26/06/2014

26 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

26 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1096 



- Les troupes de la première croisade atteignent la ville d’Eller (Allemagne), où elles massacrent durant deux jours la communauté local qui compte 300 juifs. 3 seulement survivent.



1221

- 

Un groupe de pèlerins en route pour la Terre sainte attaque le quartier juif d’Erfurt (Allemagne). 26 juifs périssent.



1919 



- 8 juifs sont tués à Kornin (Kiev) au cours du troisième pogrom déclenché en cinq mois par des allié de l’Armée nationale ukrainienne et des paysans des environs.

1941

- Les fascistes lituaniens fusillent plusieurs milliers de juifs  (Lituanie).



- 5 juifs sont fusillés, les hommes sont emprisonnés et les autres obligés d’abandonner leurs maisons et de quitter la ville quand les Allemands occupent Dünaburg (Lettonie) où vivent 22 500 juifs.

- A Bereza, près de Brest-Litovsk ( Biélorussie), les SS incendient la synagogue, ainsi que les maisons avoisinantes, et tuent de nombreux juifs.


Massacre des Juifs de Jassy, en Bessarabie, par les Allemands et les Roumains.

1942

- Après avoir diffusé au mois de mai 1942 à la BBC à Londre des informations sur l’assassinat des juifs polonais, elle renouvelle le 26 juin 1942 , le président américain Rosevelt et le premier ministre anglais Churchill donnerent aux allemands un avertissement public sur le meurtres des juifs d’Europe mais l’idée principal dans le monde était de gagner la guerre avant tout.

1943

- Les SS liquident le ghetto de Buczacz (Ukraine).



- Début de la liquidation du « petit ghetto » de Czestochowa, à l’ouest de Varsovie, bien que la résistance juive tente de se défendre. Plusieurs centaines de juifs sont tués sur place par les SS, 1 000 environ sont déportés dans un camp et 4 000 autres sont expédiés au camp de travail forcé de Hasag, où ils travaillent dans une usine. 



- Le ghetto de Dabrowa-Gornicza (province de Katowice, Pologne) est liquidé. 2 000 juifs environ sont déportés au ghetto de Srodula, dans la banlieue de la ville de Sosnoviec (Silésie) puis au camp d’extermination d’Auschwitz. Dabrowa-Gornicza est déclaré « libéré de ses juifs ».

- En ce jour  un convois de Juifs part du camp italien, Fossoli di Capri près de Modène pour Auschwitz.

1944.

- Début de la déportation des 12 000 juifs de Debrecen (Hongrie) au camp d'extermination d'Auschwitz. Bien peu de déportés survivront.

- Les SS déportent 485 juifs des villes de Fossoli et de Vérone au camp d'extermination d'Auschwitz.

23/06/2014

23 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

23 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1270



- 7 juifs de Wissembourg (Allemagne) sont arrêtés sans raison, torturés et exécutés.



1298 



- Les persécutions de Rindfleisch, du nom d'un chevalier allemand de la ville de Roettingen (Franconie), détruisent 146 communautés Juives en Allemagne centrale et méridionale.

- A Windsheim (Franconie), 55 juifs périssent sur le bûcher.

- 900 juifs de l'importante communauté de Würzburg sont massacrés, dont une centaine de réfugiés originaires d'autres localités.

- Dans la petite ville de Neustadt an der Aisch, 71 juifs sont brûlés vifs. 



1475 



- Un enfant chrétien, Simon de Trente (Italie), ayant été trouvé mort, Samuel, un juif riche, et plusieurs de ses coreligionnaires sont accusés du meurtre et soumis à la torture. L'enfant est considéré comme un martyr, tandis que les juifs sont emprisonnés et torturés en mars et en avril. Le 23 juin, Samuel est brûlé sur le bûcher, les autres sont brûlés ou rompus sur la roue. Simon de Trente a été vénéré comme martyr jusqu'à l'intervention de Vatican en 1965.



1919



- 45 juifs sont égorgés, de nombreux autres grièvement blessés et 35 femmes juives violées quand des révoltés par les alliés de l'Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura, se livrent à un pogrom à Skvira (Kiev).

- 5 juifs sont massacrés par le neuvième régiment Strelkovky lors d'un pogrom à Verkhova-Bibikovo . 



1941



- 8 juifs sont fusillés lors de l'entrée des Allemands à Sokal (Ukraine).



- Les troupes allemandes occupent la ville de Bereza(Biélorussie), qui compte 3 000 habitants juifs. Plusieurs maisons juives sont pillées.



1942 



- Les SS assassinent 850 juifs à Wielopole (Pologne). 



- Au camp d'extermination d'Auschwitz, la première sélection pour les chambres à gaz a lieu sur le quai de la gare lors de l'arrivée d'un train en provenance de Paris.



- 10 membres de la police juive du ghetto de Varsovie sont fusillés, accusés d'avoir servi d'intermédiaires entre des gendarmes allemands et des passeurs d'armes et de vivres. Ils faisaient partie d'un groupe de 110 prisonniers. Les Allemands emmènent les autres vers une destination inconnue.

- Directive de Leibbrand, chef des opérations de la Reichsbahn, concernant la déportation de 90.000 juifs de l'Europe Occidentale, dont 40.000 juifs de France, 40.000 de Hollande et 10.000 de Belgique. 
- A cette date, vingt camions spéciaux ont été livrés pour les opérations itinérantes d'extermination.

1943

- En Galicie, les ghettos sont dissouts : à l'exception des camps, tout le district est considéré comme « purgé des Juifs ». Le nombre des victimes est évalué à 430.329.

- Départ d’un convoi du camp de transit de Drancy pour le camp d’extermination d’auschwitz avec 1018 déportés, 518 seront drectement envoyés dans les chambrs à gaze 109 personnes survivront à la libération.

1943.

- Un train quitte Paris pour le camp d'extermination d'Auschwitz avec 1 000 déportés juifs, dont 100 enfants de moins de seize ans et 13 bébés. Tous sont tués dès leur arrivée.

- Tous les pensionnaires de la maison de retraite juive de Moravska-Ostrava (Tchécoslovaquie) sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz.

- Les SS déportent 1 800 juifs de Strzemieszyce (Pologne) au camp d'extermination d'Auschwitz.

- 1 018 juifs sont déportés du camp de regroupement de Drancy au camp d'extermination d'Auschwitz. 518 sont gazés dès leur arrivée. 72 hommes et 37 femmes survivront.

1944

- 23 juin au 14 juillet,  déportation de 9 000 Juifs du ghetto de Lodz.



22/06/2014

22 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

22 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

 



1639 



- Un autodafé a lieu à Valladolid (Espagne). L’Inquisition condamne 28 personnes au bûcher, dont dix accusées de « judaïser ». 



1911 



- Accusé du meurtre rituel d’un garçon de douze ans, le juif Mendel Beilis est arrêté à Kiev (Ukraine), ce qui provoque des excès antijuifs. Après avoir passé deux ans en prison, Mendel Beilis sera acquitté le 28 octobre 1913, défendu par les plus célèbres avocats de Moscou.



1941 



- 300 juifs sont fusillés quand l’armée allemande occupe le village de Beresteczko (Ukraine). Les juifs sont installés à Beresteczko depuis 1523.

- Les fascistes ukrainiens se livrent à un pogrom au cours duquel de nombreux juifs sont tués à Kaunas (Lituanie). 

- Himmler ordonne à Rudolf Höss de mettre au point des installations pour l’extermination massive des juifs à auschwitz.

- Les troupes allemandes envahissent les territoires de l’URSS, les groupes d’engagement éxécutent les Juifs par dizaines de milliers.

- Entre le 22 juin et le 16 juillet 1941, 59.260 Juifs ont déjà été liquidés en URSS.

1942



- Les SS et des collaborateurs baltes tuent 1 600 juifs à Grodek (Biélorussie).


- 2 000 juifs de Smolensk (Biélorussie) sont assassinés par les SS quand ils quittent le ghetto de Sadki sur des camions à gaz en direction de Mogalenchtchina.



- 1 000 hommes, femmes et enfants sont déportés dans un convoi qui part du camp de regroupement de Drancy au camp d’extermination d’Auschwitz. 29 juifs seulelment survivront lors de la libération par l’armée soviétique, en 1945.

- Les femmes et les enfants seront majoritaires dans les trains de la mort. Ils sont environ 76 000 à être partis, 62 000 adultes et 11 000 enfants ne sont pas revenus

- Eichmann informe Rademacher que des accords avaient été passés avec les chemins de fer pour déporter à Auschwitz 100.000 juifs venant des Pays Bas, France et Belgique. 40.000 juifs hollandais sont concernés.



1943 



- 80 juifs sont fusillés par la Gestapo durant deux jours à Bedzin (Pologne).

1944

- Gazage de Polonais et de Biélorusses au camp de concentration de Stutthof.

1944.

- 700 juifs de Borislav (Ukraine) sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz, où les SS les tuent dès leur arrivée.

21/06/2014

21 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

21 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1306

- Philippe IV de France (le Bel) expulse les Juifs de France, confisque leurs biens et s’approprie leurs créances. 100 000 Juifs environ sont expulsés et prennent en majorité le chemin de l’Espagne. Beaucoup s’installent dans des régions attenantes à la France, au cas où il leur serait permis de rentrer en France.

1649

- 

Les cosaques de Bogdan Chmielnicki prennent Basilei (Ukraine) et massacrent plusieurs centaines de familles juives.



1919

- 

30 juifs sont massacrés lors d’un pogrom auquel se livrent des troupes alliés de l’Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura, à Brussilov (Kiev).



1943



- Création d’un ghetto à Lwow (Ukraine). Il sera liquidé à peine une semaine plus tard : 13 000 juifs sont assassinés par les SS dans les sablières de Piaski au camp de Janovska ou dans le cimetière juif.



- 300 artisans juifs, employés par les autorités allemandes, sont assassinés par les SS à Lwow (Ukraine). 



- 300 juifs sont brûlés vifs par les nazis dans le ghetto de Grodek (Ukraine).

- 73 juifs et 30 juives sont sélectionnés par le Dr Berger au camp d’extermination d’Auschwitz et envoyés au camp de Natzweiler (Alsace), où ils sont mis à mort. Leurs squelettes viennent enrichir les collections d’anatomie de l’université de Strasbourgs

- Himmler ordonne la transformation dans l'Ostland des ghettos en camps de concentration. Himmler ordonne la suppression des ghettos en Pologne. Le chemin des Juifs se termine dans les chambres à gaz.

1944.

- 4 juifs sont déportés de Vienne (Autriche) au camp de concentration de Theresienstadt.

- Ce jour, 200 juifs sont embarqués sur de vieux bateaux de pêche dans le port d'Héraklion (Grèce). Les autorités allemandes conduisent les bateaux en pleine mer, où ils sont coulés.

18/06/2014

18 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

18 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.



1942

- 

2 500 juifs de Kolbuszova (Ukraine) sont assassinés en deux jours par les SS et la police ukrainienne.

- Les SS assassinent 1 200 juifs à Rudnik (district de Lvov). 



1943 



- 16 juifs de Bamberg et 70 autres de Nuremberg (Allemagne) sont déportés au camp d’extermination d’Auschwitz. 



1944

- 

Les 250 juifs de la communauté de Kalocsa (Hongrie) sont déportés au camp d’extermination d’Auschwitz.

17/06/2014

17 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

17 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1718

- 

Lors d’un autodafé tenu à Coimbra (Portugal), 60 « judaïsants » sont condamnés à la prison ou aux galères. Deux d’entre eux, , sont garrottés puis brûlés sur le bûcher. 



1919

- 800 juifs sur les 900 qui habitent Dubovo (Ukraine) sont décapités au cours du plus sadique des nombreux pogroms déclenchés par des unités relevant directement de Simon Petlioura et de son Armée national ukrainienne.



1941



- Les juifs du ghetto de Lowicz (Pologne) sont déportés à Varsovie ou assassinés. Lowicz est considéré comme « purifié de ses juifs ».



1942



- Les SS encerclent le ghetto de Druja, petite ville de Biélorussie où vivent 1 200 juifs. Ces derniers sont tous tués, à l’exception d’une cinquantaine qui parviennent à fuir et à rejoindre les partisans actifs dans la région de Balnia.

- 

Les 4000 juifs de Czernovitz (Ukraine), jusque-là protégés par le maire de la ville, Traian Popovici, sont déportés sur l’autre rive du Bug, où les nazis tuent plus de 2 500 d’entre eux.



1943



- 57 juifs déportés de Würzburg (Allemagne) au camp d’extermination d’Auschwitz sont assassinés.

1944


- 1.795 juifs sur 2.000 sont arrêtés et déportés de Corfou.

08/06/2014

8 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

8 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1288 



- 104 juifs sont massacrés dans la ville de Bonn (Allemagne), accusés de meurtre rituel sur un enfant chrétien d'Oberwesel. La rumeur se répand ensuite dans les environs, ce qui entraîne la propagation des persécutions.



1919

- 

Au cours d'un pogrom qui dure six jours, des unités de l'Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura pillent les habitations et les magasins juifs à Dunayevtzy . Sept juifs sont tués et deux autres grièvement blessés.

1942

- 1 200 juifs de Graboviec (du côté de Lublin) sont déportés au camp d'extermination de Sobibor.

1943 



- Les SS fusillent 100 juifs à Rava-Ruska (Ukraine).

- 
880 juifs sont déportés de Salonique (Grèce) au camp d'extermination d'Auschwitz.

- 

Deux transports avec, respectivement, 2 397 et 3 017 déportés juifs, quittent le camp de regroupement de Westerbork à destination du camp d'extermination de Sobibor.



- 5 000 juifs sont assassinés par les SS lors de la liquidation du ghetto de Zbarazh (Ukraine). 60 juifs seulement survivent à la guerre.

07/06/2014

7 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

7 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

1884 



- 6 adultes et 1 enfant juifs sont tués lors d'un pogrom où le pillage accompagne le massacre à Nijni-Novgorod (Russie). 



1891

- 

Une accusation de meurtre rituel contre les juifs de Konitz (Allemagne) s'accompagne d'une agitation antijuive. Quand le vrai coupable du crime, un boucher chrétien, est enfin arrêté, la foule chrétienne, enragée saccage la synagogue. 



1919 



- 4 juifs sont tués et de nombreuses femmes juives violées quand des unités de l'Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura se livrent durant deux jours à un pogrom à Lantzkuron.

1942

- 
Port obligatoire de l'étoile jaune en zone occupée, décrété par les autorités allemandes.

1943

- Le Reichsführer SS Heinrich Himmler est informé des résultant des expérimentations médicales sur des détenus. A Ravensbrück des femmes cobayes sont utilisées pour des expériences sur la stérilisation.

- A Auschwitz, le Dr Clauberg rapporte que 1 000 femmes et jeunes filles sont stérilisées par jour .

1944

- Pendnat 2 jours, 5 000 juifs de Györ (Hongrie) sont enfermés dans un camp.

- 

Les juifs internés dans la briqueterie de Kosice (Tchécoslovaquie) sont déportés par les SS, en même temps que des non juifs qui ont tenté de les aider. 



05/06/2014

5 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

5 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.



1670



- Le ghetto de Vienne (Autriche) compte 4 000 habitants. Il s’est repeuplé après la tragédie du 12 mars 1421. Mais le 5 juin est la date limite fixée pour leur expulsion s’ils n’acceptent pas le baptême. Cette limite sera prolongé jusqu’au 25 juillet.

1919

- 27 juifs sont massacrés à Felchtin lors d’un pogrom auquel se livrent des unités de l’Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura.

1940.

- Un juif figure parmi les Polonais tués lors d'une Action de la Gestapo à Ciezkovice (district de Chrzanów).


1942 


- 1 000 hommes, femmes et enfants de nationalité étrangère sont déportés par les nazis du camp de Compiègne au camp d’extermination d’Auschwitz. 32 juifs seulement ont survécu.

- 

Entre 3 et 4 heures du matin, la police roumaine de Czernovitz (Ukraine) déporte en Transnistrie, dans des wagons à bestiaux, environ 70 malades de l’hôpital juif.

- 1 000 juifs sont déportés de Vienne (Autriche) à Izbica (Pologne).

- 

Les nazis incendient la synagogue de Ceské Budejovice (Tchécoslovaquie). 




- En France, départ d'un 2e convoi de 1.000 Juifs du camp de Compiègne pour Auschwitz.

1943 



- Le ghetto de Brody (Ukraine) est liquidé en trois jours. Près de 10 000 juifs sont déportés au camp d’extermination de Belzec.

- Les SS et la police ukrainienne massacrent 700 juifs à Borszczov (Ukraine). 





- 1 266 enfants juifs de moins de seize ans, internés au camp de regroupement de Westerbork, sont déportés au camp d’extermination de Sobibor et gazés dès leur arrivée.



- 150 travailleurs juifs sont assassinés par les SS après la liquidation de leur camp situé dans l’usine Ruzki à Minsk Mazowiecki (Pologne).

- Speer et Goebbels organisent ensemble une manifestation devant les « travailleurs de l’Armement » au Palais de Sports de Berlin. L’événement est retransmis par la radio. Goebbels y prône l’élimination des Juifs. 


- 1.250 enfants de moins de 16 ans sont déportés des Pays Bas vers Sobibor et gazés.

1944.

- Les juifs de Szekesfehervar (Hongrie) et de sa région sont regroupés dans des camps et des baraquements.

04/06/2014

4 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

4 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.
 

 

1919 



- 100 juifs sont égorgés lors d’un pogrom qui dure six jours, victimes des soldats de l’Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura et de la population locale, à Kamenetz-Podolskiy (province de Podolie).



1940 



- 29 personnes, des juifs pour la plupart, sont fusillés par la police allemande dans le village de Celiny (Pologne). 



1941


- En Croatie, nouvelles mesures racistes : les transports et les lieux publics sont interdits aux Juifs, aux Serbes et aux Tziganes. 1.260 Serbes sont brûlés vifs dans une église à Glina.

1942 



- La déportation des juifs du ghetto de Cracovie s’étend sur deux jours. Arthur Rosenzweig, président du Conseil juif, est fusillé avec sa famille : les nazis lui reprochent de se montrer peu coopératif.



1943



- 400 juifs sont massacrés par les SS et la police ukrainienne dans le village de Kozova (Ukraine).

1944.

- 16 juifs sont déportés de Florence au camp d'extermination d'Auschwitz.

03/06/2014

3 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

3 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1096



- Les volontaires de la première croisade arrivent devant Xanten (Allemagne) où des juifs de Cologne avaient été envoyés par l’évêque de la ville afin de sauver leur vie. Lors de la prière du Kiddoush au début du sabbat, les croisés attaquent la tour où les réfugiés se trouvent en prière. 60 juifs se suicident avant que le massacre commence.

1940 



- Les premières mesures concernant les juifs sont annoncées à La Haye. Les juifs ne peuvent plus être fonctionnaires ni travailler dans un service public. Avant l’occupation allemande, 13 900 juifs environ vivaient à La Haye. A la fin de la guerre, 1 238 seulement avaient survécu.

1942.

- 3 000 juifs du ghetto de Braslav (Biélorussie) sont massacrés par les SS. Les paysans des environs et les habitants de la ville sont invités à assister au massacre. Des résistants juifs aident un groupe de juifs à fuir.

- 200 juifs sont assassinés par les SS à Molczadz (Biélorussie).

1943.

- 900 juifs sont massacrés par les SS et la police ukrainienne à Trembovla (Ukraine).

1944

- Suite aux négociations entre Eichmann et Kastner, sur la possibilité d’échanger la vie de 400 000 Juifs contre 40 000 camions, Eichmann répond à Kastner : « je dois nettoyer les villes de province des ordures juives. Je dois retirer les Juifs de ces provinces. Je ne peux pas jouer le rôle du sauveur des Juifs ». La négociation n’aboutira pas.

- 21 hommes, 29 femmes et 69 enfants, soit 119 personnes au total, dont de nombreux juifs, sont brûlés vifs à Petschjup (Lettonie).

- 496 internés juifs du camp de regroupement de Westerbork sont déportés au camp d’extermination d’Auschwitz.



02/05/2011

Après Auschwitz

Après Auschwitz

 

 

Aliza Rothman, rescapée d’Auschwitz,  croyait avoir tout perdu, son mari, sa famille  et sa fille de quelques années, placée chez une famille chrétienne. Mais après la guerre elle retrouve la trace de sa fille de cinq ans. Aliza et Sarah arrivent en Israël. Aujourd’hui, ce jour du Yom Hashoah, où tout Israël s’arrête pour se rappeler, Aliza a 90 ans.  Dans son petit appartement de Haifa, Aliza entourée de sa fille agée de 70 ans, de sa petite fille Anat, 51 ans, de son arrière petite fille, Idilly, 25 ans, et de son arrière arrière petit fils Moriel de 3 mois,  se réunissent comme chaque mois. On les prend en photo, Aliza regarde ces quatre générations et éclate de rire, C’est ma vengeance, la vraie.

Aliza et Sarah, les premières années en Israël

L’histoire d’Aliza a été racontée par le Yedihot, la photo est de Adi Adar

http://www.juif.org/go-blogs-34331.php

23:35 Écrit par dorcas dans Actualités, Témoignages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : auschwitz |  Facebook |

24/03/2011

Ghetto Bedzin

Le ghetto de Bedzin

 

NAZIGHETBEDZ0001.jpgLe 9 septembre, les Allemands incendient la synagogue principale et cinquante maisons avoisinantes.

 

 

 

 

Bedzin ghetto de Bedzin se trouve en Pologne.

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Certains Juifs travaille obligatoirement dans la ville, d'autre sont envoyé en Allemagne pour y travailler.
En mai 1942 débutent les déportations vers Auschwitz et au mois d'août de la même année 5.000 Juifs sont envoyés dans les chambres à gaz de Birkenau

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Au printemps 1943, les Juifs sont confinés dans un ghetto installé à Kamionka, le ghetto de la ville voisine de Sosnowiec. Le 1 août 1943, les SS liquident le ghetto. Il y a quelques actes de résistance armée isolés, rapidement anihilés. La liquidation prend plus de deux semaines et plusieurs milliers de Juifs sont déportés à Auschwitz-Birkenau.
Quelques juifs de Bedzin sont revenu dans la ville après la guerre, mais la communauté n'a jamais été rétablie.

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03:33 Écrit par dorcas dans ghetto bedzin | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ghetto, synagogue, pologne, gaz, auschwitz, juifs |  Facebook |

14/03/2011

Ghetto Mlawa

Ghetto Mlawa

 

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Entrée du ghetto

 Début novembre 1939 les Allemands détruisent toutes les synagogues de Mlawa et des environs.

Les 7 et 8 décembre 1940 le ghetto est prêt pour acceuillir les 2450 Juifs «officiellement» recensés à Mlawa par les Allemands.

 

 

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travail dans le ghetto

 

 

D'autre juifs de Rypin, Lipno, Dobrzyn, Szrensk,Radazanow et Zielun vont les rejoindre, le ghetto est surpeuplé et les conditions sont inhumaines et le typhus fait sont apparition.

Un hôpital de 40 salles est aménagé et grâce aux juifs qui travaille en dehors du ghetto, ils organisent par contrebande l'approvisionnement alimentaire mais le 25 janvier 1942, les Allemands arrêtent 25 juifs qui sont accusé de trafic de contrebande, tous seront envoyés dans différents camps dont ils ne reviendront jamais.

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Mur du ghetto

Le 18 avril 1942. Devant la foule rassemblée, la Gestapo pend 4 jeunes hommes pour fait de contrebande.

Plus tard d'autre juifs seront pendu, les nazis choisissent des hommes dans l’assistance et leur ordonnent de retirer les caisses de bois sur lesquelles se trouvent les condamnés ensuite,les allemands ouvrent le feu sur la foule, il y a de nombreux morts sur le sol et le même jour deux femmes seront exécutées.

Un peu plus tard, 50 jeunes juifs sont fusillés devant une fosses,  certains ne sont que blessés mais les allemands obliges des juifs a combler la fosses enterrants les blessés vivants.

La population vit dans la peur et la famine sévit rapidement. De jeune juifs de moins de 20 ans sont exécutés.
Le Judenrat est forcé de préparer des listes de 2.000 personnes dont l’une devrait contenir uniquement les noms des personnes âgées et de malades.

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Mémorial du ghetto

Le 10 novembre 1942, la première déportation de Mlawa à lieu pour Treblinka, elle concerne les vieux et les malades  et le 13 et 17 novembre d'autres partiront pour le camps d'extermination d'Auschwitz, il ne reste au Ghetto que quelques centaines de juifs.
5.000 Juifs arrivent de Maków Mazowiecki et sont parqués dans le ghetto de Mlawa. Le 24 novembre, 1942, arrivent plus de 1.000 Juifs de Stzegowo. Environ 6 à 7.000 juifs sont déportés à Auschwitz .
Vers la fin 1942, la majorité des Juifs de Mlawa et de ses environs ont été exterminés à Auschwitz
40 Juifs de Mlawa ont survécu aux camps.

00:27 Écrit par dorcas dans ghetto Mlawa | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ghetto, auschwitz, treblinka, camp, juifs |  Facebook |

02/02/2011

Il y a 70 ans, partait le premier convoi pour Auschwitz

Il y a 70 ans, partait le premier convoi pour Auschwitz

Le 14 juin 1940, un train  s'acheminait lentement vers une ancienne caserne du sud de la Pologne occupée. A son bord, 728 prisonniers politiques polonais entassées par une chaleur étouffante dans des wagons aux fenêtres fermées. Venant de la prison de Tarnow, les prisonniers les plus âgés reconnaîtront une pancarte, sur le chemin, portant en lettres gothiques le nom allemand de la ville d'Oswiecim : Auschwitz.

Leur convoi fut le premier d'une longue série de trains pour Auschwitz où furent exterminées 1,1 million de personnes, dont un million de juifs. Soixante-dix ans après, lundi 14 juin, à l'initiative de l'Association des familles d'Auschwitz, un train a symboliquement parcouru ces quelque 140 kilomètres.

Avant le départ, un petit monument portant les 728 noms et un triangle rouge – couleur des prisonniers politiques –, marqué de la lettre P pour Polonais, a été dévoilé sur le quai de la gare de Tarnow. Un hommage doit être rendu à "toutes les victimes des camps allemands nazis", à l'arrivée dans le camp d'Auschwitz, initialement créé pour détruire la résistance polonaise et les élites du pays, étendu ensuite par l'Allemagne nazie en camp de la mort pour les juifs d'Europe et devenu symbole de l'Holocauste.

 

L'entrée du camp de concentration d'Auschwitz.

L'entrée du camp de concentration d'Auschwitz.AFP/-

"AUCUN DE NOUS NE SAVAIT CE QU'ÉTAIT UN CAMP DE CONCENTRATION"

Kazimierz Zajac, 86 ans, a refait le voyage. "On nous a dit qu'on nous emmenait dans un camp de concentration mais aucun de nous ne savait encore ce qu'était un camp de concentration", a-t-il raconté dans le train. Sur son bras est resté tatoué le numéro 261, et il a précieusement gardé le triangle rouge cousu à l'époque sur son uniforme de prisonnier.

Les numéros d'immatriculation de ces Polonais allaient de 31 à 758, car 30 détenus de droit commun allemand étaient déjà enfermés à Auschwitz. Ils deviendront les "kapos" – surveillants – du camp. A leur arrivée, les prisonniers, dont un petit nombre étaient juifs, furent battus et placés en rangs. "'Les juifs ne vivront pas plus d'un mois, les prêtres trois mois et pour les autres, la seule sortie possible sera la cheminée du four crématoire', nous a dit le SS Friesch", a raconté M. Zajac, resté dans le camp jusqu'au 19 décembre 1944.

 

Photo de déportés derrière les barbelés prise en 1945, au moment de la libération du camp de concentration d'Auschwitz.

Photo de déportés derrière les barbelés prise en 1945, au moment de la libération du camp de concentration d'Auschwitz.AFP/-

Comme en 1940, le convoi a marqué l'arrêt en gare de Cracovie. Là, les prisonniers, dont beaucoup avaient tenté de rejoindre l'armée polonaise en France via la Slovaquie et la Hongrie, avaient appris l'entrée ce même jour des troupes allemandes dans Paris. "C'est comme si le sol s'était dérobé sous nos pieds. Nous avions eu pour but la France, l'armée polonaise, et voilà que Paris était occupé et que la France se rendait", a raconté Kazimierz Albin, qui avait 17 ans à l'époque.

"TOUTE DÉSOBÉISSANCE SERA PUNIE DE LA PEINE DE MORT"

A leur arrivée au camp, a raconté M. Albin, on leur a dit qu'ils étaient "dans un camp allemand de concentration en tant qu'ennemis du peuple allemand. Toute désobéissance et tentative d'évasion est punie de la peine de mort". Dès le lendemain et pendant une période de quarantaine, ils seront frappés, torturés, soumis à des exercices physiques insoutenables, et seront ensuite employés à l'extension du camp.

 

Dès leur arrivée dans le camp, les prisonniers ont été battus et torturés.

Dès leur arrivée dans le camp, les prisonniers ont été battus et torturés.AFP/-

Au moins 227 d'entre eux sont morts à Auschwitz et 300 ont survécu à la guerre. D'autres convois ont suivi et, jusqu'au printemps 1942, Auschwitz fut occupé en majorité par des prisonniers polonais non juifs. Kazimierz Albin, qui a réussi à s'évader en février 1943, sera témoin en 1942 de l'arrivée massive de juifs de toute l'Europe et de la création d'Auschwitz-II, ou Birkenau, lieu d'extermination des juifs : hommes, femmes, enfants, vieillards.

En septembre 1940 arrivera un prisonnier particulier, le résistant polonais Witold Pilecki, qui s'est fait interner volontairement afin de constituer un réseau de résistants à l'intérieur du camp, et a informé le monde de ce qui s'y passait pendant deux ans et demi.

DES CONVOIS DE "FAMILLES SUR TROIS GÉNÉRATIONS"

 

Des femmes et des enfants juifs à leur arrivée par train au camp d'extermination d'Auschwitz.

Des femmes et des enfants juifs à leur arrivée par train au camp d'extermination d'Auschwitz.AFP/STF

 M. Albin se souvient encore de ces convois de "familles sur trois générations" et des détails de l'extermination dans les chambres à gaz entendus dans les conversations des kapos avinés. Un million de juifs ont trouvé la mort à Auschwitz-Birkenau, ainsi qu'entre 70 000 et 75 000 Polonais non juifs, 21 000 Tziganes, 15 000 prisonniers de guerre soviétiques et 10 000 à 15 000 autres prisonniers, dont des résistants, selon les données du musée du camp.

Le Monde.fr, avec AFP

http://www.juif.org/go-news-145054.php

18/11/2010

L’Europe lance un moteur de recherche consacré à la Shoah.

L’Europe lance un moteur de recherche consacré à la Shoah.

 

mardi 16 novembre 2010, par Europe, par Shoah

Un nouveau moteur de recherche consacré à la Shoah, financé par l’Union européenne, a été lancé mardi à Bruxelles pour permettre de "préserver la mémoire" de cette tragédie alors que disparaissent les derniers survivants des camps d’extermination nazis. Baptisé Ehri (European Holocaust Research Infrastructure), le site qui sera pleinement opérationnel d’ici à septembre 2014, a l’ambition de regrouper les bases de données d’une vingtaine d’institutions, de musées ou de bibliothèques, dont le Mémorial de la Shoah en France et Yad Vashem en Israël, dispersés dans douze pays européens et Israël.

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L’UE a débloqué sept millions d’euros pour financer ce projet. Les chercheurs, enseignants et étudiants auront accès en ligne à cette source unique de documents sur la shoah mais le site devrait également permettre aux familles de retrouver la trace de leurs parents assassinés dans les camps nazis ou au public de rechercher des informations sur cette période noire de l’histoire.

"Soixante-cinq ans après la libération d’Auschwitz, il y a encore malheureusement des gens qui, sous couvert de promotion de la recherche et du droit au débat, remettent en question l’ampleur de la Shoah sinon son existence", a déploré la commissaire européenne chargée de la Recherche, Maire Geoghegan-Quinn, au cours de la cérémonie de lancement du site au Musée royal d’Art et d’Histoire de Bruxelles.

"L’Ehri a la grande responsabilité de préserver la preuve de l’Holocauste pour les gens en Europe et dans le monde, pour nous tous aujourd’hui et pour les générations futures", a-t-elle ajouté. Haïm Gertner, directeur des archives de Yad Vashem, a souligné l’importance d’un site unique en expliquant le cas du camp de Theresienstadt, situé en République tchèque. Ses archives sont dispersées entre Yad Vashem, le Mémorial de Terezin et le musée juif de Prague. "Afin de raconter toute l’histoire, nous devons rassembler les documents éparpillés. Avec le nouveau site nous pourrons établir une connexion virtuelle entre ces documents", a-t-il dit. Yad Vashem, le Mémorial de Terezin et le musée juif de Prague font partie du projet Ehri.

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Une rescapée de la Shoah montre le nom du Juste qui l’a sauvée, Yad Vashem, Jérusalem.

 "Les nazis ont essayé de détruire non seulement les Juifs, mais la mémoire des Juifs", a dit de son côté le ministre israélien de l’Education, Gideon Saar, qui a estimé que le nouveau site permettrait de redonner "un visage aux victimes".

NDLR : Le nom Yad Vashem vient du verset Ésaïe 56:5

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Seul le peuple juif a été capable de redonner une identité à ceux que la barbarie nazie a voulu effacer, jusqu’à leur souvenir. C’était sans compter que cette volonté monstrueuse avait déjà été prise en compte et que les prophètes d’Israël avaient dévoilé la réplique Divine, aujourd’hui réalisée comme nombre d’autres prophéties.

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Un portail européen pour la Shoah.

Un portail européen pour la Shoah

Christian Laporte

Mis en ligne le 17/11/2010

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Vingt partenaires de 13 pays européens vont faciliter les échanges autour de la Shoah.

En présence de la commissaire européenne pour la Recherche et l’Innovation, l’Irlandaise Maire Geoghegan-Quinn, du ministre israélien de l’Education, Gideon Saar et de Michel Praet, conseiller du président européen Herman Van Rompuy, une nouvelle plate-forme de collaboration scientifique historique autour de la Shoah via le web a été officiellement portée sur les fonts baptismaux mardi après-midi aux Musées royaux d’art et d’histoire au Cinquantenaire à Bruxelles. Un moment solennisé par un échange de vues qui s’inscrivait dans le programme de la présidence belge avec en sus le patronage d’Herman Van Rompuy.

En cette année du 65e anniversaire de la libération des camps dont celui d’Auschwitz où l’on a rappelé la nécessité de ne jamais déposer les armes de la recherche historique face aux agressions du négationnisme, vingt institutions qui travaillent sur la question dont le Musée juif de la résistance et de la déportation de Malines ainsi que le Centre Guerre et sociétés contemporaines ont décidé d’unir leurs forces et davantage encore leurs savoirs et savoirs faire sur la Shoah par l’intermédiaire de la toile. Il y a là donc des centres de recherche ou de documentation voire des musées d’Autriche, de Belgique, de Tchèquie, de France, d’Allemagne, de Grèce, de Hongrie, des Pays-Bas, de Pologne, de Finlande,du Royaume-Uni et d’Israël. Ensemble, sous la coordination de Conny Kristel du Nederlands Instituut voor Oorlogsdokumentatie - pour faire court: le Ceges d’outre-Moerdijk...- elles vont en fait réunir les données disponibles pour la recherche sur le génocide des Juifs, éparpillées en Europe et ailleurs.

Grâce à l’intégration de collections de données majeures, l’EHRI - European Holocaust Research Infrastructure - devrait faire progresser encore la connaissance sur cet événement majeur de l’histoire européenne et du monde.

Tout n’est donc pas encore dit sur la Shoah? Non puisque le projet entend stimuler et faciliter la recherche sur des aspects relativement moins connus de la Solution finale. En ayant à l’esprit que la digitalisation dans ce domaine est encore toute récente puisqu’elle a à peine 15 ans...

Même si le Mur de Berlin est tombé depuis 1989, il reste en effet à exploiter de nombreuses sources et documents en Europe centrale et de l’Est d’autant plus que la vision globale est encore très centrée sur l’Europe occidentale. En même temps, l’on est plus que jamais convaincu de la nécessité de mener un travail pédagogique soutenu. C’est pourquoi une attention toute particulière sera accordée à l’éducation avec une focalisation sur la proximité, grâce à la mise à disposition en ligne des archives à la fois pour le monde de l’éducation et pour le grand public.

A l’occasion du lancement de la nouvelle coordination, divers spécialistes de la Shoah ont confronté leurs points de vue sur les dernières avancées scientifiques en la matière. La commissaire européenne Maire Geoghegan-Quinn a souligné que c’était la première fois que l’Union européenne soutenait un tel projet alors que le ministre israélien Gideon Saar notait que si Yad Vashem remplissait plus que jamais son rôle dans la recherche sur la Shoah, il fallait aussi soutenir les projets de recherche européens et l’EHRI peut assumer - là pleinement - une fonction de coordination.

Très intéressante aussi fut l’intervention de Guido Peruzzo, le représentant permanent adjoint allemand qui a annoncé que son pays avait toujours une grande responsabilité morale dans ce domaine. Une série d’institutions allemandes vont donc apporter pleinement leur appui au travail de l’EHRI. Mais l’intervention la plus poignante fut sans conteste celle de Nathan Ramet, le président du Musée de Malines mais aussi survivant de la Shoah. "Si je suis encore là" a-t-il dit en débutant son intervention "c’est parce que j’ai eu beaucoup de chance". Ayant survécu à Auschwitz et à Dachau, le chevalier Ramet a tenu aussi à rendre un hommage particulier à Maxime Steinberg sans lequel l’étude de la Shoah n’aurait pas progressé comme elle l’a fait en Belgique...

http://www.juif.org/go-news-140806.php

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11/09/2010

La déportation des enfants Juifs

La déportation des enfants Juifs

 

Voici un témoignage d’un jeune déporté, qui, interné à Drancy, y vit arriver ses petits frères et sa petite soeur:

 

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Photos d'enfants au camp de transit de  Drancy

 


Les autobus arrivèrent dans un bruit de ferraille soulevant des nuages de poussière,; ils étaient des dizaines et nous n’étions pas habitués à voir arriver des prisonniers en si grand nombre à la fois; d’habitude c’était une camionnette ou un car seul qui amenait les prisonniers. des autobus de la RATP, qui en ce jour d’été 1942 franchirent l’enceinte du camp de Drancy et s’arrêtèrent devant la tour de béton inachevée et sinistre qui nous servait d’abri. Ils descendirent par dizaines. C’était des enfants, rien que des enfants, agglutinés par affinités, hagards, hébétés,mécaniques, silencieux comme des brebis de la Bible, pris au sacrifice à un Dieu de guerre, de ténèbres, d’enfer. Mais aucun Dieu des enfants n’est venu s’interposer dans leur destin d’anges. En les regardant de plus près, je vis des visages familiers et, parmi eux, mon petit frère Louis, Henri, et ma petite soeur Jeannette ( 13, 10 et 5 ans). Quel coup au coeur. Tous les autres étaient les enfants de mon quartier, les Gutman, les Luftman, tous ceux ramassés avec leurs parents à la rafle dite du vélodrome d’hiver.
De cet endroit, on les conduit vers Compiègne; puis, me raconte petit Louis, on détache mon père, qui part en déportation vers l’Allemagne; puis ma mère qu’on sépare des enfants. Quel déchirement dans cette séparation. Je ne veux pas y penser tellement le drame est grand.
Pendant plusieurs jours, je réconforte les enfants comme je peux.Quelques jours passent et j’apprends qu’un convoi est prévu pour les enfants vers l’Allemagne, soi-disant pour rejoindre leurs parents. Bien entendu, je ne crois pas cela, car pourquoi les avoir séparés pour les revoir ensuite. J’appréhende un sort bien plus tragique et je me demande ce que je dois faire ? Dois-je partir avec eux pour les protéger, ou rester à attendre mon sort. ce profond dilemme, je n’arrive pas à le résoudre. Je ne ferme pas les yeux de la nuit.

Le matin, je prends la décision d’en parler avec petit Louis ouvertement et je lui dis : «Voilà! vous devez partir en déportation rejoindre les parents; crois-tu être en mesure de t’occuper seul de Jeannette et d’Henri, ou bien veux-tu que je parte avec vous; mais, dans ce cas, je n’aurais plus aucune chance de sauver ce qu’il y a encore à sauver ?» il me répond: « Jusqu’à présent, je me suis bien occupé d’eux tout seul, alors si tu as une chance de te sauver, reste.»
Les quelques jours qui précédèrent leur départ, je me suis mis à organiser pour eux du ravitaillement, des couvertures, tout ce qui était en mon pouvoir dans cette situation de réunir, je l’ai fait. Ils sont partis, chacun avec son ballot. Je les ai accompagné jusqu’au wagon, les ai installés, mais je pressens bien que je ne les reverrais plus jamais.
Trois semaines plus tard, c’est à mon tour de faire partie d’un convoi. Je suis revenu 3 ans plus tard... vous, qui me lisez, vous comprendrez aisément pourquoi, tous les enfants du monde sont devenus mes petits frères et soeurs.

Il reste à imaginer la progression à travers toute l'Europe de ces lamentables convois remplis de petits enfants, d’imaginer l’arrivée à Auschwitz des survivants, leur descende des trains au milieu des SS, armés, vociférants et accompagnés d’énormes chiens policiers aboyant, leur cortège vers les chambres à gaz et leur affreux sacrifice destiné à alimenter une haine toujours inextinguible.

source : carnet du Musée de la résistance, de la déportation et de la libération du Lot (France)

23/06/2010

Auschwitz: souvenirs des premières déportations

Lundi 14 juin 2010 1 14 /06 /2010 19:20

 

 

Il y a 70 ans, les déportations massives ont commencé et c’est pour marquer ce sinistre anniversaire que l’Union des familles rescapées d’Auschwitz a organisé ce lundi un voyage singulier, dans un train qui a parcouru les 140 kilomètres séparant la ville polonaise de Ternov du camp de la mort.

 Dans le premier transport de prisonniers, qui a eu lieu le 14 juin 1940, se trouvaient 728 personnes. Malheureusement, seules 300 d’entre elles ont survécu aux persécutions et aujourd’hui, la plupart sont décédées. Mais dans ce voyage du souvenir, ce lundi, se trouvaient parmi les passagers trois survivants qui ont fait ce sinistre voyage.

A leur arrivée, les voyageurs ont été rejoints par six autres rescapés et tous ensemble, ils ont participé à une commémoration dans le camp où plus d’1,1 millions de victimes ont été massacrées pendant la Shoah.

 

par Claire Dana-Picard

 

Israel7.com

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28/03/2010

Ils ne se sont plus vus depuis 1944

Ils ne se sont plus vus depuis 1944

 

Ces retrouvailles inattendues, ce sont celles de Paul Sobol et Yvette Devroy. Ils ne se sont plus vus depuis 1944. Paul Sobol a été déporté à Auschwitz, Yvette Devroy, elle, était la petite fille d'un couple qui avait choisi de cacher au péril de leur vie une famille juive en clandestinité.

Mercredi, ils se sont retrouvés grâce à Rebecca, la petite-fille d'Yvette, qui a rencontré Paul Sobol à l'athénée de Pont-à-Celles dans le Hainaut. Paul Sobol était venu raconter sa déportation.  Une histoire d'un bien heureux hasard.

Paul frappe à la porte, à Boitsfort, et Yvette ouvre. Les larmes sont contenues. On se sert la main, pudiquement. Plus de 60 ans sans se voir. Les souvenirs dans les limbes de l'enfance. Ils se sont quittés en courtes culottes et rubans dans les cheveux. Paul avait déjà 16 ans mais il se souvient de la petite Yvette qui jouait avec son frère David dans la maison de la Rue Van Volxem à Ixelles.

L'homme a connu l'horreur de Birkenau et Auschwitz. Il a aujourd'hui 87 ans. Il a été raflé en pleine nuit dans un appartement secret. A l'étage en-dessous, Yvette avait 8 ans à peine et les enfants Sobol un peu plus. C'était en 1944.

Paul et sa famille, dénoncés, sont emmenés en pleine nuit, la Gestapo sentant la chaleur dans les lits pour être certaine du nombre de personnes à emmener. La famille, ils sont cinq, partira par le dernier train de Malines à Auschwitz. Seuls Paul et Bella reviendront. Des photos jaunies de sa famille exterminée, Paul en a retrouvé, il les a avec lui.

Un souvenir fuse : "votre maman s'occupait tellement gentiment de ma grand-mère, elle était si dévouée... ", dit Yvette. Paul parle de la clandestinité, d'un destin brisé par une guerre qu'il n'a pas voulue.

Il y a deux semaines, il est allé à l'athénée de Pont-à-Celles témoigner devant 160 élèves. Et, sans le savoir, il raconte sa vie d'errance et de résistance à Rebecca, la petite-fille d'Yvette. Rebecca ne sait pas que l'histoire qui l'a fait pleurer est aussi un peu la sienne, celle d'une famille ordinaire qui un jour sans sourciller a pris le risque d'un geste d'humanité qui menaçait leur vie, un acte de résistance qui jamais n'a été publiquement divulgué.

Mercredi, Rebecca, Paul et Yvette se sont retrouvés.

La version de Rebecca

Rebecca a 18 ans et est en rhétorique. Elle rencontre Paul Sobol, rescapé d'Auschwitz, lors d'une conférence. Il était venu à l'athénée témoigner de sa vie. Il précise : j'ai été caché par une famille pendant deux ans, les miens occupaient sous une fausse identité un petit appartement à Ixelles. "Il nous a demandé de fermer les yeux pour qu'on puisse vraiment s'imaginer comme si on était à sa place."

Rebecca rentre chez sa grand-mère, raconte et Yvette lui dit "c'est chez nous, c'est dans notre maison qu'il était caché"... "Elle a trouvé ça fou. Elle avait les larmes aux yeux quand même, parce qu'elle se disait que le monde est vraiment petit."

Paul Sobol n'en sait rien. Il ne sait pas qu'il a touché au cœur la petite-fille d'Yvette qu'il n'a pas revue depuis 1944, quand il vivait là avec ses frères et sœurs juste avant d'être dénoncé et emmené par le dernier train qui partait pour Auschwitz. "Dans ma famille on en parle beaucoup, puisque ma grand-mère l'a quand même vécu, donc ce n'est pas un petit sujet." Mercredi, ils se sont retrouvés sobrement dans le petit appartement d'Yvette, 75 ans, à Boitsfort.

Paul a dix ans de plus mais leurs souvenirs sont intacts. "Quand je vois comment ma grand-mère est, ça ne m'étonne pas trop, parce qu'elle est quand même assez juste dans ce qu'elle fait et elle sait ce qui est bien et ce qui n'est pas bien."

Rebecca a été l'intermédiaire involontaire entre le passé de sa famille et le destin de Paul Sobol. C'est en fait l'histoire d'une famille toute simple qui n'a jamais raconté son acte héroïque d'avoir caché pendant deux ans une famille juive au péril de leur vie. "La résistance dans sa plus pure manifestation", conclut Paul Sobol

M.S. avec Françoise Baré

Crédit photo : rtbf 23- 3 2010

http://www.rtbf.be/info/societe/guerre-mondiale/ils-se-re...

