12/02/2010

La race la plus formidable

La race la plus formidable

"Certain aiment les Juifs' et d'autre non.Mais aucun homme de réflexion ne peut nier le fait  qu'ils sont, au delà de toute question, la race la plus formidable et la plus remarquable qui soit apparue dans le monde"

Winston Churchill

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De Golda Meir

De Golda Meir

GoldaMeir
"Le Pessimisme est un luxe, qu'un juif ne peut jamais se permettre."

Golda Meir
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"Je préfère les reproches aux condoléances"

Golda Meir
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"Nous aurons la paix avec les arabes que lorsqu'ils aimeront leurs enfants plus qu'ils ne nous détestent"

Golda Meir
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"Nous pouvons pardonner aux arabes de tuer nos enfants, nous ne pouvons leurs pardonner de nous forcer à tuer leurs enfants"

Golda Meir

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11/02/2010

Le chant des Juifs assassinés

Le chant des Juifs assassinés. 
 
Wagons vides ! 
Vous étiez bondés à l'instant et voilà vides à nouveau. 
Qu'avez-vous fait des Juifs ? 
Que leur est-il arrivé ? 
Dix milles comptés et enfermés- et vous voici à nouveau ! 
Oh ! dites-moi, vous, wagons vides, 
Dites-moi ou étiez vous?

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Les Juifs et leurs terre.

Les Juifs et leurs terre

« Les Juifs n’ont d’autre issue que de retourner à leur peuple et ils ne pourront trouver leur salut qu’en s’établissant sur leur propre terre. »

Théodore Herzl

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Qu'est l'antisionisme ?

Qu'est l'antisionisme ?

4-avril-1968-martin-luther-king

"Qu'est l'antisionisme ?
C'est le désir du peuple juif d'un droit fondamental,
C'est de la discrimination envers les juifs.
En un mot, c'est de l'antisémitisme

Martin Luther King- 1967

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05/02/2010

Afin que sache la jeune génération

Afin que sache la jeune génération

Afin que sache la jeune génération

 

Ceci est  un livre assez large avec beaucoup d'illustrations et d'explication, il a 325 pages
Je vous le conseille, il est très instructif sur la Shoah pour que personne n'oublie les atrocités que les juifs, les gitans et d'autres encore ont subit par la barbarie nazis sous le commandement d'Hitler.
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Depuis plus de 50 ans, Yad Vashem est un lieu de préservation de la mémoire universelle, un pont entre le monde détruit et la vie renaissante. Le nouveau musée inauguré en Mars 2005 est un pas de plus dans l'édification de la mémoire, du rôle éducatif de Yad Vashem et de son vaste fonds de connaissance.

« Afin que sache la jeune génération » est édité grâce à la région Ile de France. Ce livre en français est avant tout un splendide et émouvant album de photos, de documents, de reproductions d'œuvres d'art et de dessins. Un ouvrage de très haute qualité que même, et surtout, les jeunes peuvent feuilleter pour commencer à aborder cette partie de l'histoire ô combien douloureuse. Cet album est un véritable vecteur pédagogique et en même temps un livre témoin pour ne pas oublier.

Préfacé par le directeur de Yad Vashem, Avner Shalev, le livre invite le lecteur à dérouler les événements historiques de la Shoah : la création de Yad Vashem, le nouveau musée, le monde juif avant la Seconde Guerre mondiale, l'Allemagne nazie et les Juifs de 1933 à 1939, le déclenchement de la guerre et des violences anti-juives, les ghettos, la Solution finale, la déportation et l'extermination dans les camps de la mort, la Résistance et le sauvetage, le monde des camps, la libération des camps, les personnes déplacées et la création de l'Etat d'Israël, les Justes, le souvenir de la Shoah à Yad Vashem.

Pour acquérir cet ouvrage :

Comité français pour Yad Vashem : 01 47 20 99 57

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Extrait du livre

Témoignage de l'unique survivant de Belzec

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"Des Juifs et uniquement des Juifs arrivaient à Belzec...ils devaient se déshabiller, laisser leurs affaires dans la cour...Un instant plus tard les petits étaient arrachés à leurs mères, les vieux et les malades étaient jetés sur des brancards, les hommes et les petites filles poussés avec des crosses de fusils, encore et encore vers le chemin bordé de murs qui menait directement vers les chambres...Je pourrais dire précisément à quel moment chacun comprenait ce qui l'attendait...Nous trainions les corps de ces gens qui étaient encore en vie un instant auparavant hors des chambres à gaz; Nous utilisions des lanières de cuir pour les tirer jusqu'au immenses fosses communes qui les attendaient, et l'orchestre jouait tout le temps.Il jouait du matin au soir..."

moignage de Rudolphe Reder, unique survivant de Belzec

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La famille Ovitz

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Shimshon Eizik Ovitz et sa femme ainsi que leurs dix enfants furent déportés de Marmarossziget          (Transylvanie) vers  Auschwitz.

Parmi leurs dix enfants, sept étaient nains. Avant la guerre, la famille Ovitz, amateurs de musique, avait monté un groupe dénommé « Lilliput » qui se produisait en Europe de l’Est.

En 1944, ils furent déportés à Auschwitz et devinrent les objets d’expériences médicales du Dr Josef Mengele. Après leur libération, ils retournèrent dans leur ville natale afin d’y monter à nouveau un groupe musicale.

Ils retrouvèrent les instruments miniatures qu’ils avaient cachés avant leur déportation et fondèrent une nouvelle troupe.



