27/10/2010

Le Ghetto de Venise

Le Ghetto de Venise.

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La place principal du Ghetto de Venise

C'est à Venise que revient le triste privilège d'avoir inventé le Ghetto.

En 1516, le conseil des Dix décida de rassembler tous les juifs de Venise sur une petite île de Cannareggio. Une fonderie (ghetto en vénitien) s'y trouvait autrefois, d'où le nom de ghetto qui fut donné l'emplacement. Le terme s'est étendu par la suite à tous les Ghetto juifs du monde.

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L'entrée du Ghetto.

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21:25 Écrit par dorcas dans Ghetto Venise | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/10/2010

Les moissons mortes.

Les moissons mortes.

 

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Ils étaient jeunes, talentueux, pleins d’espoir. Ils pensaient récolter les fruits de leur passion, mais ils n’ont recueilli que les moissons mortes de l’histoire...

 


A la fin du siècle dernier, quatre jeunes musiciensJuifs de Pologne ont débarqué à Vienne, rêvant d’un avenir prestigieux. Ils ont découvert une ville en pleine effervescence, la Vienne de la «Sécession», du premier congrès sioniste et de l’opéra, où le baron Von Lichtfeld, impresario et mécène, les a introduits. Ils ont connu les bals et l'enivrement des premières amours au son des mazurkas et des valses de Strauss.
Ils se voyaient déjà célèbres, tout en haut de l’affiche. Mais, avec la montée de l’antisémitisme, le sombre requiem de la première guerre et le crescendo du nazisme, la musique a changé, et les quatre amis ont été dispersés par les tempêtes de l’histoire, bien  loin du mirage viennois.
Les moissons mortes retrace leur histoire et celle de leurs enfants, leurs illusions, leurs espoirs et leur destin tragique. Une fresque authentique et bouleversante, portée par le talent romanesque et le sensibilité de Sarah Frydman, l’auteur de la Saga des Médicis, qui a su lui insuffler une émotion sans pareille.

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Extrait du livre les moissons mortes de Sarah Frydman, page 363 et 364

«Ils sont morts, n’est-ce pas ? dit-elle enfin. Je le savais...Je crois que je l’ai toujours su...»
Elle regardait le Rabbin, puis le prêtre, espérant encore, contre toute espérance, qu’ils protesteraient, qu’elle se trompait. La réponse qu’elle lut sur leur visage la plongea dans le désespoir.
- «Tous ?... Tous ?...»
Le Rabbin détourna les yeux et le prêtre inclina la tête, en signe d’assentiment.
- «J’ai vu...J’ai tout vu, dit-il.»
«vous avez vu ?»
«Oui. tout ce qui s’est passé. Comment cela s’est passé... J’étais à l’église qui est juste en face de votre maison, vous vous souvenez?»
Si elle se souvenait ! Oh, D.ieu... oubli-t-on la maison où l’on est née, où l’on a grandi, d’où l’on a rêvé de s’échapper pour conquérir le monde ?
« et alors ?» dit Hélène.
Le prêtre parlait comme pour lui même:
« c»était en 1942, il y a deux ans, mais je m’en souviens comme si c’était hier. C’était en février. En février 1942...»
Il s’interrompit. L’émotion enrouait sa voix et, un instant, Hélène crut que le prêtre allait fondre en larmes. Doucement, elle posa sa main sur celle du vieil homme et l’étreignit. Elle était comme anesthésiée, au-delà de la douleur. Dès que le prêtre aurait parlé, elle savait que toute une partie d’elle-même aurait cessé de vivre.
«Continuez,» dit-elle. «Continuez... s’il vous plaît...»
Oui, il fallait qu’il continue. Savoir. Savoir ce qui s’était passé...
« cinq heures du matin... Les cloches de l’église sonnaient, et la place du marché était vide, à l’exception d’un camion . Il neigeait cette nuit-là. Comme il neige quelquefois à Auschwitz. C’est le bruit qui m’avait attiré dehors. Un drôle de bruit... Je suis sorti. Les nazis vidaient votre maison, jetaient les meubles, les livres, le linge par les fenêtres, tout se cassait, se souillait en arrivant au sol... Il n’y avait pas de vent. Juste une brume épaisse et froide. Et la neige qui tombait, recouvrant le sol d’un épais linceul glacé.David et Rivka se serraient l’un contre l’autre. Déjà si âgés... Autour d’eux leurs filles, leurs gendres, leurs petits-enfants. tous pris dans la masse. Berta, Salomon, Ernest, Nathan...Adèle, Régina et Ida, une douzaines d’enfants de deux à treize ans qui grelottaient de froid et de terreur. Ombre chétives que le vent glacial faisait claquer des dents.
Les nazis firent entrer leurs victimes à coup de pied, de poing et de crosse de fusil dans le camion. Les polonais regardaient d’un air satisfait le «nettoyage des Juifs». ils allaient pouvoir s’emparer des maisons où vivaient les youpins, ils allaient pouvoir mettre leurs vêtements, vivre dans leurs meubles... qu’ils fussenty eux-mêmes l’objet de sévices nazis n’altérait en rien cette joie profonde qu’ilséprouvaient à voir ces Juifs, si fiers de leur culture, de leur réussite,de leur supériorités, ravalés à l’état de «moins-que-rien» Ce qu’ils éprouvaient était une intense sensation de supériorité raciale. Ils étaient polonais et catholiques, et de voir des Juifs réduits à l’horreur leur faisait oublier que demain, ce serait leur tour...
Le prêtre autrichien tenta de s’interposer.
«Au nom de D.ieu!» hurlait-il. «Vous n’avez pas le droit de faire cela ! Vous n’avez pas le droit!»
ce «vous n’avez pas le droit» fit rire les S.S. comme si ces Schweinehunde se souciaient du droit !

 

00:12 Écrit par dorcas dans Livres sur la Shoah | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/10/2010

Régime de Vichy : Le document visait tous les Juifs

Régime de Vichy : Le document visait tous les Juifs

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Selon l'avocat et son fils Arno, qui a comparé l'écriture avec celle d'autres textes manuscrits du maréchal Pétain, il ne fait "aucun doute" que les annotations sont bien de lui.

 

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Ce document provient "probablement de l'entourage d'Alibert [NDLR : Raphaël Alibert, ministre de la Justice de Pétain ] ou de l'un de ses collaborateurs, par exemple d'un membre du comité législatif qui siégeait à ses côtés". "Quelqu'un, qui appartient à la nouvelle génération, a dû hériter de ce document" que le donateur a réussi à se procurer, précise Me Klarsfeld. Il y a eu "transaction financière" entre le donateur et le possesseur du document, "mais je ne sais pas à quel prix ce document a été acheté", a précisé Eric
de Rothschild.

 

 

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Le Maréchal Philippe Pétain s'exprime à la barre devant la Haute Cour de justice de Paris, le 15 août 1945.

Le projet visait tous les juifs
Serge Klarsfeld et Eric de Rotschild insistent sur "la portée historique" du document. Ce dernier est l'avant-dernière mouture du projet de loi sur le statut des juifs, le seul qui ait une portée historique puisqu'il porte les annotations de Pétain", a précisé Me Klarsfeld.
"La dernière mouture, avec les annotations (du maréchal) dactylographiées, n'en a aucune puisque c'est l'exacte version de la loi telle qu'elle a été publiée au Journal officiel du 18 octobre 1940", ajoute-t-il.

La découverte de ce projet est fondamentale. Il s'agit d'un document établissant le rôle déterminant de Pétain dans la rédaction de ce statut et dans le sens le plus agressif, révélant ainsi le profond antisémitisme" du chef de l'Etat français, explique Me Klarsfeld.

Ce sont désormais tous les juifs qui sont visés, qu'ils soient étrangers ou français. Alors que le projet initial prévoyait d'épargner "les descendants de juifs nés français ou naturalisés avant 1860", le maréchal décide en effet de rayer cette mention.

Le champ d'exclusion des juifs est également considérablement élargi. La justice et l'enseignement leur sont désormais totalement fermés. De plus, ils ne peuvent plus être élus.

"Le principal argument des défenseurs de Pétain était de dire qu'il avait protégé les juifs français. Cet argument tombe", affirme Serge Klarsfeld.

source : Juifs.org

04/10/2010

Pétain a durci le texte

Statut des Juifs : Pétain a durci les textes


AFP
03/10/2010 | sorce : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/10/03/97001-201010...


Le document original de l'Etat français établissant un statut des Juifs en octobre 1940, annoté de la main du maréchal Philippe Pétain qui durcit ces mesures antisémites, a été récemment découvert et authentifié, a annoncé dimanche l'avocat Serge Klarsfeld.

Il a été remis au Mémorial de la Shoah à Paris par un donateur anonyme, a précisé l'avocat, célèbre chasseur d'anciens nazis, fondateur de l'Association des Fils et Filles des Déportés juifs de France. Le document, inédit, porte les annotations de Philippe Pétain, faites au crayon, qui en "remanient profondément" la nature, selon Me Klarsfeld. Déjà "extrêmement antisémite", le texte, une fois réécrit par le chef du régime de Vichy, le devient encore davantage.

Selon l'avocat et son fils Arno, qui a comparé l'écriture avec celle d'autres textes manuscrits du maréchal Pétain, il ne fait "aucun doute" que les annotations sont bien de lui. "La découverte de ce projet est fondamentale. Il s'agit d'un document établissant le rôle déterminant de Pétain dans la rédaction de ce statut et dans le sens le plus agressif, révélant ainsi le profond antisémitisme" du chef de l'Etat français, explique Me Klarsfeld.

Ce sont désormais tous les juifs qui sont visés, qu'ils soient étrangers ou français. Alors que le projet initial prévoyait d'épargner "les descendants de juifs nés français ou naturalisés avant 1860", le maréchal décide en effet de rayer cette mention. Le champ d'exclusion des juifs est également considérablement élargi. La justice et l'enseignement leur sont désormais totalement fermés. De plus, ils ne peuvent plus être élus.

"Le principal argument des défenseurs de Pétain était de dire qu'il avait protégé les juifs français. Cet argument tombe", affirme Serge Klarsfeld.

22:53 Écrit par dorcas dans Loi pour les Juifs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |