10/11/2014

10 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas. 



10 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

1938

- Dans l'ensemble du Reich, au lendemain de la " nuit de cristal ", 35 000 juifs sont arrêtés, dont beaucoup sont déportés aux camps de concentration de Dachau, de Buchenwald, où ils sont horriblement maltraités, et de Sachsenhausen (Allemagne).

1941

- A Kharkov (R.S.S. d'Ukraine), 2 jeunes filles juives sont pendues par les SS dans le cimetière juif de Lysa Gora.

- 750 juifs de Bielica (district de Novogrudok, R.S.S de Biélorussie) sont conduits au ghetto de Zdzieciol, qui est liquidé le même jour.


- Dans le ghetto de Varsovie, la peine de mort sera prononcée pour chaque personne qui quittera le ghetto sans autorisation, et pour chaque personne de l’extérieur qui aidera un Juif.

1942

- En promettant aux juifs que leur vie serait épargnée, les nazis font revenir dans le ghetto de Szydloviec (province de Kielce, Pologne) ceux qui se trouvaient dans les forêts avoisinantes, où ils n'avaient aucune chance de survivre à l'hiver. Aussitôt après, 5 000 d'entre eux sont déportés au camp d'extermination de Treblinka.

- 70 juifs du ghetto de Bochnia (province de Galicie) sont fusillés par les nazis. 500 juifs de cette ville et 1 000 juifs du ghetto de Komarov (Pologne) sont déportés au camp d'extermination de Belzec.

- 6 300 juifs du ghetto de Mlava (Pologne) sont déportés au camp d'extermination de Treblinka, où ils sont assassinés quelques heures après leur arrivée.

- 758 internés juifs du camp de regroupement de Westerbork sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz.

08/11/2014

8 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

8 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

1937

- le musé Allemand de Munich inaugure la plus importante exposition antisémite jamais réalisé.

1939

- Les juifs de la ville de Sierpc (province de Varsovie) sont déportés après que la région a été annexée au Reich allemand.1 800 juifs environ sont envoyés à pied en direction de Varsovie. 500 juifs restent à Sierpc, où ils sont enfermés dans un ghetto.

1941

- Les juifs de Lwow (Lvov, Galicie orientale, R.S.S. d'Ukraine) sont rassemblés dans un ghetto. Lors de l'évacuation, les SS conduisent les juifs vieux et malades hors de la ville pour les fusiller.

- Dans le village de Kryupow (Krementchoug, U.R.S.S.), les SS fusillent une jeune fille de quatorze ans et une autre de quinze ans après les avoir violées.

1942

- 1 000 juifs de Zbarazh (R.S.S d'Ukraine) sont déportés au camp d'extermination de Belzec.

- Liquidation du ghetto de Staszov (province de Kielce, Pologne) : des centaines de juifs sont fusillés sur place. Les autres, au nombre de 5 000 environ, sont déportés au camp d'extermination de Belzec. Un petit groupe parvient à fuir dans les bois.

1944

- Début de la marche de la mort de 25 000 juifs en direction de Hegyeshalom (Hongrie) dans des conditions effroyables. Ces juifs "prêtés " au Reich pour le travail obligatoire partent de divers camps de regroupement de la province hongroise vers le centre de transit où ils attendent leur déportation. Beaucoup meurent de faim et d'épuisement.

04/11/2014

4 novembre, ce jour là, n'oubliez pas.

4 novembre 
, ce jour-là, n'oubliez pas

 

1940

- A La Haye, les nazis décrètent que tous les fonctionnaires Juifs sont suspendus.

1941

- Dans la ville de Lyubavitch (Lubavich, province de Smolensk, U.R.S.S.), 483 juifs sont fusillés lors de la création d'un ghetto par les nazis.

1942

- 1 000 juifs, hommes et femmes, sont déportés du camp de regroupement de Drancy (France) vers le camp d'extermination d'Auschwitz. 639 d'entre eux sont gazés dès leur arrivée. 4 hommes seulement survivront jusqu'à la libération du camp.

- Les derniers juifs de Kossov (R.S.S. d'Ukraine) sont déportés au ghetto de Kolomyya, où ils sont tués en même temps que les internés. Kossov est déclaré " purifié de ses juifs ".

- 1.000 juifs du ghetto de Brzezany (R.S.S. d'Ukraine) sont déportés au camp d'extermination de Belzec.

1943

- 815 juifs originaires du ghetto de Liepaja (Libau) sont fusillés dans le ghetto de Riga.

- Les SS déportent 2 800 juifs du camp de travail de Szebnie (Galicie orientale) au camp d'extermination d'Auschwitz.

Trouvé dans des livres d'histoires.

28/06/2014

28 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

28 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

 



1286 



- 40 juifs sont tués dans les villes voisines de Boppard et d’Oberwesel (Allemagne) à la suite d’une accusation de meurtre rituel.  L’accusation provoque des émeutes antijuives dans toute la région, au cours desquelles de nombreux juifs sont tués. 



1919

- 11 juifs sont massacrés et de nombreuses femmes juives violées quand des révoltés commandés par des alliés de l’Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura, se livrent à un pogrom dans la ville d’Itchnia (district de Tchernigov). 



1941



- Les 65 juifs d’Unter-Stanestié (Roumanie) sont répartis en groupes par les habitants ukrainiens et conduits dans divers centres de torture où ils sont mis à mort. Parmi les victimes figurent le rabbin Friedländer et ses deux fils.



- Le lendemain de la seconde occupation de Bialystok, la première ayant eu lieu en septembre 1939 après l’invasion de la Pologne, les soldats allemands mettent le feu à la synagogue locale, tuant plus de 1 000 juifs qu’ils y ont enfermés. Ce jour reste connu comme le « Vendredi rouge ».



- Un camp de concentration pour 1 500 juifs est établi à Kaunas (Lituanie) dans le « fort n° 7 », surveillé par des fascistes lituaniens qui se livrent aux exécutions. Le camp est divisé en deux parties, l’une pour les femmes et les enfants, l’autre destinée aux hommes. 



- Les troupes allemandes occupent Zolkiev (Ukraine), où résident 5 000 juifs. La synagogue est incendiée et de nombreux juifs sont assassinés. La communauté doit verser une amende de 250 000 roubles, 5 kilos d’or et 100 kilos d’argent dans les trois jours.



1942



- 983 juifs sont déportés de Vienne (Autriche) au camp de concentration de Theresienstadt.



- 1 038 juifs sont déportés du camp de regroupement de Beaune-la-Rolande (France) au camp d’extermination d’Auschwitz., 35 personnes seulement seront encore vivante à la libération. 



- 30 juifs sont fusillés par les SS quand ils entrent dans Krynki (province de Bialystok). Trois jours plus tard, la synagogue est incendiée. 



- 5 000 juifs sont déportés en trois transports de Czernovitz (Bukovine) au ghetto de Moghilev  (Ukraine). La majorité d’entre eux meurt en cours de route.

- Les Juifs de Belgique sont contraints à porter l'Etoile jaune. Des milliers d'entre eux sont forcés de travailler pour l'organisation Todt.

- 
Début de l'extermination massive des Juifs à Birkenau par Zyklon B.

1944.

- Les SS fusillent 540 juifs près de l'ancienne usine de papeterie Profintern, dans le camp de concentration de Borissov (Biélorussie).

- 7 500 juifs de Debrecen (Hongrie) sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz .

- 38 juifs sont déportés de Vienne (Autriche) au camp d'extermination d'Auschwitz.

24/06/2014

24 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

24 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.



1096 



- Le 24 juin, les croisés entrent dans la ville de Neuss. Ils égorgent 200 juifs qui s’y trouvent cachés.  



1298



- 25 juifs appartenant à une dizaine de familles sont égorgés à Iphofen (Allemagne) lors des persécutions de Rindfleisch. 



1648

- 2 000 juifs, hommes, femmes et enfants, sont égorgés quand les hordes cosaques de Bogdan Chmielnicki occupent Homel (Ukraine). Ensuite, les hordes cosaques tuent 2 000 juifs et 600 Polonais catholiques dans la forteresse de Nesterov, près de la ville de Tulczyn.



1919 



- 15 juifs sont égorgés et de nombreux autres blessés quand des unités commandées par Zeleny, lié à l’Armée nationale ukrainienne, se livrent à un pogrom à Lukachevka, près de Kiev.

- A Kopai-Gorod (district de Podolie), 11 juifs sont tués et de nombreux autres blessés par les 7è et 9è régiments de la « division bleue » de l’Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura.




1940



- 250 jeunes juifs de Checiny (Pologne) meurent après leur déportation au camp de travail forcé de Ciezanow. Après l’occupation de Checiny par les Allemands, 3 000 juifs avaient été enfermés dans un ghetto. 



1941

- 

170 juifs sont conduits au village de Patryki et tués après que les troupes allemandes eurent occupé Kobryn (Biélorussie).

- Après l’occupation de Kobryn par les troupes soviétiques le 20 septembre 1939, de nombreux juifs provenant des provinces polonaises occupées par les Allemands s’y sont réfugiés. Lors de l’invasion allemande, 8 000 juifs y habitent.


- Les Allemands occupent Kaunas (Lituanie), peuplé de 30 000 juifs. Des nationalistes lituaniens tuent 1 000 d’entre eux, 10 000 autres sont arrêtés et internés au « fort n° 7 ».

1942.

- Adam Czerniakov, président du conseil juif de Varsovie, est arrêté pour avoir refusé de collaborer avec les Allemands à la déportation des juifs du ghetto.

1943.

- 151 juifs de Vienne (Autriche) sont déportés au camp de concentration de Theresienstadt.

23/06/2014

23 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

23 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1270



- 7 juifs de Wissembourg (Allemagne) sont arrêtés sans raison, torturés et exécutés.



1298 



- Les persécutions de Rindfleisch, du nom d'un chevalier allemand de la ville de Roettingen (Franconie), détruisent 146 communautés Juives en Allemagne centrale et méridionale.

- A Windsheim (Franconie), 55 juifs périssent sur le bûcher.

- 900 juifs de l'importante communauté de Würzburg sont massacrés, dont une centaine de réfugiés originaires d'autres localités.

- Dans la petite ville de Neustadt an der Aisch, 71 juifs sont brûlés vifs. 



1475 



- Un enfant chrétien, Simon de Trente (Italie), ayant été trouvé mort, Samuel, un juif riche, et plusieurs de ses coreligionnaires sont accusés du meurtre et soumis à la torture. L'enfant est considéré comme un martyr, tandis que les juifs sont emprisonnés et torturés en mars et en avril. Le 23 juin, Samuel est brûlé sur le bûcher, les autres sont brûlés ou rompus sur la roue. Simon de Trente a été vénéré comme martyr jusqu'à l'intervention de Vatican en 1965.



1919



- 45 juifs sont égorgés, de nombreux autres grièvement blessés et 35 femmes juives violées quand des révoltés par les alliés de l'Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura, se livrent à un pogrom à Skvira (Kiev).

- 5 juifs sont massacrés par le neuvième régiment Strelkovky lors d'un pogrom à Verkhova-Bibikovo . 



1941



- 8 juifs sont fusillés lors de l'entrée des Allemands à Sokal (Ukraine).



- Les troupes allemandes occupent la ville de Bereza(Biélorussie), qui compte 3 000 habitants juifs. Plusieurs maisons juives sont pillées.



1942 



- Les SS assassinent 850 juifs à Wielopole (Pologne). 



- Au camp d'extermination d'Auschwitz, la première sélection pour les chambres à gaz a lieu sur le quai de la gare lors de l'arrivée d'un train en provenance de Paris.



- 10 membres de la police juive du ghetto de Varsovie sont fusillés, accusés d'avoir servi d'intermédiaires entre des gendarmes allemands et des passeurs d'armes et de vivres. Ils faisaient partie d'un groupe de 110 prisonniers. Les Allemands emmènent les autres vers une destination inconnue.

- Directive de Leibbrand, chef des opérations de la Reichsbahn, concernant la déportation de 90.000 juifs de l'Europe Occidentale, dont 40.000 juifs de France, 40.000 de Hollande et 10.000 de Belgique. 
- A cette date, vingt camions spéciaux ont été livrés pour les opérations itinérantes d'extermination.

1943

- En Galicie, les ghettos sont dissouts : à l'exception des camps, tout le district est considéré comme « purgé des Juifs ». Le nombre des victimes est évalué à 430.329.

- Départ d’un convoi du camp de transit de Drancy pour le camp d’extermination d’auschwitz avec 1018 déportés, 518 seront drectement envoyés dans les chambrs à gaze 109 personnes survivront à la libération.

1943.

- Un train quitte Paris pour le camp d'extermination d'Auschwitz avec 1 000 déportés juifs, dont 100 enfants de moins de seize ans et 13 bébés. Tous sont tués dès leur arrivée.

- Tous les pensionnaires de la maison de retraite juive de Moravska-Ostrava (Tchécoslovaquie) sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz.

- Les SS déportent 1 800 juifs de Strzemieszyce (Pologne) au camp d'extermination d'Auschwitz.

- 1 018 juifs sont déportés du camp de regroupement de Drancy au camp d'extermination d'Auschwitz. 518 sont gazés dès leur arrivée. 72 hommes et 37 femmes survivront.

1944

- 23 juin au 14 juillet,  déportation de 9 000 Juifs du ghetto de Lodz.



20/06/2014

20 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

20 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.


1230

- 

Massacre des juifs de Wiener Neustadt (Autriche). 



1391 



- Au cours du jeûne juif commémorant la chute de Jérusalem, les chrétiens de Tolède attaquent la communauté. De nombreux juifs sont massacrés, beaucoup d'autres se suicident. Les persécutions se propagent dans toute l'Espagne. 



1544



- A Tomar (Portugal), où un tribunal de l'Inquisition siège depuis 1540, se déroule un second autodafé, contre des  descendants de juifs contraints au baptême, qui pratiquent toujours le judaïsme en secret. 



1734

- 

20 000 juifs et Polonais sont massacrés en trois jours par les Haidamak (cosaques et paysans ukrainiens), à Uman près de Kiev.

- 3 000 juifs meurent dans la synagogue touchée par le feu de l'artillerie.



1768

- 

Des Haidamak égorgent des milliers de juifs à Gomel (Ukraine). 



1883

- 

500 familles juives se trouvent réduites à la misère quand leurs maisons et leurs magasins sont détruits à Iekaterinoslav (Russie) au cours d'un pogrom qui dure deux jours.



1919 



- 14 juifs sont massacrés et 10 autres grièvement blessés quand des unités commandées par Sokolovski se livrent à un pogrome à Tchernigov (Volhynie).

- 5 juifs sont tués et de nombreux autres blessés au cours d'un pogrom dans la ville de Volodarka (district de Kiev), déclenché par des unités commandées par Jelezniak, alliées à l'Armée nationale ukrainienne. 



1942 



- Les SS assassinent 600 juifs de Snow ( U.R.S.S.).



- Un ghetto est créé à l'intention des 2 500 juifs survivants de Nadvorna (Ukraine). Il est gardé par la Schutzpolizei allemande, dont les membres y pénètrent de temps en temps pour tuer des internés. 



- 996 juifs sont déportés de Vienne (Autriche) au camp de concentration de Theresienstadt.

- Toutes les écoles juives sont fermées.

- A Ravensbruk, le docteur SS Karl Gebhart teste les effets du traitement par la sulfanilamide sur environ 80 prisonniers. Les prisonniers sont volontairement blessés et infectés avec des virus, pour voir l’effet du traitement.

1943

- 5 500 Juifs sont déportés d’Amsterdam.

- Himmler envoie 100 Juifs au camp alsacien de Natzweiler-Struthof. Tués, leur squelette a été envoyé au musée anatomique de Strasbourg.

- 4 000 internés sont fusillés par les SS quand les Allemands liquident le ghetto de Tarnopol ('Ukraine). Quelques juifs seulement parviennent à fuir.

- 5 500 juifs sont arrêtés à Amsterdam, puis déportés au camp de regroupement de Westerbork.

 

18/06/2014

18 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

18 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.



1942

- 

2 500 juifs de Kolbuszova (Ukraine) sont assassinés en deux jours par les SS et la police ukrainienne.

- Les SS assassinent 1 200 juifs à Rudnik (district de Lvov). 



1943 



- 16 juifs de Bamberg et 70 autres de Nuremberg (Allemagne) sont déportés au camp d’extermination d’Auschwitz. 



1944

- 

Les 250 juifs de la communauté de Kalocsa (Hongrie) sont déportés au camp d’extermination d’Auschwitz.

04/06/2014

4 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

4 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.
 

 

1919 



- 100 juifs sont égorgés lors d’un pogrom qui dure six jours, victimes des soldats de l’Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura et de la population locale, à Kamenetz-Podolskiy (province de Podolie).



1940 



- 29 personnes, des juifs pour la plupart, sont fusillés par la police allemande dans le village de Celiny (Pologne). 



1941


- En Croatie, nouvelles mesures racistes : les transports et les lieux publics sont interdits aux Juifs, aux Serbes et aux Tziganes. 1.260 Serbes sont brûlés vifs dans une église à Glina.

1942 



- La déportation des juifs du ghetto de Cracovie s’étend sur deux jours. Arthur Rosenzweig, président du Conseil juif, est fusillé avec sa famille : les nazis lui reprochent de se montrer peu coopératif.



1943



- 400 juifs sont massacrés par les SS et la police ukrainienne dans le village de Kozova (Ukraine).

1944.

- 16 juifs sont déportés de Florence au camp d'extermination d'Auschwitz.

03/06/2014

3 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

3 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1096



- Les volontaires de la première croisade arrivent devant Xanten (Allemagne) où des juifs de Cologne avaient été envoyés par l’évêque de la ville afin de sauver leur vie. Lors de la prière du Kiddoush au début du sabbat, les croisés attaquent la tour où les réfugiés se trouvent en prière. 60 juifs se suicident avant que le massacre commence.

1940 



- Les premières mesures concernant les juifs sont annoncées à La Haye. Les juifs ne peuvent plus être fonctionnaires ni travailler dans un service public. Avant l’occupation allemande, 13 900 juifs environ vivaient à La Haye. A la fin de la guerre, 1 238 seulement avaient survécu.

1942.

- 3 000 juifs du ghetto de Braslav (Biélorussie) sont massacrés par les SS. Les paysans des environs et les habitants de la ville sont invités à assister au massacre. Des résistants juifs aident un groupe de juifs à fuir.

- 200 juifs sont assassinés par les SS à Molczadz (Biélorussie).

1943.

- 900 juifs sont massacrés par les SS et la police ukrainienne à Trembovla (Ukraine).

1944

- Suite aux négociations entre Eichmann et Kastner, sur la possibilité d’échanger la vie de 400 000 Juifs contre 40 000 camions, Eichmann répond à Kastner : « je dois nettoyer les villes de province des ordures juives. Je dois retirer les Juifs de ces provinces. Je ne peux pas jouer le rôle du sauveur des Juifs ». La négociation n’aboutira pas.

- 21 hommes, 29 femmes et 69 enfants, soit 119 personnes au total, dont de nombreux juifs, sont brûlés vifs à Petschjup (Lettonie).

- 496 internés juifs du camp de regroupement de Westerbork sont déportés au camp d’extermination d’Auschwitz.



14/03/2011

Ghetto Mlawa

Ghetto Mlawa

 

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Entrée du ghetto

 Début novembre 1939 les Allemands détruisent toutes les synagogues de Mlawa et des environs.

Les 7 et 8 décembre 1940 le ghetto est prêt pour acceuillir les 2450 Juifs «officiellement» recensés à Mlawa par les Allemands.

 

 

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travail dans le ghetto

 

 

D'autre juifs de Rypin, Lipno, Dobrzyn, Szrensk,Radazanow et Zielun vont les rejoindre, le ghetto est surpeuplé et les conditions sont inhumaines et le typhus fait sont apparition.

Un hôpital de 40 salles est aménagé et grâce aux juifs qui travaille en dehors du ghetto, ils organisent par contrebande l'approvisionnement alimentaire mais le 25 janvier 1942, les Allemands arrêtent 25 juifs qui sont accusé de trafic de contrebande, tous seront envoyés dans différents camps dont ils ne reviendront jamais.

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Mur du ghetto

Le 18 avril 1942. Devant la foule rassemblée, la Gestapo pend 4 jeunes hommes pour fait de contrebande.

Plus tard d'autre juifs seront pendu, les nazis choisissent des hommes dans l’assistance et leur ordonnent de retirer les caisses de bois sur lesquelles se trouvent les condamnés ensuite,les allemands ouvrent le feu sur la foule, il y a de nombreux morts sur le sol et le même jour deux femmes seront exécutées.

Un peu plus tard, 50 jeunes juifs sont fusillés devant une fosses,  certains ne sont que blessés mais les allemands obliges des juifs a combler la fosses enterrants les blessés vivants.

La population vit dans la peur et la famine sévit rapidement. De jeune juifs de moins de 20 ans sont exécutés.
Le Judenrat est forcé de préparer des listes de 2.000 personnes dont l’une devrait contenir uniquement les noms des personnes âgées et de malades.

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Mémorial du ghetto

Le 10 novembre 1942, la première déportation de Mlawa à lieu pour Treblinka, elle concerne les vieux et les malades  et le 13 et 17 novembre d'autres partiront pour le camps d'extermination d'Auschwitz, il ne reste au Ghetto que quelques centaines de juifs.
5.000 Juifs arrivent de Maków Mazowiecki et sont parqués dans le ghetto de Mlawa. Le 24 novembre, 1942, arrivent plus de 1.000 Juifs de Stzegowo. Environ 6 à 7.000 juifs sont déportés à Auschwitz .
Vers la fin 1942, la majorité des Juifs de Mlawa et de ses environs ont été exterminés à Auschwitz
40 Juifs de Mlawa ont survécu aux camps.

00:27 Écrit par dorcas dans ghetto Mlawa | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ghetto, auschwitz, treblinka, camp, juifs |  Facebook |

02/02/2011

Il y a 70 ans, partait le premier convoi pour Auschwitz

Il y a 70 ans, partait le premier convoi pour Auschwitz

Le 14 juin 1940, un train  s'acheminait lentement vers une ancienne caserne du sud de la Pologne occupée. A son bord, 728 prisonniers politiques polonais entassées par une chaleur étouffante dans des wagons aux fenêtres fermées. Venant de la prison de Tarnow, les prisonniers les plus âgés reconnaîtront une pancarte, sur le chemin, portant en lettres gothiques le nom allemand de la ville d'Oswiecim : Auschwitz.

Leur convoi fut le premier d'une longue série de trains pour Auschwitz où furent exterminées 1,1 million de personnes, dont un million de juifs. Soixante-dix ans après, lundi 14 juin, à l'initiative de l'Association des familles d'Auschwitz, un train a symboliquement parcouru ces quelque 140 kilomètres.

Avant le départ, un petit monument portant les 728 noms et un triangle rouge – couleur des prisonniers politiques –, marqué de la lettre P pour Polonais, a été dévoilé sur le quai de la gare de Tarnow. Un hommage doit être rendu à "toutes les victimes des camps allemands nazis", à l'arrivée dans le camp d'Auschwitz, initialement créé pour détruire la résistance polonaise et les élites du pays, étendu ensuite par l'Allemagne nazie en camp de la mort pour les juifs d'Europe et devenu symbole de l'Holocauste.

 

L'entrée du camp de concentration d'Auschwitz.

L'entrée du camp de concentration d'Auschwitz.AFP/-

"AUCUN DE NOUS NE SAVAIT CE QU'ÉTAIT UN CAMP DE CONCENTRATION"

Kazimierz Zajac, 86 ans, a refait le voyage. "On nous a dit qu'on nous emmenait dans un camp de concentration mais aucun de nous ne savait encore ce qu'était un camp de concentration", a-t-il raconté dans le train. Sur son bras est resté tatoué le numéro 261, et il a précieusement gardé le triangle rouge cousu à l'époque sur son uniforme de prisonnier.

Les numéros d'immatriculation de ces Polonais allaient de 31 à 758, car 30 détenus de droit commun allemand étaient déjà enfermés à Auschwitz. Ils deviendront les "kapos" – surveillants – du camp. A leur arrivée, les prisonniers, dont un petit nombre étaient juifs, furent battus et placés en rangs. "'Les juifs ne vivront pas plus d'un mois, les prêtres trois mois et pour les autres, la seule sortie possible sera la cheminée du four crématoire', nous a dit le SS Friesch", a raconté M. Zajac, resté dans le camp jusqu'au 19 décembre 1944.

 

Photo de déportés derrière les barbelés prise en 1945, au moment de la libération du camp de concentration d'Auschwitz.

Photo de déportés derrière les barbelés prise en 1945, au moment de la libération du camp de concentration d'Auschwitz.AFP/-

Comme en 1940, le convoi a marqué l'arrêt en gare de Cracovie. Là, les prisonniers, dont beaucoup avaient tenté de rejoindre l'armée polonaise en France via la Slovaquie et la Hongrie, avaient appris l'entrée ce même jour des troupes allemandes dans Paris. "C'est comme si le sol s'était dérobé sous nos pieds. Nous avions eu pour but la France, l'armée polonaise, et voilà que Paris était occupé et que la France se rendait", a raconté Kazimierz Albin, qui avait 17 ans à l'époque.

"TOUTE DÉSOBÉISSANCE SERA PUNIE DE LA PEINE DE MORT"

A leur arrivée au camp, a raconté M. Albin, on leur a dit qu'ils étaient "dans un camp allemand de concentration en tant qu'ennemis du peuple allemand. Toute désobéissance et tentative d'évasion est punie de la peine de mort". Dès le lendemain et pendant une période de quarantaine, ils seront frappés, torturés, soumis à des exercices physiques insoutenables, et seront ensuite employés à l'extension du camp.

 

Dès leur arrivée dans le camp, les prisonniers ont été battus et torturés.

Dès leur arrivée dans le camp, les prisonniers ont été battus et torturés.AFP/-

Au moins 227 d'entre eux sont morts à Auschwitz et 300 ont survécu à la guerre. D'autres convois ont suivi et, jusqu'au printemps 1942, Auschwitz fut occupé en majorité par des prisonniers polonais non juifs. Kazimierz Albin, qui a réussi à s'évader en février 1943, sera témoin en 1942 de l'arrivée massive de juifs de toute l'Europe et de la création d'Auschwitz-II, ou Birkenau, lieu d'extermination des juifs : hommes, femmes, enfants, vieillards.

En septembre 1940 arrivera un prisonnier particulier, le résistant polonais Witold Pilecki, qui s'est fait interner volontairement afin de constituer un réseau de résistants à l'intérieur du camp, et a informé le monde de ce qui s'y passait pendant deux ans et demi.

DES CONVOIS DE "FAMILLES SUR TROIS GÉNÉRATIONS"

 

Des femmes et des enfants juifs à leur arrivée par train au camp d'extermination d'Auschwitz.

Des femmes et des enfants juifs à leur arrivée par train au camp d'extermination d'Auschwitz.AFP/STF

 M. Albin se souvient encore de ces convois de "familles sur trois générations" et des détails de l'extermination dans les chambres à gaz entendus dans les conversations des kapos avinés. Un million de juifs ont trouvé la mort à Auschwitz-Birkenau, ainsi qu'entre 70 000 et 75 000 Polonais non juifs, 21 000 Tziganes, 15 000 prisonniers de guerre soviétiques et 10 000 à 15 000 autres prisonniers, dont des résistants, selon les données du musée du camp.

Le Monde.fr, avec AFP

http://www.juif.org/go-news-145054.php

26/01/2011

Ce jeudi, l’hommage aux victimes de l’Holocauste

Ce jeudi, l’hommage aux victimes de l’Holocauste

 

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Une journée pour ne pas oublier. Ce jeudi marquera la Journée internationale du souvenir des victimes de l’Holocauste. Six millions de Juifs exterminés. Plus d’un million dans le camp d’Auschwitz.

