04/01/2015

4 janvier, ce jour-là, n'oubliez pas

4 janvier, ce jour-là, n'oubliez pas


1349

- La peste ravage la ville de Ravensburg (Allemagne). Sachant qu'on les en rendra responsables, les juifs se réfugient dans le château. La foule y met le feu, brûlant les juifs qui s'y trouvent.

1941

- 300 juifs sont conduits au ghetto de Gora Kalwaria (Pologne). Des juifs vivaient dans la région depuis le XVIIe siècle. On appelait Gora Kalwaria la " Nouvelle Jérusalem " parce qu'elle vit naître de nombreux érudits juifs.

300 juifs de Rudki sont déportés vers le ghetto de Varsovie.

1942

- A Brody ( Lwow) on crée un ghetto pour 6 500 juifs, désormais soumis par les nazis à des mesures arbitraires.

01/01/2015

1 janvier, ce jour-là, n'oubliez pas.

1 janvier, ce jour-là, n'oubliez pas.


1938

- En application des lois de Nuremberg, tous les médecins juifs sont exclus des caisses d'assurances maladie.

- Les associations culturelles juives n’ont désormais plus de statut juridique reconnu en Allemagne.

1939

- Carte d’identité obligatoire pour les juifs, ils n’ont le droit de porter que des prénoms juifs, s’ils ont un prénom allemand, ils doivent y joindre le nom d’Israel pour les hommes, Sarah pour les femmes.

1940

- Les juifs de Lodz (Pologne) sont concentrés dans la vieille ville et le quartier de Baluty.

1941

- 400 juifs de l’hôpital et de la maison de retraite de Kalisz (Pologne) sont gazés dans des camions spécialement équipés.

1942

- Les nazis massacre des juifs d’Eupatoria (Crimée.) mais leurs amis non juifs les abritent fraternellement. Il faudra deux semaines aux SS pour tuer 1 300 juifs.

- A Turka (Galicie) aujourd’hui Lvov en (Ukraine), première Action d’envergure contre la communauté : 500 juifs sont fusillés sur place.

- Un transport de 1 000 juifs environ du ghetto de Lodz arrive au camp d’extermination de Chelmno. Les déportés sont immédiatement gazés.

- Un ghetto est créé à Kamionka, un faubourg de Bezin (Silésie). Les juifs sont internés en attendant leur déportation vers les camps d’extermination. Jusqu’à l’été 1943, on signale de nombreuses déportations partielles à destination d’Auschwitz.

- 3 000 juifs d’Iwje (Biélorussie) sont déportés à Borissov où ils périssent tous.

- Les 200 derniers juifs de Kozlov (province de Kielce) sont déportés au camp d’extermination d’Auschwitz.

1943

- Le département d’Etat reçoit des informations faisant état que 6 000 Juifs par jour sont tués dans une localité de Pologne.

- Durant les 3 premières semaines de janvier, 15 trains sont arrivés à Auschwitz de Belgique, Hollande, Berlin, Bialystok et Grodno. 20 000 personnes sont immédiatement gazées, 4 000 sont envoyés vers les baraques. 4 nouveaux crématoriums sont construits pour faire face à la demande.

1945

- A Budapest, pendant deux jours, les SS chassent plus de 200 juifs hors de leurs maisons et les fusillent.

27/12/2014

27 décembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

27 décembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1348

- 

Les persécutions consécutives à l'épidémie de peste noire se poursuivent : quand la foule menace les juifs du village d'Esslingen, sur les bords du Neckar (Allemagne), ceux-ci mettent le feu à leurs maisons et à la synagogue et périssent dans les flammes.

1939

- 3 500 juifs d'Aleksandrov Lodzki (Pologne) sont déportés à Zgierz, d'où ils seront envoyés par la suite au camp d'extermination de Chelmno.

1942

- Le dernier juifs de Kaluszyn (Varsovie) est tué dans la rue après avoir été dénoncé par un Polonais qui en fut récompensé d'une bouteille de vodka.

- 2 500 juifs de Komarno (Ukraine) sont conduits au centre de regroupement de Rudki, d'où ils seront déportés.

- 1 500 juifs sont fusillés par les SS et la police ukrainienne et un nombre inconnu d'internés du ghetto de Grodek (Ukraine) sont enterrés vivants dans le cimetière de la ville.

1943

- Dans une forêt voisine du village de Savtchoncki, dans la région de Vitebsk (Biélorussie), 30 juifs cachés sont tués quand l'abri dans lequel ils espéraient survivre saute.

13/12/2014

13 décembre, ce jour-là, n'oubliez pas. 



13 décembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

1918

- Les soldats de l’Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura occupent pendant sept jours Bobrinskaya (Kiev) : 11 juifs sont assassinés et un grand nombre d’autres blessés et mutilés.

1939

- Les SS assassinent les derniers 65 juifs de Gniezno (Pologne). 

1941

- 

Pendant trois jours, 14 300 juifs de Simferopol (Ukraine) sont assassinés par les SS.

- 

Les 6 derniers juifs de Warndorf (Allemagne) sont arrêtés et déportés à Riga (Lettonie), où ils périssent.

- Les SS assassinent 90 juifs à Bakhtchisarai (U.R.S.S.).

- Un ghetto est créé à Volkovysk (Biélorussie). Dès le début de l’occupation allemande, la population polonaise s’était livrée à un pogrome. Des juifs ont vécu dans cette ville depuis le XVIe siècle.

1942

- 2 700 juifs de Wyszgorod (Varsovie) sont déportés au camp d’extermination d’Auschwitz. 620 juifs avaient été fusillés par les SS avant la déportation.

1943

Les derniers juifs de Vladimir-Volynskiy (Ukraine) sont assassinés par les SS. Lors de la liquidation, une trentaine de juifs armés résistent aux nazis. La moitié est tuée, les autres parviennent à fuir dans la forêt.

22/11/2014

22 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

22 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.


1348

- Après l'anéantissement des communautés juives de la vallée du Rhin, les persécutions consécutives à l'épidémie de peste noire frappent les communautés des communautés des provinces de Bavière et de Souabe (Allemagne méridionale). La première à être détruite, en ce jour, est celle d'Augsbourg (Bavière.

1942

- 2 500 juifs du ghetto de Zolkiev (Ukraine) sont déportés au camp d'extermination de Belzec, où ils sont assassinés.

- Les SS fusillent 200 juifs à Serokomea (Pologne).

- Les SS assassinent 900 juifs à Dunilowicze, près de Vilna (Lituanie).

1943

- 

100 patients de l'hôpital psychiatrique juif de Berlin sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz.

 

17/11/2014

17 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

17 novembre
, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1278

- A la suite de perquisitions effectuées dans toute l'Angleterre, des juifs sont arrêtés sous l'inculpation de rogner les monnaies, c'est-à-dire de couper les coins des pièces et de faire fondre le métal. 680 juifs, dont de nombreux notables, sont emprisonnés dans la Tour de Londres. Leurs biens sont confisqués par la Couronne. 293 d'entre eux sont condamnés à mort et pendus.

1301

- 

Les juifs de Renchen (Allemagne) sont accusés de meurtre rituel : parmi eux, Noah ben Meïr, Kalonymos, fils du rabbin Yehuda ben Eleazar, et Yerahmiel ben Mechullan sont rompus sur la roue.

1349

- Les persécutions contre les juifs de Suisse, comme de l'Europe entière, frappent ceux de Winterthur, Diessehofen et d'autres villages, réfugiés dans la forteresse de Kiburg. Au nombre de 330, ils sont brûlés sur le bûcher.

1918

- Les unités de l'Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura et des groupes d'irréguliers atteignent la ville de Bobrovitzy (district de Tchernigov). Le pogrome qu'ils déclenchent cause la mort de 9 juifs. De nombreux autres sont blessés et mutilés.

1938

- Première législation italienne anti-juive. Les Juifs se voient fermer le service civil ; les Juifs devenus citoyens après 1918 sont privés de leur citoyenneté et doivent quitter l’Italie. Les officiers Juifs de l’armée italienne sont radiés. L’un deux, le Colonel de Segre, se suicidera devant ses hommes.

