30/04/2011

Photos divers

Photos divers

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Une survivante à la libération

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Des femmes résées, valides pour le travail

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Le canada, baraques avec des souliers des victimes

 

 


 

12:42 Écrit par dorcas dans Photos divers | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/04/2011

Le Rabbi de Loubavitch et l’officier allemand

Le Rabbi de Loubavitch et l’officier allemand

 

C’est l’histoire plus que surprenante du sauvetage de l’avant-dernier Rabbi de la dynastie de Loubavitch, le Rabbin Yossef Itzhaq, qui sera diffusée lors d’un documentaire télévisé sur la première chaine israélienne de télévision pour la Journée de la Shoah.

Le Rabbin Yossef Itzhaq Schneerson a été le sixième Rabbi de Loubavitch. Nommé lors de l’une des plus difficiles périodes de l’histoire de ce mouvement hassidique, la Révolution bolchévique, le Rabbi Yossef Ytzhaq dû quitter l’Union soviétique en 1927 pour installer les quartiers généraux de son mouvement à Varsovie avec la majeure partie de ses hassidim. Fin 1939, le Blitzkrieg sur la Pologne prend l’Europe de vitesse et l’Armée allemande sème la terreur à Varsovie. La capitale polonaise, véritable métropole et centre du judaïsme européen est pilonnée sans répit.

Aux Etats-Unis, le Département d’Etat ferme hermétiquement les portes à l’immigration juive et n’octroie des visas d’entrée que très parcimonieusement. La plupart des Juifs ne trouvant vers où émigrer seront pris au piège dans les griffes de la bête nazie. C’est ce qui risque de se passer également pour le Rabbi de Loubavitch. Aux Etats-Unis, quelques lobbyistes de ce Mouvement hassidique s’activent pour tenter de sauver leur Rabbi par tous les canaux d’influence possibles. Le Comité de Sauvetage juif des aux Etats-Unis a des membres dans toutes les tendances du judaïsme américain (orthodoxes, libéraux, conservateurs, réformés). Ils ne parviennent que très ponctuellement à infléchir l’intransigeance de l’Administration américaine à leur permettre d’accueillir des frères juifs d’Europe aux Etats-Unis. Le Comité se met à alors exercer son réseau d’influences pour sauver le Rabbi de Loubavitch piégé à Varsovie. Des personnalités juives comme le Juge Louis Brandeis de la Cour suprême des Etats-Unis, le grand décisionnaire de la Halakha et fondateur de la yéshiva de Lakewood, le Grand-Rabbin Aharon Kotler, le rabbin réformé Stephen Wise, interviennent  auprès du Département d’Etat qui à son tour tâtonnera le terrain auprès des diplomates du Troisième Reich en poste à Washington.

Le ministère nazi des Affaires étrangères accueille plutôt favorablement la requête américaine d’extraire le Rabbi de Loubavitch de Varsovie bombardée pour l’Amérique. En effet, les Etats-Unis n’étant pas encore entrés en guerre contre l’Allemagne, les diplomates allemands espèrent amadouer les velléités américaines interventionnistes par des gestes de bonne volonté et ainsi s’assurer la neutralité du Gouvernement des Etats-Unis. Or, extraire un rabbin de Varsovie occupée par la Wehrmacht et par les SS n’est point chose facile, même pour les services allemands des Affaires étrangères. Pour cette mission, le ministère allemand des Affaires étrangères s’adresse à l’Abwher, les Services de Renseignement de la Wehrmacht, un corps d’armée plus à même de comprendre les besoins des relations extérieures de l’Allemagne nazie, même au prix d’une entorse à l’idéologie fanatique hitlérienne, realpolitik oblige.

Un militaire de carrière, héros hautement décoré, le Major Ernest Bloch est né de père juif, Il a été défiguré par ses blessures au visage lors de la Grande guerre. C’est pourquoi la commission d’aryanisation le déclarera « bon Aryen » en dépit du sang juif de son père qui coule dans ses veines. Le Major Bloch se verra confié personnellement par le Chef de l’Abwehr, l’Amiral Wilhelm Canaris, le commandement de la mission de sauvetage du Rabbi de Loubavitch.

Trouver et extraire le Rabbin Yossef Ytzhaq Schneerson pour sauver sa vie n’est point facile en cette fin de l’année 1939. Le Rabbi de Loubavitch est caché par ses fidèles pendant cette période terrible, et avec lui, dix-huit de ses proches parents.

Avec ses hommes, le Major Bloch finalement réussit à arriver jusqu’au Rabbin Schneerson. Mais la partie la plus délicate de sa mission reste encore à accomplir : lui faire passer les lignes de l’Armée allemande et surtout au travers des filets des SS d’Himmler sur lesquels l’Abwehr n’avait aucun ascendant.

 Ainsi, les hassidim du Mouvement Loubavitch restés à Varsovie dont très peu réussirent à réchapper à la Shoah, le Rabbi de Loubavitch fut conduit au train avec les dix-membres de sa famille autorisés ainsi que les livres de la gigantesque bibliothèque de Loubavitch. L’opération logistique de faire traverser le Nord de l’Europe centrale à tout ce monde avec un tel chargement ne fut pas pour simplifier les choses.

Pour extraire ce groupe de hassidim de l’Europe en flammes, le Major Bloch le fit voyager en train en première classe jusqu’à……Berlin( ?!), aussi paradoxal que cela puisse paraitre. Peut-être qu’à Berlin, escortés par des officiers allemands, au cœur du monstre nazi, était-il plus facile de les préserver ? De Berlin, le sixième Rabbi de Loubavitch, fut conduit en train avec les dix-huit membres de sa famille à Riga en Lettonie d’où ils furent embarqués sur un navire pour les Etats-Unis. Le Rabbin de Loubavitch débarqua au Port de New-York au début de l’année 1940. Il envoya alors des lettres de remerciement et de bénédictions au Président Roosevelt et qualifia les Etats-Unis de malkhout hahessed, le « royaume de la générosité », pour l’avoir sauvé.

 Au même moment, les Etats-Unis d’Amérique, même plus tard, après s’être engagés dans la Guerre contre l’Allemagne nazie en fin 1941, ne révisèrent pas leur politique restrictive d’octroi de visas pour les réfugiés juifs. De sorte que des centaines de milliers de Juifs ayant postulés pour un visa dans les différents consulats américains en Europe furent pris au piège et exterminés. La Grande Bretagne de son côté aussi ne leur ouvrit pas les portes d’Eretz Israël, Livre Blanc et les bonnes relations avec le monde arabe déjà à cette époque obligeant le Gouvernement Churchill de Sa Majesté. Jusqu’à la fin de la Guerre, alors que la réalité des camps de concentration étaient connues par les Alliés, les forces américaines et britanniques se sont abstenues de bombarder les voies ferrées menant à Auschwitz.

Le Rabbin Yossef Itzhaq Schneerson élit domicile à Brooklyn. Là, dans le quartier de Crown Heights, il installa le QG du Mouvement Loubavitch qu’il présida jusqu’à son décès en 1950, deux ans après l’Indépendance de l’Etat d’Israël. En 1951, son gendre, le Rabbin Menahem Mandel Schneerson lui succéda et fut intronisé septième Rabbi de la dynastie Loubavitch jusqu’à son décès en 1994.

Le documentaire sur ce surprenant récit du sauvetage du Rabbi de Loubavitch sera diffusé sur la chaine publique israélienne de télévision, Aroutz 1, pour la Journée de la Shoah, lundi 2 mai à 21H30.

22:38 Écrit par dorcas dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : shoah, varsovie, pologne, juif, berlin |  Facebook |

26/04/2011

Camp Bergen-Belsen

Camp de Bergen-Belsen



Le camp de Bergen-Belsen fut créé en 1940 en Allemagne. Jusqu'en 1943, Bergen-Belsen fut un camp de prisonniers de guerre pour des détenus français et belges et en 1941 des soviétiques sont venu les rejoindre, ils mouraient de malnutrition et de maladie.

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Plan du camp.


Ce n’est qu’en avril 1943 que les autorités allemandes créèrent ce qu'ils appelèrent le "camp de résidence" de Bergen-Belsen. Plusieurs milliers de prisonniers juifs furent internés et devaient être échangés contre des citoyens allemands détenus par les Alliés occidentaux. Très peu de détenus juifs furent en fait échangés.

 

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En décembre 1944, les Allemands transformèrent Bergen-Belsen en camp de concentration.
Le camp s'agrandit par huit sections : un "camp de prisonniers", deux camps de femmes, un camp spécial, un camp neutre, un "camp étoile", un camp hongrois, et un camp de tentes.
Le "camp de prisonniers" recevait des Juifs transférés des camps de concentration du Struthof-Natzwiller et de Buchenwald pour construire le camp. 
Le camp spécial reçut 2 400 Juifs de Pologne qui possédaient des papiers délivrés par des pays étrangers. Les SS et la police allemande en déportèrent 1 700 à Auschwitz, où ils furent tous assassinés.
Le camp neutre fut réservé à 350 Juifs citoyens de pays neutres tels que l'Espagne, le Portugal, l'Argentine et la Turquie.
Le "camp étoile" comptait quelque 4 000 prisonniers juifs, venant pour la plupart des Pays-Bas, qui étaient officiellement destinés à être échangés contre des citoyens allemands internés par les Alliés. Ils devaient avoir l'étoile jaune cousue sur leur vêtement (d'où le nom du camp).
Le camp hongrois fut construit en juillet 1944 pour plus de 1 600 Juifs hongrois, que Heinrich Himmler (chef de la Gestapo et des Waffen SS) prévoyait d'échanger contre de l'argent et des marchandises.

 

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Fosses commune découverte à la libération du camp


Bergen-Belsen servit aussi de camp de regroupement pour les prisonniers malades et blessés transportés à partir d'autres camps de concentration. Ils étaient logés dans une section distincte, baptisée camp hôpital. De nombreux prisonniers gravement malades furent exterminés par des injections mortelles administrées dans l'infirmerie du camp.
Anne Frank est morte dans ce camps mais on ne sait pas la date et on suppose que le Typhus la emporté ainsi que sa soeur Margot.

 

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A mesure que les alliés avançaient en Allemagne, fin 1944 et début 1945, ce camp servait pour un regroupement des détenus Juifs des camps les plus proches du front.

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09:35 Écrit par dorcas dans Camp Bergen-Belsen | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : allemagne, juifs, camps |  Facebook |

25/04/2011

Emouvantes retrouvailles à Yad Vashem

Emouvantes retrouvailles à Yad Vashem

 

Durant 32 ans, ils ont vécu à 100km l’un de l’autre – le premier à Tel Aviv et le second à Haïfa – sans le savoir, chacun croyant l’autre disparu lors de la Shoah. Jeudi, ces deux cousins germains se sont revus au Musée « Yad Vashem » lors de retrouvailles extrêmement émouvantes.

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Liora Tamir née Shapira, les yeux pleins de larmes, a du mal à s’exprimer : « J’ai grandi dans un orphelinat à Leningrad car ma mère est morte alors que je n’avais que 12 ans. Je n’avais plus de famille, et soudain je ne suis plus seule. J’ai l’impression d’ouvrir une nouvelle page dans ma vie ». Elle retrouve son cousin germain Aryeh Shickler. Ce dernier n’est pas en reste sur le plan de l’émotion : « Je ressens soudain que toutes ces parties disparues de ma vie me sont revenues. J’ai l’impression de respirer ! »
Liora était montée en Israël en 1979 et s’était installée à Tel-Aviv. Le père d’Aryeh Shickler était lui monté en 1926 après avoir entendu un discours de Vladimir Zeev Jabotinsky à Brody, qui disait déjà à l’époque : « Sachez que votre temps est compté ici ! ». Aryeh quitta rapidement la Galicie pour la Palestine mais toute sa famille restée disparut durant la Shoah.


Comme c’est souvent le cas ces dernières années, cette rencontre impossible il y a encore 20 ans a pu se faire grâce à Internet et à la base de données créée par le Musée de « Yad Vashem ». Comment s’est fait le lien ? Ilana, la fille de Liora, découvrit un jour sur le site de « Yad Vashem » le nom de sa grand-mère maternelle – Yona née Shapira – celui de ses arrière grands-parents ainsi que le lieu d’origine de cette lignée, Brody, en Galicie orientale. Elle écrivit ces éléments dans la base de données du Musée, et découvrit qu’il y avait un membre de cette famille, un oncle, qui avait émigré en Israël. Elle poursuivit ses recherches et apprit que cet oncle était décédé depuis, mais qu’il avait un fils du nom d’Aryeh Shickler (Shapira) qui vivait à Haïfa ! Elle contacta alors sa petite-cousine qu’elle ne connaissait pas encore, la fille d’Aryeh, et lui écrivit : « Parle à ton père avec prudence et délicatesse, et annonce-lui qu’il a une cousine ici en Israël ». Dix minutes plus tard, c’est Liora qui appelait directement Aryeh et lui demandait : « Ton père avait-il une sœur communiste? » « Oui » répondit-il. « Je suis la fille de Yona Shapira, je suis ta cousine !», révéla-t-elle alors. Cela s’est passé il y a quelques jours à peine, les deux cousins n’ont pu attendre plus longtemps et se sont rencontrés à « Yad Vashem » jeudi, 70 ans après que leurs grands-parents communs périrent dans la Shoah.

Vendredi 22/04/2011 15:08

http://www.juif.org/go-news-150026.php

02:05 Écrit par dorcas dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/04/2011

Ghetto Belchatow

Ghetto Belchatow

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Belchatow : les Juifs entrent dans le ghetto

Belchatow est une ville de la région Lodz.
60 % de gens vivant dans cette ville sont des Juifs mais 1/3 s’enfuit dès les premiers mois de l’occupation allemande.
Le 1er mars 1941 le ghetto est installé et accueille dans la même année les Juifs d’autres villes comme Widawa, Zelow, et Szczercow ainsi que des villages de la région.

Bien vite le ghetto est surpeuplé, la famine, les maladies et les conditions sanitaires sont a déplorer

En Août 1941, la destruction des Juifs de cette ville commence, et 1950 hommes sont transférés dans des camps de travail, et aucun ne reviendra vivant.
Le ghetto est liquidé par les SS avec l’aide de la population civile allemande et 5.000 Juifs sont envoyé au camp de Chemno et y sont assassinés, 850 Juifs seront transportés dans le ghetto de Lodz et 150 parviennent à s’enfuir mais les SS les rattrape et les tuent.

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Belchatow : Juifs rassemblés rue Pabianicka pour la déportation, août 1942

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05/04/2011

Roumanie : inhumation de juifs retrouvés dans un charnier de la Shoah

Roumanie : inhumation de juifs retrouvés dans un charnier de la shoah

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 Roumanie : inhumation de juifs retrouvés dans un charnier de l'Holocauste
Les restes d'une quarantaine de juifs tués pendant la Seconde Guerre mondiale retrouvés dans un charnier du nord de la Roumanie ont été inhumés lundi, sous un ciel gris, au cimetière juif de Iasi (nord-est), a constaté une journaliste de l'AFP.
Les ossements des victimes ont été remis à la communauté juive, après analyses de l'Institut médico-légal, dans 43 sacs et boîtes en carton

AFP - Les restes d'une quarantaine de juifs tués pendant la Seconde Guerre mondiale retrouvés dans un charnier du nord de la Roumanie ont été inhumés lundi, sous un ciel gris, au cimetière juif de Iasi (nord-est), a constaté une journaliste de l'AFP.

L'inhumation a été réalisée dans l'intimité par cinq rabbins dont quatre venus spécialement de Grande-Bretagne et un des Etats-Unis.

Les restes des victimes ont été déposés dans une fosse commune du cimetière juif, sur une des collines dominant la ville de Iasi. L'identité exacte des victimes n'a pas pu être établie.

Une cérémonie officielle et religieuse doit suivre dans l'après-midi.

Un charnier contenant les restes de plusieurs dizaines de civils juifs, hommes, femmes, enfants et personnes âgées tués par l'armée roumaine pendant la shoah, avait été mis au jour en 2010 par l'historien Adrian Cioflanca.

Ce dernier avait retrouvé cette fosse grâce au témoignage d'habitants ayant assisté aux tueries.

Selon l'Institut national sur l'Holocauste Elie Wiesel de Bucarest, ces civils ont probablement été victimes des pogroms de Iasi qui ont abouti à la mort de plus de 15.000 juifs roumains en 1941.

M. Cioflanca a indiqué à l'AFP qu'au moins 35 personnes avaient été retrouvées dans cette fosse commune. "Nous n'avons pas encore les rapports définitifs de l'Institut médico-légal sur le nombre des personnes enterrées dans ce charnier, mais nous avons exhumé 35 crânes. D'autres ossements ont aussi été retrouvés et on peut parler d'une quarantaine de personnes", a-t-il affirmé.

Les ossements des victimes ont été remis à la communauté juive, après analyses de l'Institut médico-légal, dans 43 sacs et boîtes en carton.

Au total, entre 280.000 et 380.000 juifs roumains et ukrainiens sont morts pendant la Shoah en Roumanie et dans les territoires sous son contrôle, selon le rapport d'une commission internationale d'historiens présidée par le Prix Nobel de la Paix Elie Wiesel, lui-même d'origine roumaine, et publié en 2004.

http://www.juif.org/go-news-148730.php

05:06 Écrit par dorcas dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |