23/11/2010

La vie quotidienne à Varsovie sous l’occupation nazie 1939-1945

La vie quotidienne à Varsovie sous l’occupation nazie 1939-1945

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Auteur Alexandre Wolowski

1939, Varsovie est une grande ville élégante, prospère et le centre d’une brillante activité culturelle. Les avions et les canons allemands, après quelques semaines de violents combats en septembre 1939, feront de la capitale de la Pologne une cité dévastée, soumise à un féroce régime d’oppression et de privations.
Cependant contre la tyrannie nazie, Varsovie affirme quotidiennement sont esprit de résistance. Une organisation secrète, minutieusement élaborée, met en place un véritable état clandestin. Grâce à une solidarité nationale farouche, la population réussit à survivre malgré la politique d’extermination poursuivie par les nazis. On vit comme on peut,parfois même décemment, en profitant de la vénalité des occupants. Cependant, à mesure que la guerre continue, la vie se fait chaque jour plus dangereuse et plus misérable. Afin d’échapper aux camps de la mort, les derniers Juifs parqués dans le Ghetto de Varsovie se révoltent en avril 1943, lutte désespérée qui aboutit à la liquidation total du ghetto. Le 1er août 1944, alors que les forces soviétiques approchent, éclate une insurrection générale que les allemands mettront 63 jours à écraser. Ayant chassé ou déporté les survivants, les allemands détruisent méthodiquement Varsovie, devenue un immense cimetière...

18/11/2010

L’Europe lance un moteur de recherche consacré à la Shoah.

L’Europe lance un moteur de recherche consacré à la Shoah.

 

mardi 16 novembre 2010, par Europe, par Shoah

Un nouveau moteur de recherche consacré à la Shoah, financé par l’Union européenne, a été lancé mardi à Bruxelles pour permettre de "préserver la mémoire" de cette tragédie alors que disparaissent les derniers survivants des camps d’extermination nazis. Baptisé Ehri (European Holocaust Research Infrastructure), le site qui sera pleinement opérationnel d’ici à septembre 2014, a l’ambition de regrouper les bases de données d’une vingtaine d’institutions, de musées ou de bibliothèques, dont le Mémorial de la Shoah en France et Yad Vashem en Israël, dispersés dans douze pays européens et Israël.

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L’UE a débloqué sept millions d’euros pour financer ce projet. Les chercheurs, enseignants et étudiants auront accès en ligne à cette source unique de documents sur la shoah mais le site devrait également permettre aux familles de retrouver la trace de leurs parents assassinés dans les camps nazis ou au public de rechercher des informations sur cette période noire de l’histoire.

"Soixante-cinq ans après la libération d’Auschwitz, il y a encore malheureusement des gens qui, sous couvert de promotion de la recherche et du droit au débat, remettent en question l’ampleur de la Shoah sinon son existence", a déploré la commissaire européenne chargée de la Recherche, Maire Geoghegan-Quinn, au cours de la cérémonie de lancement du site au Musée royal d’Art et d’Histoire de Bruxelles.

"L’Ehri a la grande responsabilité de préserver la preuve de l’Holocauste pour les gens en Europe et dans le monde, pour nous tous aujourd’hui et pour les générations futures", a-t-elle ajouté. Haïm Gertner, directeur des archives de Yad Vashem, a souligné l’importance d’un site unique en expliquant le cas du camp de Theresienstadt, situé en République tchèque. Ses archives sont dispersées entre Yad Vashem, le Mémorial de Terezin et le musée juif de Prague. "Afin de raconter toute l’histoire, nous devons rassembler les documents éparpillés. Avec le nouveau site nous pourrons établir une connexion virtuelle entre ces documents", a-t-il dit. Yad Vashem, le Mémorial de Terezin et le musée juif de Prague font partie du projet Ehri.

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Une rescapée de la Shoah montre le nom du Juste qui l’a sauvée, Yad Vashem, Jérusalem.

 "Les nazis ont essayé de détruire non seulement les Juifs, mais la mémoire des Juifs", a dit de son côté le ministre israélien de l’Education, Gideon Saar, qui a estimé que le nouveau site permettrait de redonner "un visage aux victimes".

NDLR : Le nom Yad Vashem vient du verset Ésaïe 56:5

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Seul le peuple juif a été capable de redonner une identité à ceux que la barbarie nazie a voulu effacer, jusqu’à leur souvenir. C’était sans compter que cette volonté monstrueuse avait déjà été prise en compte et que les prophètes d’Israël avaient dévoilé la réplique Divine, aujourd’hui réalisée comme nombre d’autres prophéties.

23:09 Écrit par dorcas dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : shoah, israël, camps, auschwitz, juifs, peuple |  Facebook |

Un portail européen pour la Shoah.