1942

- Les derniers juifs de Krasnik (province de Lublin) sont déportés au camp d'extermination de Belzec. Plusieurs centaines d'entre eux parviennent à fuir dans les bois. 2 unités de partisans s'organisent pour lutter contre les nazis. Eduard Forst dirige l'une d'elles, le groupe Berek Joselowicz. 

Le dernier groupe de 30 juifs, chargé de travaux d'entretien au camp d'extermination de Treblinka, est fusillé par les SS.

1943

- 995 Juifs de Hollande sont envoyés à Birkenau. 531 sont gazés, y compris 166 enfants.

- Il ne demeurait plus dans les camps que quelques SS et des Ukrainiens. A Treblinka, il restait même un groupe de détenus Juifs employés à faire disparaître les baraquements et les autres installations, quand le travail fut fini, le derniers groupe de trente détenus de Treblinka fut fusillé en ce jour.

10/11/2014

10 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas. 



10 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

1938

- Dans l'ensemble du Reich, au lendemain de la " nuit de cristal ", 35 000 juifs sont arrêtés, dont beaucoup sont déportés aux camps de concentration de Dachau, de Buchenwald, où ils sont horriblement maltraités, et de Sachsenhausen (Allemagne).

1941

- A Kharkov (R.S.S. d'Ukraine), 2 jeunes filles juives sont pendues par les SS dans le cimetière juif de Lysa Gora.

- 750 juifs de Bielica (district de Novogrudok, R.S.S de Biélorussie) sont conduits au ghetto de Zdzieciol, qui est liquidé le même jour.


- Dans le ghetto de Varsovie, la peine de mort sera prononcée pour chaque personne qui quittera le ghetto sans autorisation, et pour chaque personne de l’extérieur qui aidera un Juif.

1942

- En promettant aux juifs que leur vie serait épargnée, les nazis font revenir dans le ghetto de Szydloviec (province de Kielce, Pologne) ceux qui se trouvaient dans les forêts avoisinantes, où ils n'avaient aucune chance de survivre à l'hiver. Aussitôt après, 5 000 d'entre eux sont déportés au camp d'extermination de Treblinka.

- 70 juifs du ghetto de Bochnia (province de Galicie) sont fusillés par les nazis. 500 juifs de cette ville et 1 000 juifs du ghetto de Komarov (Pologne) sont déportés au camp d'extermination de Belzec.

- 6 300 juifs du ghetto de Mlava (Pologne) sont déportés au camp d'extermination de Treblinka, où ils sont assassinés quelques heures après leur arrivée.

- 758 internés juifs du camp de regroupement de Westerbork sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz.

09/11/2014

9 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

9 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1938

- Dans la nuit du 9 au 10 novembre, la célèbre " Nuit de cristal ",synagogues, des oratoires dans les cimetières, 7 500 magasins juifs sont détruits et incendiés en Allemagne et dans l'Autriche annexée. Il s'agit de représailles consécutives à l'attentat contre le secrétaire de l'ambassade allemande à Paris, E.von Rath, commis par Herschel Grynszpan.
C'est un pogrom antijuif. Goebbels donne des instructions pour que des « manifestations spontanées » soient organisées. Heydrich, de même ordonne à la Gestapo de ne pas réprimer ces manifestations, d'arrêter le plus possible de Juifs (surtout les riches) et de les déporter dans des camps.  les nazis de la SA arrêtent 25.000 Juifs (internés à Buchenwald, Sachsenhausen et Dachau ; environ 2.000 mourront). Près de 267 synagogues sont pillées et incendiées.

1942

- Un convoi de 1.000 déportés part du camp de transit de Drancy pour le camp d’extermination d’Auschwitz, 900 seront assassinés dans les chambres à gazes, et 5 seront encore vivant à la libération.

27/06/2014

27 juin, ce jour-là, n’oubliez pas.

27 juin, ce jour-là, n’oubliez pas.

 



1096 



- Les juifs de Cologne réfugiés à Geldern (Allemagne) sont massacrés par les croisés ou se suicident avant leur arrivée. 



1941



- Les troupes allemandes occupent Pruzana (Biélorussie) où vivent 4 000 juifs. Les nazis imposent à la communauté une amende de 500 000 roubles, 2 kilos d’or et 10 kilos d’argent, prenant des otages qu’ils menacent de mort si leurs demandes ne sont pas satisfaites.



- Les troupes allemandes occupent pour la seconde fois Luboml (Biélorussie) où vivent 3 500 juifs. La première occupation a eu lieu le 17 septembre 1939 mais trois jours plus tard elles abandonnent la ville aux autorités soviétiques. Les Allemands chassent les juifs de la ville et brûlent leurs maisons.


- Les troupes allemandes occupent Kovel (Ukraine), où vivent 17 000 juifs. 8 sont fusillés et 200 autres doivent quitter la ville pour une destination inconnue.



- Les troupes allemandes et italiennes attaquent la ville de Falesti (Bessarabie), brûlant des maisons et tuant de nombreux juifs.



- Les nazis occupent Mir (Biélorussie) où vivent 3 000 juifs. Ils exécutent les juifs accusés de collaboration avec les autorités soviétiques.

- Le martyre des juifs de Jassy commença cette date. Des soldats roumains, la police et des civils firent irruption dans les maisons juives et arrêtèrent des milliers de personnes. Ceux qui ne furent pas arrêtés furent convoyés de force à travers les rues de la ville. Les plus faibles étaient exécutés sur le chemin, tous furent enfermés dans des wagons à bestiaux. Sans eau ni nourriture pendant un voyage de huit jours, beaucoup trépassèrent en cours de route. Les bouchers de Jassy se vantèrent du massacre d’au moins 15.000 juifs. Livre de yad vashem page 136

- Le matin de ce vendredi surnommé « vendredi rouge » par les Juifs, le 309è Bataillon de la Police d’ordre se répand dans le quartier juif alentour de la Grande Synagogue. Les Allemands commencent à massacrer les juifs dans les rues et les maisons avec leurs mitraillettes et de grenades. Au moins 700 juifs sont enfermés à clef dans la synagogue qui est incendiée. Les nazis forcent d'autres victimes à se pousser les uns les autres dans le bâtiment en feu. Ceux qui résistent sont abattus sur place. Ce premier jour, 2.000 à 2.200 juifs sont exterminés.

1943

- Arrivée du premier grand convoi de déportés français à Buchenwald.

1944

- 

17 juifs sont déportés de Vienne (Autriche) au camp d’extermination d’Auschwitz.

26/06/2014

26 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

26 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1096 



- Les troupes de la première croisade atteignent la ville d’Eller (Allemagne), où elles massacrent durant deux jours la communauté local qui compte 300 juifs. 3 seulement survivent.



1221

- 

Un groupe de pèlerins en route pour la Terre sainte attaque le quartier juif d’Erfurt (Allemagne). 26 juifs périssent.



1919 



- 8 juifs sont tués à Kornin (Kiev) au cours du troisième pogrom déclenché en cinq mois par des allié de l’Armée nationale ukrainienne et des paysans des environs.

1941

- Les fascistes lituaniens fusillent plusieurs milliers de juifs  (Lituanie).



- 5 juifs sont fusillés, les hommes sont emprisonnés et les autres obligés d’abandonner leurs maisons et de quitter la ville quand les Allemands occupent Dünaburg (Lettonie) où vivent 22 500 juifs.

- A Bereza, près de Brest-Litovsk ( Biélorussie), les SS incendient la synagogue, ainsi que les maisons avoisinantes, et tuent de nombreux juifs.


Massacre des Juifs de Jassy, en Bessarabie, par les Allemands et les Roumains.

1942

- Après avoir diffusé au mois de mai 1942 à la BBC à Londre des informations sur l’assassinat des juifs polonais, elle renouvelle le 26 juin 1942 , le président américain Rosevelt et le premier ministre anglais Churchill donnerent aux allemands un avertissement public sur le meurtres des juifs d’Europe mais l’idée principal dans le monde était de gagner la guerre avant tout.

1943

- Les SS liquident le ghetto de Buczacz (Ukraine).



- Début de la liquidation du « petit ghetto » de Czestochowa, à l’ouest de Varsovie, bien que la résistance juive tente de se défendre. Plusieurs centaines de juifs sont tués sur place par les SS, 1 000 environ sont déportés dans un camp et 4 000 autres sont expédiés au camp de travail forcé de Hasag, où ils travaillent dans une usine. 



- Le ghetto de Dabrowa-Gornicza (province de Katowice, Pologne) est liquidé. 2 000 juifs environ sont déportés au ghetto de Srodula, dans la banlieue de la ville de Sosnoviec (Silésie) puis au camp d’extermination d’Auschwitz. Dabrowa-Gornicza est déclaré « libéré de ses juifs ».

- En ce jour  un convois de Juifs part du camp italien, Fossoli di Capri près de Modène pour Auschwitz.

1944.

- Début de la déportation des 12 000 juifs de Debrecen (Hongrie) au camp d'extermination d'Auschwitz. Bien peu de déportés survivront.

- Les SS déportent 485 juifs des villes de Fossoli et de Vérone au camp d'extermination d'Auschwitz.

18/06/2014

18 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

18 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.



1942

- 

2 500 juifs de Kolbuszova (Ukraine) sont assassinés en deux jours par les SS et la police ukrainienne.

- Les SS assassinent 1 200 juifs à Rudnik (district de Lvov). 



1943 



- 16 juifs de Bamberg et 70 autres de Nuremberg (Allemagne) sont déportés au camp d’extermination d’Auschwitz. 



1944

- 

Les 250 juifs de la communauté de Kalocsa (Hongrie) sont déportés au camp d’extermination d’Auschwitz.

17/06/2014

17 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

17 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1718

- 

Lors d’un autodafé tenu à Coimbra (Portugal), 60 « judaïsants » sont condamnés à la prison ou aux galères. Deux d’entre eux, , sont garrottés puis brûlés sur le bûcher. 



1919

- 800 juifs sur les 900 qui habitent Dubovo (Ukraine) sont décapités au cours du plus sadique des nombreux pogroms déclenchés par des unités relevant directement de Simon Petlioura et de son Armée national ukrainienne.



1941



- Les juifs du ghetto de Lowicz (Pologne) sont déportés à Varsovie ou assassinés. Lowicz est considéré comme « purifié de ses juifs ».



1942



- Les SS encerclent le ghetto de Druja, petite ville de Biélorussie où vivent 1 200 juifs. Ces derniers sont tous tués, à l’exception d’une cinquantaine qui parviennent à fuir et à rejoindre les partisans actifs dans la région de Balnia.

- 

Les 4000 juifs de Czernovitz (Ukraine), jusque-là protégés par le maire de la ville, Traian Popovici, sont déportés sur l’autre rive du Bug, où les nazis tuent plus de 2 500 d’entre eux.



1943



- 57 juifs déportés de Würzburg (Allemagne) au camp d’extermination d’Auschwitz sont assassinés.

1944


- 1.795 juifs sur 2.000 sont arrêtés et déportés de Corfou.

04/05/2011

Shoah : une minute pour 6 millions de morts.

Shoah : une minute pour 6 millions de morts

2 Mai 2011 - Juif.org

Israël vient à nouveau de se figer pendant une minute, au son des sirènes d’alertes, pour se souvenir des 6 000 000 des juifs, enfants, femmes, hommes et vieillards, massacrés par l’Allemagne nazie il y a 70 ans.
 
Une minute que nous partageons avec vous via cette vidéo, pour ne jamais oublier

00:15 Écrit par dorcas dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : israel, shoah, allemagne |  Facebook |

26/04/2011

Camp Bergen-Belsen

Camp de Bergen-Belsen



Le camp de Bergen-Belsen fut créé en 1940 en Allemagne. Jusqu'en 1943, Bergen-Belsen fut un camp de prisonniers de guerre pour des détenus français et belges et en 1941 des soviétiques sont venu les rejoindre, ils mouraient de malnutrition et de maladie.

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Plan du camp.


Ce n’est qu’en avril 1943 que les autorités allemandes créèrent ce qu'ils appelèrent le "camp de résidence" de Bergen-Belsen. Plusieurs milliers de prisonniers juifs furent internés et devaient être échangés contre des citoyens allemands détenus par les Alliés occidentaux. Très peu de détenus juifs furent en fait échangés.

 

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En décembre 1944, les Allemands transformèrent Bergen-Belsen en camp de concentration.
Le camp s'agrandit par huit sections : un "camp de prisonniers", deux camps de femmes, un camp spécial, un camp neutre, un "camp étoile", un camp hongrois, et un camp de tentes.
Le "camp de prisonniers" recevait des Juifs transférés des camps de concentration du Struthof-Natzwiller et de Buchenwald pour construire le camp. 
Le camp spécial reçut 2 400 Juifs de Pologne qui possédaient des papiers délivrés par des pays étrangers. Les SS et la police allemande en déportèrent 1 700 à Auschwitz, où ils furent tous assassinés.
Le camp neutre fut réservé à 350 Juifs citoyens de pays neutres tels que l'Espagne, le Portugal, l'Argentine et la Turquie.
Le "camp étoile" comptait quelque 4 000 prisonniers juifs, venant pour la plupart des Pays-Bas, qui étaient officiellement destinés à être échangés contre des citoyens allemands internés par les Alliés. Ils devaient avoir l'étoile jaune cousue sur leur vêtement (d'où le nom du camp).
Le camp hongrois fut construit en juillet 1944 pour plus de 1 600 Juifs hongrois, que Heinrich Himmler (chef de la Gestapo et des Waffen SS) prévoyait d'échanger contre de l'argent et des marchandises.

 

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Fosses commune découverte à la libération du camp


Bergen-Belsen servit aussi de camp de regroupement pour les prisonniers malades et blessés transportés à partir d'autres camps de concentration. Ils étaient logés dans une section distincte, baptisée camp hôpital. De nombreux prisonniers gravement malades furent exterminés par des injections mortelles administrées dans l'infirmerie du camp.
Anne Frank est morte dans ce camps mais on ne sait pas la date et on suppose que le Typhus la emporté ainsi que sa soeur Margot.

 

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A mesure que les alliés avançaient en Allemagne, fin 1944 et début 1945, ce camp servait pour un regroupement des détenus Juifs des camps les plus proches du front.

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09:35 Écrit par dorcas dans Camp Bergen-Belsen | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : allemagne, juifs, camps |  Facebook |

07/03/2011

Objectif : Exterminatione

Objectif : Extermination

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Une nouvelle analyse historique de la Shoah : un livre événement

Auteur : G. Miedzianagora G G. Jofer

Hitler a-t-il donné l’ordre d’exterminer «la race Juive» d’Europe ?
Si non, qui alors ?
L’extermination a-t-elle été commandée, planifiée ?
Quand commença-t-elle ?
Cet ouvrage pose des questions essentielles. Et révèle que l’extermination était l’objectif d’un programme an-sémite de la fin du XIX siècle.

Encore un livre sur l’extermination des Juifs par l’Allemagne nazie...
Mais pas n’importe lequel.
Formidablement documentés les auteurs démontrent que la Shoah découle d’un système antisémite établi dès la fin du 19ème siècle et que c’est Hitler, adepte de cette doctrine, qui décida et planifia dès septembre 1939 l’extermination.
Un livre événement qui permet d’en savoir plus sur la réalité de la Shoah.


12/03/2010

Combat pour la liberté


 ANDREE GEULEN-HERSCOVICI                                                 

Témoignage d’Andrée Geulen-Herscovici dans LA BOITE A IMAGES asbl (www.laboiteaimages.be) : « 1940-1945 : Un combat pour la liberté »

Je suis née le 6 septembre 1921 à Bruxelles.
En juillet 1942, j’ai commencé à faire des intérims dans l’enseignement, où j’ai été confrontée pour la première fois au problème des enfants juifs. Je voyais arriver dans ma classe des enfants avec une étoile jaune, et puis ils ne venaient plus à l’école parce qu’ils avaient été arrêtés dans la nuit avec leurs parents.

C’est à ce moment là que j’ai rencontré le réseau de résistance qui s’occupait de cacher ces enfants, et j’en ai fait partie jusqu’à la libération. Il s’agissait du « Comité de Défense des Juifs », section enfance. Je cachais des enfants dans des abris « sûrs ».
La révolte devant l’impensable m’a poussé à agir. Qui peut rester insensible à ça. On me communiquait des adresses de personnes juives, où je me rendais pour prévenir la famille que j’emmènerais l’enfant 48 heures plus tard. A la campagne, dans un couvent, dans des familles privées ou dans des institutions nées de la guerre (le Secours d’Hiver, l’Aide Paysanne aux Enfants, etc.).
La période était difficile. Nous avions faim et froid.
Mais sauver des enfants est une belle cause.

Un jour je suis allée chercher un bébé de 20 mois environ. Au moment où je suis sortie avec le bébé, la Gestapo est arrivée. Les rafles étaient effectuées dans les quartiers juifs. Ils barraient toutes les rues transversales avec des camions pour empêcher les gens de s’échapper.
Je suis arrivée dans une de ces rues avec la poussette, et pendant ce temps, ils faisaient descendre toutes les familles.
D’autres fois, nous allions aussi chercher des bébés qui avaient 6, 7 jours à la maternité. Des médecins « amis » nous signalaient les enfants à cacher tandis qu’ils s’occupaient des mères désemparées.

Nous avons appris l’existence des chambres à gaz suite au voyage de Victor Martin, un jeune universitaire, chargé par le « Front de l’Indépendance » de faire une enquête en Allemagne pour voir ce que devenaient les prisonniers que l’on envoyait là-bas. Le responsable du « Comité de Défense des Juifs » lui a demandé de voir ce que les déportés devenaient.
Martin est rentré d’Allemagne en disant : « on brûle les gens. » Il avait pris contact avec des gens autour du camp, des ouvriers qui lui ont parlé des cheminées.

Après la guerre j’ai continué à avoir énormément de contacts avec ces enfants, d’autant plus quand les parents avaient survécu. Parce que les parents avaient le souvenir de ce que j’avais fait, ils n’ont jamais oublié.
C’est un grand privilège pour moi d’avoir pu continuer à les aider en les guidant dans leurs études par exemple.

Un beau jour, quelqu’un m’a écrit de San Francisco pour me demander où il avait été caché pendant la guerre. Je lui ai répondu, et il est venu quelques jours après en Belgique. Nous sommes allés ensemble jusqu’au couvent où il était caché, à Louvain. Pour lui c’était terrible, il en pleurait car il se souvenait des caves où il se cachait pendant les alertes, du petit coin où il cultivait des légumes, de la chapelle.
Par la suite je suis allée le voir à San Francisco. Ces deux fils étaient présents. Nous avons fait un film ensemble. Il pleurait à chaudes larmes. Ses fils m’ont dit qu’il n’avait jamais rien raconté avant.

J’ai gardé de cette période la haine de tous les racismes, pas seulement de l’antisémitisme, qui peuvent mener jusqu’à l’extermination.
Je suis pessimiste au vu de l’actualité de ces dernières années. J’ai l’impression que l’homme n’a pas appris grand-chose. Il suffit de quelques incidents dans la rue pour que naissent des nouveaux sentiments de rejet. Mais il faut pouvoir résonner tout ça.
A mon sens, tant qu’il y aura dans ce monde des gens qui « crèvent de faim » et de l’autre qui « crèvent de trop de richesses », il y aura un appel de ces pays pauvres vers ces pays riches.
Si on établit un meilleur équilibre des richesses, on évitera d’abord les déplacements de population. Il faut faire un effort pour se mettre à la place des gens.
Nous vivons ici dans un pays de cocagne. J’admire les jeunes qui se battent pour une meilleure répartition des richesses. C’est ce combat-là qu’il faut mener aujourd’hui.

source: http://www.maisondesjustes.com/histoire_b.html

Plus jamais ça

Plus jamais ça

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En hébreu, Shoah signifie catastrophe et aussi destruction. Ce terme est de plus en plus employé, de préférence à "holocauste", pour désigner l'extermination systématique des Juifs perpétrée par le régime nazi durant la seconde guerre mondiale de 1941 à 1945.Près de 6 millions de Juifs (5 700 000 d'après l'estimation du tribunal de Nuremberg) – soit les deux tiers des Juifs d'Europe, hommes, femmes et enfants - furent assassinés durant cette période pour des raisons racistes. Selon Hitler et les dirigeants nazis, la race juive était une menace pour la pureté du sang allemand et donc pour la préservation de la race aryenne.L'extermination des Juifs fit l'objet d'un programme politique nommé "Endlösung" - la solution finale - appliqué systématiquement en Allemagne et dans tous les pays alliés ou occupés. Le peuple juif avait jusque là subi de nombreuses formes de persécutions (exclusion, ghettos, pogroms); le IIIe Reich mit en place une forme extrême: une entreprise d'annihilation qui avait pour but de faire disparaître à jamais tout un peuple de la surface de la Terre.La connaissance du génocide juif s'appuie sur des sources multiples: pièces officielles et documents d'époque; témoignages de survivants ; aveux circonstanciés d'exécutants devant les tribunaux; correspondance, discours, publications d'époque ou d'après-guerre. Les historiens travaillent depuis un demi siècle sur des centaines de milliers de pièces d'archives. L'organisation du crime, les méthodes employées, le nombre approximatif des victimes nous sont connus. Nous savons ce qui est arrivé mais nous continuons à ne pas comprendre comment cela a pu arriver. De par sa complexité et sa monstruosité, la Shoah demeure un défi à la conscience morale de l'humanité.

Source : http://www.aidh.org/Racisme/shoah/S_1.htm

10/03/2010

Camp de Compiègne-Royallieu

Camp de Compiègne-Royallieu

Camp de compiègne-Royallieu



Le camp de Compiègne-Royallieu est, après Drancy, le deuxième camp d’internement de France sous l’Occupation. Il reçut près de 54 000 personnes : Résistants, Juifs, droit commun.

Le camp est un faubourg situé au sud de Compiègne.

A Royallieu, les détenus sont internés environ 1 mois dans le camp, ce n’est qu’une étape de leurs douloureux voyages.

On ne peut pas comparer les conditions d’internement du camp de Royallieu avec celles des camps d’exterminations ou de concentration mais la pénurie de nourriture, l’absence de soins, victime de traitement de leurs geôliers, le choc psychologique provoqué par l’internement, ont conduit des prisonniers à la maladie et à la mort.

Sur les 54 000 personnes détenues à Compiègne-Royallieu, environ 50 000 ont été déportées vers les camps nazis. Cinquante-quatre convois sont partis de Compiègne entre mars 1942 et août 1944. Les convois déportant en moyenne un millier de personnes à chaque fois.

Les prisonniers du camp de Compiègne-Royallieu sont transférés dans des camps de concentration allemands ou dans des camps d’extermination situés dans les territoires annexés d’Europe centrale (Pologne). La majorité des détenus de Compiègne sont partis pour les camps de Buchenwald et de Mauthausen (Allemagne). Mais il y avait d’autres destinations. Les femmes ont été déportées vers le camp de Ravensbrück (Allemagne). Les premiers convois de Juifs sont partis de Compiègne en 1941 vers Auschwitz-Birkenau (Pologne). 

09/03/2010

La nuit de christal-Kristallnacht-9 et 10 novembre 1938

La nuit de Cristal - Kristallnacht - 9 et 10 novembre 1938

 

Par Yoav Rheims
La "Nuit de Cristal" (Kristallnacht) est le nom donné au violent pogrom qui eut lieu les 9 et 10 novembre 1938, dans toute l'Allemagne et les territoires récemment annexés (Autriche et Sudètes), à l'initiative des dirigeants du parti nazi et des S.A. (sections d'assaut).



 

Vitrines de boutiques appartenant à des Juifs endommagées durant le pogrom de la la Nuit de cristal (Kristallnacht). Berlin, Allemagne, 10 novembre 1938.

L'origine du nom de cet évènement est liée au nombre incalculable de vitres brisées des synagogues, magasins, centres communautaires et maisons appartenant à des Juifs qui furent mis à sac et détruits à cette occasion. Ce terme est devenu un euphémisme pour désigner cette brutale opération et n'exprime pas de façon appropriée les souffrances qu'elle causa.

Les autorités allemandes présentèrent la Nuit de Cristal comme une explosion spontanée de la colère populaire en réponse à l'assassinat d'Ernst von Rath, troisième secrétaire de l'ambassade d'Allemagne à Paris, le 7 novembre 1938, par Herschel Grynszpan, un Juif polonais âgé de 17 ans. Quelques jours auparavant, Grynszpan avait reçu une carte postale de sa sœur qui l'informait qu'elle et ses parents, avec des milliers d'autres Juifs de nationalité polonaise vivant en Allemagne (les parents de Grynszpan vivaient en Allemagne depuis 1911), avait été expulsés d'Allemagne sans préavis. Dans un premier temps, l'accès à leur pays d'origine leur avait été refusé mais par la suite, conduits physiquement de l'autre côté de la frontière, les parents de Grynszpan et les autres Juifs expulsés avaient été relégués dans un camp de réfugiés près de la ville de Zbaszyn, à proximité de la frontière germano-polonaise.

Von Rath mourut le 9 novembre 1938, deux jours après l'attentat. Les Nazis attribuèrent l'assassinat à la "communauté juive mondiale" et, par mesure de représailles, organisèrent un pogrome massif sur l'ensemble du territoire du Reich. Dans toute l'Allemagne, y compris l'Autriche récemment annexée, des centaines de synagogues furent saccagées, pillées et détruites. Nombre d'entre elles furent incendiées, et les pompiers avaient reçu l'instruction de les laisser brûler et d'empêcher seulement que les flammes ne s'étendent aux bâtiments voisins. Les vitrines de 7 500 établissements commerciaux appartenant à des Juifs furent brisées, et leurs marchandises pillées. Des cimetières juifs furent profanés. Des groupes de S.A. parcoururent les rues, s'attaquant aux Juifs qu'ils rencontraient : une centaine de Juifs furent tués. Poussés au désespoir par la destruction de leurs maisons, de nombreux Juifs, parfois des familles entières, se suicidèrent.

Ce pogrome fut particulièrement violent à Berlin et à Vienne, où vivaient les deux communautés juives les plus importantes du Reich. La plupart des synagogues de Berlin furent détruites par les flammes et de nombreux magasins et habitations appartenant à des Juifs furent pillés et saccagés. Des dizaines de Juifs furent tués. A Vienne, la plupart des synagogues et des maisons de prière de la ville furent détruites ou brûlées sous les yeux des pompiers et de la population.

 



Si, pour l'essentiel, ils ne participèrent pas au pogrome, les SS et la Gestapo (police secrète d'Etat) le prirent comme prétexte pour procéder à l'arrestation d'environ 30 000 hommes juifs. Ils furent envoyés dans les camps de concentration de Dachau, Buchenwald et Sachsenhausen. Soumis à des traitements brutaux, ils furent ensuite relâchés dans les trois mois qui suivirent, mais durent s'engager à quitter l'Allemagne. Au total, on estime de 2 000 à 2 500 (en incluant les morts dans les camps de concentration) le nombre de morts liés directement ou indirectement à la Nuit de Cristal.

Les Nazis attribuèrent aux Juifs eux-mêmes la responsabilité de la nuit de Cristal et infligèrent une amende d'un milliard de marks (soit 400 millions de dollars au taux de change de 1938) à la communauté juive allemande. Le Reich confisqua toutes les indemnisations des assurances qui auraient dû être versées aux Juifs dont les établissements commerciaux ou les habitations avaient été pillés ou détruits, et les propriétaires juifs durent prendre à leur charge les frais des réparations.

La nuit de Cristal annonçait une nouvelle vague de lois antisémites. Dans les semaines qui suivirent, le gouvernement allemand promulgua toute une série de lois et de décrets visant à exproprier les Juifs de leurs biens, à les priver de leurs moyens de subsistance et à les exclure de toute vie sociale. Des lois imposèrent l' "aryanisation" (le transfert à des propriétaires non juifs) des entreprises et des propriétés immobilières appartenant à des Juifs, à une fraction de leur valeur réelle. Les écoles juives furent fermées et les enfants juifs qui fréquentaient encore des écoles allemandes furent expulsés. Les Juifs se virent interdire l'exercice de la plupart des professions libérales, durent vendre leurs objets de valeur à des services d'achat de l'État et furent assujettis à des impôts spéciaux. Les Juifs n'avaient pas le droit de posséder de voiture, leurs permis de conduire leur furent retirés et leur accès aux transports en commun était rigoureusement règlementé. L'accès des théâtres, des salles de concert et de cinéma et des lieux de divertissement en général était interdit aux Juifs. Ils furent ensuite concentrés dans des "maisons juives" : ils n'avaient plus le droit d'habiter dans les mêmes immeubles que les "aryens".

Les Nazis prirent comme prétexte l'acte isolé d'un jeune Juif pour dépouiller l'ensemble de la population juive et pour l'exclure de toute vie sociale et les forcer à émigrer.


Source : Ushmm.org

23:37 Écrit par dorcas dans Nuit de christal | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pogrom, allemagne, nazi, juifs |  Facebook |

Voyage au bout de la Nuit

Voyage au bout de la Nuit

Par Danielle Attelan pour Guysen International News


70 ans après, la Nuit de Cristal reste dans les esprits comme le prélude aux camps de la mort et à l’extermination systématique des Juifs par les nazis. C’était un 9 novembre 1938. L'Allemagne nazie organisait un de ses plus vastes pogrom : une centaine d'assassinats sont perpétrés, 30.000 juifs sont arrêtés, des milliers de magasins pillés, 267 synagogues sont incendiées ou saccagées en Allemagne et en Autriche. Un violent tournant dans l’Histoire allemande sur lequel le centre culturel de Jérusalem a choisi de revenir par le biais d’une série d’évènements.

Egalement connu sous le nom de « la Nuit des éclats de verre », la Nuit de Cristal fait référence aux innombrables fenêtres et vitrines des synagogues, commerces et maisons des Juifs qui volèrent en éclat le 9 novembre 1938.

Des éclats de verres que les artistes du groupe « Zik » ont utilisés pour reproduire une synagogue détruite durant cette nuit de terreur. L’installation sera illuminée chaque soir de dimanche 9 au jeudi 13 novembre sur le toit du centre culturel Mishkenot Sha'ananim de Jérusalem.

Son inauguration marquera le lancement d’une série de cérémonies de commémoration et de conférences qui se tiendront la semaine prochaine au centre culturel en association avec le ministère des Affaires sociales.

Seront présents à la cérémonie d’ouverture, le ministre des Affaires Sociales Itzhak Herzog, également engagé dans la lutte contre l’antisémitisme, ainsi que les ambassadeurs allemands et autrichiens.

Mercredi 12 novembre, une conférence internationale réunira les participants autour du thème : « La nuit de Cristal : 70 ans plus tard ».
De nombreuses questions animeront les discussions, notamment les efforts de restauration des synagogues détruites durant la Nuit de Cristal, les politiques entreprises pour entretenir la mémoire des victimes ou encore la représentation artistique du Mal.

Une exposition à la galerie Dwek du centre, placée sous le thème de « la mémoire sélective », réunira à partir du 12 Novembre des artistes appartenant pour la plupart à la deuxième génération de survivants de la Shoah.

Le souvenir de la Nuit de Cristal se mettra en scène au théâtre Khan à Jérusalem le 13 novembre avec la pièce « A murderous affair », jouée par la troupe de Ruth Kaner.
Adaptée du roman de Manfred Franke, la représentation invite le public à revenir sur les événements de la nuit du 9 novembre à travers les yeux d’un adolescent de 13 ans.

A noter également, la cérémonie au musée de Yad Vashem dimanche 9 Novembre, avec la présence de survivants de l’Holocauste, des ambassadeurs allemands et autrichiens et du Prof. Yehuda Bauer qui animera une conférence sur le thème : « L’holocauste et l’Etat d’Israël ». Le débat sera suivi d’une cérémonie de recueillement dans la Salle des Noms.

Si l’Etat d’Israël a choisi de mettre ainsi en exergue l’anniversaire de la Nuit de cristal, c’est que les questions qu’elle suscite sont plus que jamais d’actualité.

Pour le président de la ligue anti-diffamation, Abraham H. Foxman, l’événement est essentiel pour comprendre que la lutte contre l’antisémitisme doit commencer dès les premiers signes de la haine.

Se souvenir de la Nuit de Cristal, c’est comprendre que le génocide est l’aboutissement d’un processus : la Shoahantisémitisme n’a pas surgi soudainement, mais a été préparé et annoncé par le franchissement progressif de plusieurs étapes.

Et dans cette route macabre menant vers l’ultime « solution finale », la Nuit de Cristal constitue un véritable tournant.

02/02/2010

1941: le barreau d'Anvers radie des avocats juifs; le barreau de Bruxelles résiste

1941: le barreau d'Anvers radie des avocats juifs; le barreau de Bruxelles résiste

A l'occasion de l'inauguration de l’exposition Lawyers without Rights visible au palais de justice de Bruxelles jusqu'au 16 février 2010, le bâtonnier Yves Oschinsky a rappelé l'historique lâcheté du barreau d'Anvers et le courage du barreau de Bruxelles: en 1941 l'un a accepté à l'unanimité de radier les avocats Juifs de son tableau, alors que l'autre s'y est refusé, sous la houlette du Bâtonnier Braffort qui sera assassiné à la fin de la guerre par des rexistes.

M° Oschinsky a rappelé le courage du Président Chirac ainsi que les conclusions du rapport du CEGES "La Belgique docile", selon lesquelles l'Etat belge a adopté durant la guerre une politique de collaboration indigne et désastreuse pour la population juive. Il a souligné que ce rapport, particulièrement documenté, n'a pas reçu d'écho suffisant.

Il évoque, dans son discours (à lire ci-dessous), la figure exemplaire de M° Régine Orfinger.

Discours prononcé par le bâtonnier Oschinsky lors de l'inauguration de l'exposition Lawyers without Rights.

C’est à un important moment de mémoire que nous vous convions. Un devoir de mémoire qu’illustre particulièrement la date du 27 janvier, date de la libération d’Auschwitz, proclamée par l’assemblée générale de l’ONU journée internationale à la mémoire des victimes de l’Holocauste.

C’est dans cette émouvante symbolique que le barreau de Bruxelles rend hommage aux avocats juifs d’Allemagne et de Belgique, victimes depuis 1933 du régime nazi.

Grâce doit être rendue à l’Allemagne qui, depuis la fin des années d’enfer et de honte, se retourne sur son passé noir, indicible d’inhumanité, de barbarie et d’horreur, qui assume ses responsabilités et tente d’apporter une forme de réparation. Le barreau allemand participe à cet acte mémoriel à travers l’organisation de cette expositionsur la situation des avocats juifs en Allemagne depuis 1933. (...)

J’évoquais il y a un instant la revisite de l’histoire et je voudrais rappeler le discours historique prononcé par le président Chirac, en 2005, à l’occasion de la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv, en reconnaissant la responsabilité de l’Etat français, dans la déportation des juifs de France. Je cite : « Ces heures noires souillent à jamais notre histoire et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’Etat français ».

La Belgique, hélas, fut docile ainsi qu’en témoigne l’étude confiée au CEGES, le Centre d’Etudes et de Documentations Guerre et Sociétés contemporaines, par le gouvernement, à la demande du Sénat de Belgique. Pourtant la responsabilité de l’administration belge ne fut jamais réellement affirmée et l’étude du CEGES, particulièrement documentée, n’a reçu qu’un écho insuffisant.Le CEGES conclut en effet que « les autorités belges ont ainsi adopté une attitude docile en accordant dans des domaines très divers mais cruciaux une collaboration indigne d’une démocratie à une politique désastreuse pour la population juive (belge comme étrangère) ».

Au plan des professions judiciaires, l’ordonnance allemande du 28 octobre 1940 ordonne l’exclusion des juifs de la magistrature et du barreau belge.Les barreaux d’Anvers et de Bruxelles adoptèrent à l’époque des attitudes très différentes.Le conseil de l’Ordre d’Anvers illustra la docilité décrite par le CEGES en exécutant les prescriptions contenues dans l’ordonnance nazie.

Je voudrais évoquer la situation de Me Régine Orfinger, avec une émotion personnelle toute particulière, celle du chef de l’Ordre à l’égard d’une figure admirable du barreau de Bruxelles et celle qui est mienne, à travers les souvenirs qui remontent à mon enfance, puisque Régine et ma mère étaient amies depuis le temps de leur jeunesse, lorsque toutes deux vivaient à Anvers.

Anvers où Régine Orfinger prêta le serment d’avocat en 1934, Anvers ou le 28 avril 1941, elle était, ainsi que d’autres avocats juifs, invitée devant le conseil de l’Ordre à présenter sa défense au sujet de l’exclusion des juifs de la fonction d’avocat, décidée par l’ordonnance du 28 octobre 1940.

Dans la note qu’elle a déposée pour sa défense, elle écrivait notamment :« Je me suis conformée aux obligations qui m’étaient imposées par l’ordonnance ; depuis le 31 décembre 1940, je n’exerce plus ma profession.En honneur et conscience, il ne m’a pas paru nécessaire de demander mon omission du tableau de l’Ordre des avocats puisque je n’exerce aucune activité qui serait incompatible avec le port du titre d’avocat.Je dois une fois de plus rappeler que l’ordonnance qui m’enlève le droit de pratiquer ma profession ne se réfère pas au tableau des avocats. Dans ces conditions, il m’est impossible de demander mon omission du tableau sans trahir mon serment et mon sentiment de l’honneur.Le conseil de l’Ordre doit donc décider si je mérite que mon nom soit radié du tableau.L’exclusion et la radiation sont en effet des peines disciplinaires qui ne sont possibles que dans les cas graves.Il ne peut être question d’une radiation administrative.Les membres du conseil de discipline doivent, en âme et conscience, décider s’ils trouvent convenable, de leur propre initiative, d’aggraver encore une situation qui me paraît suffisamment pénible ».

Le procès-verbal de la réunion du conseil de l’Ordre du 3 juillet 1941 indique que « le Conseil, à l’unanimité des voix, décide que les avocats suivants, inscrits au registre des juifs ou appartenant à la communauté juive, ou pour lesquels un doute existe quant à leur origine juive, seront exclus du tableau de l’Ordre et de la liste des stagiaires ».Régine Orfinger ainsi que seize confrères étaient ainsi purement et simplement radiés.

Au barreau de Bruxelles, le bâtonnier Louis Braffort, soutenu par son conseil de l’Ordre, s’adressa au général von Falkenhausen, en ces termes :« J’ai un devoir de conscience qu’aucune considération ne peut modifier, celui de dire que le principe même de l’Ordonnance est en opposition directe avec le Droit. Les autorités de l’Ordre ne pourraient en aucune circonstance prononcer contre les avocats d’origine israélite une mesure ayant le caractère d’une sanction disciplinaire. Nous avons prêté solennellement le serment de rester fidèles à la Constitution du peuple belge et nous ne pouvons manquer à ce serment ».

Le conseil de l’Ordre de Bruxelles, pour faire échec à l’exécution de l’ordonnance scélérate, refusa d’encore publier le tableau des avocats.Le bâtonnier Braffort prit position, sans relâche, avec courage, contre l’occupant. Il figurait sur les listes rexistes des personnalités belges à éliminer. Le soir du 22 août 1944, trois inconnus s’introduisirent chez lui et l’emmenèrent dans les locaux rexistes. Il a été lâchement assassiné, le 24 août 1944, à Wambeek, à quelques jours de la Libération.

Puisse l’évocation de ce passé douloureux aider l’Humanité à progresser et à forger un avenir meilleur.Plus jamais ça ! Souvenons-nous. Souvenons-nous aujourd’hui des victimes de l’Holocauste. Souvenons nous de nos confrères que nous honorons aujourd’hui.

source :http://www.restitution.be/communique-201001312223.html

22:50 Écrit par dorcas dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : allemagne |  Facebook |

Nuit et brouillard

Nuit er Brouillard

Nuit et brouillard

Au cours de la seconde guerre mondiale, de trop nombreux hommes ont été arbitrairement internés dans le camp de concentration de Natzweiler-Struthof en application du décret «  nuit et brouillard ». Exception faite des juifs, aucun prisonniers n’a été traité de façon aussi brutale que ces prisonniers « nuit et brouillard ». Un travail inhumain était censé à les faire disparaître et personne ne devait connaître leur sort.

L’auteur, qui a lui-même été prisonnier NN, allie témoignages et documents, détails et approche d’ensemble pour décrire à la fois l’existence de tous les prisonniers et celle de chacun d’entre eux.

La même question se pose toujours : comment peut-on, revenir à une vie normale après toutes ces épreuves ? Ou encore, plus simplement : comment peut-on survivre à 12 ou 14 heures par jours de travail inhumain et absurde dans des carrières, exposé au manque de nourriture, aux mauvais traitements, aux humiliations, au froid, au sommeil insuffisant, à l’absence d’hygiène et à des transports sans fin dans des wagons à bestiaux, sans jamais savoir de quoi le lendemain sera fait?

Kristian Ottosen est né à Solund en 1921, dans l’ouest de la Norvège. De 1940 à 1942, il travaille pour le mouvement de résistance Theta, à Bergen. Arrêté par la gestapo en 1942, il devient prisonnier NN et, jusqu'à la fin de la guerre, est interné dans différents camps de concentrations d’Allemagne : Sachsenhausen, Natzweiler-Struthof, Dachau, Ottobrunn, Dautmergen, Vaihingen et Neuengamme.

Histoire des prisonniers du camp de Natzweiler-Struthof : Auteur Kristian Ottosen

Traduit du Norvégien par Elisabeth et Christine Eydoux

01/02/2010

Comment, je me suis libéré de l'enfer d'Auschwitz.

Comment je me suis libéré de l'enfer d'Auschwitz, par Samuel Pisar

LEMONDE.FR | 29.01.10 | 21h22  •  Mis à jour le 29.01.10 | 22h08

 

Il y a soixante-cinq ans, jour pour jour, les soldats russes du maréchal Joukov libéraient Auschwitz, pendant que les armées alliées, sous le commandement du général Eisenhower, s'approchaient de Dachau. Pour un rescapé de ces deux enfers, d'être encore vivant et bien portant, avec une nouvelle et heureuse famille qui ressuscite pour moi celle que j'ai perdue, est franchement un peu surréaliste. Quand je suis entré, en 1943, à 13 ans, dans le sinistre abattoir d'Eichmann et de Mengele, je mesurais mon espérance de vie en termes de jours, de semaines tout au plus.

 

En plein hiver 1944, la tuerie à Auschwitz atteignait son paroxysme, engouffrant Juifs, bien sûr, mais aussi Tziganes, dissidents politiques, prisonniers de guerre, résistants ou homosexuels. Ailleurs, tout le monde sentait déjà que la seconde guerre mondiale touchait à sa fin. Mais nous, dans les camps, nous ne savions rien.

Nous nous demandions : qu'est-ce qui se passe dans le monde extérieur ? Où est Dieu ? Où est le pape ? Est-ce que quelqu'un là-bas sait ce qui nous arrive ici ? S'en préoccupent-ils ?

Pour nous, coupés du monde, la Russie était quasi défaite. L'Angleterre se battait, le dos au mur. Et l'Amérique ? Elle était si loin, si divisée. Comment pouvait-elle sauver notre civilisation face aux forces invincibles du mal absolu, avant qu'il ne soit trop tard?

La nouvelle du débarquement allié en Normandie mit longtemps à pénétrer jusqu'à nous, à Birkenau. Les rumeurs que l'Armée rouge avançait sur le front de l'Est semblaient aussi trop belles pour être vraies. Mais, alors que le sol se dérobait sous leurs pieds, la nervosité de nos geôliers devenait de plus en plus palpable. Les chambres à gaz vomissaient à présent feu et fumée, plus que jamais.

Un matin gris et glacial, nos gardes nous ordonnent de nous aligner, leurs chiens sauvages à l'appui, et nous chassent à travers le maudit portail du camp, avec son slogan tristement célèbre : "Arbeit macht frei" ("Le travail rend libre"). Ceux parmi nous qui étaient encore aptes aux travaux forcés seraient évacués vers le cœur de l'Allemagne. J'étais ivre d'anticipation. Le salut semblait si proche, et encore si loin. A la dernière minute, ils vont certainement nous tuer tous. La solution finale doit être achevée. Les derniers témoins vivants doivent être liquidés. Comment tenir un peu plus longtemps ? J'avais 15 ans, à présent, et je voulais vivre.

Nos marches de la mort, d'un camp vers l'autre, continuaient jusqu'à ce que nos tortionnaires et nous commencions à entendre des explosions distantes, qui ressemblent au feu de l'artillerie. Un après-midi, nous sommes rasés par une escadrille de chasseurs alliés, nous prenant pour des fantassins de la Wermacht. Pendant que les SS se jettent à terre, leur mitrailleuses tirant dans tous les sens, quelqu'un près de moi hurle : "Fuyez !" J'arrache mes sabots de bois et m'élance désespérément vers la forêt. Là, je me cache, avec quelques camarades, pendant des semaines, jusqu'à ma libération par une compagnie de GI américains. Oui, le miracle s'est produit. Je suis libre. Mon calvaire, mon duel acharné avec le destin est terminé. Mais pourtant ce n'est pas encore le happy end. Soudain, je me trouve face à un insupportable moment de vérité. Je prends conscience du fait que je suis irrévocablement seul. Que je suis l'unique survivant d'une grande famille. Que tous les garçons et filles de mon école – littéralement tous – ont également été exterminés, avec le million et demi d'enfants qui ont péri dans l'Holocauste. Tous ces enfants qui n'ont pas vécu, ces écrivains qui n'ont pas écrit, ces musiciens qui n'ont pas joué, ces savants qui n'ont pas inventé, et qui auraient tant enrichi notre monde.

Et moi, que vais-je devenir ? Où vais-je aller ? Ma ville natale, Bialystok, est une ruine, occupée par les Soviétiques. Y a-t-il un lieu sur cette terre où je pourrai me sentir chez moi ? Il n'y avait pas encore d'Israël à cette époque ; et le mandat britannique avait scellé les frontières de la Palestine aux émigrants Juifs. Je m'empare d'une puissante moto que j'ai piquée dans une caserne allemande. Je parcours jour après jour les autoroute de Bavière comme un fou, à une vitesse inouïe, souvent avec une fraulein à l'arrière. Je fais du marché noir, achetant des cigarettes aux soldats américains pour les troquer contre de la nourriture et de l'alcool. Bref, je dérape vers l'autodestruction.

C'est à ce moment-là que ma tante française, Barbara, la sœur de ma mère, et son mari, Léo Sauvage, journaliste et correspondant de guerre – eux-mêmes sauvés par les Justes de Chambon-sur-Lignon – me récupèrent des décombres de l'Allemagne. Ils m'amènent à Paris, où je goûte la vraie liberté pour la première fois. Six mois plus tard, je suis expédié aux antipodes, en Australie, pour oublier et me remettre de l'Europe sanguinaire et fratricide de mes cauchemars. Et là commence ma longue et difficile réhabilitation. Peu à peu, je me tourne vers l'avenir. Je comprends que survivre physiquement ne suffit pas. Qu'il me faut survivre moralement, spirituellement et intellectuellement aussi. Que la destruction pratiquée par le IIIe Reich sur moi et sur mon peuple doit s'arrêter.

C'est avec une détermination sans bornes que je recommence à pomper mon adrénaline. Cette fois, dans une toute autre dimension, mais avec la même énergie du désespoir, comme si ma vie en dépendait à nouveau. Je rattrape rapidement les six années de scolarité perdue. Et par la suite, les universités de Melbourne, de Harvard et de la Sorbonne font le reste. A 25 ans, à peine neuf ans après ma libération, je suis attaché aux Nations unies à New York, puis conseiller juridique au cabinet du directeur général de l'Unesco. C'est la rage de vivre, d'apprendre et de créer qui m'a porté des bas-fonds de la condition humaine vers quelques-uns de ses sommets. La journée internationale établie par les Nations unies pour commémorer la Shoah est un important relais pour la transmission de la mémoire vers l'humanité, qui en a tant besoin. Mais nous devons non seulement pleurer les morts, mais aussi avertir les vivants contre les nouvelles catastrophes qui nous guettent tous.

Aujourd'hui, nous, les derniers survivants de la plus grande catastrophe jamais perpétrée par l'homme contre l'homme, disparaissons les uns après les autres. Bientôt, l'Histoire va se mettre à parler, au mieux, avec la voix impersonnelle des chercheurs et des romanciers. Au pire, avec celle des négationnistes, des falsificateurs et des démagogues qui prétendent que la Shoah est un "mythe". Ce processus a déjà commencé. C'est pourquoi nous avons un devoir viscéral de partager avec nos prochains la mémoire de ce que nous avons vécu et appris dans la chair et dans l'âme. C'est pourquoi nous devons alerter nos enfants, Juifs et non-Juifs, que le fanatisme et la violence qui se répandent dans notre monde à nouveau enflammé, peuvent détruire leur univers comme ils ont jadis détruit le mien.

La fureur du tremblement de terre en Haïti, qui a emporté plus de cent cinquante mille vies, nous apprend combien la nature peut être cruelle avec l'homme. La Shoah, qui a décimé un peuple entier, nous a appris que la nature, même dans ses moments les plus cruels, est bénigne par rapport à l'homme quand il perd sa raison et ses repères moraux. Après les torrents de sang versé, un élan de compassion et de solidarité pour les victimes, toutes les victimes – soient-elles les victimes de catastrophes naturelles, de haine raciale, d'intolérance religieuse ou de violence terroriste – un fragile espoir surgit parfois ici ou là. Il est difficile de cerner le potentiel pour l'avenir de ces sentiments généreux. Entre-temps, divisés et confus, nous hésitons, nous vacillons, comme un somnambule au bord de l'abîme. Mais l'irrévocable ne s'est pas encore produit. Nos chances restent intactes. Prions que l'homme puisse s'en saisir et apprenne à vivre avec son prochain.

Malgré le cynisme pervers qui est propagé par les démons génocidaires, je me permets de dire : oui, il existe un travail qui rend libre. Il est enraciné dans l'éducation, dans la science, dans la culture et surtout dans la fraternité et la paix.

Samuel Pisar est avocat international, auteur de l'ouvrage Le Sang de l'espoir.


00:01 Écrit par dorcas dans Témoignages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : juifs, gaz, ss, shoah, auschwitz, dachau, allemagne |  Facebook |

24/01/2010

Camps nazis en Allemagne

Camps nazis en Allemagne

Camps nazis dans la grande Allemagne

Source :http://www.ushmm.org/wlc/media_nm.php?lang=fr&ModuleId=14&MediaId=805

23:42 Écrit par dorcas dans Carte des Camps | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : camps, nazis, allemagne |  Facebook |

18/01/2010

Le camp de Dachau

Le camp de Dachau

Le camp de Dachau fut mis en service le 31 mars 1933, quelques jours après le vote des pleins pouvoirs à Adolf Hitler par le Reichstaq.

Ce fut le premier camp de concentration important construit en Allemagne, l'un des rares construits avant la mort du président Hindenburq en 1934. Il fut tout d'abord le lieu d'internement des opposants politiques, mais il accueillit également par la suite des juifs de Bavière, des prisonniers de guerre soviétiques et des femmes ainsi que des homosexuels et Tsiganes. Chacun y connut la souffrance, la faim et y côtoya la mort. Dachau comptera plus de 100 kommandos qui, avec le camp central, regrouperont 75 000 détenus. Son existence était connue en dehors des frontières dès 1934. Il était considéré par les nazis comme représentant le prototype des camps au même titre que plus tard, le camp d'Auschwitz. Ce fut le commandant Théodore Eicke qui en développa les plans. Plus tard, Eicke devint d'ailleurs inspecteur en chef de l'ensemble des camps.

De l'extérieur, le camp semblait un banal poste militaire entouré d'un haut mur de briques. Des tours de garde bordaient l'ensemble. À l'entrée, sur le portail noir (cf. image ci-dessous), on peut aujourd'hui encore, lire l'inscription suivante : (de) Arbeit Macht Frei; le travail rend libre. Mais le but ultime de cette opération nazi était la mort. S'y trouvaient en garnison un corps de SS ainsi que des agents de la Gestapo. Les prisonniers étaient entassés dans des baraquements (il y avait 34 baraques), chacune devant contenir 208 prisonniers, mais, du fait du surentassement, au moment de l'arrivée des soldats américains, certains baraquements contenaient 1 600 détenus dont la plupart dans un état cadavérique, ne portant que la peau sur les os. Le camp reçut ainsi plus de 200 000 prisonniers venus de plus de 30 pays. Ils étaient confrontés à l'enfer : travaux forcés dans les pires conditions (froid, chaleur, etc.), sévices sur le corps, manques insaisissables de nourritures, manque d'hygiène, suicides forcés,...

En juin 1944, un premier convoi de plusieurs centaines de Français arriva à Dachau. Le 2 juillet 1944, un convoi partit de Compiègne avec plus de 2 000 détenus : à son arrivée, le 5 juillet, il y avait plusieurs centaines de morts.

Selon les enregistrements répertoriés, plus de 30 000 personnes périrent dans le camp même. En 1945, une épidémie de typhus se déclara, entraînant de nombreux décès, dont celui de René Carmille, le 25 juillet 1945. C'est à cette époque qu'une chambre à gaz fut adjointe, bien qu'il n'ait jamais été prouvé qu'elle fut utilisée. Les malades et les inutiles étaient plutôt transférés au sinistre château de Hartheim, où des milliers furent assassinés au gaz. À l'intérieur du camp, se trouvait une station expérimentale dirigée par le docteur Sigmund Rascher où des médicaments furent expérimentés sur les prisonniers, notamment pour tester leur résistance à la maladie. De plus, de nombreux prisonniers furent transférés vers d'autres camps afin d'éviter la trop forte densité, génératrice de l'extension de l'épidémie.


Camp de Dachau

Camp de Dachau

Les prisonniers vivaient dans des lits superposés et ils se battaient pour avoir les lits supérieurs afin de ne pas recevoir les excréments qui suintaient vers le bas. Ceux qui essayaient de s'échapper et qui étaient repris subissaient un traitement spécial de punition dans un cantonnement tenu par les SS et la gestapo avec pratique de la torture. Ces traitements aboutissaient souvent à la mort. Lors de l'épidémie de typhus, de nombreux corps furent jetés dans les fosses communes.

Les Allemands pénétraient peu dans les lieux et l'état-major restait cantonné à la Kommandatur. La discipline était faite par les kapos qui étaient choisis par les Allemands parmi les plus pervers des prisonniers.

23:47 Écrit par dorcas dans Camp Dachau | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : camp, ss, allemagne, dachau, gestapo, gaz, typhus |  Facebook |

Camp de Compiègne-Royallieu

Camp de Compiègne-Royallieu

Camp de compiègne-Royallieu


Le camp de Compiègne-Royallieu est, après Drancy, le deuxième camp d’internement de France sous l’Occupation. Il reçut près de 54 000 personnes : Résistants, Juifs, droit commun.

Le camp est un faubourg situé au sud de Compiègne.

A Royallieu, les détenus sont internés environ 1 mois dans le camp, ce n’est qu’une étape de leurs douloureux voyages.

On ne peut pas comparer les conditions d’internement du camp de Royallieu avec celles des camps d’exterminations ou de concentration mais la pénurie de nourriture, l’absence de soins, victime de traitement de leurs geôliers, le choc psychologique provoqué par l’internement, ont conduit des prisonniers à la maladie et à la mort.

Sur les 54 000 personnes détenues à Compiègne-Royallieu, environ 50 000 ont été déportées vers les camps nazis. Cinquante-quatre convois sont partis de Compiègne entre mars 1942 et août 1944. Les convois déportant en moyenne un millier de personnes à chaque fois.

Les prisonniers du camp de Compiègne-Royallieu sont transférés dans des camps de concentration allemands ou dans des camps d’extermination situés dans les territoires annexés d’Europe centrale (Pologne). La majorité des détenus de Compiègne sont partis pour les camps de Buchenwald et de Mauthausen (Allemagne). Mais il y avait d’autres destinations. Les femmes ont été déportées vers le camp de Ravensbrück (Allemagne). Les premiers convois de Juifs sont partis de Compiègne en 1941 vers Auschwitz-Birkenau (Pologne).