25/11/2014

25 novembre 
, ce jour-là, n'oubliez pas.

25 novembre 
, ce jour-là, n'oubliez pas.

1696

- 14 hommes et femmes sont brûlés vifs et 4 en effigie au cours d'un autodafé tenu à Coimbra (Portugal). Ils étaient accusés de " judaïser ", c'est-à-dire de pratiquer le judaïsme en secret.

1940

- Le Patria, un navire transportant 1 771 passagers sans visa, des juifs d'Europe qui tentent d'échapper à la persécution nazie en immigrant (illégalement) en Palestine, n'est pas autorisé par les fonctionnaires britanniques à accoster à Haïfa. Une explosion détruit le navire. 257 personnes sont tuées, les survivants sont sauvés par les habitants massés sur le rivage.

1941

- 

Les nazis massacrent 3 000 juifs à Rechitza (Biélorussie). Cette communauté était l'une des plus anciennes de la région.

- Ordonnance permettant la confiscation des créances détenues par les Juifs envers les débiteurs aryens. 
L'Einsatzkommando III tue en 4 jours les 5.000 juifs venant du Reich et installés dans le ghetto de Kaunas.

- 2934 Juifs allemands sont fusillés à Kowno

1942

- 531 femmes et enfants juifs sont conduits par mer de Bergen (Norvège) à Stettin, d'où ils seront déportés vers des camps d'extermination en Pologne.

- 400 juifs du ghetto de Sasov (Ukraine) sont déportés au ghetto de Zloczow, où ils périront plus tard, en même temps que les juifs de cette ville.

- Liquidation du ghetto de Siedlce (Pologne), après qu'il eut été réduit en superficie à la suite des déportations : 2 000 juifs qui s'y trouvent encore sont déportés au camp d'extermination de Treblinka, où ils périssent.

- Un camp de travail forcé pour 500 internés subsiste à Siedlce.

1943

- 40 juifs sont assassinés lors de la liquidation du camp de concentration de Gomel (Biélorussie).

1944

- 

4 juifs sont pendus par la police allemande à Ciechanov (Pologne).

24/11/2014

24 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas. 



24 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1605

- Les juifs de Bochnia (Pologne) et des environs sont expulsés par décision du roi Sigismond III Vasa après qu'un juif de cette ville et deux de ses parents, accusés de profanation d'hostie, se furent enfuis : l'ensemble de la communauté est tenue pour responsable.

1941

- Les SS fusillent 300 juifs à Kozlowstchine (Biélorussie).

- Création du ghetto et camp de concentration de Theresienstadt où environ 75 000 juifs passeront jusqu'à la fin de la guerre.

- Environ 18 000 juifs sont entassés dans le camp de concentration d'Armechetka (Transnitrie d'Ukraine).

- À Terezín, dans les Sudètes, les nazis ouvrent le un camp-modèle destiné à berner (avec succès) les représentants de la Croix-Rouge. Ce ghetto où les familles ne sont pas disloquées ni le travail forcé imposé et sont relativement privilégiées par rapport à ce que les Juifs connaissent ailleurs. Mais la plupart des 140 000 personnes à y avoir transité, en majorité des Tchèques, ont ensuite été déportées pour Auschwitz où elles seront assassinées, notamment lors de la liquidation du « camp des familles » en avril 1944.
 

1942

- 709 internés juifs du camp de regroupement de Westerbork sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz.

- iquidation du ghetto de Mlava (Varsovie) : un petit groupe d'ouvriers juifs, utilisé par les Allemands, reste en vie quelque temps encore.

1944

- Les 200 derniers juifs du ghetto de Piotrkov Trybunalski (Pologne) sont déportés aux camps de concentration de Buchenwald et de Bergen-Belsen.

21/11/2014

21 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas. 



21 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1918

- 

A Lwow (Galicie) des soldats polonais se livrent à un pogrom contre la population juive. 72 juifs sont massacrés, 443 blessés, les synagogues et les habitations du quartier juif incendiées et les rouleaux de la Torah lacérés.

1942

- 4 000 juifs du ghetto de Suchedniov et 1 500 juifs du ghetto de Szczekociny (Pologne) sont déportés au camp d'extermination de Treblinka, où ils sont assassinés quelques heures après leur arrivée.

1943

325 juifs de Borgo San Dalmazzo (Italie) sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz.

20/11/2014

20 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas. 



20 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas. 



 

1939

- 19 300 juifs de la communauté de Kalisz (Pologne), sur un total de 20 000 personnes, sont déportés vers divers centres de Lublin. Les juifs se sont installés à Kalisz dès le XIIe siècle, bénéficiant de privilèges octroyés par les rois de Pologne.



1941

- 

En deux jours, les SS fusillent 500 juifs du ghetto de Vilna à Ponary (Lituanie).



1942 



- 726 internés juifs quittent le camp de regroupement de Westerbork, déportés vers le camp d'extermination d'Auschwitz.



- Les nazis fusillent 120 juifs à Wisznice (Pologne).

- 

3 200 juifs de Szebrzeszyn (Lublin) sont déportés au camp d'extermination de Belzec.

- Plusieurs centaines de juifs sont assassinés par les SS et la police ukrainienne au cours d'une Action menée contre les juifs du ghetto de Glinyany (Ukraine).



1943 



- Un soixante-deuxième convoi quitte la France : 1 200 internés juifs du camp de regroupement de Drancy (France) sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz.

- 914 personnes sont envoyées dans les chambres à gaz dès leur arrivée à Auschwitz. 31 juifs seulement, dont 2 femmes, survivront jusqu'en 1945.



1944 



- 4 juifs de Vienne (Autriche) sont déportés au camp de concentration de Theresienstadt. 



- Tous les juifs restés à Bratislava (capitale de la Slovaquie) doivent se rassembler dans la cour de la mairie pour être déportés au camp de travail forcé de Sered.

18/11/2014

18 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

18 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1939

- Les Juifs de Cracovie sont obligés de porter l’étoile jaune. Le 23, tous les Juifs de Pologne occupée devront se soumettre à cette obligation.

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- 1940 

Les Allemands créent un ghetto à Lask (province de Lodz, Pologne). Au début de la guerre, la ville comptait 4 000 juifs environ. Des juifs y vivaient depuis le début du XVIIIe siècle.

1941

- Construction du camp de concentration de Salaspils, près de Riga, destiné à recevoir des juifs du Reich.

- Création par le Lieutenant colonel Modest Isopescu des camps de concentration de Bogdanovca, Acmecetca (Akmechet) et Dumanovka (Domanevka) devant recevoir 70.000 Juifs de Golta sur le Bug et de Crimée.

En ce jour, Alfred Rosenberg au cours d’une conférence de presse déclarait que la «question juive» serait maintenant résolue par «l’élimination biologique de tous les Juifs en Europe»

1942

- 

4 000 juifs de Makov Mazoviecki sont déportés au ghetto de Varsovie.

- En trois jours, environ 5 000 juifs du ghetto de Lwow (Ukraine) sont déportés soit au camp d'extermination de Belzec, soit au camp de travail forcé de Janovska, où ils périssent tous. Il s'agit du dernier transport de Lwow vers un camp d'extermination. Désormais, les juifs restants seront fusillés.

- 4 000 juifs du ghetto de Przemysl (province de Rzeszow, Pologne) sont déportés au camp d'extermination de Belzec.

- nzo Hayim Sereni est assassiné dans le camp de concentration de Dachau. D'origine italienne, pionnier en Palestine, il avait été envoyé par la Haganah dans la partie occupée de l'Italie. Fait prisonnier par les Allemands peu après avoir été parachuté, il fut envoyé dans divers camps avant d'être fusillé à Dachau.

16/11/2014

16 novembre,ce jour-là, n'oubliez pas. 



16 novembre,ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1491

- A La Guardia (Espagne), 5 juifs sont arrêtés sous l'accusation d 'avoir tué un enfant dont le corps n'a jamais été retrouvé. 3 d'entre eux sont des juifs baptisés de force. Ils sont garrottés et brûlés. Les autres sont écartelés. Le dominicain Tomas de Torquemada, responsable des persécutions, vise à renforcer les sentiments antijuifs en Espagne.

1939.

- Destruction de l'académie talmudique de Lublin avec son immense bibliothèque.

1940

- Dans le ghetto de Varsovie, au cours de deux périodes (avant et après le 16 novembre 1940, date de l'enfermement du ghetto), les allemands mettent en place contre la plus grande communauté juive d'Europe, un lent processus de destruction physique, psychique et intellectuelle par la faim, le froid, la maladie et la terreur omniprésente

1941

- 

1 000 hommes, femmes et enfants juifs de Brno (province de Moravie, Tchécolosvaquie) sont déportés au ghetto de Minsk ( Biélorussie). 12 seulement survivront.

1942

- 15 000 juifs sont tués à Wlodzimierz (Volhynie, R.S.S. d'Ukraine) ça dure deux semaines.

- 761 internés juifs du camp de regroupement de Westerbork sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz.

1943

- 

995 internés juifs du camp de regroupement de Westerbork sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz.

15/11/2014

15 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

15 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

1491

- A La Guardia, près de Tolède, 6 juifs et 5 conversions, accusés de tuer des chrétiens à l'aide de la magie noire, sont condamnés à mort. Ils sont brûlés sur le bûcher le lendemain.

1938

- Les élèves juifs sont chassés des écoles allemandes.