Un portail européen pour la Shoah

Christian Laporte

Mis en ligne le 17/11/2010

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Vingt partenaires de 13 pays européens vont faciliter les échanges autour de la Shoah.

En présence de la commissaire européenne pour la Recherche et l’Innovation, l’Irlandaise Maire Geoghegan-Quinn, du ministre israélien de l’Education, Gideon Saar et de Michel Praet, conseiller du président européen Herman Van Rompuy, une nouvelle plate-forme de collaboration scientifique historique autour de la Shoah via le web a été officiellement portée sur les fonts baptismaux mardi après-midi aux Musées royaux d’art et d’histoire au Cinquantenaire à Bruxelles. Un moment solennisé par un échange de vues qui s’inscrivait dans le programme de la présidence belge avec en sus le patronage d’Herman Van Rompuy.

En cette année du 65e anniversaire de la libération des camps dont celui d’Auschwitz où l’on a rappelé la nécessité de ne jamais déposer les armes de la recherche historique face aux agressions du négationnisme, vingt institutions qui travaillent sur la question dont le Musée juif de la résistance et de la déportation de Malines ainsi que le Centre Guerre et sociétés contemporaines ont décidé d’unir leurs forces et davantage encore leurs savoirs et savoirs faire sur la Shoah par l’intermédiaire de la toile. Il y a là donc des centres de recherche ou de documentation voire des musées d’Autriche, de Belgique, de Tchèquie, de France, d’Allemagne, de Grèce, de Hongrie, des Pays-Bas, de Pologne, de Finlande,du Royaume-Uni et d’Israël. Ensemble, sous la coordination de Conny Kristel du Nederlands Instituut voor Oorlogsdokumentatie - pour faire court: le Ceges d’outre-Moerdijk...- elles vont en fait réunir les données disponibles pour la recherche sur le génocide des Juifs, éparpillées en Europe et ailleurs.

Grâce à l’intégration de collections de données majeures, l’EHRI - European Holocaust Research Infrastructure - devrait faire progresser encore la connaissance sur cet événement majeur de l’histoire européenne et du monde.

Tout n’est donc pas encore dit sur la Shoah? Non puisque le projet entend stimuler et faciliter la recherche sur des aspects relativement moins connus de la Solution finale. En ayant à l’esprit que la digitalisation dans ce domaine est encore toute récente puisqu’elle a à peine 15 ans...

Même si le Mur de Berlin est tombé depuis 1989, il reste en effet à exploiter de nombreuses sources et documents en Europe centrale et de l’Est d’autant plus que la vision globale est encore très centrée sur l’Europe occidentale. En même temps, l’on est plus que jamais convaincu de la nécessité de mener un travail pédagogique soutenu. C’est pourquoi une attention toute particulière sera accordée à l’éducation avec une focalisation sur la proximité, grâce à la mise à disposition en ligne des archives à la fois pour le monde de l’éducation et pour le grand public.

A l’occasion du lancement de la nouvelle coordination, divers spécialistes de la Shoah ont confronté leurs points de vue sur les dernières avancées scientifiques en la matière. La commissaire européenne Maire Geoghegan-Quinn a souligné que c’était la première fois que l’Union européenne soutenait un tel projet alors que le ministre israélien Gideon Saar notait que si Yad Vashem remplissait plus que jamais son rôle dans la recherche sur la Shoah, il fallait aussi soutenir les projets de recherche européens et l’EHRI peut assumer - là pleinement - une fonction de coordination.

Très intéressante aussi fut l’intervention de Guido Peruzzo, le représentant permanent adjoint allemand qui a annoncé que son pays avait toujours une grande responsabilité morale dans ce domaine. Une série d’institutions allemandes vont donc apporter pleinement leur appui au travail de l’EHRI. Mais l’intervention la plus poignante fut sans conteste celle de Nathan Ramet, le président du Musée de Malines mais aussi survivant de la Shoah. "Si je suis encore là" a-t-il dit en débutant son intervention "c’est parce que j’ai eu beaucoup de chance". Ayant survécu à Auschwitz et à Dachau, le chevalier Ramet a tenu aussi à rendre un hommage particulier à Maxime Steinberg sans lequel l’étude de la Shoah n’aurait pas progressé comme elle l’a fait en Belgique...

http://www.juif.org/go-news-140806.php

22:20 Écrit par dorcas dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dachau, shoah, auschwitz, survivants |  Facebook |

16/11/2010

Le Chant du peuple juif assassiné.

Le Chant du peuple juif assassiné
Poème d'Isaac Katznelson

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La peur, l’angoisse, la terreur horrible m’enserrent étroitement.
Les wagons sont là, de nouveau !
Partis hier soir, et de retour aujourd’hui, ils sont là, de nouveau là,
sur le quai.
Tu vois leur gueule ouverte ?
La gueule ouverte dans l’horreur !
Ils en veulent encore !
Encore, de nouveau. Rien ne les rassasie.
Ils sont là, ils attendent les Juifs.
Quand les apporte-t-on ?
Affamés comme s’ils n’avaient encore jamais englouti leur Juif...
Jamais... Mais oui ! ils en veulent encore, toujours plus.

Ils en veulent encore.
Ils sont là, attendant qu’on leur prépare la table,
Qu’on serve le repas, qu’on serve des Juifs autant qu’il en pourra entrer.
Des Juifs !
Vieux peuple aux enfants tout jeunes, jeunes et frais,
Grappes jeunes sur un vieux cep ;
et des vieillards comme le vin fort est vieux.

Ils étaient pleins pourtant, gavés, étouffés de Juifs !
Les morts debout, serrés, coincés entre les vivants,
Les morts debout sans toucher le sol à force d’être serrés,
Sans que l’on puisse voir dans la masse lequel est mort et lequel est vivant.

La tête du mort, comme une tête vivante, se balançait de-ci de-là,
Et sur le vivant coulait déjà la sueur de la mort.
L’enfant réclame à boire à sa mère, morte, une goutte d’eau,
Il lui frappe la tête de ses petites mains, pleurant parce qu’il a chaud.

Wagons vides ! Vous étiez pleins et vous voici vides à nouveau,
Où vous êtes-vous débarrassés de vos Juifs ?
Que leur est-il arrivé ?
Ils étaient dix mille, comptés, enregistrés – et vous voilà revenus ?
Ô dites-moi, wagons, wagons vides, où avez-vous été ?

Vous venez de l’autre monde, je sais, il ne doit pas être loin :
hier à peine vous êtes partis, tout chargés, et
aujourd’hui vous êtes déjà là !
Pourquoi tant de hâte, wagons ?
Avez-vous donc si peu de temps ?
Vous serez bientôt, comme moi, des vieillards,
bientôt brisés et gris.

Voir tout cela, regarder et entendre... Malheur !
Comment pouvez-vous le supporter, même faits de fer et de bois ?
Ô fer, tu étais enfoui dans la terre, profond, ô fer froid.
Et toi, bois, tu poussais, arbre sur la terre, haut et fier !
Et maintenant ? Des wagons, des wagons de marchandises
et vous regardez, témoins muets de cette charge,

Muets, fermés, vous avez vu.

Dites-moi, ô wagons, où menez-vous ce peuple,
ces Juifs emmenés à la mort ?

Ce n’est pas votre faute.
On vous charge,
on vous dit : va !

On vous envoie chargés, on vous ramène vides.
Wagons qui revenez de l’autre monde, parlez, dites un mot,
Faites parlez vos roues, que moi, que moi je pleure...


Isaac Katznelson,
octobre 1943,

23:18 Écrit par dorcas dans Poèmes-Citations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : wagons, juifs, enfants |  Facebook |

05/11/2010

Un charnier de la Shoah découvert en Roumaniere.

Un charnier de la Shoah découvert en Roumanie

© reuters

Un charnier contenant les corps de Juifs tués par l'armée roumaine pendant la Seconde Guerre mondiale a été découvert dans une forêt du nord-est de la Roumanie, a annoncé vendredi l'Institut national Elie Wiesel à Bucarest.
 
"Jusqu'à présent, nous avons trouvé seize corps, mais ceci est un chiffre provisoire car ce charnier est très profond et nous n'avons procédé pour l'instant qu'à des fouilles à une faible profondeur", a déclaré Adrian Cioflanca, le chercheur à l'origine de cette découverte au cours d'une conférence de presse.
 
Selon l'institut Wiesel et M. Cioflanca, cette fosse commune, située dans la forêt de Vulturi, sur la commune de Propricani, pourrait contenir jusqu'à une centaine de corps de Juifs tués pendant l'Holocauste. Plus de 8.000 Juifs ont été tués dans des pogroms dans et autour de la ville de Iasi (nord-est de la Roumanie) en 1941.
 
Ce sont des témoins oculaires des tueries de la forêt de Vulturi qui ont mis M. Cioflanca sur la piste de ce charnier. Au total, environ 270.000 Juifs roumains et ukrainiens sont morts dans les territoires administrés par le régime pro-fasciste roumain entre 1940 et 1944.(afp)

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1179283/2010/11/05/Un-charnier-de-l-Holocauste-decouvert-en-Roumanie.dhtml

 

20:16 Écrit par dorcas dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |