30/01/2011

Le violon pleure


27/01/2011

Shoah : souvenirs de déportation

Shoah : souvenirs de déportation

 

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La gare de Bobigny d'où plus de 20.000 juifs furent déportés vers les camps de la mort entre 1943 et 1944 Crédits photo : BORIS HORVAT/AFP

 

Plusieurs rescapés ou enfants de rescapés ont assisté mardi à la cérémonie organisée sur le site de l'ancienne gare de Bobigny d'où partirent les derniers convois de déportés vers les camps de la mort. Voici quelques uns de leurs témoignages recueillis sur place par Le Figaro.

• Yvette Levy, 84 ans, a fait partie du dernier «grand convoi» qui quitta Bobigny le 31 juillet 1944:

«J'étais arrivée au camp de Drançy une dizaine de jours avant. J'avais 18 ans, je venais du foyer de l'UEJF (Union des étudiants juifs de France) de la rue Vauquelin, dans le Quartier latin à Paris où j'avais participé au sauvetage d'enfants juifs. À Drançy, ils nous demandaient ce qu'étaient devenus nos parents, où ils se trouvaient. Je savais qu'il ne fallait pas répondre. Les parents de ceux qui donnaient un nom, une adresse, ont tous été raflés. J'ai dit que les miens avaient été tués dans le bombardement de Noisy-le-Sec et… j'ai retrouvé tous les miens.

Un jour, à Drançy, ils nous ont mis dans des autobus pour nous emmener ici, à Bobigny. Mon autobus est resté en haut sur le talus. Nous avons à peine eu le temps d'attraper nos baluchons - nous n'avions presque rien pu emporter en quittant le foyer - et nous avons dégringolé ce talus pour monter dans les wagons à bestiaux. Les gardes nous criaient: «Schnell, schnell!» Pendant tout le voyage, les portes n'ont été ouvertes qu'une fois, pour vider les tinettes. Le train était immense, si long qu'en arrivant à Birkenau dans la nuit du 2 au 3 août sur la Judenrampe *, il a occupé les chambres à gaz 2 et 3. Nous étions 1300 à partir, beaucoup sont manquants aujourd'hui… Ici, c'était la gare de départ pour la planète des fous».

• Edmond Benaderette, 78 ans, évoque sa mère et sa grand-mère, mortes en déportation:

«Ma mère et ma grand-mère sont parties d'ici, de Bobigny, par le convoi 70, le 27 mars 1944. Elles n'avaient aucune chance de s'en sortir: ma mère était infirme et ma grand-mère avait 79 ans… Mon père, lui, avait réussi à échapper à la rafle. Mes parents, commerçants à Courbevoie, avaient été spoliés en 1942. Quant à mon frère et moi, dès la rentrée des classes de 1943, nous avions été placés dans une institution laïque à Saint-Maurice, près de la porte de Charenton, où plusieurs enfants juifs étaient cachés. Officiellement, c'était une maison de correction mais nous n'étions pas malheureux… Ce n'est pas la première fois que je viens ici à Bobigny, j'ai même écrit un article sur ce lieu dans le journal de l'Amicale des anciens de l'Œuvre de secours aux enfants. En revanche, je n'ai jamais retrouvé le petit mot que ma mère avait réussi à faire passer avant de quitte cette gare. Il a été remis à mon père, sans doute par un cheminot. Il y était écrit: «Ma mère et moi partons pour une destination inconnue».

* La rampe des Juifs est l'endroit où arrivent les trains de déportés.

http://www.juif.org/go-news-144738.php

08:05 Écrit par dorcas dans Témoignages | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/01/2011

Shoah:des milliers de documents et photos en ligne

Shoah:des milliers de documents et photos en ligne
http://www.juif.org/go-news-144787.php
TEL AVIV, Israël - La plus importante collection de documents concernant le génocide des juifs par les nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale devient consultable sur Internet.

Le mémorial israélien de la Shoah, Yad Vashem, a lancé cette initiative mercredi avec la mise en ligne de 130 000 photos consultables en passant par le moteur de recherche américain Google, partenaire du projet. La collection devrait s'étendre plus tard à d'autres parties des vastes archives du mémorial.

La formule permet un accès facile aux documents, par mots clefs notamment. Un forum associé permet aux internautes de contribuer au projet en ajoutant leurs propres histoires, commentaires et documents au sujet des membres de leur famille apparaissant dans ces archives en ligne.

Google a utilisé une technologie expérimentale de reconnaissance optique des caractères pour permettre la recherche active en plusieurs langues dans le texte des documents et photos.

Le président de Yad Vashem, Avner Shalev, estime que le bénéfice que pourront en tirer les jeunes recherchant des informations sur leurs aïeux surpasse le risque de publication de commentaires antisémites.

Cette semaine déjà, Yad Vashem a lancé une version de sa chaîne vidéo en ligne YouTube en farsi afin que les Iraniens, dont le pays est le plus grand ennemi déclaré d'Israël, puissent s'instruire sur la Shoah, dans laquelle périrent quelque six millions de juifs.

Le mémorial s'attache désormais à numériser sa collection de témoignages de rescapés du génocide.

Sur Internet: http://collections.yadvashem.org/photosarchive/

 

21:30 Écrit par dorcas dans Actualités, Annonces | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guerre, israël, shoah |  Facebook |

Ce jeudi, l’hommage aux victimes de l’Holocauste

Ce jeudi, l’hommage aux victimes de l’Holocauste

 

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Une journée pour ne pas oublier. Ce jeudi marquera la Journée internationale du souvenir des victimes de l’Holocauste. Six millions de Juifs exterminés. Plus d’un million dans le camp d’Auschwitz.

Symbole de l’horreur nazie, le camp de concentration polonais fut libéré par l’Armée rouge le 27 janvier 1945. C’est cette date qui a été retenue par les Nations Unies il y a cinq ans pour rendre hommage aux disparus.

Participer au devoir de mémoire, c’est aussi rendre accessibles au plus grand nombre les témoignages, les photos et les écrits liés à l’Holocauste. Le musée israélien Yad Vashem et Google se sont ainsi associés pour mettre en ligne 130.000 documents d’archives. Yad Vashem qui a également lancé sur Youtube un site en farsi pour contrer les propos négationnistes du président iranien Mahmoud Ahmadinejad. On peut y voir des témoignages de survivants.

source : http://www.juif.org/go-blogs-31497.php

http://www.juif.org/go-news-144796.php

21:18 Écrit par dorcas dans Actualités, Annonces | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nazis, camp |  Facebook |

12/01/2011

"Nous ne serons jamais des vivants comme les autres, nous sommes des survivants"

"Nous ne serons jamais des vivants comme les autres, nous sommes des survivants"


Témoignage de Sam Braun, à l'Hôtel de Ville de Paris le 24 janvier 2010 -Commémoration du 65ème anniversaire de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz.

Il fut retrouvé, peu de temps après coupé en trois morceaux, mais quand nous avons appris le vol du fronton du portail d'Auschwitz, toutes les images du camp, une fois de plus, se sont imposées à nous et nous avons été nombreux, devant la profanation de ce symbole devenu sacré car gardien de l'entrée d'un immense cimetière, sans pierre tombale, sans sépulture, sans linceul, nous avons été nombreux à l'avoir vécu comme une espèce de viol.


Viol de la mémoire de ceux qui tous les jours rêvaient de la liberté, si lointaine, là-bas, de l'autre côté du fronton et essayaient de survivre malgré l'inhumanité et la barbarie, la violence et l'indicible ; viol de tous les martyrs qui n'ont franchi le portail qu'une seule fois, puisque leurs assassins les attendaient près d'une fausse salle de douche ; viol de nos familles qui ont été décimées, de tous ceux qui n'ont laissé personne derrière eux et dont le nom s'est éteint, alors que s'allumaient les fours crématoires ; viol de tous les enfants dont le sourire était la seule arme.

Certes, nous n'avons pas été les seuls à être indignés par cette profanation, mais ceux qui le furent n'ont pas été meurtris dans leur chair comme nous l'avons été nous-mêmes, car ils n'étaient pas là-bas durant les années noires.
"Le travail c'est la Liberté", dit en allemand le fronton, mais sous le joug nazi notre travail c'était le bagne, notre liberté les chambres à gaz et c'est parce que nous avons souffert là-bas mille morts que ce vol a ravivé nos plaies mal cicatrisées.

Car quoi que nous fassions, quelle que soit la qualité et la réussite de notre résilience, nous serons toujours des survivants même si nous donnons, parfois, l'illusion d'être des vivants comme les autres
"L'arrêt de la maltraitance n'est pas la fin du problème" a écrit Boris Cyrulnic.

De l'extérieur, souvent, rien ne parait, comme si nous avions abandonné au vestiaire de notre passé, les faits innommables auxquels nous avons assisté et dont nous fûmes, bien souvent les sujets ; la violence qui nous entourait et la faim, cette faim permanente et douloureuse, Même s'il n'en parait pas, nos souvenirs, lovés dans un coin de notre mémoire, ne sont jamais bien loin puisqu'il suffit de peu de chose pour les faire resurgir. Une image, un bruit, une odeur et ils arrivent en foule dans une bousculade infernale laissant toujours les plus cruels prendre les premières places.

L'insupportable survie au camp et la folle Marche de la Mort, nous visitent bien souvent et revivent en nous, même si avec le temps, l'intensité de la douleur s'est un peu émoussée.
Malgré notre volonté de rendre notre mémoire d'Auschwitz moins corrosive en nous intégrant dans un monde normal ; malgré nos efforts pour cultiver le paraitre afin de masquer l'être intime, parfois trop douloureux, les 65 années passées n'ont pas réussi à faire de nous, tout à fait des vivants comme les autres.
Dans ce monde inégalitaire il y a des vivants qui le sont différemment des autres, nous sommes de ceux-là.

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Quelle que soit la vie que nous avons menée après la Shoah et la famille que nous avons créée ou reconstituée, quelle que soit notre réussite sociale, nous n'avons jamais été véritablement libérés du Lager, comme l'appelait Primo Lévi et nous nous réveillons parfois en sueur, après un cauchemar qui a fait revivre le camp.

Force est de constater que nous ne sommes pas des vivants tout à fait comme les autres.

Pour Nathalie Zajde, nous revivons fréquemment l'inimaginable Shoah et l'assassinat systématique des Tziganes, parce que dans les sociétés actuelles, telle une déferlante universelle, apparaissent des épurations semblables à celles que nous avons connues.
Mais il y a d'autres raisons. Si nous sommes et resterons toujours des survivants parmi les vivants, c'est aussi parce que nous avons été jetés sur une autre planète, là où régnaient en maître l'iniquité, la brutalité et où la mort était devenue familière.

Comment chasser de notre mémoire les appels qui duraient si longtemps alors que nous restions debout, sans bouger, dans le froid et le vent glacial ; comment oublier les "visites des musulmans", comme ils disaient, au cours desquelles la mort nous attendait pour nous donner rendez-vous ; comment éliminer de notre mémoire les morts-vivants que nous croisions dans les allées du camp et qui marchaient pliés en deux comme s'ils étaient en prière ; nous ne pouvons pas les oublier, car nous étions ces morts-vivants !! Comme eux nous marchions courbés par la faim et la fatigue, comme eux nous étions glacés l'hiver dans nos vêtements trop légers, comme eux nous protégions jalousement notre gamelle pour éviter que nous soit volée le peu de soupe infâme qu'ils nous donnaient pour subsister.

Nous étions effectivement sur une autre planète quand, le 18 janvier 1945, gardés par les SS et les chiens, quittant le camp pour la dernière fois, nous sommes partis en exode qui deviendra très vite, une effroyable Marche de la Mort. Marche hallucinante vers nulle part.
La victoire qui leur échappait, décuplait la violence des SS. Au camp nous avions connu la folie, là, nous étions en pleine démence
Le nombre de compagnons assassinés augmentait sans cesse et leurs cadavres, laissés sur le bord de la route jalonnaient notre passage. Parfois, celui à côté duquel nous marchions depuis des heures, ne pouvant plus avancer, s'affaissait sur la route et mourant était bousculé, presque piétiné par ceux qui suivaient et qui ne l'avaient pas vu. Je ne peux chasser de ma mémoire le jour où ils nous ont entassés sur des wagons de marchandises et demeure encore horrifié par tous les morts ........ou presque morts, sur lesquels nous nous sommes affalés tellement nous étions épuisés.
Toutes ces morts injustes sont souvent présentes dans notre mémoire et surgissent sans crier gare
Même si nous avons essayé de vivre afin de pouvoir un jour exister, nous restons habités par tout ce que nous avons vu et vécu là-bas, car on n'est pas indemne d'un passé indicible !!


Mais il y a aussi une autre raison à notre état de survivants : nous avons maintenant conscience d'être les derniers témoins à pouvoir dire "j'y étais et j'ai vu". Alors que les truqueurs, les maquilleurs de la réalité, révisionnistes et négationnistes se renouvellent de génération en génération comme toutes les mauvaises herbes, nous qui sommes les derniers à pouvoir faire revivre nos morts, nous nous demandons sans cesse si nous avons suffisamment œuvré pour que la véritable Histoire puisse ne jamais être réécrite au bénéfice d'odieux mensonges. Avons-nous suffisamment contribué à l'indispensable "travail de mémoire" ?
Chaque fois que nous rencontrons des adolescents pour parler des dangers de tous les extrémismes et que nous décrivons les actes de barbarie auxquels nous avons assisté ; chaque fois que nous expliquons où peuvent mener le fanatisme et la haine, le racisme et l'antisémitisme et que nous faisons revivre les étapes choisies pas les SS pour nous déshumaniser, même si nous le faisons avec modération ; chaque fois qu'à la fin de nos interventions ils nous demandent de leur montrer le numéro matricule tatoué sur notre bras gauche, chaque fois nous nous retrouvons à Auschwitz et vivons à nouveau ce que nous leur décrivons.
Alors, mes amis, acceptons ce fait inéluctable d'être des survivants parmi les vivants, acceptons de faire revivre nos familles et tous les martyrs anonymes que nous avons laissés là-bas, acceptons même nos cauchemars et les moments de la journée où tout nous revient comme une vague déferlante, acceptons tout cela, mais poursuivons inlassablement notre "travail de mémoire" pour donner du sens aux peu d'années qui nous restent.

http://www.israel-infos.net/article.php?id=5260

10/01/2011

‪Images rares suite à la découverte des camps de contration‬

Images rares suite à la découverte des camps de contration‬


 

23:47 Écrit par dorcas dans Image rare | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Devoir de mémoire: Le camp de Ravensbrück‬.

Devoir de mémoire: Le camp de Ravensbrück‬

23:10 Écrit par dorcas dans Camp Ravensbruck | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : camp |  Facebook |

09/01/2011

Ghetto de Varsovie

Ghetto de Varsovie

22:36 Écrit par dorcas dans Ghetto Varsovie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/01/2011

exodus


1916-0.jpgExodus

En 1946, il reste encore à Chypre des milliers de Juifs derrière les barbelés. Des enfants qui n’ont connu que les ghetto, les camps de concentrations et les ruines. Des rescapés de la Shoah qui s’accrochent à un rêve foi : faire renaître en Palestine une nation morte depuis deux mille ans.
Entassés sur un vieux remorqueur  «l’Exodus», ils vont tenter de forcer le blocus britannique pour atteindre la Terre promise.
En combattant avec les seules armes qu’ils possèdent : leur courage et leur foi.
C’est cette formidable aventure que nous raconte «Exodus» : la lutte d’une poignée de survivants pour crées un Etat où le mot de «Juif»ne soit plus une insulte.

Auteur Léon Uris