1939

- Les juifs de Rypin (Pologne centrale) doivent s'installer à Varsovie, Ciechanov et dans d'autres villes. 2 cimetières juifs sont détruits. Quelques juifs parviennent à franchir la frontière soviétique. Ils seront déportés en Sibérie.

- Déportation de 200.000 Polonais et de 100.000 Juifs d'Allemagne vers le Gouvernement général.

1940

-Tous les juifs de Legionovo (Varsovie) sont conduits à Ladwiszyn. Les juifs de Varsovie et de la province sont concentrés sur une superficie très exiguë. Au cours des semaines qui suivent, 4 000 juifs de Sochaczev viennent s'ajouter à ceux du ghetto.

1941

- 30 000 juifs de Czernovitz (Ukraine) sont déportés en Transnitrie. Le maire de la ville, Traian Popovici qui, sympathique avec les juifs, obtient des autorités allemandes que 4 000 d'entre eux restent à Czernovitz.

- Les SS fusillent 500 juifs de Kolomyya (Ukraine).

- Sur une grande échelle à Sarajevo (capitale de Bosnie-Herzégovine, Yougoslavie), 3 000 juifs sont arrêtés et déportés vers divers camps de concentration, où ils périssent. Une petite partie seulement de la communauté survivra, en rejoignant des unités de partisans ou en se réfugiant dans la zone italienne.

1942

- 3 500 juifs de Klementov (Pologne) sont déportés au camp de Sandomierz.

- 

2 300 juifs de Dembice (Cracovie) sont assassinés par les S.S.

13/11/2014

13 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

13 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

1940

- 500 jeunes gens du ghetto de Zaviercie (Pologne) sont déportés vers divers camps de travail forcé en Allemagne. Aucun d'eux ne survivra.

1942

- 1 500 juifs sont victimes dans la communauté de Kniszyn (Pologne). Une partie est tuée sur place, l'autre déportée au camp d'extermination de Treblinka.

- Durant deux semaines, les nazis pourchassent les juifs qui ont fui le ghetto de Drohobycz (R.S.S. d'Ukraine), perquisitionnant même dans des maisons polonaises. Ceux qu'ils arrêtent sont fusillés dans la forêt de Bronica.

- Début du massacre, en dix jours, 2 500 juifs sont massacrés, dans

 le ghetto de Vladimir-Volynskiy (Ukraine ).

1943

- Devant l'avance des troupes soviétiques, plusieurs milliers de juifs du ghetto de Riga (Lettonie) sont assassinés par les allemands. Plusieurs milliers d'autres sont déportés en Allemagne.

- 2 000 juifs de Dobiecin (Varsovie) sont emmenés et assassinés par les SS.

11/11/2014

11 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas 


11 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas

 

1938

- Peu avant la proclamation de l' "indépendance " de la Slovaquie, les bandes organisées attaquent les synagogues de la capitale, Bratislava (Pressburg). Ces antisémites battent tous les juifs qu'ils y trouvent et empêchent les étudiants juifs de pénétrer dans l'université. Au début de la guerre, 17 000 juifs environ vivent dans la ville.

- Il est interdit aux juifs de posséder ou de porter une arme.

1939

- Les nazis arrêtent 600 juifs à Ostrov Mazoviecki (province de Varsovie) et les conduisent dans une forêt voisine, où ils les mettent à mort.

- Les nazis déportent tous les membres du Conseil juif de Lodz (Pologne) au camp de Radogoszcz.

1942

- Les SS assassinent 100 juifs à Berezov (Polésie, Biélorussie).

- 1 000 juifs du ghetto de Slutsk (R.S.S. de Lituanie) sont assassinés. Des juifs vivaient dans la ville depuis le XIIIe siècle. Le jour de l'invasion allemande, la communauté s'élevait à 9 000 âmes environ.

- 900 juifs de Jastary (province de Vilna, Lituanie) sont déportés au camp d'internement de Keilbasin.

- 1 000 juifs sont déportés de la ville de Leczna (province de Lublin) au camp d'extermination de Sobibor où tous sont tués.

- 45 juifs quittent le camp de regroupement de Drancy (France), déportés au camp d'extermination d'Auschwitz. 599 sont gazés dès leur arrivée. 2 hommes seulement survivront jusqu'en 1945.

- A cette date, 15.000 juifs de Belgique ont été déportés.

1943

- 300 juifs meurent d'épuisement au cours d'un appel qui dure une journée entière au camp de concentration de Theresienstadt.

- Un groupe de juifs est arrêté par les forces d'occupation nazies au cours d'une rafle à l'église du Carmine à Florence. Ils sont déportés vers les camps d'extermination de l'Est.

- Un convoi quitte Vienne (Autriche) avec 91 juifs déportés au camp de concentration de Theresienstadt.

08/11/2014

8 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

8 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

1937

- le musé Allemand de Munich inaugure la plus importante exposition antisémite jamais réalisé.

1939

- Les juifs de la ville de Sierpc (province de Varsovie) sont déportés après que la région a été annexée au Reich allemand.1 800 juifs environ sont envoyés à pied en direction de Varsovie. 500 juifs restent à Sierpc, où ils sont enfermés dans un ghetto.

1941

- Les juifs de Lwow (Lvov, Galicie orientale, R.S.S. d'Ukraine) sont rassemblés dans un ghetto. Lors de l'évacuation, les SS conduisent les juifs vieux et malades hors de la ville pour les fusiller.

- Dans le village de Kryupow (Krementchoug, U.R.S.S.), les SS fusillent une jeune fille de quatorze ans et une autre de quinze ans après les avoir violées.

1942

- 1 000 juifs de Zbarazh (R.S.S d'Ukraine) sont déportés au camp d'extermination de Belzec.

- Liquidation du ghetto de Staszov (province de Kielce, Pologne) : des centaines de juifs sont fusillés sur place. Les autres, au nombre de 5 000 environ, sont déportés au camp d'extermination de Belzec. Un petit groupe parvient à fuir dans les bois.

1944

- Début de la marche de la mort de 25 000 juifs en direction de Hegyeshalom (Hongrie) dans des conditions effroyables. Ces juifs "prêtés " au Reich pour le travail obligatoire partent de divers camps de regroupement de la province hongroise vers le centre de transit où ils attendent leur déportation. Beaucoup meurent de faim et d'épuisement.

07/11/2014

7 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas

7 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

1939

- Plus de 2 000 juifs sont déportés de Poznan (Posen) vers le Gouvernement général (Pologne) après l'annexion du Wartheland au Reich allemand.

1941

- 3 000 juifs de Kalwarya (Minsk, R.S.S. de Biélorussie) sont conduits hors de la ville pour être fusillés par les SS.

- 

Pendant plusieurs jours, les SS assassinent 20 000 juifs de la ville de Bobruisk (R.S.S. de Biélorussie).

- 12 000 juifs du ghetto de Minsk (capitale de la R.S.S. de Biélorussie) sont déportés à Tuchinka, où ils sont fusillés par les SS.

- Durant trois jours, 8 000 juifs, environ du ghetto de Dünaburg (Dvinsk, R.S.S. de Lettonie), en majorité des femmes et des enfants, sont conduits dans la zone de Pogulyanka, près de la ville, et fusillés par les SS et des volontaires lettons.

- Les juifs de Darabani, Dorohoi, Targu-Jiu et Turnu-Severin (Roumanie) sont conduits à pied en Transnitrie, où la plupart d'entre eux périront.

- 350 juifs de Hermanovice sont conduits par les SS à Szarkovczyzna (Pologne) pour y être soumis au travail forcé.

1942

- En deux jours, 1 300 juifs du ghetto de Jaworow (province de Lvov, R.S. d'Ukraine) sont déportés au camp d'extermination de Belzec. 200 juifs sont fusillés sur place, mais 200 autres fuient dans les bois, où ils forment des unités de partisans. Tous seront tués au combat.

- 18 juifs vivent encore à Kuty (province de Stanislavov, R.S.S. d'Ukraine). En ce jour, 16 d'entre eux sont tués, 2 parviennent à fuir.

1944

- Exécution de Hannah Szenes, originaire de Budapest, poétesse et combattante de la Haganah : elle avait été envoyée par celle-ci de Palestine, avec un groupe de parachutistes, afin d'organiser la résistance juive en Hongrie. Ayant franchi la frontière le 7 juin, elle fut arrêtée par la police hongroise. En dépit de tortures cruelles, elle ne parla pas.

06/11/2014

6 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

6 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1941

- Les nazis déclenchent une Action sur une grande échelle contre les juifs de Nadvorna (Stanislavov, R.S.S. d'Ukraine), au cours de laquelle la moitié des 5 000 juifs de la ville est assassinée. La communauté de Nadvorna existait depuis le XVIIIe siècle.

- 18 000 juifs de Rovno (R.S.S d'Ukraine) sont conduits par les troupes allemandes dans une pinède près de la ville, où ils sont fusillés. Les juifs survivants doivent s'installer dans un ghetto nouvellement créé.

1942

- Les juifs vivant encore à Khelm, au sud-est de Lublin, sont déportés au camp d'extermination de Sobibor. 

- Les SS assassinent 900 juifs de Koszyce (province de Cracovie).

- 200 juifs environ du ghetto de Komarno (province de Lvov, R.S.S. d'Ukraine) sont déportés au camp d'extermination de Belzec, où ils sont tués. Komarno est déclaré " libéré de ses juifs ".

- 465 internés juifs du camp de regroupement de Westerbork sont déportés au camp d’extermination d’Auschwitz

- 1 000 juifs, hommes et femmes, du camp de regroupement de Drancy (France) sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz, dont 73 seront envoyés dans les chambres à gazes, 4 personnes seront encore vivantes à la libération.

- Müller, chef de la gestapo, informe ses services que tous les juifs et métis au premier degré détenus en Allemagne doivent être acheminés vers auschwitz et Lublin.

1943

- Les SS fusillent 500 juifs dans le camp de travail forcé de Szebnie (Galicie orientale).

-  000 juifs de Ciechanov (province de Varsovie) sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz.

- A la suite d'une rafle effectuée à Florence, 200 juifs sont arrêtés et déportés vers un camp d'extermination à l'est du Reich. 5 juifs seulement reviendront après la guerre, tous les autres ayant été tués.

04/11/2014

4 novembre, ce jour là, n'oubliez pas.

4 novembre 
, ce jour-là, n'oubliez pas

 

1940

- A La Haye, les nazis décrètent que tous les fonctionnaires Juifs sont suspendus.

1941

- Dans la ville de Lyubavitch (Lubavich, province de Smolensk, U.R.S.S.), 483 juifs sont fusillés lors de la création d'un ghetto par les nazis.

1942

- 1 000 juifs, hommes et femmes, sont déportés du camp de regroupement de Drancy (France) vers le camp d'extermination d'Auschwitz. 639 d'entre eux sont gazés dès leur arrivée. 4 hommes seulement survivront jusqu'à la libération du camp.

- Les derniers juifs de Kossov (R.S.S. d'Ukraine) sont déportés au ghetto de Kolomyya, où ils sont tués en même temps que les internés. Kossov est déclaré " purifié de ses juifs ".

- 1.000 juifs du ghetto de Brzezany (R.S.S. d'Ukraine) sont déportés au camp d'extermination de Belzec.

1943

- 815 juifs originaires du ghetto de Liepaja (Libau) sont fusillés dans le ghetto de Riga.

- Les SS déportent 2 800 juifs du camp de travail de Szebnie (Galicie orientale) au camp d'extermination d'Auschwitz.

Trouvé dans des livres d'histoires.

24/06/2014

24 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

24 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.



1096 



- Le 24 juin, les croisés entrent dans la ville de Neuss. Ils égorgent 200 juifs qui s’y trouvent cachés.  



1298



- 25 juifs appartenant à une dizaine de familles sont égorgés à Iphofen (Allemagne) lors des persécutions de Rindfleisch. 



1648

- 2 000 juifs, hommes, femmes et enfants, sont égorgés quand les hordes cosaques de Bogdan Chmielnicki occupent Homel (Ukraine). Ensuite, les hordes cosaques tuent 2 000 juifs et 600 Polonais catholiques dans la forteresse de Nesterov, près de la ville de Tulczyn.



1919 



- 15 juifs sont égorgés et de nombreux autres blessés quand des unités commandées par Zeleny, lié à l’Armée nationale ukrainienne, se livrent à un pogrom à Lukachevka, près de Kiev.

- A Kopai-Gorod (district de Podolie), 11 juifs sont tués et de nombreux autres blessés par les 7è et 9è régiments de la « division bleue » de l’Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura.




1940



- 250 jeunes juifs de Checiny (Pologne) meurent après leur déportation au camp de travail forcé de Ciezanow. Après l’occupation de Checiny par les Allemands, 3 000 juifs avaient été enfermés dans un ghetto. 



1941

- 

170 juifs sont conduits au village de Patryki et tués après que les troupes allemandes eurent occupé Kobryn (Biélorussie).

- Après l’occupation de Kobryn par les troupes soviétiques le 20 septembre 1939, de nombreux juifs provenant des provinces polonaises occupées par les Allemands s’y sont réfugiés. Lors de l’invasion allemande, 8 000 juifs y habitent.


- Les Allemands occupent Kaunas (Lituanie), peuplé de 30 000 juifs. Des nationalistes lituaniens tuent 1 000 d’entre eux, 10 000 autres sont arrêtés et internés au « fort n° 7 ».

1942.

- Adam Czerniakov, président du conseil juif de Varsovie, est arrêté pour avoir refusé de collaborer avec les Allemands à la déportation des juifs du ghetto.

1943.

- 151 juifs de Vienne (Autriche) sont déportés au camp de concentration de Theresienstadt.

06/06/2014

6 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

6 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.



1391



- Les habitants de Séville (Espagne) encerclent le quartier juif et y mettent le feu. Ils massacrent environ 5 000 familles juives et vendent beaucoup de femmes et d'enfants comme esclaves aux musulmans. La plupart des 23 synagogues de la ville sont détruites ou transformées en églises.

1511 



- Lors du premier autodafé à avoir lieu en Sicile, 8 Juifs espagnols sont accusés d'être des " judaîsants " (des juifs ou des descendants de juifs baptisés de force mais pratiquant toujours en secret la religion juive). Ils sont exécutés.



1919 



- 42 juifs sont tués à Proskurov au cours du deuxième pogrome déclenché en six mois par des unités de l'Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura.

1941

- Le premier convoi arrive à Auschwitz en provenance de Tchécoslovaquie.



1942



- 5 000 juifs sont déportés en trois transports de Cracovie (Pologne) au camp d'extermination de Belzec. 



- 1 000 juifs du village de Krasiczyn et 3 000 autres de Biala Podlaska (province de Lublin) sont déportés au camp d'extermination de Sobibor.



- Pendant 3 jours, les SS et la police locale de Kobryn (Ukraine) assassinent près de 4 000 juifs. Un mouvement de résistance juive s'organise alors et engage la lutte. 

 
- Décret de Vichy interdisant aux Juifs les professions d'artiste dramatique, cinématographique ou lyrique.

1943.

- Les 300 juifs encore vivants dans le ghetto de Padhajce (Ukraine) sont tués par les SS et la ville est considérée comme « libérée de ses juifs ».

- Le Conseil juif et la milice juive du ghetto de Rohatyn (Ukraine) avaient construit un abri et caché des armes et des vivres dans les bois avant l'Action entreprise par les SS. Ces derniers l'apprennent et fusillent tous les membres de la milice, mutilent leurs cadavres et les pendent en public en guise d'avertissement. Mille autres juifs sont tués également.

- Les 1 000 juifs qui vivent encore dans la ville de Tluste (Ukraine) sont tués par les SS et la police ukrainienne.

- Pendant quatre jours, 8 000 juifs de Sambor (Ukraine) sont tués ou déportés par les SS au camp d'extermination de Belzec.

- Pendant deux jours, les SS et la police ukrainienne assassinent 2 500 juifs à Borszczov (Ukraine).

1944



- 260 juifs de Hania et cinq familles juives de Rethimnon (Grèce), arrêtés par les nazis au mois de mai, se trouvent à bord d'un bateau coulé délibérément près de l'île de Pholegandros. 



- 16 pensionnaires d'une maison de retraite juive de Florence sont déportés vers un camp d'extermination en Pologne.

- Les allemands déportent 1 795 Juifs de l’île grecque de Corfou. Arrivés à Birkenau le 30 juin, 1500 seront gazés immédiatement.

01:05 Écrit par dorcas dans Ce jour là, n'oubliez pas | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belzec, ghetto |  Facebook |

05/06/2014

5 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

5 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.



1670



- Le ghetto de Vienne (Autriche) compte 4 000 habitants. Il s’est repeuplé après la tragédie du 12 mars 1421. Mais le 5 juin est la date limite fixée pour leur expulsion s’ils n’acceptent pas le baptême. Cette limite sera prolongé jusqu’au 25 juillet.

1919

- 27 juifs sont massacrés à Felchtin lors d’un pogrom auquel se livrent des unités de l’Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura.

1940.

- Un juif figure parmi les Polonais tués lors d'une Action de la Gestapo à Ciezkovice (district de Chrzanów).


1942 


- 1 000 hommes, femmes et enfants de nationalité étrangère sont déportés par les nazis du camp de Compiègne au camp d’extermination d’Auschwitz. 32 juifs seulement ont survécu.

- 

Entre 3 et 4 heures du matin, la police roumaine de Czernovitz (Ukraine) déporte en Transnistrie, dans des wagons à bestiaux, environ 70 malades de l’hôpital juif.

- 1 000 juifs sont déportés de Vienne (Autriche) à Izbica (Pologne).

- 

Les nazis incendient la synagogue de Ceské Budejovice (Tchécoslovaquie). 




- En France, départ d'un 2e convoi de 1.000 Juifs du camp de Compiègne pour Auschwitz.

1943 



- Le ghetto de Brody (Ukraine) est liquidé en trois jours. Près de 10 000 juifs sont déportés au camp d’extermination de Belzec.

- Les SS et la police ukrainienne massacrent 700 juifs à Borszczov (Ukraine). 





- 1 266 enfants juifs de moins de seize ans, internés au camp de regroupement de Westerbork, sont déportés au camp d’extermination de Sobibor et gazés dès leur arrivée.



- 150 travailleurs juifs sont assassinés par les SS après la liquidation de leur camp situé dans l’usine Ruzki à Minsk Mazowiecki (Pologne).

- Speer et Goebbels organisent ensemble une manifestation devant les « travailleurs de l’Armement » au Palais de Sports de Berlin. L’événement est retransmis par la radio. Goebbels y prône l’élimination des Juifs. 


- 1.250 enfants de moins de 16 ans sont déportés des Pays Bas vers Sobibor et gazés.

1944.

- Les juifs de Szekesfehervar (Hongrie) et de sa région sont regroupés dans des camps et des baraquements.

12/04/2011

Ghetto Belchatow

Ghetto Belchatow

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Belchatow : les Juifs entrent dans le ghetto

Belchatow est une ville de la région Lodz.
60 % de gens vivant dans cette ville sont des Juifs mais 1/3 s’enfuit dès les premiers mois de l’occupation allemande.
Le 1er mars 1941 le ghetto est installé et accueille dans la même année les Juifs d’autres villes comme Widawa, Zelow, et Szczercow ainsi que des villages de la région.

Bien vite le ghetto est surpeuplé, la famine, les maladies et les conditions sanitaires sont a déplorer

En Août 1941, la destruction des Juifs de cette ville commence, et 1950 hommes sont transférés dans des camps de travail, et aucun ne reviendra vivant.
Le ghetto est liquidé par les SS avec l’aide de la population civile allemande et 5.000 Juifs sont envoyé au camp de Chemno et y sont assassinés, 850 Juifs seront transportés dans le ghetto de Lodz et 150 parviennent à s’enfuir mais les SS les rattrape et les tuent.

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Belchatow : Juifs rassemblés rue Pabianicka pour la déportation, août 1942

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Monument

02:09 Écrit par dorcas dans Ghetto Belchatow | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ville, ghetto, juifs |  Facebook |

24/03/2011

Ghetto Bedzin

Le ghetto de Bedzin

 

NAZIGHETBEDZ0001.jpgLe 9 septembre, les Allemands incendient la synagogue principale et cinquante maisons avoisinantes.

 

 

 

 

Bedzin ghetto de Bedzin se trouve en Pologne.

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Certains Juifs travaille obligatoirement dans la ville, d'autre sont envoyé en Allemagne pour y travailler.
En mai 1942 débutent les déportations vers Auschwitz et au mois d'août de la même année 5.000 Juifs sont envoyés dans les chambres à gaz de Birkenau

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Au printemps 1943, les Juifs sont confinés dans un ghetto installé à Kamionka, le ghetto de la ville voisine de Sosnowiec. Le 1 août 1943, les SS liquident le ghetto. Il y a quelques actes de résistance armée isolés, rapidement anihilés. La liquidation prend plus de deux semaines et plusieurs milliers de Juifs sont déportés à Auschwitz-Birkenau.
Quelques juifs de Bedzin sont revenu dans la ville après la guerre, mais la communauté n'a jamais été rétablie.

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03:33 Écrit par dorcas dans ghetto bedzin | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ghetto, synagogue, pologne, gaz, auschwitz, juifs |  Facebook |

14/03/2011

Ghetto Mlawa

Ghetto Mlawa

 

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Entrée du ghetto

 Début novembre 1939 les Allemands détruisent toutes les synagogues de Mlawa et des environs.

Les 7 et 8 décembre 1940 le ghetto est prêt pour acceuillir les 2450 Juifs «officiellement» recensés à Mlawa par les Allemands.

 

 

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travail dans le ghetto

 

 

D'autre juifs de Rypin, Lipno, Dobrzyn, Szrensk,Radazanow et Zielun vont les rejoindre, le ghetto est surpeuplé et les conditions sont inhumaines et le typhus fait sont apparition.

Un hôpital de 40 salles est aménagé et grâce aux juifs qui travaille en dehors du ghetto, ils organisent par contrebande l'approvisionnement alimentaire mais le 25 janvier 1942, les Allemands arrêtent 25 juifs qui sont accusé de trafic de contrebande, tous seront envoyés dans différents camps dont ils ne reviendront jamais.

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Mur du ghetto

Le 18 avril 1942. Devant la foule rassemblée, la Gestapo pend 4 jeunes hommes pour fait de contrebande.

Plus tard d'autre juifs seront pendu, les nazis choisissent des hommes dans l’assistance et leur ordonnent de retirer les caisses de bois sur lesquelles se trouvent les condamnés ensuite,les allemands ouvrent le feu sur la foule, il y a de nombreux morts sur le sol et le même jour deux femmes seront exécutées.

Un peu plus tard, 50 jeunes juifs sont fusillés devant une fosses,  certains ne sont que blessés mais les allemands obliges des juifs a combler la fosses enterrants les blessés vivants.

La population vit dans la peur et la famine sévit rapidement. De jeune juifs de moins de 20 ans sont exécutés.
Le Judenrat est forcé de préparer des listes de 2.000 personnes dont l’une devrait contenir uniquement les noms des personnes âgées et de malades.

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Mémorial du ghetto

Le 10 novembre 1942, la première déportation de Mlawa à lieu pour Treblinka, elle concerne les vieux et les malades  et le 13 et 17 novembre d'autres partiront pour le camps d'extermination d'Auschwitz, il ne reste au Ghetto que quelques centaines de juifs.
5.000 Juifs arrivent de Maków Mazowiecki et sont parqués dans le ghetto de Mlawa. Le 24 novembre, 1942, arrivent plus de 1.000 Juifs de Stzegowo. Environ 6 à 7.000 juifs sont déportés à Auschwitz .
Vers la fin 1942, la majorité des Juifs de Mlawa et de ses environs ont été exterminés à Auschwitz
40 Juifs de Mlawa ont survécu aux camps.

00:27 Écrit par dorcas dans ghetto Mlawa | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ghetto, auschwitz, treblinka, camp, juifs |  Facebook |

02/01/2011

exodus


1916-0.jpgExodus

En 1946, il reste encore à Chypre des milliers de Juifs derrière les barbelés. Des enfants qui n’ont connu que les ghetto, les camps de concentrations et les ruines. Des rescapés de la Shoah qui s’accrochent à un rêve foi : faire renaître en Palestine une nation morte depuis deux mille ans.
Entassés sur un vieux remorqueur  «l’Exodus», ils vont tenter de forcer le blocus britannique pour atteindre la Terre promise.
En combattant avec les seules armes qu’ils possèdent : leur courage et leur foi.
C’est cette formidable aventure que nous raconte «Exodus» : la lutte d’une poignée de survivants pour crées un Etat où le mot de «Juif»ne soit plus une insulte.

Auteur Léon Uris

23/11/2010

La vie quotidienne à Varsovie sous l’occupation nazie 1939-1945

La vie quotidienne à Varsovie sous l’occupation nazie 1939-1945

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Auteur Alexandre Wolowski

1939, Varsovie est une grande ville élégante, prospère et le centre d’une brillante activité culturelle. Les avions et les canons allemands, après quelques semaines de violents combats en septembre 1939, feront de la capitale de la Pologne une cité dévastée, soumise à un féroce régime d’oppression et de privations.
Cependant contre la tyrannie nazie, Varsovie affirme quotidiennement sont esprit de résistance. Une organisation secrète, minutieusement élaborée, met en place un véritable état clandestin. Grâce à une solidarité nationale farouche, la population réussit à survivre malgré la politique d’extermination poursuivie par les nazis. On vit comme on peut,parfois même décemment, en profitant de la vénalité des occupants. Cependant, à mesure que la guerre continue, la vie se fait chaque jour plus dangereuse et plus misérable. Afin d’échapper aux camps de la mort, les derniers Juifs parqués dans le Ghetto de Varsovie se révoltent en avril 1943, lutte désespérée qui aboutit à la liquidation total du ghetto. Le 1er août 1944, alors que les forces soviétiques approchent, éclate une insurrection générale que les allemands mettront 63 jours à écraser. Ayant chassé ou déporté les survivants, les allemands détruisent méthodiquement Varsovie, devenue un immense cimetière...

01/04/2010

La femme de l'officier nazi

La femme de l’officier nazi

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Chronique vraie de la vie quotidienne dans l’Autriche nazie, récit intime du combat d’une femme contre la mort programmée, méditation bouleversante sur les tragiques déchirements de l’identité, Voici un chapitre, aussi inédit qu’indispensable, de l’histoire de la Shoah.

1938. vienne ouvre les bras à Hitler et sombre très vite dans la terreur antisémite. Arrestation par la Gestapo, confinement dans le ghetto, étoile jaune sur le manteau, envoi dans un camp de travail : la jeune Edith Hahn devra traverser seule toutes ces épreuves. Alors que sa mère est déportée et que son fiancé l’a abandonnée, elle choisit de fuir et  de gagner Munich sous une fausse identité. Là, elle rencontrera Werner Vetter, un nazi qui amoureux d’elle, l’épousera malgré l’aveu de sa condition juive.

Du filet tentaculaire des S.S. à la réalité vécue de la clandestinité, de la délation ordinaire à l’aide des anonymes, de son impossible union à la naissance de sa fille dans un hôpital du Reich en 1944, Edith Hahn raconte, sans concession mais avec une extrême sensibilité, l’enfer de la guerre, la banalité du mal et le terrible dilemme de la survie.

Un livre de femme. Un témoignage hors du commun. Un appel à la conscience.

Née à Vienne en 1914, divorcée de Werner Vetter en 1947, edith Hahn  Beer vit aujourd’hui en Israël. C’est à la demande de sa fille, Angela, qu’elle a écrit son autobiographie en compagnie de l’écrivain Susan Dworkin.