Symbole de l’horreur nazie, le camp de concentration polonais fut libéré par l’Armée rouge le 27 janvier 1945. C’est cette date qui a été retenue par les Nations Unies il y a cinq ans pour rendre hommage aux disparus.

Participer au devoir de mémoire, c’est aussi rendre accessibles au plus grand nombre les témoignages, les photos et les écrits liés à l’Holocauste. Le musée israélien Yad Vashem et Google se sont ainsi associés pour mettre en ligne 130.000 documents d’archives. Yad Vashem qui a également lancé sur Youtube un site en farsi pour contrer les propos négationnistes du président iranien Mahmoud Ahmadinejad. On peut y voir des témoignages de survivants.

source : http://www.juif.org/go-blogs-31497.php

http://www.juif.org/go-news-144796.php

21:18 Écrit par dorcas dans Actualités, Annonces | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nazis, camp |  Facebook |

12/01/2011

"Nous ne serons jamais des vivants comme les autres, nous sommes des survivants"

"Nous ne serons jamais des vivants comme les autres, nous sommes des survivants"


Témoignage de Sam Braun, à l'Hôtel de Ville de Paris le 24 janvier 2010 -Commémoration du 65ème anniversaire de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz.

Il fut retrouvé, peu de temps après coupé en trois morceaux, mais quand nous avons appris le vol du fronton du portail d'Auschwitz, toutes les images du camp, une fois de plus, se sont imposées à nous et nous avons été nombreux, devant la profanation de ce symbole devenu sacré car gardien de l'entrée d'un immense cimetière, sans pierre tombale, sans sépulture, sans linceul, nous avons été nombreux à l'avoir vécu comme une espèce de viol.


Viol de la mémoire de ceux qui tous les jours rêvaient de la liberté, si lointaine, là-bas, de l'autre côté du fronton et essayaient de survivre malgré l'inhumanité et la barbarie, la violence et l'indicible ; viol de tous les martyrs qui n'ont franchi le portail qu'une seule fois, puisque leurs assassins les attendaient près d'une fausse salle de douche ; viol de nos familles qui ont été décimées, de tous ceux qui n'ont laissé personne derrière eux et dont le nom s'est éteint, alors que s'allumaient les fours crématoires ; viol de tous les enfants dont le sourire était la seule arme.

Certes, nous n'avons pas été les seuls à être indignés par cette profanation, mais ceux qui le furent n'ont pas été meurtris dans leur chair comme nous l'avons été nous-mêmes, car ils n'étaient pas là-bas durant les années noires.
"Le travail c'est la Liberté", dit en allemand le fronton, mais sous le joug nazi notre travail c'était le bagne, notre liberté les chambres à gaz et c'est parce que nous avons souffert là-bas mille morts que ce vol a ravivé nos plaies mal cicatrisées.

Car quoi que nous fassions, quelle que soit la qualité et la réussite de notre résilience, nous serons toujours des survivants même si nous donnons, parfois, l'illusion d'être des vivants comme les autres
"L'arrêt de la maltraitance n'est pas la fin du problème" a écrit Boris Cyrulnic.

De l'extérieur, souvent, rien ne parait, comme si nous avions abandonné au vestiaire de notre passé, les faits innommables auxquels nous avons assisté et dont nous fûmes, bien souvent les sujets ; la violence qui nous entourait et la faim, cette faim permanente et douloureuse, Même s'il n'en parait pas, nos souvenirs, lovés dans un coin de notre mémoire, ne sont jamais bien loin puisqu'il suffit de peu de chose pour les faire resurgir. Une image, un bruit, une odeur et ils arrivent en foule dans une bousculade infernale laissant toujours les plus cruels prendre les premières places.

L'insupportable survie au camp et la folle Marche de la Mort, nous visitent bien souvent et revivent en nous, même si avec le temps, l'intensité de la douleur s'est un peu émoussée.
Malgré notre volonté de rendre notre mémoire d'Auschwitz moins corrosive en nous intégrant dans un monde normal ; malgré nos efforts pour cultiver le paraitre afin de masquer l'être intime, parfois trop douloureux, les 65 années passées n'ont pas réussi à faire de nous, tout à fait des vivants comme les autres.
Dans ce monde inégalitaire il y a des vivants qui le sont différemment des autres, nous sommes de ceux-là.

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Quelle que soit la vie que nous avons menée après la Shoah et la famille que nous avons créée ou reconstituée, quelle que soit notre réussite sociale, nous n'avons jamais été véritablement libérés du Lager, comme l'appelait Primo Lévi et nous nous réveillons parfois en sueur, après un cauchemar qui a fait revivre le camp.

Force est de constater que nous ne sommes pas des vivants tout à fait comme les autres.

Pour Nathalie Zajde, nous revivons fréquemment l'inimaginable Shoah et l'assassinat systématique des Tziganes, parce que dans les sociétés actuelles, telle une déferlante universelle, apparaissent des épurations semblables à celles que nous avons connues.
Mais il y a d'autres raisons. Si nous sommes et resterons toujours des survivants parmi les vivants, c'est aussi parce que nous avons été jetés sur une autre planète, là où régnaient en maître l'iniquité, la brutalité et où la mort était devenue familière.

Comment chasser de notre mémoire les appels qui duraient si longtemps alors que nous restions debout, sans bouger, dans le froid et le vent glacial ; comment oublier les "visites des musulmans", comme ils disaient, au cours desquelles la mort nous attendait pour nous donner rendez-vous ; comment éliminer de notre mémoire les morts-vivants que nous croisions dans les allées du camp et qui marchaient pliés en deux comme s'ils étaient en prière ; nous ne pouvons pas les oublier, car nous étions ces morts-vivants !! Comme eux nous marchions courbés par la faim et la fatigue, comme eux nous étions glacés l'hiver dans nos vêtements trop légers, comme eux nous protégions jalousement notre gamelle pour éviter que nous soit volée le peu de soupe infâme qu'ils nous donnaient pour subsister.

Nous étions effectivement sur une autre planète quand, le 18 janvier 1945, gardés par les SS et les chiens, quittant le camp pour la dernière fois, nous sommes partis en exode qui deviendra très vite, une effroyable Marche de la Mort. Marche hallucinante vers nulle part.
La victoire qui leur échappait, décuplait la violence des SS. Au camp nous avions connu la folie, là, nous étions en pleine démence
Le nombre de compagnons assassinés augmentait sans cesse et leurs cadavres, laissés sur le bord de la route jalonnaient notre passage. Parfois, celui à côté duquel nous marchions depuis des heures, ne pouvant plus avancer, s'affaissait sur la route et mourant était bousculé, presque piétiné par ceux qui suivaient et qui ne l'avaient pas vu. Je ne peux chasser de ma mémoire le jour où ils nous ont entassés sur des wagons de marchandises et demeure encore horrifié par tous les morts ........ou presque morts, sur lesquels nous nous sommes affalés tellement nous étions épuisés.
Toutes ces morts injustes sont souvent présentes dans notre mémoire et surgissent sans crier gare
Même si nous avons essayé de vivre afin de pouvoir un jour exister, nous restons habités par tout ce que nous avons vu et vécu là-bas, car on n'est pas indemne d'un passé indicible !!


Mais il y a aussi une autre raison à notre état de survivants : nous avons maintenant conscience d'être les derniers témoins à pouvoir dire "j'y étais et j'ai vu". Alors que les truqueurs, les maquilleurs de la réalité, révisionnistes et négationnistes se renouvellent de génération en génération comme toutes les mauvaises herbes, nous qui sommes les derniers à pouvoir faire revivre nos morts, nous nous demandons sans cesse si nous avons suffisamment œuvré pour que la véritable Histoire puisse ne jamais être réécrite au bénéfice d'odieux mensonges. Avons-nous suffisamment contribué à l'indispensable "travail de mémoire" ?
Chaque fois que nous rencontrons des adolescents pour parler des dangers de tous les extrémismes et que nous décrivons les actes de barbarie auxquels nous avons assisté ; chaque fois que nous expliquons où peuvent mener le fanatisme et la haine, le racisme et l'antisémitisme et que nous faisons revivre les étapes choisies pas les SS pour nous déshumaniser, même si nous le faisons avec modération ; chaque fois qu'à la fin de nos interventions ils nous demandent de leur montrer le numéro matricule tatoué sur notre bras gauche, chaque fois nous nous retrouvons à Auschwitz et vivons à nouveau ce que nous leur décrivons.
Alors, mes amis, acceptons ce fait inéluctable d'être des survivants parmi les vivants, acceptons de faire revivre nos familles et tous les martyrs anonymes que nous avons laissés là-bas, acceptons même nos cauchemars et les moments de la journée où tout nous revient comme une vague déferlante, acceptons tout cela, mais poursuivons inlassablement notre "travail de mémoire" pour donner du sens aux peu d'années qui nous restent.

http://www.israel-infos.net/article.php?id=5260

10/01/2011

Devoir de mémoire: Le camp de Ravensbrück‬.

Devoir de mémoire: Le camp de Ravensbrück‬

23:10 Écrit par dorcas dans Camp Ravensbruck | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : camp |  Facebook |

02/01/2011

exodus


1916-0.jpgExodus

En 1946, il reste encore à Chypre des milliers de Juifs derrière les barbelés. Des enfants qui n’ont connu que les ghetto, les camps de concentrations et les ruines. Des rescapés de la Shoah qui s’accrochent à un rêve foi : faire renaître en Palestine une nation morte depuis deux mille ans.
Entassés sur un vieux remorqueur  «l’Exodus», ils vont tenter de forcer le blocus britannique pour atteindre la Terre promise.
En combattant avec les seules armes qu’ils possèdent : leur courage et leur foi.
C’est cette formidable aventure que nous raconte «Exodus» : la lutte d’une poignée de survivants pour crées un Etat où le mot de «Juif»ne soit plus une insulte.

Auteur Léon Uris

06/07/2010

Camp d'internement de Drancy et déportations desenfants

 

 

Camp d’internement de Drancy et déportations des enfants

 

Un témoignage d’Odette Daltroff-Baticle qui interné à Drancy, eut à s’occuper des enfants. Libérée en 1943, elle écrivit aussitôt ces notes:

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Nous assistons aux première déportations; crises de nerfs, des femmes se jetant par les fenêtres du 4è étage. Il fait terriblement chaud. On nous annonce l’arrivée de 3000 enfant sans parents, reste de la rafle du 15 juillet, du Vel d’hiv. On les avait mis à Pithiviers. De là on déporte les hommes, les femmes et les enfants.  Un gendarme me raconte que ce spectacle était affreux, déchirant : Ils séparent  femmes et enfants à coup de crosses; les femmes partent croyant que la Croix-Rouge pourra s’occuper de leurs enfants.


En hâte, elles cousent sur leurs vêtements leurs noms et adresses. On recrute parmi nous des femmes de bonne volonté pour s’occuper de ces enfants. Nous sommes munies de brassards et de laissez-passer signés par la gendarmerie, qui nous donnent droit de circuler dans le camp.

Des autobus arrivent nous en sortons des petits êtres dans un état inimaginable. Une nuée d’insectes les environnent ainsi qu’une odeur terrible. Ils ont de 15 mois à 13 ans, leur état de saleté est indescriptible, les 3/4 sont remplis de plaies suppurantes: Impétigo. Il y aurait tant à faire pour eux, mais nous ne disposons de rien, malgré le dévouement incomparable de notre chef de camp, le commandant Kohn. Pour 1000 enfants nous disposons de 4 serviettes et encore avec difficultés. Par groupe nous menons ces enfants aux douches, une fois nus, ils sont encore plus effrayants, ils sont tous d’une maigreur terrible et vraiment presque tous ont des plaies. Il va falloir essuyer les sains avec une serviette et les autres toujours avec la même toute souillée. Notre cœur se serre.

 

Autre drame: ils ont presque tous la dysenterie. Leur linge est souillé d’une manière incroyable et leur petit baluchon ne vaut guère mieux. Les mamans les avaient quittée avec leurs affaires bien en ordre, mais il y a de cela quelques semaines et depuis ils sont livrés à eux mêmes. Des femmes de bonne volontés se mettent a laver leurs effets, presque sans savon, et à l’eau froide. a cette époque il fait très chaud et cela sèche vite, mais ils sont plus de 1000.Dès que nous remettons à ces petits effets un peu propres, une heure après, ils sont sales. Les médecins les examinent à tour de bras. On leur administre du charbon de bois, on les barbouille tous de mercurochrome. On voudrait les mettre à l’infirmerie mais c’est impossible, ils doivent repartir vers une destination inconnue. Lâchement, nous leurs avons dit qu’ils allaient retrouver leurs parents; et pour cela ils supporteraient tout. Jamais nous n’oublierons les visages de ces enfants, sans cesse, ils défilent devant mes yeux, Ils sont graves, profonds et, ceci est extraordinaire, dans ces petites figures, l’horreur des jours qu’ils traversent est stigmatisée en eux. Ils ont tout compris, comme des grands. Certains ont des petits frères ou sœurs et s’en occupent admirablement, ils ont comprit  leurs responsabilités. 

Ils nous montrent ce qu’ils ont de plus précieux : la photo de leurs pères et de leur maman que celle-ci leur a donnée au moment de la séparation. A la hâte, les mères ont écrit une tendre dédicace. Nous avons toutes les larmes aux yeux; nous imaginons cet instant tragique, l’immense douleur des mères.

Ces enfants savent que comme les adultes, ils seront impitoyablement fouillés par les gens de la police aux questions juives. Entre eux ils se demandent, s’ils auront la chance de conserver un petit bracelet, une petite médaille, souvenir des temps heureux. Ils savent que ces bijoux n’ont pas grande valeur, mais ils connaissent la cupidité de leurs bourreaux. Une petite fille de 5 ans me dit «n’est-ce pas, madame, ils ne me la prendront pas ma médaille, ce n’est pas de l’or»


Dans leurs petits vêtements, les mères ont cousu 1 ou 2 billet de 1000 frs et ce petit garçon de 6 ans nous demande : « fais le gendarme pour voir si tu découvres mon argent».

Il y a des contagieux, on en met à l’infirmerie en vitesse. Avec les moyens di bord, on fabrique de petits lits; mais ils sont des quantités à partir avec la scarlatine, la diphtérie ETC..........


Nous essayons de faire la liste de leurs noms, nous sommes surpris par une chose tragique, les petits ne savent pas leurs noms. Les prénoms et les adresses que les mamans avaient écrits sur leurs vêtements avaient complètement disparu à la pluie et d’autres par jeu ou par inadvertance, ont échangé leurs vêtements.

La question est aussi un désastre : que donner à ces petits déjà malades? Cette soupe d’eau et de carottes, pas assez de récipients ni de cuillères.

Il fallait les coucher à 3 ou 4 sur des paillasses infectes et qui le devenaient d’heure en heure de plus en plus, par cette dysenterie qui torturait tous les corps.

Beaucoup n’avait plus de chaussure, nos cordonniers on pu fabriquer pour certains enfants des sortes de chaussures avec des morceaux de bois et des ficelles, d’autres sont partis nus pieds.


Avant le départ pour le grand voyage, ils rasaient les hommes, les femmes, les enfants des deux sexes. Cette mesure est vexatoire et agit beaucoup sur le moral des individus, particulièrement chez les enfants. Un petit garçon pleurait à chaudes larmes. Ils avaient environ 5 ans. Il répétait qu’il ne voulait pas qu’on lui coupe les cheveux, sa maman en était si fière et puisqu’on lui promettait qu’il allait la retrouver, il fallait qu’elle la retrouve intacte.

Après le départ de 3000 à 4000 enfants sans parents, il en restait 80, vraiment trop malade pour partir avec les autres, il nous était permis de les garder un peu plus longtemps. Ils ont entre 2 à 12 ans. Comme les adultes ils sont mit de côté pour le prochain départ. Les 1000 personnes choisies pour le prochain départ sont isolées du reste du camp pendant 2 ou 3 jours, hommes, femmes et enfants  sont sur de la paille    

Rapidement souillée et mouillée. A partir de 3 heures du matin nous devions nous occuper des 80 enfants, les préparer au départ, les habiller... En rentrant, il y avait de quoi se trouver mal tellement que l’odeur était forte. Je trouvais mes enfants endormis et sans lumière, je commençais à les préparer, je ne savais pas par quel bout commencer. Vers 5 heures du matin il fallait les descendre dans la cour pour qu’ils soient prêt à monter dans les autobus de la STCRP qui menaient les déportés  à la gare du Bourget. 


Impossible de les faire descendre; ils se mirent à hurler, une vraie révolte, ils ne voulaient pas bouger, l’instinct de conservation. On ne les mènerait pas à l’abattoir si facilement. Cette scène était épouvantable, je savais qu’il n’y avait rien a faire, coûte que coûte, on les ferait partir.

En bas on s’énervait, les enfants ne descendaient pas, j’essayais de les prendre un par un pour les faire descendre mais ils se débattaient, et hurlaient. Les petits étaient incapables de porter leur petit paquet. Les gendarmes sont montés et ont bien su les faire descendre, pourtant ce spectacle en ébranla tout de même quelques un. Au moment du départ, on pointait chaque déporté. Sur les 80 gosses, environ 20 ne savaient pas leurs noms. Tout doucement, nous, nous avons essayé de leur faire dire leurs noms mais sans résultat. a ce moment surgit devant moi, le maître de toutes ces destinées, le sous-officier allemand Heinrichsohn, 22 ans, très élégant en culotte de cheval, ils venait à chaque départ assister à ce spectacle, qui, visiblement, lui procurait une immense joie. 

Je ne puis oublier la voix de ce petit garçon de 4 ans, qui répétait sans arrêt sur le même ton, avec une voix grave, une voix de basse incroyable dans ce petit corps : - «Maman, je vais avoir peur, maman je vais avoir peur»

 

Extrait du carnet du musée de la résistance de la déportation et de la libération du Lot

Extrait du carnet de la Persécution, raciste et antisémite.

22:45 Écrit par dorcas dans Camp de Drancy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rafle, enfants, camp |  Facebook |

23/06/2010

Auschwitz: souvenirs des premières déportations

Lundi 14 juin 2010 1 14 /06 /2010 19:20

 

 

Il y a 70 ans, les déportations massives ont commencé et c’est pour marquer ce sinistre anniversaire que l’Union des familles rescapées d’Auschwitz a organisé ce lundi un voyage singulier, dans un train qui a parcouru les 140 kilomètres séparant la ville polonaise de Ternov du camp de la mort.

 Dans le premier transport de prisonniers, qui a eu lieu le 14 juin 1940, se trouvaient 728 personnes. Malheureusement, seules 300 d’entre elles ont survécu aux persécutions et aujourd’hui, la plupart sont décédées. Mais dans ce voyage du souvenir, ce lundi, se trouvaient parmi les passagers trois survivants qui ont fait ce sinistre voyage.

A leur arrivée, les voyageurs ont été rejoints par six autres rescapés et tous ensemble, ils ont participé à une commémoration dans le camp où plus d’1,1 millions de victimes ont été massacrées pendant la Shoah.

 

par Claire Dana-Picard

 

Israel7.com

20:57 Écrit par dorcas dans Camp Auschwitz | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : auschwitz, deportations, camp, shoah |  Facebook |

08/04/2010

Le train de la mort

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Au lendemain du débarquement de juin 1944, les différents services de police et de sécurité du Reich, pour une fois d’accord estiment que la masse impressionnante des détenus des prisons de France ne doit en aucun cas grossir les effectifs des forces alliées d’invasion ou de la résistance, mais au contraire participer dans les camps de concentration à l’effort de guerre allemand. Rassemblés dans le centre de triage de Compiègne, ces prisonniers alimentent les derniers grands convois de la déportation.

Le 2 juillet 1944, ils sont plus de 2 000 entassés dans les wagons à bestiaux du train 7 909. Cent hommes par wagon. La température extérieure est de 34 degrés. Les gardiens, irrités par un sabotage de voie et un déraillement de locomotive, interdisent le ravitaillement en eau. Les déportés sombrent dans la folie…des bagarres éclatent … Le 5 juillet, sur le quai de débarquement de Dachau sont alignés plus de cinq cents cadavres de « voyageurs ».

Christian Bernadac a recherché et trouvé 340 survivants du train de la mort et 215 témoins extérieurs (cheminots, personnel de la Croix-Rouge, etc.) Cette enquête sans précédent et trois cents manuscrits inédits, rédigés spécialement pour ce livre ont permis à l’auteur de reconstituer minutieusement le voyage et l’histoire de chaque wagon.

Ce livre hallucinant est unique dans le domaine de l’enquête historique, un genre ou Christian Bernadac s’est déjà particulièrement illustré.

Edition : France-empire

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Extraits du livre:

Et la tragédie continua, les hommes perdant connaissance, s’affaissaient sur leurs voisins. Ceux-ci  tentaient de les soutenir ou de les rejeter, mais s’affalaient bientôt sous leur poids. Dès qu’un membre, bras ou jambe, se trouvait pris sous un corps, il était impossible de le dégager et, tôt ou tard, on se trouvait enseveli sous d’autres corps. Beaucoup périrent étouffés par le poids des corps dont ils n’avaient pu se dégager ; d’autres perdirent la raison, c’est ainsi que Barrois se figurait jouer une partie d’échecs avec moi. Son délire fut bref et il s’endormit sans souffrances. J’assistais impuissant à la mort.

Quelques-uns devinrent fous furieux. Ils se mirent à frapper leurs voisins ç coups de poings, de souliers, de gamelles…à sauter, à courir d’un bout à l’autre du wagon en écrasant les camarades. Ceux-ci, en se défendant, perdaient le peu de force et de souffle qui leur restait et succombaient à leur tour.

Page 181 –

Avant le départ de Compiègne, les Allemands découvrent la fouille, un couteau dans la paille du wagon : nous serons privés d’eau. Je crois que cette punition, tout en aggravant nos souffrances, va contribuer à ce que notre wagon n’ait pas de mort : nous avons moins chargé l’atmosphère de l’humidité saturée d’urée de la transpiration. Ce n’est pas le seul facteur favorable. Des camarades, dont je regrette infiniment de ne pas connaître l’identité vont établir une discipline raisonnable dans les postures des cent prisonniers et leur relève périodique. On bougera le moins possible. Des hommes se relaient pour faire circuler l’air confiné en balançant des couvertures. Quand à la situation, elle est celle de tout le train ; à peine une mince fente dans la clôture hermétique… J’estime, avec l’expérience des séjours (brefs) dans des étuves d’essais, que la température a atteint 70°C. La journée est atroce, d’autres le diront mieux que moi, chez lesquels la situation est plus grave encore, faute de discipline.

J’ai à peu près perdu connaissance lorsqu’un camarade me sauve sans doute la vie en me hissant au contact de la fente que j’ai signalée : c’est longtemps après que j’ai appris son nom, celui de l’accordéoniste André Verchuren, auquel je garde toute ma reconnaissance.

Page 215 et  216.

 

01/04/2010

La femme de l'officier nazi

La femme de l’officier nazi

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Chronique vraie de la vie quotidienne dans l’Autriche nazie, récit intime du combat d’une femme contre la mort programmée, méditation bouleversante sur les tragiques déchirements de l’identité, Voici un chapitre, aussi inédit qu’indispensable, de l’histoire de la Shoah.

1938. vienne ouvre les bras à Hitler et sombre très vite dans la terreur antisémite. Arrestation par la Gestapo, confinement dans le ghetto, étoile jaune sur le manteau, envoi dans un camp de travail : la jeune Edith Hahn devra traverser seule toutes ces épreuves. Alors que sa mère est déportée et que son fiancé l’a abandonnée, elle choisit de fuir et  de gagner Munich sous une fausse identité. Là, elle rencontrera Werner Vetter, un nazi qui amoureux d’elle, l’épousera malgré l’aveu de sa condition juive.

Du filet tentaculaire des S.S. à la réalité vécue de la clandestinité, de la délation ordinaire à l’aide des anonymes, de son impossible union à la naissance de sa fille dans un hôpital du Reich en 1944, Edith Hahn raconte, sans concession mais avec une extrême sensibilité, l’enfer de la guerre, la banalité du mal et le terrible dilemme de la survie.

Un livre de femme. Un témoignage hors du commun. Un appel à la conscience.

Née à Vienne en 1914, divorcée de Werner Vetter en 1947, edith Hahn  Beer vit aujourd’hui en Israël. C’est à la demande de sa fille, Angela, qu’elle a écrit son autobiographie en compagnie de l’écrivain Susan Dworkin.

Auteur Edith Hahn Beer avec Susan Dworkin édition : JC Lattès.

 

10/03/2010

Camp de Compiègne-Royallieu

Camp de Compiègne-Royallieu

Camp de compiègne-Royallieu



Le camp de Compiègne-Royallieu est, après Drancy, le deuxième camp d’internement de France sous l’Occupation. Il reçut près de 54 000 personnes : Résistants, Juifs, droit commun.

Le camp est un faubourg situé au sud de Compiègne.

A Royallieu, les détenus sont internés environ 1 mois dans le camp, ce n’est qu’une étape de leurs douloureux voyages.

On ne peut pas comparer les conditions d’internement du camp de Royallieu avec celles des camps d’exterminations ou de concentration mais la pénurie de nourriture, l’absence de soins, victime de traitement de leurs geôliers, le choc psychologique provoqué par l’internement, ont conduit des prisonniers à la maladie et à la mort.

Sur les 54 000 personnes détenues à Compiègne-Royallieu, environ 50 000 ont été déportées vers les camps nazis. Cinquante-quatre convois sont partis de Compiègne entre mars 1942 et août 1944. Les convois déportant en moyenne un millier de personnes à chaque fois.

Les prisonniers du camp de Compiègne-Royallieu sont transférés dans des camps de concentration allemands ou dans des camps d’extermination situés dans les territoires annexés d’Europe centrale (Pologne). La majorité des détenus de Compiègne sont partis pour les camps de Buchenwald et de Mauthausen (Allemagne). Mais il y avait d’autres destinations. Les femmes ont été déportées vers le camp de Ravensbrück (Allemagne). Les premiers convois de Juifs sont partis de Compiègne en 1941 vers Auschwitz-Birkenau (Pologne). 

Découverte à Berlin de documents d'Auschwitz

Découverte à Berlin de documents d'Auschwitz

J.C. (lefigaro.fr) avec AFP
10/11/2008


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Ces documents originaux ont été retrouvés en vidant un appartement berlinois. Certains sont signés par le grand chef de la SS, Heinrich Himmler.

Ce sont «les documents de l'horreur», comme les appelle Bild. Selon le quotidien allemand, des plans de construction originaux du camp d'extermination nazi d'Auschwitz ont été retrouvés en vidant un appartement à Berlin.

Le journal publie samedi en pleine page des fac-similés de plusieurs de ces documents. Il s'agit au total de 28 plans à l'échelle 1/100e, datés entre 1941 et 1943 et estampillés «Direction de la construction des Waffen-SS et de la police».

Certains sont signés d'anciens hauts responsables SS, l'un comporte les initiales de leur maître absolu, Heinrich Himmler.

Bild ne donne en revanche aucune précision sur le lieu, l'auteur et la date des ces trouvailles.

Mais selon le directeur des archives fédérales allemandes à Berlin, Hans-Dieter Kreikamp, interrogé par le journal, l'importance de ces documents est «extraordinaire»: «C'est la preuve authentique du génocide systématiquement planifié des juifs d'Europe».

Certains documents reproduits évoquent la construction d'un «camp de prisonniers de guerre» à Auschwitz.

La «cave aux cadavres»

Pourtant l'un représente clairement une chambre à gaz, intitulée comme telle («Gaskammer»), de 11,66 m sur 11,20 m. Ce plan a été dessiné par le «détenu N. 127», le 8 novembre 1941. A cette date, des expérimentations du gaz Zyklon B avaient déjà commencé.

Autrement dit, bien avant la conférence de Wannsee, qui s'est tenue le 20 janvier 1942, pour organiser la «solution finale de la question juive», c'est-à-dire l'extermination les juifs.

Un autre fac-similé montre le plan du célèbre long bâtiment d'entrée du camp d'Auschwitz-Birkenau, où avaient lieu les exterminations dans des chambres à gaz et auquel la voie ferrée conduisait directement pour déverser ses chargements de victimes.

Un plan montre également le premier crématorium. Cinq carrés y désignent les futurs fours crématoires. Le document annoté évoque la «L.Keller» pour «Leichenkeller», soit la «cave à cadavres», dont la longueur initiale prévue était de «8 mètres» mais pouvait être étendue «selon les besoins».

Plus d'un million de déportés, essentiellement des Juifs, ont péri au «camp de la mort» d'Auschwitz, situé près de Cracovie, en Pologne.

Plus de 6 millions de juifs sont morts sous le nazisme, selon les estimations les plus restrictives.

La libération d'Auschwitz le 27 janvier 1945 par les troupes soviétiques a permis de révéler au monde l'ampleur monstrueuse des crimes nazis.

09/03/2010

Otto Frank raconte le moment de l’arrestation

Otto Frank raconte le moment de l’arrestation

« Il était à peu près 10 h 30. Je me trouvais dans la chambre de Peter van Pels où je lui donnais une leçon d'anglais. Je n'ai rien entendu. Et quand j'ai perçu du bruit, je n'y ai pas fait attention. Peter avait fait une dictée et j'étais en train de lui dire:« Mais Peter, « double », ça s'écrit avec un seul b en anglais ! »
« J'étais en train de lui montrer la faute dans la dictée quand, soudain, quelqu'un a monté l'escalier en courant. Les marches craquaient, je me suis levé d'un bond car c'était encore le matin et chacun se devait d'être silencieux - puis la porte s'est ouverte et un homme est entré. Il tenait un revolver et le pointait sur nous. C'était un homme en civil.
Peter et moi avons mis les mains en l'air. L'homme nous a tout d'abord ordonné de le précéder et ensuite de descendre l'escalier. Il nous suivait, le pistolet à la main. En bas, tout le monde avait été rassemblé. Ma femme, les enfants et les Van Pels se tenaient debout, les mains en l'air. Puis Pfeffer est entré à son tour, talonné lui aussi par des hommes que je ne connaissais pas. Au milieu de la pièce se tenait un homme en uniforme vert. Il observait nos visages.
Puis il nous a demandé où se trouvait notre argent et nos bijoux. Je lui ai indiqué un placard dans lequel se trouvait mon coffre. L'homme du service de sécurité a pris le coffre, a regardé à droite et à gauche et s'est emparé du porte--documents dans lequel Anne gardait ses papiers. Il l'a secoué, en a vidé le contenu par terre puis il y a fourré nos bijoux et notre argent. »
Puis il a dit : « Allez faire vos bagages. Et que tout le monde soit de retour ici dans cinq minutes. » Les Van Pels sont montés chercher leurs sacs à dos, Anne et Pfeffer sont allés dans leur chambre et j'ai saisi mon sac à dos qui était accroché au mur. L'homme du service de sécurité s'est arrêté soudain devant le lit de ma femme, a fixé la malle qui se trouvait entre le lit et la fenêtre et a crié : « Comment vous êtes-vous procuré cette malle ? » C'était une malle grise avec une armature métallique comme on en avait tous pendant la Première Guerre mondiale et dont le couvercle portait l'inscription : Lieutenant de réserve, Otto Frank. J'ai répondu : « Elle m'appartient. » « Comment ça ? » « J'ai été officier dans l'armée allemande. » Ma réponse l'a décontenancé. Il m'a regardé fixement et a demandé : « Pourquoi ne l'avez-vous pas signalé en temps et en heure ? » Je me suis mordu les lèvres. « Vous auriez sûrement été épargné. On vous aurait envoyé à Theresienstadt ! » Je me suis contenté de le regarder. Alors il a dit : « Prenez tout votre temps ».

Anne a été arrêtée avec toute sa famille le vendredi 4 août 1944 et conduite au camp de trasit de Westerbork

camp de westerbork

Le camp de Westerbork

23:57 Écrit par dorcas dans La vie d'Anne Franck | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : camp |  Facebook |

15/02/2010

Un survivant des sonderkommandos témoigne

Un survivant des Sonderkommandos témoigne

Dow Paisikovic


Je m'appelle Dow Paisikovic, né le 1er avril 1924 à Rakowec (C.S.R.: Tchécoslovaquie) actuellement domicilié à Hedera, Israël. En mai 1944, je fus amené de Munkacs (ghetto) au camp de concentration d'Auschwitz et j'y reçus le numéro de détenu A-3.076, qui me fut tatoué sur l'avant-bras gauche.

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Le tri se faisait directement à l'arrivée.

Notre convoi fut soumis à une sélection. Environ 60 % d'entre nous furent sélectionnés pour les chambres à gaz, les autres furent dirigés sur le camp. Ma mère et mes cinq frères et soeurs furent aussitôt envoyés aux chambres à gaz. Au moment de la sélection nous ignorions à quoi servait cette répartition. Mon père et moi furent affectés au camp C de Birkenau avec les aptes au travail, où nous devions, sans raison, porter des pierres.

Le troisième jour arriva en civil dans notre partie du camp le SS-Hauptscharführer Moll, accompagné d'autres SS. Nous dûmes tous nous présenter à l'appel et Moll choisit les plus forts d'entre nous, exactement 250 au total. On nous amena sur la route qui traversait le camp: nous devions y prendre des pelles et d'autres outils. On nous amena à proximité des crématoires III et IV, où nous fûmes accueillis par des SS armés. Nous dûmes nous mettre en rang et cent d'entre nous furent détachés et amenés au crématoire III. Les autres durent continuer la marche en direction du bunker V (une maison de paysans où il était également procédé à des gazages); c'est là que le SS-Hauptscharführer Moll, arrivé à motocyclette, nous reçut dans son uniforme blanc. Il nous accueillit avec ces mots: « Ici vous aurez à bouffer, mais il vous faudra travailler. » On nous mena de l'autre côté du bunker V; la façade de ce bunker ne nous révélait rien de particulier, mais l'arrière nous fit voir à quoi il servait.

Chambre à gaze  d'auschwitz

Le batiment des chambres à gaz

Il y était entassé un amas de cadavres nus: ces cadavres étaient tout gonflés et on nous commanda de les porter jusque dans une fosse de six mètres de largeur et de trente mètres de longueur environ, où se trouvaient déjà des cadavres en train de brûler. Nous fîmes tous nos efforts pour amener ces cadavres au heu indiqué. Mais les SS nous trouvaient trop lents. On nous battit terriblement et un SS nous ordonna: « Un seul homme par cadavre. » Ne sachant comment exécuter cet ordre, nous fûmes encore battus et un SS alors nous montra qu'il fallait que nous prenions le cadavre par le cou avec la partie recourbée de la canne et l'amener ainsi de l'autre côté. Nous devions nous livrer à ce travail jusqu'à 18 heures. A midi, nous avions une demi-heure d'interruption. On nous apporta à manger, mais aucun de nous n'avait faim. Puis nous dûmes reprendre le travail. On nous amena au bloc 13 de la section D du camp de Birkenau, un bloc isolé. Ce soir-là, on nous tatoua (sur le bras) nos numéros de détenus.

Le lendemain, il nous fallut de nouveau marcher en colonnes, le groupe de cent au crématoire III, et nous autres, cent cinquante, au bunker V. Notre travail était le même. Il en fut ainsi pendant huit jours. Quelques-uns d'entre nous se sont jetés eux-mêmes dans le feu, parce qu'ils n'en pouvaient plus. Si j'avais à évaluer leur nombre aujourd'hui, je l'évaluerais à 8-9. Parmi eux se trouvait un rabbin.

bruler les gens à Birbenau

Lieu ou les cadavres étaient brûlés lorsque les fours crématoires n'allaient pas vite assez

Chaque jour arrivait une sentinelle SS avec 5-6 détenus SS, qui avaient à faire le même travail aux crématoires I et II, afin de prendre à la section D du camp la nourriture pour le Sonderkommando. Le huitième soir, le kapo du Sonderkommando du bloc 13 m'a désigné pour accompagner le groupe de détenus au crématoire II avec la nourriture: en effet, un détenu de ce groupe de travail n'était pas là et le nombre des sortants devait être le même que celui des arrivés. C est ainsi que j'arrivai par hasard au Sonderkommando du crématoire I. Il y avait là un kommando de cent détenus, et au crématoire II il y en avait un de quatre-vingt-trois. Le kapo en chef des deux kommandos (crématoires I et II) était un Polonais du nom de Mietek. Au crématoire I, deux Russes non-juifs faisaient partie du Sonderkommando; il y en avait dix au Sonderkommando du crématoire II. Tous les autres membres des deux kommandos étaient juifs, originaires surtout de Pologne, de Tchécoslovaquie et de Hongrie, ainsi qu'un Juif hollandais. Les Sonderkommandos dormaient dans les crématoires mêmes, un étage au-dessus des fours.

Notre kommando, tout comme le kommando II, fut réparti en une équipe de jour et une équipe de nuit de nombre égal. Le matin, nous nous présentions à l'appel dans la cour; on nous amenait sur le lieu du travail tandis que l'équipe de nuit était amenée dans la cour, comptée et pouvait alors se coucher.

Mon premier travail dans ce kommando fut le suivant: le kapo Kaminski, Juif de Pologne, m'avait chargé de creuser une fosse d'environ deux mètres de longueur, d'un mètre de largeur et d'un mètre de profondeur dans la cour du crématoire I. C'est dans ce trou que furent alors jetés les os sortant des fours crématoires. Une fois ce travail achevé, je fus affecté au transport des cadavres. Le gazage durait en principe trois à quatre minutes environ. Après quoi, pendant à peu près un quart d'heure, le système de ventilation était mis en marche. Puis, le contremaître ouvrait la porte de la chambre à gaz -- toujours sous la surveillance d'un SS -- et nous devions traîner les cadavres vers le monte-charge électrique. On pouvait monter quinze cadavres environ en une fois avec ce monte-charge. Nous devions porter les cadavres nous-mêmes, six hommes étaient affectés à ce travail. La plupart du temps, quelques-uns de ceux qui étaient à même le sol immédiatement auprès de la porte étaient encore en vie. Le SS les fusillait alors. La position des cadavres dénotait visiblement qu'en général la lutte contre la mort avait été terrible. Les corps étaient souvent déchiquetés; il est arrivé plus d'une fois que des femmes avaient accouché dans les chambres à gaz. En principe, 3 000 victimes se trouvaient dans la chambre à gaz. L'entassement était tel que les gazés ne pouvaient pas choir à terre. L'évacuation de 3 000 cadavres prenait environ six heures. Comme les quinze fours de ce crématoire mettaient environ douze heures pour brûler ces cadavres, ceux-ci étaient entassés dans la pièce devant les fours. Un autre groupe de notre Sonderkommando s'en chargeait. Lorsque nous avions vidé le bas de la chambre à gaz (en bas), notre groupe devait nettoyer la chambre à gaz à l'aide de deux tuyaux pour faire de la place pour le prochain gazage. Ensuite, nous devions aller aux fours crématoires et aider à transporter les cadavres vers les fours. Auprès des fours mêmes devaient travailler deux groupes de détenus, l'un de quatre et l'autre de six hommes. L'un devait s'occuper de sept fours, l'autre de huit. Ces groupes devaient enfourner les cadavres et veiller à une combustion convenable en se servant d'un long crochet. Comme la chaleur auprès des fours était très grande, ces groupes-là ne se voyaient pas attribuer d'autre travail; pendant les interruptions de travail, ils pouvaient se rafraîchir. En dehors de cela ils n'étaient chargés que de l'évacuation de la cendre et des os tombés à travers le gril. La cendre était acheminée à la Vistule par les détenus escortés de SS. Le transport avait lieu par camions.

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Les fours crématoires

Les cadavres mettaient environ quatre minutes à se consumer. Pendant que les cadavres étaient dans le feu d'autres détenus devaient tondre les cheveux aux cadavres préparés pour l'incinération (seulement pour les cadavres de femmes) et deux détenus dentistes devaient récupérer les dents et les bagues en or. Ils le faisaient à l'aide de tenailles. Dans le mur de la pièce devant les fours étaient aménagée une grande fenêtre. Deux à trois SS qui étaient dans la chambre de l'autre côté de la fenêtre pouvaient constamment contrôler de là notre travail.

Lorsque les fours n'étaient pas en mesure de brûler tous les cadavres, les convois destinés au gazage étaient amenés au bunker V où le gazage pouvait se faire pratiquement sans interruption parce que les cadavres y étaient jetés directement dans les fosses.

Quelques jours après mon arrivée au crématoire I, Mietek devint kapo en chef du Sonderkommando des crématoires I et II, Kaminski devint kapo du kommando I et Lemke (dont je ne connais pas le prénom) devint kapo du kommando du crématoire II. Kaminski et Lemke étaient des Juifs de Bialystok; leur numéro de détenus était de la série des 83 000. Lemke me prit avec lui au crématoire II où était également mon père. Je restai dans ce kommando jusqu'à son évacuation (18.1.1945).

Le Sonderkommando entier (dépendant des crématoires I-IV et du bunker V) comprenait 912 détenus au total à l'époque où notre groupe lui fut adjoint à titre complémentaire. Les autres détenus du Sonderkommando, qui étaient déjà en place quand notre groupe y fut affecté, avaient des numéros entre 80 000 et 83 000, un groupe composé de Juifs de Cracovie avait des numéros dans les 123 000. Je ne sais pas de façon sûre si les autres avaient été sélectionnés pour le Sonderkommando immédiatement après leur arrivée au KZ (camp de concentration) ou s'ils étaient passés auparavant par d'autres kommandos. Quelques détenus restaient au Sonderkommando un temps assez long: par exemple le kapo en chef Mietek qui avait un numéro dans les 5000 et qui avait été affecté au Sonderkommando par la compagnie disciplinaire; et deux orfèvres -- l'un du nom de Feldmann, était originaire de Tchécoslovaquie, l'autre, je ne me souviens plus de son nom -- qui avaient pour tâche de fondre l'or récupéré. (Cela se passait dans une pièce spéciale du crématoire II où était centralisé tout l'or de tous les crématoires, pour être fondu en de grands cubes sous la surveillance des SS.) Tous les vendredis un officier supérieur SS venait chercher l'or. De plus, le Juif tchèque Filipp Müller était au Sonderkommando depuis aussi longtemps que Mietek. Il était venu par un convoi de Theresienstadt et put survivre aux sélections du Sonderkommando parce qu'il était protégé par un SS originaire des Sudètes. Müller aurait pu devenir kapo au Sonderkommando. Mais il n'a pas voulu. De plus, un Juif de Paris, dénommé « Oler », était depuis longtemps au Sonderkommando. Il était artiste peintre et, pendant tout le temps que je connus le kommando, il avait l'unique tâche de peindre des tableaux pour les SS, il était dispensé de tout autre travail pour le Sonderkommando.

Nous savions qu'à part les exceptions mentionnées les détenus de l'ancien Sonderkommando étaient gazés. Ces gazages s'effectuaient par groupes, tout comme se faisaient par groupes les affectations au Sonderkommando. Un groupe du kommando spécial provenait du camp de Majdanek près de Lublin. Là déjà les détenus faisaient partie d'un kommando spécial affecté au même travail.

Comme il incombait à notre kommando de fouiller les vêtements des détenus suspendus dans les salles de déshabillage, nous avions la possibilité de nous approprier beaucoup de ravitaillement, d'alcool, d'or et de devises. La SS tolérait que nous mangions et même buvions de ces provisions. Ainsi, nous conservions nos forces. Nous n'en cherchions pas moins tous les jours la soupe (du camp) et les rations du secteur du camp pour ne pas perdre le contact avec le camp de Birkenau. J'étais en général avec le groupe qui cherchait le manger à la cuisine du camp de ce secteur. En général, nous étions escortés sur ce chemin par un vieil SS dur d'oreille; lui seul ne nous a jamais battus et regardait toujours de l'autre côté lorsqu'il se passait quelque chose qu'il ne devait pas remarquer. C'est ainsi que nous pouvions jeter le pain ramassé, et dont nous n'avions pas besoin, à des détenus d'autres secteurs du camp qui l'attendaient déjà. Nous buvions surtout beaucoup d'alcool. A cette condition-là, nous pouvions effectuer notre travail.

Au Sonderkommando de chaque crématoire, il y avait un groupe qui tâchait de se préparer à une résistance. Ces groupes étaient en contact entre eux et avec des groupes de résistants à Birkenau et même au camp principal d'Auschwitz. J'appartenais à ce mouvement. Nous passions de l'or et des devises en fraude à nos camarades dans le camp; ils employaient ces objets de valeur afin de pouvoir mieux organiser la résistance. Je me souviens de trois frères de Bialystok qui déployaient une activité toute spéciale dans ce sens. Même les Russes de notre kommando -- il s'agissait d'officiers supérieurs -- étaient très actifs. De tous les détenus de notre convoi en provenance de Hongrie, seuls mon père et moi étions au courant de cette organisation de résistance. Quelque temps après, mon père se vit attribuer la tâche de concierge du crématoire II.

Notre convoi était le troisième de la longue série de convois de Juifs en provenance de Hongrie. (L'Ukraine subcarpathique, d'où je suis originaire, avait été à l'époque attribuée à la Hongrie.)

Tous les jours, des convois arrivaient de Hongrie à cette époque, et entre temps des convois d'autres pays et des « musulmans » au camp. Il ne se passait guère de jour sans qu'il y eût de gazage. Chaque fois, nous avions à nettoyer le crématoire tout entier. Comme les SS nous donnaient des ordres pour préparer les fours (en les faisant chauffer, etc.), nous savions quand un convoi était attendu. Après les grands convois de Hongrie, l'action suivante fut celle du ghetto de Lodz. Tous les jours -- je crois que c'était en août 1944 -- deux de ces convois arrivaient de Lodz.

Une fois achevée ce qu'on nommait l'action de Hongrie, les Juifs hongrois qui avaient été affectés à l'époque au Sonderkommando furent liquidés. Mon père et moi-même n'avions échappé à cette action d'extermination que parce que nous avions été affectés au Sonderkommando du crématoire II; les autres détenus de notre convoi étaient au bunker V et aux crématoires III et IV. Ces détenus furent conduits au camp principal d'Auschwitz et y furent gazés. Les cadavres furent amenés de nuit au crématoire II et brûlés par les SS eux-mêmes, cependant que tout notre kommando était consigné à la chambre. Nous avons été au courant parce qu'on nous fit emporter les vêtements des détenus. Nous reconnaissions les vêtements et les numéros des détenus. Après l'action d'extermination de Lodz, d'autres détenus du Sonderkommando furent encore liquidés; la plupart d'entre eux étaient affectés au bunker V, un petit groupe faisait partie du Sonderkommando des crématoires III et IV. La procédure de liquidation était identique. Il s'agissait d'environ deux cents détenus au total. Pendant tout le temps que je passai au Sonderkommando (de mai 1944 jusqu'à l'évacuation, en janvier 1945) aucun détenu nouveau n'y fut affecté.

Les crématoires étaient si solidement construits que pendant tout ce temps je n'eus connaissance d'aucune défaillance de fours ni de crématoires tout entiers. A plusieurs reprises, le monte-charge des cadavres tomba en panne parce qu'il était trop plein. Souvent, des officiers SS de la direction des constructions venaient inspecter les crématoires.

Un médecin détenu, hongrois, devait procéder à des dissections dans une salle spéciale. Il opérait sous la surveillance d'un médecin SS dont je ne me rappelle plus le nom. Dans cette salle, il y avait une table de dissection. On faisait surtout des dissections d'êtres anormalement constitués (par exemple des bossus) et de jumeaux. Je me souviens avec précision que le Dr Schumann était lui aussi présent à ces dissections et en supervisait certaines. Les détenus désignés pour opérer ces dissections furent exécutés, non dans les chambres à gaz, mais par des injections. On récupérait également le sang et divers organes de ces détenus pour en approvisionner des hôpitaux militaires.

Depuis un certain temps déjà nous projetions une révolte. Le noyau de cette organisation se trouvait dans notre crématoire II. Les Russes étaient les meneurs, de même que les kapos Kaminski et Lemke. Lorsqu'en automne 1944 les actions d'extermination furent complètement arrêtées, sur ordre de Berlin, et qu'on nous donna pour tâche d'effacer les traces de l'action d'extermination, nous comprîmes que le moment de notre propre liquidation approchait. Notre révolte devait la prévenir. Voici quel était le plan: un jour où il n'y aurait pas de convoi et par conséquent pas de renfort de SS près des crématoires, notre groupe qui emportait régulièrement la nourriture de ce secteur du camp pour la porter aux divers crématoires, viendrait avec des bidons d'essence là où chaque crématoire se ravitaillait. Seul, au crématoire I, on n'apporterait pas d'essence, parce que ce n'était pas utile. Au bunker V, il n'y avait à cette époque plus de Sonderkommando, l'extermination y ayant déjà été complètement arrêtée. L'essence avait été préparée par l'organisation de résistance à la section D du camp. Un dimanche du début d'octobre -- je crois que ce devait être le 6 ou le 7 octobre -- la révolte devait être déclenchée. Les détenus désignés pour apporter la nourriture furent choisis ce jour-là de telle sorte que seuls y allaient les initiés au plan. Tous venaient du crématoire II. J'étais du nombre. Nous amenâmes les bidons d'essence camouflés en soupe aux crématoires IV et III, mais lorsque nous arrivâmes à notre crématoire II, nous entendîmes déjà des coups de feu partis des crématoires III et IV, et vîmes un début d'incendie. Le plan avait été de commencer la révolte par un feu allumé à notre crématoire II. Son déclenchement prématuré le fit échouer. Les SS donnèrent aussitôt l'alarme et tous les détenus du crématoire II durent se rendre à l'appel. Le SS-Oberscharführer Steinberg, chef du crématoire II, nous compta; lorsqu'il se rendit compte que personne ne manquait, on nous enferma tous dans la salle de dissection. Le crématoire III était en feu et les détenus du Sonderkommando des crématoires III et IV coupèrent les fils et s'évadèrent; certains furent abattus sur-le-champ. Au crématoire I, les détenus du Sonderkommando coupèrent également la clôture électrique avec des ciseaux isolés et s'enfuirent. Il était prévu que les barbelés du camp des femmes seraient également coupés afin de leur permettre une fuite en masse. Cependant, en raison du déclenchement prématuré de la révolte ce ne fut plus possible. Les SS réussirent à rattraper tous les fugitifs. Le soir même, un groupe d'officiers SS arriva devant notre crématoire et nous enjoignit de faire sortir vingt des nôtres pour reprendre le travail. Or, nous étions persuadés qu'en dépit de toutes les dénégations, on nous répartirait en groupes pour mieux nous liquider; nous refusâmes donc de sortir de la salle de dissection. Les SS amenèrent alors du renfort et forcèrent vingt détenus à travailler. Bientôt de la fumée s'éleva du crématoire I. Nous en concluâmes que les vingt camarades avaient bien été amenés au travail. Leur tâche consistait à brûler les cadavres de ceux qui avaient été tués pendant leur évasion. C'est ainsi que tous les détenus du kommando spécial des crématoires I, III et IV furent massacrés. De notre kommando, un seul détenu fut tué; c'était celui qui avait coupé les pneus de la bicyclette d'un SS pour l'empêcher de s'en servir: le SS -- surnommé le « Rouge » -- a battu ce détenu jusqu'à ce que mort s'en suive.

De ce jour, les crématoires I, III et IV furent fermés. Les crématoires III et IV étaient détruits par la révolte et inutilisables, le crématoire I restait intact. Il n'y eut plus de gazage dans aucun crématoire. On nous fit brûler les cadavres qui arrivaient du camp; de petits groupes de détenus et de civils furent fusillés dans notre crématoire à partir de ce moment-là. Ces exécutions avaient lieu à l'étage au-dessus. Elles étaient l'œuvre d'un certain SS-Unterscharführer Holländer, qui, en principe tirait un coup de fusil dans la nuque; l'arme était munie d'un dispositif qui étouffait le son. Holländer nous était déjà connu pour sa cruauté particulière. Il a battu les détenus destinés au gazage, jeté des enfants contre le mur, etc. A notre égard, détenus du Sonderkommando, Holländer était toujours aimable. Holländer était de taille moyenne, maigre; il avait le visage allongé, des cheveux châtains et pourrait être originaire d'une région voisine de la Yougoslavie. Il avait environ trente-deux ans.

Quatre-vingt-deux détenus du Sonderkommando -- c'étaient nous, ceux du crématoire II -- ont survécu jusqu'à l'évacuation d'Auschwitz. Lors de cette évacuation, le 18.1.1945, la troupe de SS était déjà en pleine désorganisation. Nous en profitâmes pour marcher vers le camp D. Dans la course, un bon nombre d'entre nous furent tués d'une balle; je ne saurais dire combien, pressé que j'étais d'arriver au camp. Tous les détenus du camp D furent amenés au camp principal d'Auschwitz, c'est là que les SS recherchaient, de nuit, ceux qui avaient été affectés aux crématoires et qu'ils pouvaient reconnaître pour avoir fait partie du Sonderkommando. Personne évidemment ne s'est présenté à l'appel. Quiconque était découvert était fusillé sur-le-champ. Mon père et moi, nous nous cachâmes sous un lit. Je ne peux rien dire de plus, sinon que Filip Müller et Bernhard Sakal (qui vit actuellement en Israël et est originaire de Bialystok) ont pu également sauver leur peau.

Il y eut aussi au Sonderkommando II un certain Léon, le cuisinier, Juif polonais qui avait vécu à Paris; il était déchargé du travail général du Sonderkommando, étant affecté à la cuisine des SS. Il ne devait travailler au service des cadavres comme nous tous que s'il y avait vraiment beaucoup de travail. Nous étions très liés et j'ai appris ainsi que Léon avait pris des notes dès le moment où il fut affecté au Sonderkommando. Il a tenu une sorte de journal et noté les crimes des SS, ainsi que les noms de certains criminels SS. De plus, il a ramassé des documents, des passeports, etc., trouvés près des vêtements des assassinés et qui lui semblaient importants. Aucun d'entre nous n'a lu ces notes, mais je savais qu'elles existaient. Le mercredi qui précéda la révolte, j'ai enfoui tous ces documents en un lieu que j'ai soigneusement conservé dans ma mémoire. Les papiers se trouvaient dans un grand récipient en verre (contenance environ cinq litres), qui avait été graissé et hermétiquement fermé. Puis nous plaçâmes ce récipient en verre dans une caisse en béton que nous avions coulée. Cette caisse en béton fut enduite de graisse à l'intérieur, puis fermée au béton. Nous y enfermâmes également des cheveux de cadavres' des dents, etc., mais par principe aucun objet de valeur, afin que ceux qui trouveraient un jour cette boîte ne soient tentés de la piller pour s'emparer de tels objets de valeur. Le rabbin de Makow et Zalmen Rosenthal prirent des notes qui furent enfouies ailleurs -- je ne sais où.