 

23:40 Écrit par dorcas dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gestapo, auschwitz |  Facebook |

17/03/2010

Les mannequins nus : I Auschwitz

Les mannequins nus : 

I Auschwitz

 

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Poursuivant son hallucinante enquête sur les camps de la mort, CHRISTIAN BERNADAC aborde avec les MANNEQUINS NUS, le premier dossier d'une nouvelle série consacrée aux camps de femmes.


On ignore en général que l'enceinte d'Auschwitz abritait, à l'ombre des fours crématoires, un immense camp de femmes; un camp où chaque déportée, dépouillée de cette enveloppe qui la rattachait à son passé, est précipitée dans un monde qu'elle est incapable de comprendre ou d'imaginer. Nue, elle n'a que quelques jours pour se fondre dans la masse, pour réaliser l'amalgame, pour n'être plus que le numéro matricule d'une série, d'un block, d'un kommando. Elle devient un MANNEQUIN NU, un objet. Ces femmes d'Auschwitz ont connu la pire existence concentrationnaire, mais elles ont su comme les hommes, peut-être mieux qu'eux, s'organiser, s'entraider, résister. Beaucoup, malgré la hiérarchie saris cesse préoccupée de trancher les franges de la masse, sont sorties de ce « troupeau de choses » pour ébranler le Système.


Recherchant et retrouvant documents et témoignages inédits, CHRISTIAN BERNADAC retrace ces miracles quotidiens de la survie et de l'espoir. Peu à peu, de cet enchevêtrement de crânes tondus, émergent les visages paisibles du refus.. Mala la Belge, Danielle la Française, Régina la Russe, Bell, la Polonaise.

De Christian Bernadac éditio, France-Empire

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Extrait du livre : page 220 et 221

Du revier (sorte d’infirmerie) chaque jour je voyais fumer le crématoire de l’aube jusqu’au crépuscule, et arriver les trains : un, deux, trois, quatre, jusqu’à sept par jour en cette mi-juillet 1944.Quarante wagons par trains, deux cents déportés par wagon, soit trente à cinquante mille par jour à cette époque, dont quelques centaines à peine pénétraient dans le camp de plus en plus surpeuplé.

Un soir de juillet, une fumée plus âcre qu’à l’ordinaire parvint jusqu’à nous, l’ambiance était plus lourde encore que d’habitude. J’appris bientôt le drame : le gaz manquant, le S.S. avaient ordonné aux commandos du crématoire de creuser des tranchées, les enfants y furent jetés, recouverts de pétrole et brûlés vifs.

Du revier, chaque matin, je voyais défiler de l’autre côté de la strasse ces colonnes interminables de femmes qui partaient au travail, des femmes qui  n’en étaient plus, qui étaient transformées les unes en furies, les autres plus nombreuses en êtres qui paraissaient vidés d’âme, ralenties , au regard vide. A les voir défiler, je découvris avec consternation que mes camarades, dont je venais de me séparer, étaient aussi détériorées que les autres et je réalisais là seulement, à sa pleine mesure, ce qu’était Birkenau où nous étions en train de vivre et de mourir.

Quand vous me demandez : « Vous médecins, qu’avez-vous pu faire ? » Je ne peux répondre que : rien, rien du tout, sinon favoriser l’admission au revier de quelques camarades épuisées et les faire ressortir le plus vite possible ; être là près des agonisantes qui s’accrochaient à nous, qui nous imploraient, nous racontaient ce que fut leur vie, ce qu’elles voulaient retrouver, leur désir immense de revenir, et qui me semblait-il me suppliaient de rendre ce retour possible. Nous ne pouvions que bander ces plaies avec du papier, inciser  les abcès sans matériel stérile, sans anesthésie. On ne pouvait qu’être là, à côté et avec, à ce bercer des mêmes espoirs fous, à délirer avec elles et à faire des gestes qui nous rassurent.

Témoignage de Myriam david, née en 1917,  passa sa thèse en juillet 1942. Israélite, entre en novembre 1942 dans le mouvement de résistance, combat. Arrêtée en décembre 1943. Déportée à Auschwitz

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Extrait du livre page 114

Les crématoires.

Les corps encore chauds passent par les mains du coiffeur qui tond les cheveux et du dentiste qui arrache les dents en or. Récupération systématique par une bande d’assassins qui ne laisse rien au hasard. Et maintenant, un incroyable enfer commence. Les hommes- comme cet érudit avocat de Salonique ou comme cet ingénieur de Budapest-que je connaissais si bien, n’ont rien d’humain. Sous les coups de crosse et de cravache des S.S., ils courent comme des possédés cherchant à se débarrasser le plus vite possible de la charge attachée à leur poignet.-

-          Une fumée noire, épaisse, s’échappe des fosses.

-          Tout ceci se passe si vite, tout ceci est si invraisemblable que je crois rêver. L’enfer de Dante me paraît alors vieille et simple allégorie.

-          Une heure après, tout rentre en ordre. Les hommes enlèvent des fosses les cendres qui s’amassent.

-          Un convoi de plus venait de passer par crématoires 4.

-          Et ceci continua jour et nuit. On est arrivé pour l’ensemble des crématoires et des fosses au chiffre effarant de vingt-cinq mille corps brûlés par 24 heures.

-          Au moment des déportations massives de Juifs hongrois, en l’espace de deux mois et demi    (mai-juin) quatre cent mille y passèrent. Les nazis ont souvent affiché, tant dans leur propagande que dans les discours officiels, leur mépris de l’or. Ceci ne les a pas empêchés de récupérer sur leurs victimes – entre la mise en service des crématoires et le mois de novembre 44, date à laquelle, ils ont cessé de fonctionner – dix-sept tonnes du précieux métal jaune.

Témoignage du docteur Paul Bendel ( rapport pour le procès de Nuremberg)

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Infirmière à Auschwitz, témoignage

 

revier

Une déportées sur un lit du Revier, sorte d'infirmerie, qui est plutôt un endroit pour mourir. une photo qui a été prise au camp de Sachsenhausen à la libération du camps, on ignore si cette femme très affaiblie a survécu.

Il y avait cette femmes, arrivée avec nous, et que je ne reconnaissais pas, bien qu'elle me dit qui elle était.Squelettique, sa jambe gauche était énorme, tendue, violacée, l'autre réduite à l'état d'un bâton.

Notre chef l'amena hurlante, la bousculant parce qu'elle ne pouvait marcher.Etandue sur la table de soins, elle se mit à hurler d'une façon si intolérable que, avec le sang-froid qui la caractérisait, la docteresse l'étourdit d'un direct à la mâchoire et, profitant de cette anesthésie, elle fit une large incision du mollet d'oû sortirent des litres de pus noirâtre.

Quand elle revint à elle, elle ne fut plus capable que de délirer.Elle parlait beaucoup et tint des propos incohérents jusqu'à sa mort.

J'hésitais à refaire le pensement, mais le papier (les pensements étaient fait en papier) fut si vite imprégné qu'il fallait s'y résoudre.

Je découvrais alors un membre envahi d'asticots. Heureusement la malheureuse était dans une demi-inconscience, mais bien des jours passèrent avant qu'elle ne quittat ce monde d'horreur.

Ce témoignage est de Myriam David,un extrait du livre "Les mannequins nus" de Christian Bernadac

           

12/03/2010

La Reine Elisabeth de Belgique (1876-1965)

LA REINE ELISABETH DE BELGIQUE (1876-1965)

 

En juillet 1942, la Gestapo opéra les premières rafles dans les quartiers habités par les Juifs à Bruxelles et à Anvers et les emprisonna à Malines en vue d’une déportation vers l’Est. En août 1942, Sa Majesté la Reine Elisabeth reçut en audience l’Association des Juifs belges, Sa Majesté leur assura qu’elle ferait tout ce qui était en son pouvoir pour arrêter les rafles et pour protéger les Juifs belges de la déportation. Le 24 septembre 1942, à Bruxelles, le cardinal Van Roey, chef de l’Eglise catholique en Belgique, et la Reine Elisabeth intercédèrent auprès des autorités d’occupation allemande après l’arrestation de six membres importants de la communauté juive. Grâce à leur intervention, cinq d’entre eux furent relâchés. Le sixième, secrétaire de la communauté juive belge, n’était pas un citoyen belge mais hongrois, et même l’intervention des autorités belges ne put le sauver. Il fut déporté à Auschwitz.

Le château de la Reine Elisabeth à Jamoigne était un orphelinat pour les enfants de soldats belges, dirigé par Marie Taquet, femme d’un officier de l’armée de terre. En 1943, elle y accueillit 80 enfants juifs. Tous leurs noms furent modifiés pour avoir une consonance chrétienne et ils furent dispersés parmi les autres enfants sans que ceux-ci sachent qu’ils étaient juifs. Ils furent tous sauvés.

 

http://www.maisondesjustes.com/histoire_b.html

10/03/2010

Au revoir les enfants

Au revoir les enfants

Le film "Au revoir les enfants" de Louis Malle, sorti en 1987 et a reçu 7 César en 1988

Le film se déroule durant l'hiver 1944, dans une France occupée.
Julien qui a 12 ans, fils d'une famille bourgeoise, est pensionnaire au petit collège Saint Jean de la Croix, tenu par les pères carmes.
Il retrouve le chemin de l'école sans joie après les vacances de Noël, pour le second trimestre.
Une rentrée presque comme les autres jusqu'à ce que le père Jean vienne présenter trois nouveaux élèves.
L'un d'entre eux, le jeune Jean Bonnet, est le voisin de dortoir de Julien.
Julien est intrigué par Jean, garçon fier et mystérieux, un temps rejeté par l'ensemble de la classe. Après s'être observés mutuellement, ils s'apprivoisent au jour le jour et un lien se crée entre eux. Julien finit par comprendre le secret de  Jean.
son nom n'est pas Bonnet mais Kippelstein, il est juif.
Un froid matin de janvier, suite à une dénonciation, la Gestapo fait irruption dans le collège.
Le père Jean, résistant clandestin, et les trois enfants juifs sont emmenés.
Julien ne devait plus jamais les revoir. Les enfants furent déportés à Auschwitz et le Père Jean à Mauthausen.


Découverte à Berlin de documents d'Auschwitz

Découverte à Berlin de documents d'Auschwitz

J.C. (lefigaro.fr) avec AFP
10/11/2008


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Ces documents originaux ont été retrouvés en vidant un appartement berlinois. Certains sont signés par le grand chef de la SS, Heinrich Himmler.

Ce sont «les documents de l'horreur», comme les appelle Bild. Selon le quotidien allemand, des plans de construction originaux du camp d'extermination nazi d'Auschwitz ont été retrouvés en vidant un appartement à Berlin.

Le journal publie samedi en pleine page des fac-similés de plusieurs de ces documents. Il s'agit au total de 28 plans à l'échelle 1/100e, datés entre 1941 et 1943 et estampillés «Direction de la construction des Waffen-SS et de la police».

Certains sont signés d'anciens hauts responsables SS, l'un comporte les initiales de leur maître absolu, Heinrich Himmler.

Bild ne donne en revanche aucune précision sur le lieu, l'auteur et la date des ces trouvailles.

Mais selon le directeur des archives fédérales allemandes à Berlin, Hans-Dieter Kreikamp, interrogé par le journal, l'importance de ces documents est «extraordinaire»: «C'est la preuve authentique du génocide systématiquement planifié des juifs d'Europe».

Certains documents reproduits évoquent la construction d'un «camp de prisonniers de guerre» à Auschwitz.

La «cave aux cadavres»

Pourtant l'un représente clairement une chambre à gaz, intitulée comme telle («Gaskammer»), de 11,66 m sur 11,20 m. Ce plan a été dessiné par le «détenu N. 127», le 8 novembre 1941. A cette date, des expérimentations du gaz Zyklon B avaient déjà commencé.

Autrement dit, bien avant la conférence de Wannsee, qui s'est tenue le 20 janvier 1942, pour organiser la «solution finale de la question juive», c'est-à-dire l'extermination les juifs.

Un autre fac-similé montre le plan du célèbre long bâtiment d'entrée du camp d'Auschwitz-Birkenau, où avaient lieu les exterminations dans des chambres à gaz et auquel la voie ferrée conduisait directement pour déverser ses chargements de victimes.

Un plan montre également le premier crématorium. Cinq carrés y désignent les futurs fours crématoires. Le document annoté évoque la «L.Keller» pour «Leichenkeller», soit la «cave à cadavres», dont la longueur initiale prévue était de «8 mètres» mais pouvait être étendue «selon les besoins».

Plus d'un million de déportés, essentiellement des Juifs, ont péri au «camp de la mort» d'Auschwitz, situé près de Cracovie, en Pologne.

Plus de 6 millions de juifs sont morts sous le nazisme, selon les estimations les plus restrictives.

La libération d'Auschwitz le 27 janvier 1945 par les troupes soviétiques a permis de révéler au monde l'ampleur monstrueuse des crimes nazis.

Message de prisonniers d'Auschwitz dans une bouteille

Message de prisonniers d'Auschwitz dans une bouteille: surprise du déporté français

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Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 27/04/2009 à 20:50

MARSEILLE - Albert Veissid, déporté français au camp nazi d'Auschwitz dont le nom figure dans un message caché dans une bouteille récemment retrouvée par des ouvriers polonais, a affirmé lundi à l'AFP "ne pas se rappeler de cette bouteille" même s'il n'a oublié aucun détail du camp.

AFP/Atchives/Wojtek Radwanski

Vue générale de l'ex-camp nazi Auschwitz-Birkenau, le 17 mars 2009

"Je ne me rappelle pas de cette bouteille. Et pourtant c'est bien mon nom qui est marqué sur ce message et mon numéro de matricule: 12063. Je ne peux pas l'oublier ce numéro puisqu'il est sur mon bras", a déclaré par téléphone M. Veissid à l'AFP.

Agé de 84 ans, cet ancien employé du secteur de la confection originaire de Lyon a été déporté le 30 mai 1944 à Auschwitz. Il venait d'avoir 20 ans. Il vit aujourd'hui dans un village près de Marseille.

Son nom ainsi que celui de six prisonniers polonais a été retrouvé sur un message écrit à la main en septembre 1944 et découvert récemment par des ouvriers qui abattaient une cloison à l'Ecole supérieure d'Oswiecim (Auschwitz en polonais, sud), un bâtiment qui pendant la guerre avait servi d'entrepôt aux gardes allemands du camp de concentration.

"Les Polonais ont appelé ma petite-fille aujourd'hui pour lui parler de ce message. Je ne me rappelle pas de cette bouteille pourtant je n'ai rien oublié de la déportation. Je me souviens que des Polonais chrétiens travaillaient en haut, à l'étage, pour le ravitaillement du camp. J'ai fraternisé avec eux. Parfois, ils volaient des seaux de marmelade et je leur cachais. Ils me donnaient plus de soupe. Peut-être que l'un d'eux a marqué mon nom et mon numéro de matricule?", se demande-t-il.

M. Veissid s'était inscrit comme maçon à Auschwitz et a travaillé à la construction d'un "abri-refuge" pour les Allemands, ce qui lui a permis, selon lui, d'échapper à l'extermination subie par les juifs du camp.

21:37 Écrit par dorcas dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : auschwitz, extermination, juifs, camps |  Facebook |

09/03/2010

Déportation de toute la famille d'Anne Frank

Déportation de toute la famille d'Anne Frank

La famille Frank sera déporté à Auschwitz, ils échapperont à la sélection vers les chambres à gaz, Ils sont sélectionnés pour le travail forcé.

Plus tard, Anne et Margot sont séparées de leur mère, Edith, et conduites au camp de concentration de Bergen-Belsen. Margot meurt la première, du typhus. Anne Frank y meurt à son tour, du typhus également, quelques semaines avant la libération du camp, en février ou mars 1945.
Seul son père, Otto Frank, survivra.

23:48 Écrit par dorcas dans La vie d'Anne Franck | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : auschwitz, gaz, liberation |  Facebook |

Le décès de la famille Frank

Le décès de la famille Frank

Anne frank survivra 4 mois à bergen-Belsen, elle décèdera en mars 1945 du typhus et de privation, quelques jours après sa soeur Margot, morte de la même façon à 19 ans.

Après avoir été séparée de ses filles, Edith frank Hollander, leur mère, transférée de Bergen-Belsen, elle meurt à l'infirmerie du camp d'Auschwitz, le 6 janvier 1945, elle avait 44 ans.

Otto frank, le père, il restecamp, à Auschwitz avec les malades et au moment de l'évacuation du camp, il fait partie des 7650 détenus libérés par l'armée rouge, le 27 janvier 1945, il est de retour au Pays-Bas en juin 1945.

Otto frank est mort en 1980 

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Les corps d'Anne Frank et de Margot, mortes à l'âge de 15 ans et de 19 ans, ont été détruits, probablement brûlés ou enterrés dans une fosse commune.
Il n'y a donc pas de "tombe" d'Anne Frank.
Cependant, il existe à Bergen-Belsen un monument en forme de tombe, près duquel les passants viennent se recueillir.

23:43 Écrit par dorcas dans La vie d'Anne Franck | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : auschwitz |  Facebook |

03/03/2010

Le vol des affaires des déportés

le vol des affaires des déportés

Que devenaient les affaires prises aux déportés ?

 chaussures à Birkenau

Instructions données aux commandants des camps de Lublin et Auschwitz

a. L'argent liquide en billets de la Reichsbank doit être versé au compte courant du WVHA [Office central SS pour l'Economie et l'Administration] d'à la Reichsbank [Banque du Reich].
b. Les devises, métaux rares, bijoux, pierres précieuses et semi-précieuses, perles, or dentaire et débris d'or doivent être remis au WVHA qui les transmettra à la Reichsbank.
c. Les montres, pendulettes, stylos, stylomines, rasoirs, couteaux de poche, ciseaux, lampes de poche, portefeuilles et porte-monnaie doivent être envoyés aux ateliers de réparation du WVHA et de là expédiés à des centres postaux pour être vendus aux soldats.
d. Les sous-vêtements et les vêtements d'homme doivent être remis à la Volksdeutsche Mittelstelle (VOMI), l'organisation d'aide sociale pour les Allemands de souche.
e. Les sous-vêtements et les vêtements de femme doivent être vendus à la VOMI, sauf les sous-vêtements (d'homme ou de femme) en pure soie, qu'on envoyait directement au ministère de l'Économie.
f. Les édredons, couvertures matelassées, couvertures, parapluies, voitures d'enfant, sacs à main, ceintures en cuir, sacs à provisions, pipes, lunettes de soleil, miroirs, valises et tissus doivent être remis à la VOMI, la question du paiement étant réglée plus tard.
g. Le linge (draps, oreillers, serviettes, nappes, etc.) doit être vendu à la VOMI.
h. Les lunettes et les lorgnons doivent être remis au Referat médical (D-III).
i. Les fourrures de prix doivent être envoyées au WVHA ; les fourrures ordinaires sont mentionnées au Referat B-II et remises à l'usine de vêtements SS de Ravensbriick.
k. Les articles de peu de valeur et inutilisables doivent être remis au ministère de l'Économie qui les vendra au poids.

Directives envoyées par August Frank, Brigadeführer, chef du WVHA-A,
au chef de la Standortverwaltung de Lublin et au chef de l'administration d'Auschwitz,
26 septembre 1942

Et les cheveux humains

(Document cité au Procès de Nuremberg)

     
    Office central SS pour l'Economie et l'Administration
    Groupe de Service D
    Camps de concentration
    Oranienburg, le 6 août 1942
    Secret
    Objet : Utilisation des cheveux
     
         Le chef de l'Office central SS pour l'Economie et l'Administration, le SS-Gruppenfuhrer Pohl, a ordonné pour qu'à titre expérimental les cheveux des détenus hommes ne soient coupés que lorsqu'ils ont atteint, après coupe, une longueur de 20 mm. Afin de prévenir les facilités d'évasion offertes par une chevelure plus longue, les détenus doivent être marqués, lorsque le
    commandant l'estime nécessaire, à l'aide d'une piste de cheveux (« Haarbahn »), découpée dans la chevelure à l'aide d'une tondeuse étroite.

         On a l'intention d'utiliser les cheveux rassemblés dans tous les camps de concentration dans une entreprise installée dans l'un des camps. Des instructions plus détaillées sur la livraison des cheveux rassemblés vont suivre.

       La quantité de cheveux rassemblés mensuellement (cheveux de femmes et cheveux d'hommes séparément) doit m'être communiquée avant le 5 septembre 1942.

    signé : Glücks
    SS-Brigadefuhrer et General-major de la Waffen-SS

 

lunettes auschwitz

Lunettes des victimes

15/02/2010

Un survivant des sonderkommandos témoigne

Un survivant des Sonderkommandos témoigne

Dow Paisikovic


Je m'appelle Dow Paisikovic, né le 1er avril 1924 à Rakowec (C.S.R.: Tchécoslovaquie) actuellement domicilié à Hedera, Israël. En mai 1944, je fus amené de Munkacs (ghetto) au camp de concentration d'Auschwitz et j'y reçus le numéro de détenu A-3.076, qui me fut tatoué sur l'avant-bras gauche.

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Le tri se faisait directement à l'arrivée.

Notre convoi fut soumis à une sélection. Environ 60 % d'entre nous furent sélectionnés pour les chambres à gaz, les autres furent dirigés sur le camp. Ma mère et mes cinq frères et soeurs furent aussitôt envoyés aux chambres à gaz. Au moment de la sélection nous ignorions à quoi servait cette répartition. Mon père et moi furent affectés au camp C de Birkenau avec les aptes au travail, où nous devions, sans raison, porter des pierres.

Le troisième jour arriva en civil dans notre partie du camp le SS-Hauptscharführer Moll, accompagné d'autres SS. Nous dûmes tous nous présenter à l'appel et Moll choisit les plus forts d'entre nous, exactement 250 au total. On nous amena sur la route qui traversait le camp: nous devions y prendre des pelles et d'autres outils. On nous amena à proximité des crématoires III et IV, où nous fûmes accueillis par des SS armés. Nous dûmes nous mettre en rang et cent d'entre nous furent détachés et amenés au crématoire III. Les autres durent continuer la marche en direction du bunker V (une maison de paysans où il était également procédé à des gazages); c'est là que le SS-Hauptscharführer Moll, arrivé à motocyclette, nous reçut dans son uniforme blanc. Il nous accueillit avec ces mots: « Ici vous aurez à bouffer, mais il vous faudra travailler. » On nous mena de l'autre côté du bunker V; la façade de ce bunker ne nous révélait rien de particulier, mais l'arrière nous fit voir à quoi il servait.

Chambre à gaze  d'auschwitz

Le batiment des chambres à gaz

Il y était entassé un amas de cadavres nus: ces cadavres étaient tout gonflés et on nous commanda de les porter jusque dans une fosse de six mètres de largeur et de trente mètres de longueur environ, où se trouvaient déjà des cadavres en train de brûler. Nous fîmes tous nos efforts pour amener ces cadavres au heu indiqué. Mais les SS nous trouvaient trop lents. On nous battit terriblement et un SS nous ordonna: « Un seul homme par cadavre. » Ne sachant comment exécuter cet ordre, nous fûmes encore battus et un SS alors nous montra qu'il fallait que nous prenions le cadavre par le cou avec la partie recourbée de la canne et l'amener ainsi de l'autre côté. Nous devions nous livrer à ce travail jusqu'à 18 heures. A midi, nous avions une demi-heure d'interruption. On nous apporta à manger, mais aucun de nous n'avait faim. Puis nous dûmes reprendre le travail. On nous amena au bloc 13 de la section D du camp de Birkenau, un bloc isolé. Ce soir-là, on nous tatoua (sur le bras) nos numéros de détenus.

Le lendemain, il nous fallut de nouveau marcher en colonnes, le groupe de cent au crématoire III, et nous autres, cent cinquante, au bunker V. Notre travail était le même. Il en fut ainsi pendant huit jours. Quelques-uns d'entre nous se sont jetés eux-mêmes dans le feu, parce qu'ils n'en pouvaient plus. Si j'avais à évaluer leur nombre aujourd'hui, je l'évaluerais à 8-9. Parmi eux se trouvait un rabbin.