Auteur Edith Hahn Beer avec Susan Dworkin édition : JC Lattès.

 

12/03/2010

Israël: l'officier allemand du "Pianiste" honoré par Yad Vashem

Israël: l'officier allemand du "Pianiste" honoré par Yad Vashem

[ 16/02/09  - 14H18 - AFP  ]

© AFP/Archives - Marco Longari

L'officier de la Wehrmacht Wilm Hosenfeld, rendu célèbre par le film de Roman Polanski "Le pianiste" (2002), a été reconnu "Juste parmi les Nations" à titre posthume, selon un communiqué publié lundi par Yad Vashem, le Mémorial pour la Shoah de Jérusalem.

L'officier Wilm Hosenfeld, basé à Varsovie dès juillet 1940, s'est vu décerner le titre de "Juste parmi les Nations" pour avoir "sauvé des juifs de la Shoah" durant la Seconde guerre mondiale.

Hosenfeld a été rendu célèbre par le film de Roman Polanski, "Le pianiste", tiré de l'histoire vraie d'un musicien juif polonais, Wladyslaw Szpilman, qui a remporté nombre de prix au Festival de Cannes, aux Oscars et aux Césars.

Wladyslaw Szpilman a écrit au Mémorial de Yad Vashem pour raconter comment, en novembre 1944, l'officier allemand lui avait fourni une cachette, de la nourriture, des couvertures et un soutien moral. Un autre rescapé, Leon Wurm, a certifié qu'Hosenfeld, qui travaillait au Centre de Sports de l'armée, l'avait employé après son évasion d'un train qui le menait vers le camp d'extermination de Treblinka.

La Commission pour la désignation des "Justes parmi les Nations" avait déjà étudié le cas de l'officier allemand sans lui décerner le titre, aucune preuve ne permettant, selon elle, d'affirmer qu'il n'avait pas participé à des crimes de guerre durant la prise du ghetto de Varsovie.

Récemment, de nouveaux documents ayant appartenu à l'officier et étudiés par le Mémorial de la Shoah, tels des carnets intimes ou des lettres écrites à sa femme, ont montré sa profonde désapprobation de la politique menée par les nazis à l'égard des juifs.

"Dans ses écrits, Hosenfeld dévoile son dégoût grandissant pour l'oppression du peuple polonais, les persécutions du clergé polonais, les abus à l'égard des juifs, les débuts de la Solution finale et son horreur de l'extermination du peuple juif," souligne le communiqué.

Après la guerre, Wilm Hosenfeld a été arrêté, jugé et condamné à la prison à vie par les soviétiques. Il est mort en prison en 1952.

Son fils et ses deux filles vont recevoir la médaille et le certificat de "Juste parmi les Nations" au nom de leur père.

17/02/2010

Le choix héroïque d’un étudiant de yéshiva.

Le choix héroïque d’un étudiant de la yéshiva.

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Si quelqu'un, dans le ghetto de Cracovie, avait une chance de survivre à la Shoah, c'était Avraham Shapiro*. À 22 ans, il était un jeune homme intelligent et plein de ressources dont l'esprit avait été affiné durant des années par ses études à la yéchiva. Il avait compris que les Allemands cherchaient à supprimer tous les Juifs et il prit les précautions nécessaires pour se sauver lui-même ainsi que ses parents. Il obtint des faux papiers parfaitement imités les identifiant, tous les trois, comme des ressortissants étrangers. Il construisit un bunker qu'il aménagea et approvisionna en nourriture, dans un endroit éloigné, sous le ghetto. Il se procura également une carte des égouts et mit au point un itinéraire d'évasion qu'ils emprunteraient le jour où le ghetto serait liquidé. La finalité de son projet d'évasion était de rejoindre la Hongrie qui offrait une plus grande sécurité.

Un jour, une voisine âgée de 18 ans, 'Haya Rivka, frappa à la porte des Shapiro, tenant un bébé dans ses bras. L'enfant, qui avait 20 mois et qui ne pouvait ni se tenir debout, ni s'asseoir tout seul, était son neveu 'Haïm. Ses parents avaient été expédiés à Treblinka. 'Haya Rivka savait que les Shapiro avaient des papiers de citoyens étrangers et avait estimé que de tous les Juifs condamnés du ghetto, ils étaient ceux qui avaient les meilleures chances de s'échapper. Elle avait abordé la famille Shapiro à plusieurs reprises pour leur demander de prendre en charge le bébé et de le mettre en sécurité, mais ils avaient refusé. Un bébé serait une responsabilité pouvant mettre en danger leurs propres chances de survie.

Toutefois, ce jour du 11 mars 1943 était différent. 'Haya Rivka avait appris qu'elle allait être déportée dans un camp de travail et il lui était impossible de prendre l'enfant avec elle. Secouée de sanglots déchirants, elle supplia Avraham, qui était seul à la maison à ce moment-là, de prendre son neveu.

Ma compassion eut raison de mon intellect et je décidai d'accepter l'enfant.

Avraham - un jeune homme à l'esprit logique et rationnel, prévoyant et prudent - s'était préparé à affronter les Nazis, mais ce jour-là, c'est sur lui-même qu'il dut faire un effort. Comme il le déclara plus tard : " Ma compassion eut raison de mon intellect et je décidai d'accepter l'enfant. "

Lorsque ses parents furent de retour et virent qu'Avraham tenait le bébé dans ses bras, ils en furent atterrés. Comment avait-il pu engager leurs trois vies dans un acte de compassion si irresponsable ? Avraham répliqua que le bébé était dorénavant le sien et que soit il s'échapperait avec eux, soit ils resteraient tous dans ce ghetto condamné.

Avraham avait dès lors un besoin urgent de fabriquer un certificat de naissance prouvant que l'enfant était bien le sien. Il connaissait un rabbin qui était en possession d'un tampon officiel, mais où trouver un formulaire ? Avraham s'arrangea pour trouver une machine à écrire. Il n'avait jamais tapé à la machine de sa vie, mais ce jour-là, il resta éveillé toute la nuit et, au petit matin, il avait entre les mains un certificat de naissance crédible. Il se précipita chez le rabbin pour le faire tamponner. " Dès lors, écrivit Avraham par la suite, Avraham Shapiro avait un fils. "

" NOUS RESTONS TOUS ENSEMBLE ! "

Deux jours plus tard, les Allemands liquidèrent le ghetto de Cracovie. Ils rassemblèrent les Juifs sur une grande place et les répartirent en différents groupes de déportation : les jeunes pour le travail, les vieux dans des maisons de retraite et les enfants dans des instituts. Avraham savait que tout cela n'était qu'une imposture. " Je n'ai jamais cru les Allemands et je me suis toujours efforcé de faire le contraire de ce qu'ils disaient. " Lorsque quelqu'un tenta de lui retirer le bébé, Avraham refusa de se laisser faire en hurlant : " Nous restons tous ensemble ! "

Il leur était impossible à ce moment-là de gagner le bunker qu'Avraham avait préparé car il était situé de l'autre côté du ghetto, séparé par une haie de fils barbelés. Le jeune homme confia le bébé à sa mère et demanda à ses parents de ne pas bouger et de l'attendre. Il allait trouver une cachette temporaire et reviendrait les chercher.

Après avoir cherché désespérément, il découvrit un immeuble vide dont les escaliers de l'entrée menaient à une cave. En dépit du péril, il parvint à y amener ses parents et le bébé. Avraham se douta que les Allemands fouilleraient tous les immeubles et caves, mais la Providence Divine avait aménagé en leur faveur une protection inattendue. Une famille habitant l'immeuble avait eu des problèmes d'évacuation des eaux usées et, dans les circonstances difficiles du ghetto, n'était pas parvenue à trouver un plombier. Aussi, ils avaient déversé les eaux usées de leurs toilettes dans un large tonneau qu'ils avaient placé dans la cage d'escalier. Au prix d'un grand effort, Avraham réussit à le renverser, déversant ainsi les excréments sur toutes les marches menant à la cave. Il estima que les pointilleux Allemands se montreraient réticents à souiller leurs bottes pour rechercher des Juifs.

Ce soir-là, ils entendirent les Allemands pénétrer dans le bâtiment. Pour empêcher le bébé de pleurer et d'attirer l'attention de leurs ennemis, ils avaient projeté de lui donner à manger, cependant, ils n'avaient qu'une vieille 'halla et pas la moindre goutte d'eau pour la ramollir et la rendre plus facilement consommable. Avraham et ses parents mâchèrent donc rapidement le pain, avant de le recracher pour nourrir le bébé de ces morceaux ramollis. Ils entendirent les Allemands se plaindre de la puanteur, mais Avraham avait raison : ils ne daignèrent pas descendre à la cave.

Ce fut durant cette nuit-là, suite à la liquidation du ghetto, qu'Avraham avait projeté de s'enfuir en passant par les égouts de la " partie aryenne " de Cracovie. Toutefois, en observant l'enfant, il se trouva face à un dilemme. Il avait entendu parler de Juifs qui s'étaient enfuis par ce moyen-là, accompagnés de leurs enfants qui avaient suffoqué en chemin. Non, décida-t-il, il ne risquerait pas la vie du bébé en s'échappant par les égouts. Il devait mettre au point un autre plan.

Avraham savait qu'ils ne pourraient pas rester très longtemps dans cette cave. Il leur fallait se frayer un chemin jusqu'au bunker qu'il avait préparé, mais la haie de fils de fer barbelés leur barrait la route. Avraham, à l'aide d'un canif et faisant appel à une force surhumaine, parvint à découper un trou dans la clôture. Courant à pas furtifs à travers les rues, vides de passants, mais parsemées de cadavres de Juifs, les Shapiro atteignirent le bunker.

Avraham avait installé auparavant un éclairage dans le bunker en retirant des fils électriques du mur de leur appartement pour les raccorder ensemble afin de se créer un système d'alimentation électrique dans le bunker. Cependant, il n'y avait aucun moyen d'installer une conduite d'eau. Chaque jour, Avraham devait donc remonter les escaliers pour prendre de l'eau à partir d'un robinet. Un jour, il fut pris sur le fait. En dépit de ses protestations, clamant qu'ils étaient ressortissants étrangers ayant des papiers pour le prouver, ils furent tous trois, ainsi que le petit 'Haïm, envoyés à la prison de la Gestapo.

LE FEU DE L'AMOUR

Ils soudoyèrent leurs geôliers et achetèrent leur liberté contre un étui à cigarette en or de 250g. Fuyant immédiatement Cracovie pour un village des environs, ils y louèrent une chambre et s'y cachèrent. C'était l'automne 1943 et la Hongrie était pratiquement le dernier pays d'Europe dans lequel la " Solution Finale " n'avait pas encore été déployée. Ils trouvèrent un passeur qui leur ferait traverser clandestinement la frontière pour la Slovaquie et de là, les mènerait en Hongrie.

Tout au long de leur voyage, ils survécurent en mangeant des pommes de terre crues, qu'Avraham et ses parents mâchaient et régurgitaient pour en nourrir le bébé 'Haïm. Une nuit de Chabbat, le 28 Octobre, ils se retrouvèrent au fin fond d'une forêt du côté polonais de la frontière. Ils étaient épuisés, frigorifiés et effrayés à l'idée d'être pris. Le guide leur annonça brutalement qu'ils devraient passer la nuit là parce qu'ils ne pouvaient pas traverser la frontière ce jour-là. Puis, sans un mot, il disparut.

Les Shapiro se préparèrent à dormir. Avraham, qui avait porté 'Haïm tout le long du chemin, réalisa tout à coup que l'enfant était humide, silencieux et inerte. Il le débarrassa rapidement de toutes ses couches de vêtements et vit qu'il était tout bleu.

Tremblant de frayeur, Avraham alla vite chercher des branches et des morceaux de bois et alluma un feu pour réchauffer le bébé et le ramener à la vie.

Tremblant de frayeur, Avraham alla vite chercher des branches et des morceaux de bois et alluma un feu pour réchauffer le bébé et le ramener à la vie. Il s'agissait d'un acte d'une irrationalité extrême. Le feu était comme une enseigne lumineuse indiquant leur emplacement, mais la compassion d'Avraham avait à nouveau surmonté sa raison. Il tint le bébé aussi près que possible des flammes, le tournant d'un côté et de l'autre, tandis que Mme Shapiro se tenant de l'autre côté du feu, faisait sécher les habits de l'enfant.

' Haïm se ranima. Il reprit ses couleurs et commença à bouger. Avraham, qui avait déjà à maintes reprises risqué sa vie et qui ne manquerait pas de le faire à nouveau tout au long de la Shoah, se souviendra de ces instants de frayeur pour la vie du bébé comme du moment le plus tragique de la guerre.

Ils attendirent tout le Chabbat en se demandant si le guide allait revenir. Dans l'obscurité grandissante du samedi soir, le guide fit sa réapparition. Lorsqu'il aperçut les cendres du feu de la veille, il entra dans une colère noire du fait de leur imprudence.

Il était temps de passer la frontière. Pour éviter que le même problème se présente, Avraham prit un drap et attacha l'enfant à sa poitrine, face à lui. Cette position lui permettait d'avoir une vue permanente sur l'état de 'Haïm, mais entravait totalement son champ de vision du sol. Marchant sur des cailloux et un terrain cahoteux, invisibles à ses yeux, Avraham trébucha à un moment donné, ce qui arracha la semelle de sa chaussure. Il entoura son pied de morceaux de tissu et reprit sa marche. Plusieurs heures plus tard, ils traversèrent la frontière et pénétrèrent en Slovaquie.

" POUR LE BIEN DE L'ENFANT "

Les fugitifs arrivèrent finalement à Budapest où ils furent placés dans un centre de réfugiés. Un employé d'une organisation humanitaire, ayant entendu qu'ils avaient avec eux un bébé orphelin qu'ils avaient recueilli, leur suggéra de confier 'Haïm aux Schonbrun, un couple de Juifs aisés, religieux et sans enfant.

Cette fois-là, la raison et la compassion d'Avraham convergeaient. Le petit 'Haïm, alors âgé de deux ans, souffrait de malnutrition, était maladif et ne pouvait toujours pas s'asseoir tout seul. Avraham savait que la santé de son bébé nécessitait un foyer normal et stable, au sein duquel il recevrait trois repas par jour et qui le protègerait des dangers qui menaçaient toujours la famille Shapiro. Malgré les protestations virulentes de sa mère, qui s'était attachée à l'enfant, Avraham emmena 'Haïm chez les Schonbrun. Il fut impressionné non pas par l'ameublement somptueux, mais par les immenses bibliothèques remplies de livres saints. Confiant en l'idée qu'il accomplissait ce qu'il y avait de mieux pour 'Haïm, Avraham remit son fils aux Schonbrun.

Lorsque Avraham rencontrait de temps à autre M. Schonbrun à la synagogue et qu'il lui demandait des nouvelles de 'Haïm, il ne recevait que de vagues réponses. Avraham en déduisit que les Schonbrun ne souhaitaient pas que 'Haïm apprenne quoi que ce soit sur son passé. " J'ai donc pris mes distances avec cette famille, écrivit Avraham, pour le bien de l'enfant. "

Avraham Shapiro (gauche) et 'Haïm Schonbrun (droite).

Le 19 mars 1944, les Allemands prirent le pouvoir en Hongrie. Une nuit de Chabbat, deux mois plus tard, Avraham et son père furent arrêtés à la synagogue. Ils furent transférés d'un endroit à l'autre jusqu'à être finalement embarqués dans un wagon à marchandises qui se dirigeait vers Auschwitz. À l'aide d'un couteau qu'il s'était procuré chez un ancien cordonnier, Avraham parvint à agrandir la minuscule fenêtre du wagon. Alors que le train roulait à travers la Slovaquie en direction des camps de la mort, Avraham et son père sautèrent par la fenêtre.

Ils passèrent le reste de la guerre en Slovaquie en se faisant passer pour des Non-juifs. Dès que les Russes libérèrent la Slovaquie, Avraham et son père retournèrent à Budapest, à l'endroit où ils avaient laissé Mme Shapiro près d'une année auparavant. Lorsqu'ils ouvrirent la porte, ils trouvèrent Mme Shapiro assise à table, en train de manger un morceau de matsa. C'était le premier jour de Pessa'h, la fête de la liberté.

LA BOÎTE

Ce n'est qu'après la guerre, à Budapest, qu'Avraham aperçut le petit 'Haïm. L'enfant marchait (oui, il marchait !) dans la rue accompagné de sa gouvernante. " Des larmes emplirent mes yeux, rapporta Avraham dans ses mémoires, mais je n'ai jamais abordé l'enfant. "

La Hongrie communiste n'était pas un endroit pour les Juifs religieux. Peu après la guerre, les Schonbrun partirent pour la Belgique, puis pour Montréal au Canada où 'Haïm grandit et se maria par la suite. En 1950, Avraham Shapiro se maria et s'installa en Israël.

Cependant le fil qui reliait leurs vies, noué par une compassion plus forte que la logique, plus forte même que l'amour de la vie, n'était pas encore coupé. Avraham avait en permanence 'Haïm à l'œil et la Providence Divine fit en sorte que la tante de l'épouse de 'Haïm, qui vivait à 'Haïfa, soit une amie intime de Mme Avraham Shapiro.

Deux ans après son mariage, l'oncle belge de 'Haïm lui dit : " Il y a un Juif en Israël qui t'a porté dans ses bras de Pologne jusqu'en Hongrie et qui t'a sauvé la vie. "

Deux ans après son mariage, l'oncle belge de 'Haïm lui dit : " Il y a un Juif en Israël qui t'a porté dans ses bras de Pologne jusqu'en Hongrie et qui t'a sauvé la vie. " 'Haïm, toutefois, ne connaissait pas l'identité de son bienfaiteur qui continuait à veiller sur lui de loin.

En 1980, à l'âge de 39 ans, 'Haïm emmena sa famille en Israël pour la Bar Mitsva de son fils. La tante de sa femme lui envoya un message disant que le Juif qui lui avait sauvé la vie s'appelait Avraham Shapiro, qu'il était âgé de 60 ans, vivait à présent à 'Haïfa et qu'il était prêt à rencontrer 'Haïm.

Une partie des petits-enfants de 'Haïm Schonbrun

Ce même jour, 'Haïm prit un taxi de Jérusalem à 'Haïfa. " Notre rencontre fut un grand moment d'émotion, se souvient 'Haïm. Nous avons tous deux versé des torrents de larmes et nous avons parlé pendant des heures. "

Ce fut le début d'une relation étroite entre leurs deux familles. Au cours des 27 années suivantes, Avraham assista aux mariages de tous les enfants de 'Haïm et celui-ci assista à tous ceux des petits-enfants d'Avraham. " Nous sommes très, très proches, témoigne 'Haïm. Je le considère comme un père et il me considère comme un fils. "

Mais pourquoi Avraham n'était-il pas entré en contact avec 'Haïm plus tôt ? Pourquoi lui a-t-il fallu 35 années pour renouer le lien ?
La réponse est peut-être contenue dans une boîte. Avant qu'ils ne se séparent, ce jour de 1980, Avraham dit à 'Haïm : " J'ai quelque chose à te donner. " Il lui tendit une boîte en affirmant : " J'ai attendu 35 ans avant de pouvoir te remettre ceci. "

' Haïm ouvrit la boîte et vit qu'elle était remplie de pièces d'or. Avraham lui expliqua qu'avant que la mère de 'Haïm soit déportée à Treblinka, elle avait confié cette boîte emplie d'or à sa jeune sœur 'Haya Rivka et l'avait chargée de l'utiliser pour sauver la vie de son unique enfant. Lorsqu' Avraham accepta de s'occuper du bébé, la jeune femme lui remit la boîte.

Au cours de leur fuite de Pologne, la famille Shapiro épuisa sa propre réserve d'or. Avraham fut forcé, malgré lui, de puiser dans celle du petit 'Haïm. Lorsqu'ils atteignirent Budapest, il ne lui restait plus rien, ce qui gêna profondément Avraham. " J'ai accompli la mitsva de sauver une vie, expliqua-t-il à 'Haïm, et je ne voulais pas vendre cette mitsva pour tout l'or du monde. "

Après la guerre, dès qu'il se mit à travailler, Avraham mit de côté une partie de son salaire chaque semaine pour acheter de l'or. Cela lui prit 35 ans, mais il parvint finalement à réunir la quantité exacte d'or qui était, à l'origine, contenue dans la boîte de la mère de 'Haïm. Il remit la boîte à 'Haïm, satisfait de n'avoir retiré aucun profit de l'immense mitsva de sauver une vie. 'Haïm refusa d'accepter l'or, Avraham en fit alors don à de nombreux organismes de charité en Israël au nom de 'Haïm Schonbrun.

Dans le ghetto de Cracovie, la compassion avait surmonté la raison d'Avraham Shapiro, mais rien ne surmonta jamais son intégrité.

Le nom de " Shapiro " est un pseudonyme, le protagoniste préférant rester dans l'anonymat.


source : http://www.lamed.fr/actualite/shoah/2009.asp

23:09 Écrit par dorcas dans Ghetto de Cracovie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : yeshiva, ghetto, cracovie, shoah, juifs |  Facebook |

15/02/2010

Le dernier survivant du ghetto de Varsovie se souvient

Le dernier survivant du ghetto de Varsovie se souvient

On savait parfaitement qu'on ne pouvait en aucun cas gagner. Face à 220 garçons et filles mal armés, il y avait une armée puissante de milliers d'hommes", se souvient, 65 ans après, Marek Edelman, dernier survivant des commandants de l'Insurrection du ghetto de Varsovie.

"On ne comptait pas sur une aide. C'était juste un symbole de lutte
pour la liberté. Le symbole de l'opposition contre le nazisme, contre la
soumission", raconte Marek Edelman, qui avait alors un peu plus de
20 ans.

19 avril 1943
Le 19 avril 1943, les nazis décidèrent de liquider le ghetto, où il ne restait plus que quelque 60.000 juifs sur les quelque 450.000 enfermés au début de la guerre. Les autres étaient déjà morts, de faim, de froid, de maladie, ou gazés au camp de Treblinka. "En fait, ce sont les Allemands qui ont fixé la date de notre insurrection", dit Edelman.

"Au premier jour, nous avons attaqué les colonnes des Allemands qui
entraient au ghetto pour le liquider. Ils ont dû se retirer. C'était le jour de notre victoire totale", se souvient Edelman."Les Allemands ont changé de commandant, Hitler nomma Jürgen Stroop à la tête de l'opération", ajoute-il. Ce général SS a été arrêté après la guerre, jugé et condamné à mort. La peine a été exécutée en 1952, en Pologne.

"Bien sûr, personne ne pouvait espérer gagner, nous n'étions pas idiots. Nous savions parfaitement quelle était notre situation, le front
de l'Est formé par l'Armée rouge était encore très loin de Varsovie, quelque part sur l'Oural". "L'autre front (des alliés occidentaux) n'était pas encore formé". "Mais notre espoir n'était pas de gagner, on voulait défendre la population du ghetto, retarder au maximum l'envoi des gens dans les camps d'extermination".

Bataille perdue
"Le deuxième jour eut lieu une bataille sur le terrain de l'usine de
camouflages. On l'a perdue, c'est là qu'ont commencé les combats dans les rues, une guérilla, nous avions de notre côté toute la population, on connaissait les passages secrets, des endroits où se cacher. L'insurrection a duré presque 3 semaines".

 varsovia_gueto


Quartier brûlé
Les forces allemandes, qui comptaient 3.000 soldats pour écraser le
mouvement, ont brûlé tout le quartier au lance-flammes, maison par maison, chassant ainsi des cachettes les derniers habitants et insurgés. Quand il n'y eut plus d'espoir, le 8 mai, le chef de l'insurrection Mordechaj Anielewicz décida de se suicider en faisant exploser son bunker de la rue Mila avec 80 combattants.

 destruction du ghetto de varsovie


Les derniers 40 combattants en vie, dont Marek Edelman, sont sortis du ghetto par des égouts. "Nous avons rejoint le maquis, des unités de la résistance qui opéraient dans des forêts", se souvient Edelman. Un an plus tard, il participa à l'insurrection de Varsovie d'août 1944 qui a coûté la vie à 200.000 habitants de la capitale.

Pour marquer sa "victoire sur les juifs", Stroop fit exploser le 16 mai 1943 la plus grande synagogue de Varsovie. Cette date est considérée comme la fin de l'insurrection du ghetto. Quelque 7.000 juifs ont péri dans l'insurrection, brûlés vifs en majorité, 50.000 ont été déportés dans des camps de la mort.

"Les Allemands étaient trop impatients, s'ils avaient laissé les gens
mourir de faim, en cinq ans le ghetto aurait été liquidé. Mais ils étaient
impatients, ils étaient pressés, car ils sentaient déjà qu'ils allaient
perdre la guerre", dit-il. Comme à son habitude, Marek Edelman ne participera pas aux cérémonies officielles, programmées cette année mardi en présence du président israélien Shimon Peres.

Comme tous les ans, il déposera seul le 19 avril une gerbe devant le
monument des Héros de l'insurrection du ghetto de Varsovie, situé dans ledernier carré de résistance aux nazis. (belga/7sur7)

Matsada – infos
 Source :  7sur7   13/04/2008

05/02/2010

Afin que sache la jeune génération

Afin que sache la jeune génération

Afin que sache la jeune génération

 

Ceci est  un livre assez large avec beaucoup d'illustrations et d'explication, il a 325 pages
Je vous le conseille, il est très instructif sur la Shoah pour que personne n'oublie les atrocités que les juifs, les gitans et d'autres encore ont subit par la barbarie nazis sous le commandement d'Hitler.
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Depuis plus de 50 ans, Yad Vashem est un lieu de préservation de la mémoire universelle, un pont entre le monde détruit et la vie renaissante. Le nouveau musée inauguré en Mars 2005 est un pas de plus dans l'édification de la mémoire, du rôle éducatif de Yad Vashem et de son vaste fonds de connaissance.

« Afin que sache la jeune génération » est édité grâce à la région Ile de France. Ce livre en français est avant tout un splendide et émouvant album de photos, de documents, de reproductions d'œuvres d'art et de dessins. Un ouvrage de très haute qualité que même, et surtout, les jeunes peuvent feuilleter pour commencer à aborder cette partie de l'histoire ô combien douloureuse. Cet album est un véritable vecteur pédagogique et en même temps un livre témoin pour ne pas oublier.

Préfacé par le directeur de Yad Vashem, Avner Shalev, le livre invite le lecteur à dérouler les événements historiques de la Shoah : la création de Yad Vashem, le nouveau musée, le monde juif avant la Seconde Guerre mondiale, l'Allemagne nazie et les Juifs de 1933 à 1939, le déclenchement de la guerre et des violences anti-juives, les ghettos, la Solution finale, la déportation et l'extermination dans les camps de la mort, la Résistance et le sauvetage, le monde des camps, la libération des camps, les personnes déplacées et la création de l'Etat d'Israël, les Justes, le souvenir de la Shoah à Yad Vashem.

Pour acquérir cet ouvrage :

Comité français pour Yad Vashem : 01 47 20 99 57

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Extrait du livre

Témoignage de l'unique survivant de Belzec

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"Des Juifs et uniquement des Juifs arrivaient à Belzec...ils devaient se déshabiller, laisser leurs affaires dans la cour...Un instant plus tard les petits étaient arrachés à leurs mères, les vieux et les malades étaient jetés sur des brancards, les hommes et les petites filles poussés avec des crosses de fusils, encore et encore vers le chemin bordé de murs qui menait directement vers les chambres...Je pourrais dire précisément à quel moment chacun comprenait ce qui l'attendait...Nous trainions les corps de ces gens qui étaient encore en vie un instant auparavant hors des chambres à gaz; Nous utilisions des lanières de cuir pour les tirer jusqu'au immenses fosses communes qui les attendaient, et l'orchestre jouait tout le temps.Il jouait du matin au soir..."

moignage de Rudolphe Reder, unique survivant de Belzec

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La famille Ovitz

 nains

Shimshon Eizik Ovitz et sa femme ainsi que leurs dix enfants furent déportés de Marmarossziget          (Transylvanie) vers  Auschwitz.

Parmi leurs dix enfants, sept étaient nains. Avant la guerre, la famille Ovitz, amateurs de musique, avait monté un groupe dénommé « Lilliput » qui se produisait en Europe de l’Est.

En 1944, ils furent déportés à Auschwitz et devinrent les objets d’expériences médicales du Dr Josef Mengele. Après leur libération, ils retournèrent dans leur ville natale afin d’y monter à nouveau un groupe musicale.

Ils retrouvèrent les instruments miniatures qu’ils avaient cachés avant leur déportation et fondèrent une nouvelle troupe.



La voix des survivants

La voix des survivants

la voix des survivants 2

Lyn SMITH
Traduit par Jean Charles PROVOST

Ils étaient juifs, polonais, Témoins de Jéhovah, homosexuels, tsiganes, communistes ou prisonniers de guerre russes. Tous ont en commun d'avoir connu l'enfer des camps nazis. Et d'y avoir survécu.

Présentation du livre
Ce sont les témoignages d'une centaine de ces "voix oubliées" qu'a enregistrés Lyn Smith, professeur de sciences politiques, pour le compte de l'Imperial War Museum de Londres, sur une période de vingt-cinq ans. Avec leurs propres mots, ces rescapés de l'inconcevable racontent comment la terreur nazie a peu à peu affecté leur vie quotidienne, jusqu'à l'horreur des ghettos, des camps de concentration ou d'extermination et des marches de la mort.

Quels qu'aient été à l'époque leur âge, leur nationalité, leur confession et leurs convictions politiques, tous s'expriment avec une retenue et une pudeur qui contrastent avec l'étendue des sévices moraux et physiques qu'ils ont subis. Et pourtant, à travers ces récits de cruautés banales ou d'atrocités inimaginables rayonnent comme par miracle des moments d'espoir et de grâce.

Emouvant témoignage du courage et de la volonté des hommes, La Voix des survivants est un livre important et nécessaire.
Une contribution essentielle au devoir de mémoire.

03/02/2010

Cinq années dans le ghetto de Varsovie

Cinq années dans le ghetto de Varsovie

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Bernard Goldstein, auteur de ce livre, traduit en plusieurs langues, n’est pas un écrivain professionnel. C’est un témoin qui veut sauver de l’oubli le souvenir des événements terribles vécus sous la terreur nazie et celui de la lutte farouche et inégale menée pendant le soulèvement du ghetto pour sauvegarder la dignité humaine et réhabiliter l’homme en général.

Bernard Goldstein est né en 1889 dans une petite ville de Pologne, dans une famille nombreuse et très pauvre. A l’âge de 13 ans, obligé de travailler, il adhéra à l’organisation des enfants Juifs, puis se mit au service  du parti socialiste Juifs, le « BUND » auquel il resta dévoué jusqu'à la fin de sa vie. Ce parti fut son école, sa famille, son milieu, sa vie.

D’une grande intelligence, énergique, audacieux, Bernard Goldstein jouit de la confiance entière des dirigeants du « BUND » qui lui confièrent des missions impliquant de lourdes responsabilités. C’est ainsi qu’il devint le chef de l’ »autodéfense » que le « BUND » avait crées pour  lutter contre les pogromes sous le tsarisme. Envoyé en Sibérie par les autorités tsaristes en raison de son activité révolutionnaire, il fut libéré par la révolution russe de 1917. Déçu par les bolchéviques, il rentra en 1918 en Pologne, où il continua son travail de militant tant sur le plan syndical et politique qu’en organisant les cadres de l’autodéfense contre l’antisémitisme qui devenait de plus en plus menaçant en Pologne, surtout après l’avènement d’Hitler en Allemagne.

Bernard Goldstein mourut à New York en 1959

Auteur : Bernard Goldsteinéditeur ( La renaissance du livre)

 

Extrait du livre :

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Ceci se passait avant que le Ghetto soit formé et fermé.

Ces Volksdeutschen, en réalité des Polonais qui avaient vécu dans le voisinage des Juifs et les connaissaient bien, devinrent les plus dangereux des indicateurs, ces traîtres qui empoisonnèrent la vie des Juifs et les dépouillèrent de tous leurs biens en les tenant sous la menace d’une dénonciation. Ils indiquaient aux Allemands les Juifs qui profitaient de leurs traits aryens et montaient dans les tramways qui leur étaient interdits ou ceux qui ne portaient pas l’étoile de David. Ils leur désignaient les demeures des Juifs riches et recevaient en échange de leurs renseignements une partie des biens pillés. Ils montraient autant d’insolence que les nazis eux-mêmes.

Le Juifs vivait continuellement dans la terreur d’être arrêté, torturé, dépouillé. Il tremblait devant sa propre ombre, son voisin, le moindre petit voyou…

Vivant dans une telle ambiance, nous ne fûmes pas étonnés outre mesure, lorsqu’un pogrom éclata la veille de » la Pâque Chrétienne, au début du mois d’avril 1940. Des bagarres entre ouvriers Juifs et Polonais s’étaient déjà produites. Peu de temps auparavant, un voyou s’en était pris, rue Zombkowska, à un hassid Juifs et lui avait tiré la barbe et les favoris. A ce moment passait un ouvrier aux abattoirs, le camarade Fridmann. Prenant le parti du Juif, il corrigea sévèrement le voyou. Un attroupement se forma aussitôt qui dégénéra en une bagarre général entre Juifs et voyous. Les Allemands arrêtèrent Fridmann et le fusillèrent le lendemain. Cette affaire sema l’épouvante parmi les Juifs de la ville.

 


21:13 Écrit par dorcas dans Livres sur la Shoah | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ghetto, pologne, juifs |  Facebook |

02/02/2010

Le pianiste

Le pianiste 

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Septembre 1939. L'invasion de la Pologne, décrétée par Hitler, vient déclencher la Seconde Guerre mondiale. Varsovie est écrasée sous les bombes ; à la radio résonnent les derniers accords d'un nocturne de Chopin. Le pianiste Wladyslaw Szpilman est contraint de rejoindre le ghetto nazi recréé au cœur de la ville. Là, il va subir l'horreur au quotidien, avec la menace permanente de la déportation. Miraculeusement rescapé de l'enfer, grâce à un officier allemand mélomane, le pianiste témoigne au lendemain de la victoire

Wladyslaw Szpilmanalliée...

23:42 Écrit par dorcas dans Livres sur la Shoah | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pologne, varsovie, ghetto |  Facebook |

31/01/2010

La Shoah a commencé par des mots et des discours",

- François Zimeray : "La Shoah a commencé par des mots et des discours",

 

Daphné Nerson (JP) - "je sens un désir non assumé de tourner la page" ; "Il est indéniable que les appels répétés du président iranien à la destruction de l'Etat juif l'inscrivent dans la même parenté idéologique que le nazisme".

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1263147995810&a...

   "Chargé de la "dimension internationale de la mémoire de la Shoah", l'ambassadeur français pour les droits de l'Homme, François Zimeray, était à Auschwitz pour les commémorations du 27 janvier.

    - Jerusalem Post : Quelles nouvelles menaces sentez-vous peser sur la préservation de la mémoire de la Shoah ?

    - François Zimeray : Ce qui m'inquiète le plus c'est de constater qu'à travers le monde, malgré et parfois même à l'occasion des commémorations, je sens un désir non assumé de tourner la page. Trop souvent, j'ai senti ce désir de nier la dimension essentiellement anti-juive de la Shoah. Trop souvent, le drame de la Shoah n'apparaît plus dans sa singularité. Il apparaît comme un génocide parmi d'autres. Le négationnisme n'est plus le monopole des négationnistes. Car à chaque fois qu'on utilise des mots à tort et à travers, comme "cette banlieue est un ghetto", alors on dit que le ghetto de Varsovie n'était pas le ghetto de Varsovie. Et c'est le nouveau visage du négationnisme. Les mots sont en train de s'abîmer, et c'est une menace grave. [...] Nous rentrons dans une période périlleuse car bientôt les derniers témoins auront disparu en nous laissant l'écrasante responsabilité de transmettre ce souvenir. [...]

    - J.P. : Seriez-vous prêt à établir un lien, comme l'a fait mercredi le Premier ministre Binyamin Netanyahou, entre la Shoah et la menace que fait planer l'Iran sur Israël ?

    - F.Z. : Oui, il faut faire ce lien, car l'attitude de "déni mémoriel" d'Ahmaninedjad - qui n'est sûrement pas celle des Iraniens dans leur totalité - est un vecteur puissant d'antisémitisme. Il est indéniable que les appels répétés du président iranien à la destruction de l'Etat juif l'inscrivent dans la même parenté idéologique que le nazisme. Et ces discours nous devons les combattre. Ce combat politique et diplomatique est fondamental. Je vous rappelle que la Shoah n'a pas commencé dans les chambres à gaz. La Shoah a commencé par des mots et des discours."


23:49 Écrit par dorcas dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : varsovie, ghetto, juifs, shoah |  Facebook |