Miklos, une Roumaine vivant à Berlin, en parlant de l’Europe de l’Est. « Ils étaient du côté des victimes (de l’histoire, cf. les régimes dictatoriaux communistes d’après-guerre).
Les petits pays sont toujours très complexés, et ils utilisent ce complexe comme une excuse selon laquelle ils n’étaient que les pions des grandes puissances ».

Parlant plus précisément de la Moldavie, Amy Dunayevich, une volontaire américaine qui a aidé 'Nemurire' à ériger 5 monuments cette année, enfonce le clou : « Ce pays entier a un complexe victimaire. Ils étaient les victimes de l’Union Soviétique ».

En ce qui concerne la Roumanie, un rapport en 2004 sur ces crimes commis pendant la dernière guerre a marqué une étape décisive pour se détacher du déni permanent. Ce rapport a porté ses fruits, et le 9 octobre de la même année, le pays a instauré son tout premier jour de commémoration de la Shoah. 

Par Maximilian Archanbald : Guysen International News

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Message de prisonniers d'Auschwitz dans une bouteille

Message de prisonniers d'Auschwitz dans une bouteille: surprise du déporté français

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Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 27/04/2009 à 20:50

MARSEILLE - Albert Veissid, déporté français au camp nazi d'Auschwitz dont le nom figure dans un message caché dans une bouteille récemment retrouvée par des ouvriers polonais, a affirmé lundi à l'AFP "ne pas se rappeler de cette bouteille" même s'il n'a oublié aucun détail du camp.

AFP/Atchives/Wojtek Radwanski

Vue générale de l'ex-camp nazi Auschwitz-Birkenau, le 17 mars 2009

"Je ne me rappelle pas de cette bouteille. Et pourtant c'est bien mon nom qui est marqué sur ce message et mon numéro de matricule: 12063. Je ne peux pas l'oublier ce numéro puisqu'il est sur mon bras", a déclaré par téléphone M. Veissid à l'AFP.

Agé de 84 ans, cet ancien employé du secteur de la confection originaire de Lyon a été déporté le 30 mai 1944 à Auschwitz. Il venait d'avoir 20 ans. Il vit aujourd'hui dans un village près de Marseille.

Son nom ainsi que celui de six prisonniers polonais a été retrouvé sur un message écrit à la main en septembre 1944 et découvert récemment par des ouvriers qui abattaient une cloison à l'Ecole supérieure d'Oswiecim (Auschwitz en polonais, sud), un bâtiment qui pendant la guerre avait servi d'entrepôt aux gardes allemands du camp de concentration.

"Les Polonais ont appelé ma petite-fille aujourd'hui pour lui parler de ce message. Je ne me rappelle pas de cette bouteille pourtant je n'ai rien oublié de la déportation. Je me souviens que des Polonais chrétiens travaillaient en haut, à l'étage, pour le ravitaillement du camp. J'ai fraternisé avec eux. Parfois, ils volaient des seaux de marmelade et je leur cachais. Ils me donnaient plus de soupe. Peut-être que l'un d'eux a marqué mon nom et mon numéro de matricule?", se demande-t-il.

M. Veissid s'était inscrit comme maçon à Auschwitz et a travaillé à la construction d'un "abri-refuge" pour les Allemands, ce qui lui a permis, selon lui, d'échapper à l'extermination subie par les juifs du camp.

21:37 Écrit par dorcas dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : auschwitz, extermination, juifs, camps |  Facebook |

02/02/2010

1941: le barreau d'Anvers radie des avocats juifs; le barreau de Bruxelles résiste

1941: le barreau d'Anvers radie des avocats juifs; le barreau de Bruxelles résiste

A l'occasion de l'inauguration de l’exposition Lawyers without Rights visible au palais de justice de Bruxelles jusqu'au 16 février 2010, le bâtonnier Yves Oschinsky a rappelé l'historique lâcheté du barreau d'Anvers et le courage du barreau de Bruxelles: en 1941 l'un a accepté à l'unanimité de radier les avocats Juifs de son tableau, alors que l'autre s'y est refusé, sous la houlette du Bâtonnier Braffort qui sera assassiné à la fin de la guerre par des rexistes.

M° Oschinsky a rappelé le courage du Président Chirac ainsi que les conclusions du rapport du CEGES "La Belgique docile", selon lesquelles l'Etat belge a adopté durant la guerre une politique de collaboration indigne et désastreuse pour la population juive. Il a souligné que ce rapport, particulièrement documenté, n'a pas reçu d'écho suffisant.

Il évoque, dans son discours (à lire ci-dessous), la figure exemplaire de M° Régine Orfinger.

Discours prononcé par le bâtonnier Oschinsky lors de l'inauguration de l'exposition Lawyers without Rights.

C’est à un important moment de mémoire que nous vous convions. Un devoir de mémoire qu’illustre particulièrement la date du 27 janvier, date de la libération d’Auschwitz, proclamée par l’assemblée générale de l’ONU journée internationale à la mémoire des victimes de l’Holocauste.

C’est dans cette émouvante symbolique que le barreau de Bruxelles rend hommage aux avocats juifs d’Allemagne et de Belgique, victimes depuis 1933 du régime nazi.

Grâce doit être rendue à l’Allemagne qui, depuis la fin des années d’enfer et de honte, se retourne sur son passé noir, indicible d’inhumanité, de barbarie et d’horreur, qui assume ses responsabilités et tente d’apporter une forme de réparation. Le barreau allemand participe à cet acte mémoriel à travers l’organisation de cette expositionsur la situation des avocats juifs en Allemagne depuis 1933. (...)

J’évoquais il y a un instant la revisite de l’histoire et je voudrais rappeler le discours historique prononcé par le président Chirac, en 2005, à l’occasion de la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv, en reconnaissant la responsabilité de l’Etat français, dans la déportation des juifs de France. Je cite : « Ces heures noires souillent à jamais notre histoire et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’Etat français ».

La Belgique, hélas, fut docile ainsi qu’en témoigne l’étude confiée au CEGES, le Centre d’Etudes et de Documentations Guerre et Sociétés contemporaines, par le gouvernement, à la demande du Sénat de Belgique. Pourtant la responsabilité de l’administration belge ne fut jamais réellement affirmée et l’étude du CEGES, particulièrement documentée, n’a reçu qu’un écho insuffisant.Le CEGES conclut en effet que « les autorités belges ont ainsi adopté une attitude docile en accordant dans des domaines très divers mais cruciaux une collaboration indigne d’une démocratie à une politique désastreuse pour la population juive (belge comme étrangère) ».

Au plan des professions judiciaires, l’ordonnance allemande du 28 octobre 1940 ordonne l’exclusion des juifs de la magistrature et du barreau belge.Les barreaux d’Anvers et de Bruxelles adoptèrent à l’époque des attitudes très différentes.Le conseil de l’Ordre d’Anvers illustra la docilité décrite par le CEGES en exécutant les prescriptions contenues dans l’ordonnance nazie.

Je voudrais évoquer la situation de Me Régine Orfinger, avec une émotion personnelle toute particulière, celle du chef de l’Ordre à l’égard d’une figure admirable du barreau de Bruxelles et celle qui est mienne, à travers les souvenirs qui remontent à mon enfance, puisque Régine et ma mère étaient amies depuis le temps de leur jeunesse, lorsque toutes deux vivaient à Anvers.

Anvers où Régine Orfinger prêta le serment d’avocat en 1934, Anvers ou le 28 avril 1941, elle était, ainsi que d’autres avocats juifs, invitée devant le conseil de l’Ordre à présenter sa défense au sujet de l’exclusion des juifs de la fonction d’avocat, décidée par l’ordonnance du 28 octobre 1940.

Dans la note qu’elle a déposée pour sa défense, elle écrivait notamment :« Je me suis conformée aux obligations qui m’étaient imposées par l’ordonnance ; depuis le 31 décembre 1940, je n’exerce plus ma profession.En honneur et conscience, il ne m’a pas paru nécessaire de demander mon omission du tableau de l’Ordre des avocats puisque je n’exerce aucune activité qui serait incompatible avec le port du titre d’avocat.Je dois une fois de plus rappeler que l’ordonnance qui m’enlève le droit de pratiquer ma profession ne se réfère pas au tableau des avocats. Dans ces conditions, il m’est impossible de demander mon omission du tableau sans trahir mon serment et mon sentiment de l’honneur.Le conseil de l’Ordre doit donc décider si je mérite que mon nom soit radié du tableau.L’exclusion et la radiation sont en effet des peines disciplinaires qui ne sont possibles que dans les cas graves.Il ne peut être question d’une radiation administrative.Les membres du conseil de discipline doivent, en âme et conscience, décider s’ils trouvent convenable, de leur propre initiative, d’aggraver encore une situation qui me paraît suffisamment pénible ».

Le procès-verbal de la réunion du conseil de l’Ordre du 3 juillet 1941 indique que « le Conseil, à l’unanimité des voix, décide que les avocats suivants, inscrits au registre des juifs ou appartenant à la communauté juive, ou pour lesquels un doute existe quant à leur origine juive, seront exclus du tableau de l’Ordre et de la liste des stagiaires ».Régine Orfinger ainsi que seize confrères étaient ainsi purement et simplement radiés.

Au barreau de Bruxelles, le bâtonnier Louis Braffort, soutenu par son conseil de l’Ordre, s’adressa au général von Falkenhausen, en ces termes :« J’ai un devoir de conscience qu’aucune considération ne peut modifier, celui de dire que le principe même de l’Ordonnance est en opposition directe avec le Droit. Les autorités de l’Ordre ne pourraient en aucune circonstance prononcer contre les avocats d’origine israélite une mesure ayant le caractère d’une sanction disciplinaire. Nous avons prêté solennellement le serment de rester fidèles à la Constitution du peuple belge et nous ne pouvons manquer à ce serment ».

Le conseil de l’Ordre de Bruxelles, pour faire échec à l’exécution de l’ordonnance scélérate, refusa d’encore publier le tableau des avocats.Le bâtonnier Braffort prit position, sans relâche, avec courage, contre l’occupant. Il figurait sur les listes rexistes des personnalités belges à éliminer. Le soir du 22 août 1944, trois inconnus s’introduisirent chez lui et l’emmenèrent dans les locaux rexistes. Il a été lâchement assassiné, le 24 août 1944, à Wambeek, à quelques jours de la Libération.

Puisse l’évocation de ce passé douloureux aider l’Humanité à progresser et à forger un avenir meilleur.Plus jamais ça ! Souvenons-nous. Souvenons-nous aujourd’hui des victimes de l’Holocauste. Souvenons nous de nos confrères que nous honorons aujourd’hui.

source :http://www.restitution.be/communique-201001312223.html

22:50 Écrit par dorcas dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : allemagne |  Facebook |

31/01/2010

La Shoah a commencé par des mots et des discours",

- François Zimeray : "La Shoah a commencé par des mots et des discours",

 

Daphné Nerson (JP) - "je sens un désir non assumé de tourner la page" ; "Il est indéniable que les appels répétés du président iranien à la destruction de l'Etat juif l'inscrivent dans la même parenté idéologique que le nazisme".

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1263147995810&a...

   "Chargé de la "dimension internationale de la mémoire de la Shoah", l'ambassadeur français pour les droits de l'Homme, François Zimeray, était à Auschwitz pour les commémorations du 27 janvier.

    - Jerusalem Post : Quelles nouvelles menaces sentez-vous peser sur la préservation de la mémoire de la Shoah ?

    - François Zimeray : Ce qui m'inquiète le plus c'est de constater qu'à travers le monde, malgré et parfois même à l'occasion des commémorations, je sens un désir non assumé de tourner la page. Trop souvent, j'ai senti ce désir de nier la dimension essentiellement anti-juive de la Shoah. Trop souvent, le drame de la Shoah n'apparaît plus dans sa singularité. Il apparaît comme un génocide parmi d'autres. Le négationnisme n'est plus le monopole des négationnistes. Car à chaque fois qu'on utilise des mots à tort et à travers, comme "cette banlieue est un ghetto", alors on dit que le ghetto de Varsovie n'était pas le ghetto de Varsovie. Et c'est le nouveau visage du négationnisme. Les mots sont en train de s'abîmer, et c'est une menace grave. [...] Nous rentrons dans une période périlleuse car bientôt les derniers témoins auront disparu en nous laissant l'écrasante responsabilité de transmettre ce souvenir. [...]

    - J.P. : Seriez-vous prêt à établir un lien, comme l'a fait mercredi le Premier ministre Binyamin Netanyahou, entre la Shoah et la menace que fait planer l'Iran sur Israël ?

    - F.Z. : Oui, il faut faire ce lien, car l'attitude de "déni mémoriel" d'Ahmaninedjad - qui n'est sûrement pas celle des Iraniens dans leur totalité - est un vecteur puissant d'antisémitisme. Il est indéniable que les appels répétés du président iranien à la destruction de l'Etat juif l'inscrivent dans la même parenté idéologique que le nazisme. Et ces discours nous devons les combattre. Ce combat politique et diplomatique est fondamental. Je vous rappelle que la Shoah n'a pas commencé dans les chambres à gaz. La Shoah a commencé par des mots et des discours."


23:49 Écrit par dorcas dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : varsovie, ghetto, juifs, shoah |  Facebook |

28/01/2010

Peres au Bundestag : plus jamais...

Peres au Bundestag : plus jamais...

Le président Shimon Peres a prononcé un discours historique devant les membres du parlement allemand à Berlin ce mercredi après-midi à l’occasion de la journée internationale de la Shoah, 65 ans après la fin de la seconde guerre mondiale.
 
« Plus jamais de dictateurs assoiffés de sang se cachant derrière le masque de la démagogie et criant des appels au meurtre. Ils constituent une menace pour le monde entier, » a souligné Peres.
 
Le parlement allemand a entendu une traduction du discours, qui a été donné en hébreu. Peres a aussi dit le Kaddish en l’honneur des victimes de la Shoah, dont ses grands-parents qui ont été brûlés vivants dans la synagogue de leur ville.
 
« Dans l’état d’Israël et à travers le monde entier, les survivants de la Shoah se retirent peu à peu du monde des vivants. Leur nombre se réduit chaque jour. Pendant ce temps, ceux qui ont participé au plus méprisable travail sur terre – le génocide – vivent toujours sur le sol allemand. Faites tout ce que vous pouvez pour enfin les apporter devant la justice, » a déclaré Peres.
 
Le président a fait référence à ses souvenirs de sa ville natale de Biélorussie lorsqu’elle a été conquise par les nazis, ainsi qu’à l’image de son grand-père, qui l’a beaucoup marqué jusqu'à aujourd’hui. Il a ensuite parlé de l’établissement de l’état d’Israël, disant que si le « retard dans son établissement » avait été empêché, la Shoah aurait pu être évitée.
 
« En tant qu’israélien, je déplore le retard tragique dans l’établissement de l’état juif, qui a laissé mon peuple sans aucun endroit pour se refugier. Je ne peux pas accepter la perte d’un million et demi d’enfants, le plus grand potentiel humain, qui auraient pu changer le destin d’Israël. Je suis fier de la renaissance d’Israël, qui est la réponse morale et historique à la tentative d’effacer le peuple juif de la face du monde, » a dit le président.
 
Peres a ensuite dirigé ses mots vers l’Iran. « Nous sommes maintenant là avec cette leçon essentielle : plus jamais. Plus de doctrine raciste, plus de sentiments de supériorité, plus de cette soi-disant autorité divine pour inciter, assassiner, violer la loi, nier D.ieu et la Shoah. »
 
Peres a ajouté : « les menaces de détruire un peuple et un état sont faites avec pour toile de fond le développement d’armes de destructions massives, dans des mains déraisonnables, avec un esprit aliéné, en niant la vérité. »
 
Peres s’est ensuite exprimé sur les difficultés rencontrées par Israël depuis son établissement, suite à la guerre lancée par les états arabes. « Tsahal a gagnée cette bataille désespérée, en mêlant justice historique au courage humain. »
 
« Mais les victoires n’ont pas mis fin aux dangers qui pèsent sur Israël. Nous avons payé un prix lors des guerres, et nous n’hésitons pas lorsque nous sommes forcés de payer un prix pour la paix. Aujourd’hui encore nous sommes prêts à donner des territoires pour parvenir à un accord de paix avec les palestiniens, qui construiront leur propre état indépendant, prospère, et à la recherche de la paix. »
 
Selon le président, « comme nos voisins, nous nous identifions aussi aux millions d’iraniens qui s’élèvent contre la dictature et la violence. Comme eux, nous sommes contre ce régime fanatique, qui contredit la charte des Nations Unies. Un régime menaçant, possédant des réacteurs nucléaires et des missiles, et exploitant le terrorisme dans leur pays comme à l’étranger. »
 
Le discours de Peres est inséparable de la politique déterminée par les responsables de l’état d’Israël qui fréquentent actuellement nombre de cérémonies à travers le monde. Le message principal à faire passer est : « Hitler nous a alors détruit – Ahmadinejad nous menace aujourd’hui. »
27 janver 2010 source Juif.org

22:38 Écrit par dorcas dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nazis, shoah, survivants |  Facebook |

27/01/2010

Il y a 65 ans, Auschwitz était libéré

Il y a 65 ans, Auschwitz était libéré

D'anciens détenus d'Auschwitz-Birkenau, des soldats de l'Armée rouge qui les ont libérés il y a 65 ans et de nombreuses personnalités, dont le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, rendent hommage ce mercredi à 1,1 million de victimes de ce camp symbole de l'Holocauste.

Les sirènes d'Auschwitz retentiront à nouveau à 14H30 (heure locale, 13H30 GMT), pour marquer le début des cérémonies dans ce qui fut le plus grand camp d'extermination érigé par l'Allemagne nazie en Pologne occupée. De 1940 à 1945, environ 1,1 million d'hommes, de femmes et d'enfants, dont un million de Juifs d'Europe, ont péri en ce lieu.

Les participants aux commémorations se recueilleront devant le mémorial de Birkenau, pour réciter le kaddish (la prière juive aux morts) et des prières oecuméniques, et pour entendre des discours officiels. Dans la matinée, le Congrès juif européen tiendra une conférence à Cracovie (sud), dont Auschwitz est distant d'une cinquantaine de kilomètres.

Les présidents américain Barack Obama et russe Dmitri Medvedev y adresseront leurs messages, diffusés par vidéo. Cependant, des ministres européens de l'Education réfléchiront sur la façon d'enseigner aux jeunes la leçon à tirer d'Auschwitz. L'inauguration d'une exposition russe sur la libération du camp rappellera cette journée du 27 janvier, déclarée par l'ONU Journée internationale du souvenir des victimes de l'Holocauste.

Le plus grand et le plus meurtrier de tous les camps d'extermination et de concentration nazis, Auschwitz-Birkenau est le seul à avoir été préservé tel qu'il avait été abandonné par les Allemands en fuite devant l'Armée rouge. D'autres camps d'extermination installés en Pologne, tels Sobibor, Treblinka ou Belzec, ont été complètement détruits par les nazis pour en effacer toutes traces.

A Auschwitz-Birkenau, les ruines des chambres à gaz et des fours crématoires continuent à terrifier les visiteurs, autant que les 300 baraquements qui s'étendent à perte de vue sur un terrain de près de 200 hectares. En 2009, un nombre record de 1,3 million de personnes ont visité le musée. (afp)
27/01/10 08h27
Source: 7sur7