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Lieu ou les cadavres étaient brûlés lorsque les fours crématoires n'allaient pas vite assez

Chaque jour arrivait une sentinelle SS avec 5-6 détenus SS, qui avaient à faire le même travail aux crématoires I et II, afin de prendre à la section D du camp la nourriture pour le Sonderkommando. Le huitième soir, le kapo du Sonderkommando du bloc 13 m'a désigné pour accompagner le groupe de détenus au crématoire II avec la nourriture: en effet, un détenu de ce groupe de travail n'était pas là et le nombre des sortants devait être le même que celui des arrivés. C est ainsi que j'arrivai par hasard au Sonderkommando du crématoire I. Il y avait là un kommando de cent détenus, et au crématoire II il y en avait un de quatre-vingt-trois. Le kapo en chef des deux kommandos (crématoires I et II) était un Polonais du nom de Mietek. Au crématoire I, deux Russes non-juifs faisaient partie du Sonderkommando; il y en avait dix au Sonderkommando du crématoire II. Tous les autres membres des deux kommandos étaient juifs, originaires surtout de Pologne, de Tchécoslovaquie et de Hongrie, ainsi qu'un Juif hollandais. Les Sonderkommandos dormaient dans les crématoires mêmes, un étage au-dessus des fours.

Notre kommando, tout comme le kommando II, fut réparti en une équipe de jour et une équipe de nuit de nombre égal. Le matin, nous nous présentions à l'appel dans la cour; on nous amenait sur le lieu du travail tandis que l'équipe de nuit était amenée dans la cour, comptée et pouvait alors se coucher.

Mon premier travail dans ce kommando fut le suivant: le kapo Kaminski, Juif de Pologne, m'avait chargé de creuser une fosse d'environ deux mètres de longueur, d'un mètre de largeur et d'un mètre de profondeur dans la cour du crématoire I. C'est dans ce trou que furent alors jetés les os sortant des fours crématoires. Une fois ce travail achevé, je fus affecté au transport des cadavres. Le gazage durait en principe trois à quatre minutes environ. Après quoi, pendant à peu près un quart d'heure, le système de ventilation était mis en marche. Puis, le contremaître ouvrait la porte de la chambre à gaz -- toujours sous la surveillance d'un SS -- et nous devions traîner les cadavres vers le monte-charge électrique. On pouvait monter quinze cadavres environ en une fois avec ce monte-charge. Nous devions porter les cadavres nous-mêmes, six hommes étaient affectés à ce travail. La plupart du temps, quelques-uns de ceux qui étaient à même le sol immédiatement auprès de la porte étaient encore en vie. Le SS les fusillait alors. La position des cadavres dénotait visiblement qu'en général la lutte contre la mort avait été terrible. Les corps étaient souvent déchiquetés; il est arrivé plus d'une fois que des femmes avaient accouché dans les chambres à gaz. En principe, 3 000 victimes se trouvaient dans la chambre à gaz. L'entassement était tel que les gazés ne pouvaient pas choir à terre. L'évacuation de 3 000 cadavres prenait environ six heures. Comme les quinze fours de ce crématoire mettaient environ douze heures pour brûler ces cadavres, ceux-ci étaient entassés dans la pièce devant les fours. Un autre groupe de notre Sonderkommando s'en chargeait. Lorsque nous avions vidé le bas de la chambre à gaz (en bas), notre groupe devait nettoyer la chambre à gaz à l'aide de deux tuyaux pour faire de la place pour le prochain gazage. Ensuite, nous devions aller aux fours crématoires et aider à transporter les cadavres vers les fours. Auprès des fours mêmes devaient travailler deux groupes de détenus, l'un de quatre et l'autre de six hommes. L'un devait s'occuper de sept fours, l'autre de huit. Ces groupes devaient enfourner les cadavres et veiller à une combustion convenable en se servant d'un long crochet. Comme la chaleur auprès des fours était très grande, ces groupes-là ne se voyaient pas attribuer d'autre travail; pendant les interruptions de travail, ils pouvaient se rafraîchir. En dehors de cela ils n'étaient chargés que de l'évacuation de la cendre et des os tombés à travers le gril. La cendre était acheminée à la Vistule par les détenus escortés de SS. Le transport avait lieu par camions.

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Les fours crématoires

Les cadavres mettaient environ quatre minutes à se consumer. Pendant que les cadavres étaient dans le feu d'autres détenus devaient tondre les cheveux aux cadavres préparés pour l'incinération (seulement pour les cadavres de femmes) et deux détenus dentistes devaient récupérer les dents et les bagues en or. Ils le faisaient à l'aide de tenailles. Dans le mur de la pièce devant les fours étaient aménagée une grande fenêtre. Deux à trois SS qui étaient dans la chambre de l'autre côté de la fenêtre pouvaient constamment contrôler de là notre travail.

Lorsque les fours n'étaient pas en mesure de brûler tous les cadavres, les convois destinés au gazage étaient amenés au bunker V où le gazage pouvait se faire pratiquement sans interruption parce que les cadavres y étaient jetés directement dans les fosses.

Quelques jours après mon arrivée au crématoire I, Mietek devint kapo en chef du Sonderkommando des crématoires I et II, Kaminski devint kapo du kommando I et Lemke (dont je ne connais pas le prénom) devint kapo du kommando du crématoire II. Kaminski et Lemke étaient des Juifs de Bialystok; leur numéro de détenus était de la série des 83 000. Lemke me prit avec lui au crématoire II où était également mon père. Je restai dans ce kommando jusqu'à son évacuation (18.1.1945).

Le Sonderkommando entier (dépendant des crématoires I-IV et du bunker V) comprenait 912 détenus au total à l'époque où notre groupe lui fut adjoint à titre complémentaire. Les autres détenus du Sonderkommando, qui étaient déjà en place quand notre groupe y fut affecté, avaient des numéros entre 80 000 et 83 000, un groupe composé de Juifs de Cracovie avait des numéros dans les 123 000. Je ne sais pas de façon sûre si les autres avaient été sélectionnés pour le Sonderkommando immédiatement après leur arrivée au KZ (camp de concentration) ou s'ils étaient passés auparavant par d'autres kommandos. Quelques détenus restaient au Sonderkommando un temps assez long: par exemple le kapo en chef Mietek qui avait un numéro dans les 5000 et qui avait été affecté au Sonderkommando par la compagnie disciplinaire; et deux orfèvres -- l'un du nom de Feldmann, était originaire de Tchécoslovaquie, l'autre, je ne me souviens plus de son nom -- qui avaient pour tâche de fondre l'or récupéré. (Cela se passait dans une pièce spéciale du crématoire II où était centralisé tout l'or de tous les crématoires, pour être fondu en de grands cubes sous la surveillance des SS.) Tous les vendredis un officier supérieur SS venait chercher l'or. De plus, le Juif tchèque Filipp Müller était au Sonderkommando depuis aussi longtemps que Mietek. Il était venu par un convoi de Theresienstadt et put survivre aux sélections du Sonderkommando parce qu'il était protégé par un SS originaire des Sudètes. Müller aurait pu devenir kapo au Sonderkommando. Mais il n'a pas voulu. De plus, un Juif de Paris, dénommé « Oler », était depuis longtemps au Sonderkommando. Il était artiste peintre et, pendant tout le temps que je connus le kommando, il avait l'unique tâche de peindre des tableaux pour les SS, il était dispensé de tout autre travail pour le Sonderkommando.

Nous savions qu'à part les exceptions mentionnées les détenus de l'ancien Sonderkommando étaient gazés. Ces gazages s'effectuaient par groupes, tout comme se faisaient par groupes les affectations au Sonderkommando. Un groupe du kommando spécial provenait du camp de Majdanek près de Lublin. Là déjà les détenus faisaient partie d'un kommando spécial affecté au même travail.

Comme il incombait à notre kommando de fouiller les vêtements des détenus suspendus dans les salles de déshabillage, nous avions la possibilité de nous approprier beaucoup de ravitaillement, d'alcool, d'or et de devises. La SS tolérait que nous mangions et même buvions de ces provisions. Ainsi, nous conservions nos forces. Nous n'en cherchions pas moins tous les jours la soupe (du camp) et les rations du secteur du camp pour ne pas perdre le contact avec le camp de Birkenau. J'étais en général avec le groupe qui cherchait le manger à la cuisine du camp de ce secteur. En général, nous étions escortés sur ce chemin par un vieil SS dur d'oreille; lui seul ne nous a jamais battus et regardait toujours de l'autre côté lorsqu'il se passait quelque chose qu'il ne devait pas remarquer. C'est ainsi que nous pouvions jeter le pain ramassé, et dont nous n'avions pas besoin, à des détenus d'autres secteurs du camp qui l'attendaient déjà. Nous buvions surtout beaucoup d'alcool. A cette condition-là, nous pouvions effectuer notre travail.

Au Sonderkommando de chaque crématoire, il y avait un groupe qui tâchait de se préparer à une résistance. Ces groupes étaient en contact entre eux et avec des groupes de résistants à Birkenau et même au camp principal d'Auschwitz. J'appartenais à ce mouvement. Nous passions de l'or et des devises en fraude à nos camarades dans le camp; ils employaient ces objets de valeur afin de pouvoir mieux organiser la résistance. Je me souviens de trois frères de Bialystok qui déployaient une activité toute spéciale dans ce sens. Même les Russes de notre kommando -- il s'agissait d'officiers supérieurs -- étaient très actifs. De tous les détenus de notre convoi en provenance de Hongrie, seuls mon père et moi étions au courant de cette organisation de résistance. Quelque temps après, mon père se vit attribuer la tâche de concierge du crématoire II.

Notre convoi était le troisième de la longue série de convois de Juifs en provenance de Hongrie. (L'Ukraine subcarpathique, d'où je suis originaire, avait été à l'époque attribuée à la Hongrie.)

Tous les jours, des convois arrivaient de Hongrie à cette époque, et entre temps des convois d'autres pays et des « musulmans » au camp. Il ne se passait guère de jour sans qu'il y eût de gazage. Chaque fois, nous avions à nettoyer le crématoire tout entier. Comme les SS nous donnaient des ordres pour préparer les fours (en les faisant chauffer, etc.), nous savions quand un convoi était attendu. Après les grands convois de Hongrie, l'action suivante fut celle du ghetto de Lodz. Tous les jours -- je crois que c'était en août 1944 -- deux de ces convois arrivaient de Lodz.

Une fois achevée ce qu'on nommait l'action de Hongrie, les Juifs hongrois qui avaient été affectés à l'époque au Sonderkommando furent liquidés. Mon père et moi-même n'avions échappé à cette action d'extermination que parce que nous avions été affectés au Sonderkommando du crématoire II; les autres détenus de notre convoi étaient au bunker V et aux crématoires III et IV. Ces détenus furent conduits au camp principal d'Auschwitz et y furent gazés. Les cadavres furent amenés de nuit au crématoire II et brûlés par les SS eux-mêmes, cependant que tout notre kommando était consigné à la chambre. Nous avons été au courant parce qu'on nous fit emporter les vêtements des détenus. Nous reconnaissions les vêtements et les numéros des détenus. Après l'action d'extermination de Lodz, d'autres détenus du Sonderkommando furent encore liquidés; la plupart d'entre eux étaient affectés au bunker V, un petit groupe faisait partie du Sonderkommando des crématoires III et IV. La procédure de liquidation était identique. Il s'agissait d'environ deux cents détenus au total. Pendant tout le temps que je passai au Sonderkommando (de mai 1944 jusqu'à l'évacuation, en janvier 1945) aucun détenu nouveau n'y fut affecté.

Les crématoires étaient si solidement construits que pendant tout ce temps je n'eus connaissance d'aucune défaillance de fours ni de crématoires tout entiers. A plusieurs reprises, le monte-charge des cadavres tomba en panne parce qu'il était trop plein. Souvent, des officiers SS de la direction des constructions venaient inspecter les crématoires.

Un médecin détenu, hongrois, devait procéder à des dissections dans une salle spéciale. Il opérait sous la surveillance d'un médecin SS dont je ne me rappelle plus le nom. Dans cette salle, il y avait une table de dissection. On faisait surtout des dissections d'êtres anormalement constitués (par exemple des bossus) et de jumeaux. Je me souviens avec précision que le Dr Schumann était lui aussi présent à ces dissections et en supervisait certaines. Les détenus désignés pour opérer ces dissections furent exécutés, non dans les chambres à gaz, mais par des injections. On récupérait également le sang et divers organes de ces détenus pour en approvisionner des hôpitaux militaires.

Depuis un certain temps déjà nous projetions une révolte. Le noyau de cette organisation se trouvait dans notre crématoire II. Les Russes étaient les meneurs, de même que les kapos Kaminski et Lemke. Lorsqu'en automne 1944 les actions d'extermination furent complètement arrêtées, sur ordre de Berlin, et qu'on nous donna pour tâche d'effacer les traces de l'action d'extermination, nous comprîmes que le moment de notre propre liquidation approchait. Notre révolte devait la prévenir. Voici quel était le plan: un jour où il n'y aurait pas de convoi et par conséquent pas de renfort de SS près des crématoires, notre groupe qui emportait régulièrement la nourriture de ce secteur du camp pour la porter aux divers crématoires, viendrait avec des bidons d'essence là où chaque crématoire se ravitaillait. Seul, au crématoire I, on n'apporterait pas d'essence, parce que ce n'était pas utile. Au bunker V, il n'y avait à cette époque plus de Sonderkommando, l'extermination y ayant déjà été complètement arrêtée. L'essence avait été préparée par l'organisation de résistance à la section D du camp. Un dimanche du début d'octobre -- je crois que ce devait être le 6 ou le 7 octobre -- la révolte devait être déclenchée. Les détenus désignés pour apporter la nourriture furent choisis ce jour-là de telle sorte que seuls y allaient les initiés au plan. Tous venaient du crématoire II. J'étais du nombre. Nous amenâmes les bidons d'essence camouflés en soupe aux crématoires IV et III, mais lorsque nous arrivâmes à notre crématoire II, nous entendîmes déjà des coups de feu partis des crématoires III et IV, et vîmes un début d'incendie. Le plan avait été de commencer la révolte par un feu allumé à notre crématoire II. Son déclenchement prématuré le fit échouer. Les SS donnèrent aussitôt l'alarme et tous les détenus du crématoire II durent se rendre à l'appel. Le SS-Oberscharführer Steinberg, chef du crématoire II, nous compta; lorsqu'il se rendit compte que personne ne manquait, on nous enferma tous dans la salle de dissection. Le crématoire III était en feu et les détenus du Sonderkommando des crématoires III et IV coupèrent les fils et s'évadèrent; certains furent abattus sur-le-champ. Au crématoire I, les détenus du Sonderkommando coupèrent également la clôture électrique avec des ciseaux isolés et s'enfuirent. Il était prévu que les barbelés du camp des femmes seraient également coupés afin de leur permettre une fuite en masse. Cependant, en raison du déclenchement prématuré de la révolte ce ne fut plus possible. Les SS réussirent à rattraper tous les fugitifs. Le soir même, un groupe d'officiers SS arriva devant notre crématoire et nous enjoignit de faire sortir vingt des nôtres pour reprendre le travail. Or, nous étions persuadés qu'en dépit de toutes les dénégations, on nous répartirait en groupes pour mieux nous liquider; nous refusâmes donc de sortir de la salle de dissection. Les SS amenèrent alors du renfort et forcèrent vingt détenus à travailler. Bientôt de la fumée s'éleva du crématoire I. Nous en concluâmes que les vingt camarades avaient bien été amenés au travail. Leur tâche consistait à brûler les cadavres de ceux qui avaient été tués pendant leur évasion. C'est ainsi que tous les détenus du kommando spécial des crématoires I, III et IV furent massacrés. De notre kommando, un seul détenu fut tué; c'était celui qui avait coupé les pneus de la bicyclette d'un SS pour l'empêcher de s'en servir: le SS -- surnommé le « Rouge » -- a battu ce détenu jusqu'à ce que mort s'en suive.

De ce jour, les crématoires I, III et IV furent fermés. Les crématoires III et IV étaient détruits par la révolte et inutilisables, le crématoire I restait intact. Il n'y eut plus de gazage dans aucun crématoire. On nous fit brûler les cadavres qui arrivaient du camp; de petits groupes de détenus et de civils furent fusillés dans notre crématoire à partir de ce moment-là. Ces exécutions avaient lieu à l'étage au-dessus. Elles étaient l'œuvre d'un certain SS-Unterscharführer Holländer, qui, en principe tirait un coup de fusil dans la nuque; l'arme était munie d'un dispositif qui étouffait le son. Holländer nous était déjà connu pour sa cruauté particulière. Il a battu les détenus destinés au gazage, jeté des enfants contre le mur, etc. A notre égard, détenus du Sonderkommando, Holländer était toujours aimable. Holländer était de taille moyenne, maigre; il avait le visage allongé, des cheveux châtains et pourrait être originaire d'une région voisine de la Yougoslavie. Il avait environ trente-deux ans.

Quatre-vingt-deux détenus du Sonderkommando -- c'étaient nous, ceux du crématoire II -- ont survécu jusqu'à l'évacuation d'Auschwitz. Lors de cette évacuation, le 18.1.1945, la troupe de SS était déjà en pleine désorganisation. Nous en profitâmes pour marcher vers le camp D. Dans la course, un bon nombre d'entre nous furent tués d'une balle; je ne saurais dire combien, pressé que j'étais d'arriver au camp. Tous les détenus du camp D furent amenés au camp principal d'Auschwitz, c'est là que les SS recherchaient, de nuit, ceux qui avaient été affectés aux crématoires et qu'ils pouvaient reconnaître pour avoir fait partie du Sonderkommando. Personne évidemment ne s'est présenté à l'appel. Quiconque était découvert était fusillé sur-le-champ. Mon père et moi, nous nous cachâmes sous un lit. Je ne peux rien dire de plus, sinon que Filip Müller et Bernhard Sakal (qui vit actuellement en Israël et est originaire de Bialystok) ont pu également sauver leur peau.

Il y eut aussi au Sonderkommando II un certain Léon, le cuisinier, Juif polonais qui avait vécu à Paris; il était déchargé du travail général du Sonderkommando, étant affecté à la cuisine des SS. Il ne devait travailler au service des cadavres comme nous tous que s'il y avait vraiment beaucoup de travail. Nous étions très liés et j'ai appris ainsi que Léon avait pris des notes dès le moment où il fut affecté au Sonderkommando. Il a tenu une sorte de journal et noté les crimes des SS, ainsi que les noms de certains criminels SS. De plus, il a ramassé des documents, des passeports, etc., trouvés près des vêtements des assassinés et qui lui semblaient importants. Aucun d'entre nous n'a lu ces notes, mais je savais qu'elles existaient. Le mercredi qui précéda la révolte, j'ai enfoui tous ces documents en un lieu que j'ai soigneusement conservé dans ma mémoire. Les papiers se trouvaient dans un grand récipient en verre (contenance environ cinq litres), qui avait été graissé et hermétiquement fermé. Puis nous plaçâmes ce récipient en verre dans une caisse en béton que nous avions coulée. Cette caisse en béton fut enduite de graisse à l'intérieur, puis fermée au béton. Nous y enfermâmes également des cheveux de cadavres' des dents, etc., mais par principe aucun objet de valeur, afin que ceux qui trouveraient un jour cette boîte ne soient tentés de la piller pour s'emparer de tels objets de valeur. Le rabbin de Makow et Zalmen Rosenthal prirent des notes qui furent enfouies ailleurs -- je ne sais où.

douches à Auschwitz

La chambre à gaz

Pour finir, je voudrais encore décrire comment se passait une action de gazage. Nous avons vu de quelle façon on procédait aux sélections à l'arrivée des convois à la rampe. Ceux qui étaient sélectionnés pour le travail étaient conduits aux sections C et D du camp, ceux qui étaient destinés au gazage étaient conduits au FKL (camp de concentration pour femmes). Ceux qui étaient capables de marcher étaient amenés au crématoire à pied; les autres étaient chargés sur des camions Au crématoire on faisait basculer le camion et on jetait les malades à terre. Une voiture d'ambulance avec la Croix-Rouge amenait les boîtes de gaz. Tous étaient conduits à la salle de déshabillage, les SS leur ordonnaient d'enlever leurs vêtements. On leur disait qu'ils devaient se laver. Auprès de chaque crochet il y avait un numéro et on leur recommandait de bien retenir ce numéro. Tous ceux qui avaient encore des paquets devaient les déposer devant la salle de déshabillage. Des voitures amenaient ensuite ces effets au « Canada ». On commençait toujours par les femmes et les enfants. Lorsque ceux-ci étaient nus, les SS les conduisaient à la chambre à gaz. On leur disait qu'ils devaient attendre que l'eau arrive. Ensuite, les hommes devaient se déshabiller et se rendre également dans la chambre à gaz. Chacun devait nouer ses chaussures et les emporter. Avant de pénétrer dans la chambre à gaz, il devait remettre ses chaussures en passant à deux détenus. La plupart d'entre eux n'ont pas su ce qui leur arrivait. Parfois, ils savaient quand même quel sort les attendait. Alors ils priaient souvent. Il nous était détendu de parler avec les [détenus des] convois. Dès que les femmes étaient déshabillées et dans la chambre à gaz, un kommando de chez nous devait enlever les vêtements et les emmener au Canada; les hommes se trouvaient de nouveau en présence d'une salle de déshabillage vide et propre. Ceux qui étaient incapables de se déshabiller eux-mêmes devaient être aidés par des détenus de notre kommando. Deux détenus étaient régulièrement accompagnés d'un SS. Seuls, les détenus qui semblaient aux SS particulièrement dignes de confiance étaient affectés à ce travail. A chaque action de gazage, plusieurs officiers SS étaient, en plus, présents. Le gaz était jeté, dans notre crématoire, soit par le Hollandais, soit par le « Rouge », qui se relayaient par équipes. Ils mettaient des masques à gaz à cet effet. Souvent, le gaz n'arrivait pas en temps voulu. Les victimes devaient alors attendre assez longtemps dans la chambre à gaz. On entendait les cris de très loin. Souvent, les SS se livraient aussi à des excès particulièrement sadiques. C'est ainsi que des enfants furent fusillés dans les bras de leurs mères juste devant la chambre à gaz, ou jetés contre le mur. Quand l'un des arrivants disait un seul mot contre les SS, il était fusillé sur place. La plupart du temps de tels excès n'avaient lieu que lorsque des officiers supérieurs étaient présents. Lorsque la chambre à gaz était trop remplie, on jetait souvent des enfants qui ne pouvaient plus y entrer par-dessus la tête de ceux qui s'y trouvaient déjà. Du fait de la compression, d'autres victimes étaient tuées par piétinement. Les SS nous répétaient souvent qu'ils ne laisseraient pas survivre un seul témoin.

Cette description correspond en tout point à la vérité et a été faite en mon âme et conscience.

Témoignage d'un rescapé, apprenti boxeur à Auschwitz

Témoignage d'un rescapé, apprenti boxeur à Auschwitz

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Il a été déporté de Malines à Auschwitz, il n'avait que 16 ans et n'avait jamais boxé de sa vie, pourtant quand on demande des volontaire pour boxer, il lève la main, ils étaient quatre mais lui était le seul qui n'avait jamais boxer, parmi les quatres hommes, il y avait des champions.

C'est par miracles que les Allemands n'ont rien vu et c'est un des champions qui l'a aidé et appris la boxe, il n'a jamais gagné mais il a fait matche nul, deux fois.

Il a connu la faim, il a vu des copains se faire fusillé, partir aux douches, il a fait la marche de la mort dans des conditions horribles, le froid, la soif, l'épuisement et la peur.

Aujourd'hui, il témoigne.


dorcas

23:44 Écrit par dorcas dans Camp Auschwitz | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : auschwitz |  Facebook |