douches à Auschwitz

La chambre à gaz

Pour finir, je voudrais encore décrire comment se passait une action de gazage. Nous avons vu de quelle façon on procédait aux sélections à l'arrivée des convois à la rampe. Ceux qui étaient sélectionnés pour le travail étaient conduits aux sections C et D du camp, ceux qui étaient destinés au gazage étaient conduits au FKL (camp de concentration pour femmes). Ceux qui étaient capables de marcher étaient amenés au crématoire à pied; les autres étaient chargés sur des camions Au crématoire on faisait basculer le camion et on jetait les malades à terre. Une voiture d'ambulance avec la Croix-Rouge amenait les boîtes de gaz. Tous étaient conduits à la salle de déshabillage, les SS leur ordonnaient d'enlever leurs vêtements. On leur disait qu'ils devaient se laver. Auprès de chaque crochet il y avait un numéro et on leur recommandait de bien retenir ce numéro. Tous ceux qui avaient encore des paquets devaient les déposer devant la salle de déshabillage. Des voitures amenaient ensuite ces effets au « Canada ». On commençait toujours par les femmes et les enfants. Lorsque ceux-ci étaient nus, les SS les conduisaient à la chambre à gaz. On leur disait qu'ils devaient attendre que l'eau arrive. Ensuite, les hommes devaient se déshabiller et se rendre également dans la chambre à gaz. Chacun devait nouer ses chaussures et les emporter. Avant de pénétrer dans la chambre à gaz, il devait remettre ses chaussures en passant à deux détenus. La plupart d'entre eux n'ont pas su ce qui leur arrivait. Parfois, ils savaient quand même quel sort les attendait. Alors ils priaient souvent. Il nous était détendu de parler avec les [détenus des] convois. Dès que les femmes étaient déshabillées et dans la chambre à gaz, un kommando de chez nous devait enlever les vêtements et les emmener au Canada; les hommes se trouvaient de nouveau en présence d'une salle de déshabillage vide et propre. Ceux qui étaient incapables de se déshabiller eux-mêmes devaient être aidés par des détenus de notre kommando. Deux détenus étaient régulièrement accompagnés d'un SS. Seuls, les détenus qui semblaient aux SS particulièrement dignes de confiance étaient affectés à ce travail. A chaque action de gazage, plusieurs officiers SS étaient, en plus, présents. Le gaz était jeté, dans notre crématoire, soit par le Hollandais, soit par le « Rouge », qui se relayaient par équipes. Ils mettaient des masques à gaz à cet effet. Souvent, le gaz n'arrivait pas en temps voulu. Les victimes devaient alors attendre assez longtemps dans la chambre à gaz. On entendait les cris de très loin. Souvent, les SS se livraient aussi à des excès particulièrement sadiques. C'est ainsi que des enfants furent fusillés dans les bras de leurs mères juste devant la chambre à gaz, ou jetés contre le mur. Quand l'un des arrivants disait un seul mot contre les SS, il était fusillé sur place. La plupart du temps de tels excès n'avaient lieu que lorsque des officiers supérieurs étaient présents. Lorsque la chambre à gaz était trop remplie, on jetait souvent des enfants qui ne pouvaient plus y entrer par-dessus la tête de ceux qui s'y trouvaient déjà. Du fait de la compression, d'autres victimes étaient tuées par piétinement. Les SS nous répétaient souvent qu'ils ne laisseraient pas survivre un seul témoin.

Cette description correspond en tout point à la vérité et a été faite en mon âme et conscience.

Dietrich Bonhoeffer, la foi contre le nazisme

Dietrich Bonhoeffer, la foi contre le nazisme

Le 4 février 1906, Dietrich Bonhoeffer naissait à Breslau. Son père était psychiatre. Il était le sixième d’une famille de huit enfants.

Son enfance a été heureuse. Très doué, il passe son baccalauréat à 16 ans, puis part étudier la théologie à Tübingen, puis à Berlin. Son but est de devenir pasteur luthérien. Sa famille n’est pas très heureuse de son choix mais le respecte.

Très jeune, Bonhoffer écrit de brillantes thèses universitaires, et devient enseignant.

Ce qui l’intéresse, parallèlement à son enseignement, c’est le mouvement oecuménique. Au contact des églises étrangères, son esprit s’ouvre, des Etats-Unis à l’Espagne, il rencontre des gens de toutes les couches sociales. Il s’engage auprès d’enfants défavorisés dans une banlieue de Berlin. En 1933, il a 25 ans. Il est ordonné pasteur.

Il aurait pu avoir une vie tranquille comme pasteur et professeur d’université. Sa cohérence intérieure l’en a empêché car il n’était pas un homme à se taire. Pour lui, être chrétien, c’est agir, c’est lutter contre l’injustice, contre l’inhumanité et contre la haine. Pour lui, un croyant doit résister à toute forme de totalitarisme, il ne peut pas être un spectateur de ce qui se passe dans la société. Il doit devenir un acteur.

Dietrich Bonhoeffer fut l’un des fondateurs de l’Eglise confessante, cette partie de l’église allemande qui s’opposait soit à alliance avec le nazisme, soit à une neutralité à son égard. En 1939, il part pour les Etats-Unis pour donner une série de conférences. Il aurait pu rester là-bas et aurait eu la vie sauve, mais il réalise que c’est en Allemagne qu’on a besoin de lui et il rentre, pour «entrer en résistance», alors que la guerre commence.

Durant quatre ans, il parle et écrit avec autorité contre le nazisme, il aide les groupes de résistance, tout en approfondissant sa foi et sa théologie. Entre autres, il crée et anime un séminaire dans la semi-clandestinité, en complète opposition avec les dirigeants de l’Eglise luthérienne d’Allemagne de l’époque, qui soutenait en grande partie le régime hitlérien, Bonhoeffer ne voulait pas seulement prêcher l’Evangile, il voulait le vivre, même au péril de sa vie, en s’opposant à Hitler et en aidant les juifs dans leur fuite.

Il écrivait: «L’Eglise n’est réellement Eglise que quand elle existe pour ceux qui n’en font pas partie» et, plus loin, «le devoir inconditionnel de l’Eglise est de s’occuper des victimes de tous les systèmes sociaux, même s’ils n’appartiennent pas à la communauté des chrétiens

Le 5 avril 1943, Bonhoeffer est interné à la prison de Berlin-Tegel ou il passera 18 mois. Il y est relativement bien traité car on manque de preuves contre lui. Il peut lire, prier, étudier et écrire à son entourage. Mais suite à l’attentat contre Hitler le 20 juillet 1944, Bonhoeffer est mis au secret puis emprisonné au camp de concentration de Buchenwald. puis de Flossenbürg. Le 9 avril 1945, il est condamné à mort et pendu avec d’autres membres de la résistance à l’âge de trente-neuf ans, peu avant l’armistice.

Bonhoeffer a certainement dû souffrir beaucoup, lui qui s’était fiancé trois mois, avant son arrestation. Il vit une première période d’engourdissement, comme il le dit lui-même, puis il se reprend à espérer et il devient très créatif et s’exprime avec une audace nouvelle. Mais, en automne 1944, lorsqu’il est transféré en camp de concentration, il laisse un dernier message à l’intention d’un ami: «Dites-lui que pour moi c’est la fin, mais aussi le conmencement. Avec lui, je crois au principe de la fraternité chrétienne universelle qui est au-dessus de toutes les haines nationales et que notre victoire est certaine!»

Sa vie, ses écrits, ont eu un grand impact dans de nombreux pays!

Le message de Bonhoeffer, c’est tout d’abord un message de grandeur de l’être humain. Il nous rappelle que certains hommes et certaines femmes sont prêts à payer de leur vie leurs convictions, qu’ils sont prêts à mourir, non pas dans un attentat suicide pour en faire mourir d’autres, mais au contraire pour sauver des vies.

C’est bienfaisant de penser à cela alors que les tueurs font la une des journaux! Il nous rappelle aussi la force que peut apporter à un être humain une échelle de valeur claire qui l’amène à être cohérent. à s’insurger contre le totalitarisme qui ronge la société. Jamais il ne s’est tu. Les compromis, ce n’était pas pour lui! Etre chrétien dans la théologie qui était la sienne, c’était être responsable! Pour lui, la foi n’avait de sens que lorsqu’elle invitait l’être humain à des actions responsables et libres.

Que l’on soit croyant ou non, le simple fait d’être un être humain nous sollicite quotidiennement à prendre position: à oser s’affirmer, à oser parler, à oser agir. Comme l’écrivait Pretruska Clarkson, une auteure britannique: «Il n'y a pas de témoin innocent!» Ce qui se passe autour de nous, cela nous concerne.

Un autre résistant, le pateur Mafflu Niemöller a écrit cette phrase télèbre: «D’abord ils sont venus pour les juifs et je n’ai rien dit je n’étais pas juif. Puis ils sont venus pour les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste. Puis. ils sont venus pour les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas membre d’un syndicat. Puis ils sont venus pour moi... et il ne restait plus personne pour parler en mon nom

Dietrich Bonhoeffer, Henri Mottu, Ed. du Cerf, 2002

Le prix de la grâce, Dietrich Bonhoeffer, Ed. du Cerf, Genève, Labor et fides, 1985  Source: Rosette Poletti, Le Matin Dimanche - dimanche 10 août 2008

23:36 Écrit par dorcas dans Témoignages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : buchenwald, concentration, camp, juifs |  Facebook |

Témoignage de René Laroche : DACHAU

Témoignage de René Laroche : DACHAU

La ville de DACHAU se trouve à une quinzaine de km de Munich sur la route d’Ingolstadt.

C’est le 21 mars 1933, que le préfet de police par intérim Himmler annonce au cours d’une conférence de presse, l’ouverture près de DACHAU, d’un camp de concentration pour prisonniers politiques, d’une capacité de 5 000 personnes, non loin des marais insalubres.

Ce premier lieu de détention fut aménagé dans une soixantaine de bâtiments inutilisés, d’une ancienne usine d’explosifs datant de la dernière guerre.

Peu à peu, terrains alentour et diverses bâtisses sont achetés par le parti national-socialiste ( le parti nazi ) au bénéfice des S.S.

Ces derniers allaient, en 1934, sous l’autorité de Himmler, éliminer du pouvoir les troupes de choc S.A., au cours de la sanglante nuit " Nuit des longs couteaux ".

Dans les 1er mois qui suivirent la mise en place du camp, la presse allemande, soumise au régime nazi obligatoirement, diffusait le sentiment de menace régnant sur ce camp.

Les arrestations ne cessaient d’augmenter ; dans le contexte des nazis pour ce qui n’est pas totalement pour, est contre.

Les socialistes, communistes, monarchistes, Juifs, nazis dissidents, seront assimilés dans l’esprit des gens à des criminels, des trafiquants, suite à une propagande très bien orchestrée.

En fin 1937, la SS. ordonna la construction d’un vaste complexe qui comprenait camp et caserne Sdéportés,S. et le nouveau camp des détenus.

D’après les archives d’Arolsen, l’enregistrement de cette première période indique que 35 000 détenus auraient été répertoriés entre 1933 et 1939.

La 2ème numérotation, est repartie à zéro et se termina le 29 avril 1945, ( date de la libération du Camp par les Américains ).

On arrive à un total pour l’ensemble de la durée d’existence du Camp à un chiffre minimum de 250 000 Déportés.

De forme rectangulaire, le Camp des Déportés est d’environ 600 mètres sur 300, il est relié au camp S.S ; par une large route asphaltée.

Un mur de plus de 3 mètres, en béton entoure le Camp, pour entrer, on passe sous un porche, surmonté d’un bâtiment administratif, appelé Juorhaus dont la grille porte l’inévitable inscription : " Arbeit macht frei ". ( le travail rend libre)

Une immense place d’appel en haut du Camp, et de chaque côté d’une allée centrale, des baraques, il y a aussi des miradors, avec des Strain,S. " tête de morts " dedans.

Nous sommes regroupés sur la place, on attendra 6 heures sur place, puis par petits groupes, on passe dans des bureaux, enregistrés, dépouillés, nus, rasés, désinfectés, douchés, habillés en pyjamas rayés, avec des socs en bois.

Chacun reçoit un numéro et va au block désigné, c’est la quarantaine, l’initiation à la Déportation.

Là, il faut rester dehors, de 4 h à 20 h, de 40 degrés à moins 25 ; on apprend aussi la vraie faim, les coups, on découvre les chefs de blocks et les chefs de chambres hurlant leurs ordres.

La rude vie va commencer dans ce milieu de déshumanisation où rode la famine, la maladie, la punition, la mort et peut être la vie.

Lever à 4 h en été, 5 h en hiver, les 25 000 Déportés se rassemblent, droits comme des i, au garde-à vous sur la place d’appel.

Un appel dure 1 h, 2h ou 3h parfois beaucoup plus, les plus faibles meurent sur place ; jusqu’en 1943, il fallait transporter à l’appel et tenir debout les camarades morts dans la nuit.

Une particularité assez surprenante distinguait Dachau des autres Camps : la présence en grand nombre de religieux catholiques, arrêtés en raison de leur hostilité au nazisme ou pour leur appartenance à la Résistance.

En 1944, le block 28 abritait encore près de 800 prêtres polonais sur les 1 800, qu’ils avaient été à l’origine.

Les autres religieux, dont 300 Allemands, se trouvaient au block 26.

Il faut ajouter à ce complexe " le Straflager ", camp disciplinaire réservé aux SS. punis.

Beaucoup d’entre eux provenaient du recrutement de volontaires étrangers, à travers l’Europe occupée.

A la libération du Camp, on en comptait encore plusieurs centaines, certains tentèrent de se mêler aux Déportés ; reconnus grâce à leur tatouage distinctif, ils furent remis à la police militaire américaine.

La garde des Déportés est assurée par 3 608 S.S., chiffre très précis indiqué dans le carnet personnel, du dernier commandant du Camp, 6 jours avant la libération.

Le Revier à Dachau mériterait une étude particulière, à partir novembre / décembre 1944.

Suite aux restrictions de nourriture et à l’accroissement des transports, des Déportés squelettiques, épuisés échouaient là, nus, sans force, incapables de porter une cuillère à la bouche.

Le typhus faisait en plus des ravages ; le dévouement des médecins français et hollandais, des étudiants en médecine, des infirmiers de toutes nationalités devait donner la mesure de la solidarité régnant au Revier où plus de 4 000 malades attendaient.

Malgré la surveillance des médecins SS., des substitutions permirent de sauver des camarades inscrits dans des transports.

La férocité des médecins SS. s’applique avec véhémence. La piqûre menace les plus âgés.

On a besoin d’hommes encore vigoureux, à qui inoculer des maladies.

Quatre stations de recherches ( Versuch-Station)

fonctionnent : l’une pour l’étude de la malaria, la 2ème où l’on provoque de monstrueux phlegmons artificiels.

Pour la 3ème où l’on baigne des Déportés dans l’eau froide, et dans de la glace afin de contrôler les effets du froid, pour les aviateurs tombant en mer.

La 4ème où l’on injecte des substances provoquant toutes sortes d’hallucinations, on injecte aussi du pus, des solutions salines.

On fait des ponctions sur le foie et l’estomac sans anesthésie, etc...

En 1944, si le Camp central comptait 35 000 Déportés, 40 000 autres sous répartis dans les 183 kommandos extérieurs et les 9 sous - kommandos.

Le plus grand, celui d’Allach, près de Munich renferme plusieurs milliers de Déportés - 14 000 en 03/45.

Activités économiques : menuiserie, serrurerie, sellerie, confection, maçonnerie, boulangerie, boucherie, jardinage ; location de la main d’oeuvre déportée à de nombreuse firmes travaillant pour l’effort de guerre nazi.

Les fours crématoires brûlaient jour et nuit, mais n’arrivaient pas absorber ces milliers de cadavres ; là aussi, il fallut creuser de gigantesques fosses où les corps sont jetés pêle-mêle.

" Le Train de la Mort " parti de Compiègne le 2 juillet 44 et est arrivé le 5 juillet à Dachau ; il contenait 984 morts sur les 2521 occupants des wagons à bestiaux.

Avec les bruits de l’avancée des troupes alliées, les Déportés ont vécu des journées très angoissantes d’ordres et de contrordres.

Evacuation, menaces de massacres, d’exécutions massives, de bombardement, le dimanche 29 avril sera le jour béni.

Au matin, le drapeau blanc de la reddition flotte par l’entrée du Camp : les milliers de Détenus s’élancent vers la place d’appel. Les Américains sont là, 4 Jeeps a 17h 15 sont dans le Camp.

Authentifié par René LAROCHE, de ERQUY (22)
Déporté à DACHAU, N° Matricule 73 682

23:27 Écrit par dorcas dans Camp Dachau | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : typhus, camp, dachau, ss, revier |  Facebook |

05/02/2010

Afin que sache la jeune génération

Afin que sache la jeune génération

Afin que sache la jeune génération

 

Ceci est  un livre assez large avec beaucoup d'illustrations et d'explication, il a 325 pages
Je vous le conseille, il est très instructif sur la Shoah pour que personne n'oublie les atrocités que les juifs, les gitans et d'autres encore ont subit par la barbarie nazis sous le commandement d'Hitler.
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Depuis plus de 50 ans, Yad Vashem est un lieu de préservation de la mémoire universelle, un pont entre le monde détruit et la vie renaissante. Le nouveau musée inauguré en Mars 2005 est un pas de plus dans l'édification de la mémoire, du rôle éducatif de Yad Vashem et de son vaste fonds de connaissance.

« Afin que sache la jeune génération » est édité grâce à la région Ile de France. Ce livre en français est avant tout un splendide et émouvant album de photos, de documents, de reproductions d'œuvres d'art et de dessins. Un ouvrage de très haute qualité que même, et surtout, les jeunes peuvent feuilleter pour commencer à aborder cette partie de l'histoire ô combien douloureuse. Cet album est un véritable vecteur pédagogique et en même temps un livre témoin pour ne pas oublier.

Préfacé par le directeur de Yad Vashem, Avner Shalev, le livre invite le lecteur à dérouler les événements historiques de la Shoah : la création de Yad Vashem, le nouveau musée, le monde juif avant la Seconde Guerre mondiale, l'Allemagne nazie et les Juifs de 1933 à 1939, le déclenchement de la guerre et des violences anti-juives, les ghettos, la Solution finale, la déportation et l'extermination dans les camps de la mort, la Résistance et le sauvetage, le monde des camps, la libération des camps, les personnes déplacées et la création de l'Etat d'Israël, les Justes, le souvenir de la Shoah à Yad Vashem.

Pour acquérir cet ouvrage :

Comité français pour Yad Vashem : 01 47 20 99 57

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Extrait du livre

Témoignage de l'unique survivant de Belzec

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"Des Juifs et uniquement des Juifs arrivaient à Belzec...ils devaient se déshabiller, laisser leurs affaires dans la cour...Un instant plus tard les petits étaient arrachés à leurs mères, les vieux et les malades étaient jetés sur des brancards, les hommes et les petites filles poussés avec des crosses de fusils, encore et encore vers le chemin bordé de murs qui menait directement vers les chambres...Je pourrais dire précisément à quel moment chacun comprenait ce qui l'attendait...Nous trainions les corps de ces gens qui étaient encore en vie un instant auparavant hors des chambres à gaz; Nous utilisions des lanières de cuir pour les tirer jusqu'au immenses fosses communes qui les attendaient, et l'orchestre jouait tout le temps.Il jouait du matin au soir..."

moignage de Rudolphe Reder, unique survivant de Belzec

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La famille Ovitz

 nains

Shimshon Eizik Ovitz et sa femme ainsi que leurs dix enfants furent déportés de Marmarossziget          (Transylvanie) vers  Auschwitz.

Parmi leurs dix enfants, sept étaient nains. Avant la guerre, la famille Ovitz, amateurs de musique, avait monté un groupe dénommé « Lilliput » qui se produisait en Europe de l’Est.

En 1944, ils furent déportés à Auschwitz et devinrent les objets d’expériences médicales du Dr Josef Mengele. Après leur libération, ils retournèrent dans leur ville natale afin d’y monter à nouveau un groupe musicale.

Ils retrouvèrent les instruments miniatures qu’ils avaient cachés avant leur déportation et fondèrent une nouvelle troupe.



03/02/2010

Une adolescence perdue dans la nuit des camps

Une adolescence perdue dans la nuit des camps

 

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 Les mots suffisent-ils pour appréhender l’indicible ?Pas vraiment sans doute ! Et pourtant, avec son histoire authentique  et bouleversante, Henri Kichka nous emmène aux confins d’une horreur à peine imaginable…tellement incroyable que certains tentent déjà d’en travestir ou d’en nier l’existence.

 Les nazis ont volés l’adolescence d’un être humain. Aujourd’hui, cet homme se dévoile enfin, au nom de tous les siens et des millions d’autres victimes de la barbarie.

On côtoie l’immonde. On en appelle à la vengeance… mais la vie est la plus forte, malgré tout. Et c’est l’espoir que l’on rencontre au fil d’un récit qui nous renvoie sans complaisance l’image de notre propre conscience.

Le message de ce survivant est à présent transmis. Il réveille en nous l’obligation de rester vigilant et l’urgence de résister à tous ces prédateurs de libertés qui imposent la haine et le mépris d’une idéologie aux contours définitivement inacceptables !

Extrait du livre.

Le train à peine arrêté, déjà retentissaient les aboiements des chiens et les hurlements gutturaux de la soldatesque nazie.

En plein bois au milieu de la nuit, ces beuglements nous déboussolèrent complètement et nous retournèrent les tripes.

Nous sentions que les instants qui allaient suivre, scelleraient notre destin, et annonceraient des catastrophes irrémédiables.

Mais que pouvions-nous y changer ?

Par les fenêtres nous vîmes avec terreur qu’un officier passait d’un wagon à l’autre, et ouvrait brutalement les portières en braillant comme les boches savaient le faire. « Alle Juden von sechzehn bis fünf und fünfzig jahren, raus aus dem Zug ! » (Tous les juifs de 16 à 55 ans sortez des Wagons). Les femmes, les vieux et les enfants devaient rester dans le train! A ces mots, ma pauvre et malheureuse maman m’ordonna de m’allonger sous la banquette et de me taire. Nicha, tante Esther et Maman me cachait de leurs jambes. Mon père était déjà parti. J’avais la tête du côté de la portière et je priais pour que l’on m’oublie. Soudain l’officier, qui était muni d’une puissante lampe torche, la dirigea sur mon visage. Le wagon était assez haut au –dessus de la voie. Furibond, il m’attrapa brutalement par l’encolure et, me tirant vers lui, me jeta hors du wagon. Je mesurais déjà un mètre soixante-quinze-, il me frappa plusieurs fois, très violemment, avec sa torche, en m’injuriant. « Du Schweinehund der du bist, also du bist ein Kind, schnell geh mit den Männern!“ (Chien de cochon que tu es, tu prétends être un enfant, va rejoindre les hommes, et en vitesse!)

Les femmes et les enfants hurlaient dans la nuit le nom des êtres chers qu’on leur arrachait. J’ai voulu me retourner pour apercevoir les miens, mais l’allemand me malmenait.

Parmi les cris affreux qui déjà s’éloignaient derrière moi, je crois avoir entendu ceux, déchirants, de maman qui hurlait : « Joseph, Henri, ne nous abandonnez pas, revenez ! » Je n’avais pas encore réalisé que cet allemand venait de me sauver la vie, sans le savoir, en m’arrachant dessous ma banquette. J’ai rejoint en courant le groupe où se trouvait mon père. Nous avancions en plein bois à la lueur des torches, au milieu des soldats formant une haie, mitraillettes braquées sur nous. A leurs pieds, les chiens aboyaient aussi fort que leurs maîtres.

C’était le cauchemar absolu, un scénario de film d’épouvante. A partir de cet instant, mon père et moi avons compris que nous étions tombés dans le piège diabolique que les nazis devaient avoir préparé de très longue date.  

Autre extrait

Au camp de Buchenwald :

La taille de l’immense place d’appel où nous étions parqués nous impressionna. Les maîtres du lieu ainsi que le nombres de kapos, s’affairaient à compter les morts et les survivants, ces miraculés rescapés. Hélas, au moment où allait nous diriger vers nos blocs, un kapo détacha du lot, ce qui restait de mon malheureux père, devinant le triste sort qui lui était réservé. Je pus le serrer sur mon cœur en lui donnant l’assurance que nous nous reverrions encore. Ce fut un vœu pieux. Mon père n’était plus que » l’ombre de lui-même. Je ne l’ai plus jamais revu. Finir ainsi après 37 mois de souffrances insoutenables.

Je n’avais même plus la force de verser des larmes, tout sentiment, toute émotion, toute capacité de réaction, tout cela était mort en moi.               

 

 

20:42 Écrit par dorcas dans Livres sur la Shoah | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : wagon, camp, buchenwald |  Facebook |

02/02/2010

Nuit et brouillard

Nuit er Brouillard

Nuit et brouillard

Au cours de la seconde guerre mondiale, de trop nombreux hommes ont été arbitrairement internés dans le camp de concentration de Natzweiler-Struthof en application du décret «  nuit et brouillard ». Exception faite des juifs, aucun prisonniers n’a été traité de façon aussi brutale que ces prisonniers « nuit et brouillard ». Un travail inhumain était censé à les faire disparaître et personne ne devait connaître leur sort.

L’auteur, qui a lui-même été prisonnier NN, allie témoignages et documents, détails et approche d’ensemble pour décrire à la fois l’existence de tous les prisonniers et celle de chacun d’entre eux.

La même question se pose toujours : comment peut-on, revenir à une vie normale après toutes ces épreuves ? Ou encore, plus simplement : comment peut-on survivre à 12 ou 14 heures par jours de travail inhumain et absurde dans des carrières, exposé au manque de nourriture, aux mauvais traitements, aux humiliations, au froid, au sommeil insuffisant, à l’absence d’hygiène et à des transports sans fin dans des wagons à bestiaux, sans jamais savoir de quoi le lendemain sera fait?

Kristian Ottosen est né à Solund en 1921, dans l’ouest de la Norvège. De 1940 à 1942, il travaille pour le mouvement de résistance Theta, à Bergen. Arrêté par la gestapo en 1942, il devient prisonnier NN et, jusqu'à la fin de la guerre, est interné dans différents camps de concentrations d’Allemagne : Sachsenhausen, Natzweiler-Struthof, Dachau, Ottobrunn, Dautmergen, Vaihingen et Neuengamme.

Histoire des prisonniers du camp de Natzweiler-Struthof : Auteur Kristian Ottosen

Traduit du Norvégien par Elisabeth et Christine Eydoux

27/01/2010

Il y a 65 ans, Auschwitz était libéré

Il y a 65 ans, Auschwitz était libéré

D'anciens détenus d'Auschwitz-Birkenau, des soldats de l'Armée rouge qui les ont libérés il y a 65 ans et de nombreuses personnalités, dont le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, rendent hommage ce mercredi à 1,1 million de victimes de ce camp symbole de l'Holocauste.

Les sirènes d'Auschwitz retentiront à nouveau à 14H30 (heure locale, 13H30 GMT), pour marquer le début des cérémonies dans ce qui fut le plus grand camp d'extermination érigé par l'Allemagne nazie en Pologne occupée. De 1940 à 1945, environ 1,1 million d'hommes, de femmes et d'enfants, dont un million de Juifs d'Europe, ont péri en ce lieu.

Les participants aux commémorations se recueilleront devant le mémorial de Birkenau, pour réciter le kaddish (la prière juive aux morts) et des prières oecuméniques, et pour entendre des discours officiels. Dans la matinée, le Congrès juif européen tiendra une conférence à Cracovie (sud), dont Auschwitz est distant d'une cinquantaine de kilomètres.

Les présidents américain Barack Obama et russe Dmitri Medvedev y adresseront leurs messages, diffusés par vidéo. Cependant, des ministres européens de l'Education réfléchiront sur la façon d'enseigner aux jeunes la leçon à tirer d'Auschwitz. L'inauguration d'une exposition russe sur la libération du camp rappellera cette journée du 27 janvier, déclarée par l'ONU Journée internationale du souvenir des victimes de l'Holocauste.

Le plus grand et le plus meurtrier de tous les camps d'extermination et de concentration nazis, Auschwitz-Birkenau est le seul à avoir été préservé tel qu'il avait été abandonné par les Allemands en fuite devant l'Armée rouge. D'autres camps d'extermination installés en Pologne, tels Sobibor, Treblinka ou Belzec, ont été complètement détruits par les nazis pour en effacer toutes traces.

A Auschwitz-Birkenau, les ruines des chambres à gaz et des fours crématoires continuent à terrifier les visiteurs, autant que les 300 baraquements qui s'étendent à perte de vue sur un terrain de près de 200 hectares. En 2009, un nombre record de 1,3 million de personnes ont visité le musée. (afp)
27/01/10 08h27
Source: 7sur7