La voix des survivants

La voix des survivants

la voix des survivants 2

Lyn SMITH
Traduit par Jean Charles PROVOST

Ils étaient juifs, polonais, Témoins de Jéhovah, homosexuels, tsiganes, communistes ou prisonniers de guerre russes. Tous ont en commun d'avoir connu l'enfer des camps nazis. Et d'y avoir survécu.

Présentation du livre
Ce sont les témoignages d'une centaine de ces "voix oubliées" qu'a enregistrés Lyn Smith, professeur de sciences politiques, pour le compte de l'Imperial War Museum de Londres, sur une période de vingt-cinq ans. Avec leurs propres mots, ces rescapés de l'inconcevable racontent comment la terreur nazie a peu à peu affecté leur vie quotidienne, jusqu'à l'horreur des ghettos, des camps de concentration ou d'extermination et des marches de la mort.

Quels qu'aient été à l'époque leur âge, leur nationalité, leur confession et leurs convictions politiques, tous s'expriment avec une retenue et une pudeur qui contrastent avec l'étendue des sévices moraux et physiques qu'ils ont subis. Et pourtant, à travers ces récits de cruautés banales ou d'atrocités inimaginables rayonnent comme par miracle des moments d'espoir et de grâce.

Emouvant témoignage du courage et de la volonté des hommes, La Voix des survivants est un livre important et nécessaire.
Une contribution essentielle au devoir de mémoire.

04/02/2010

La destruction des Juifs et des Tsiganes de Belgique

Mechelen- Auschwitz 1942-1944

La destruction des Juifs et des Tsiganes de Belgique

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Mecheln-Auschwitz. 1942-1944 est une série trilingue (néerlandais, français, anglais) en quatre volumes portant sur la persécution et la déportation des juifs et des Tsiganes du SS-Samemmellager, situé dans la caserne Dossin à Malines, vers Auschwitz.

De 1942 à 1944, la caserne Dossin a servi de camp de rassemblement des juifs et des Tsiganes de Belgique et nord de la France en vue d’une déportation sans retour.

Le premier volume de cette série, synthèse historique des persécutions racistes et antisémites en Belgique et dans le nord de la France, présente une histoire complexe et mouvementée des actions, réactions et interactions entre occupant, l’occupé et les persécutés confrontés à la « solution finale ». L’histoire de chaque transport y est également relatée.

Les deux tomes suivants dévoilent, transport après transport et wagon par wagon, les portraits de 18 522 des 25 259 déportés, rendant un visage aux victimes du génocide. De courte biographies retracent le sort de quelques déportés.

Le quatrième volume consiste en une liste alphabétique, revue et corrigée, des noms des déportés, enrichie par de notes relatives à leurs destinées.

Du Musée Juifs de la déportation et de la résistance

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Visages des déportés : transports 1-13

 

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Ces deux tomes dévoilent, transport après transport et wagon par wagon, les portraits de 18.522 des 25.259  déportés, rendant un visage aux victimes du génocide. De courtes biographies retracent le sort de quelques déportés.

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Visages de déportés: transport 14 -26

 

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Les rafles d’Anvers-le dispositif

Caserne Dossin Malines

L'Aufnahme. Dessin par Irène Spicker-Awret.
(© Beit Lohamei Haghetaot)

Extrait du livre : Mechelen- Auschwitz 1942-1944, La destruction des Juifs et des Tsiganes de Belgique.

Les rafles anversoises du mois d’aout livrent au camp de rassemblement 1.788 Juifs arrêtés dans un périmètre restreints, 845 pris dans la nuit du 15 au 16 août et une centaine de plus.

943 dans celle du 28 au 29 août. Cet effectif raflé est complété par 120 autres arrestations, toujours menées à Anvers dans le même laps de temps, mais éloignés des centres névralgiques de ces opérations massives. En deux coups, dans ces périmètres, 11% de la population Juive anversoise sont capturés. Toutes proportions gardées, ces deux nuits de rafle à Anvers ont l’ampleur des deux journées de la grande rafle parisienne, un mois plus tôt. Dans le Vel’d’hiver « belge », la police anversoise n’effectue seule tout le travail qu’à la deuxième nuit. Page 155

Autre extrait :

Dans la Leeuweristraat, une rue perpendiculaire, les allemands raflent 130 hommes, femmes et enfants, du numéro 3 au 62. Au 55, ils emmènent la famille du petit Maurice Pfefer, l’un des enfants isolés déportés par le transport 11 : son frère ainé, Marcel, son père, Wolf et sa mère, Ruchla Zalcberg, tous déportés par le 4 è transport. Dans la Lentestraat, une toute petite rue adjacente, 84 Juifs sont arrêtés à leur domicile. Au 8 de la rue, Ryfka Gliksman, seule avec ces deux fils, Simon, 5 ans et Oscar 16 mois, sont inscrit sur la liste de déportation du 5è transport, voués à la mort à leur arrivée à Birkenau.Au dernier numéro où frappe la rafle , le 39, toute la famille Wroclawski est arrêtée. Le père, Chil, la mère, Chana Bulwik et leur deux enfants, Betha, 4 ans et charlotte, 8 mois, sont également évacués sans retour par le 4è transport. Dans cette même maison, deux autres habitants sont pris, Menachem Schleier, 84 ans, et son épouse, Dwora stein, 68 ans. Ils sont eux aussi déportés à jamais.

A 500 mètres de la Lentestraat, la Marinisstraat constitue le second noyau de cette opération. Du numéro 3 au 25, 109 personnes sont arrêtées et, dans trois rues adjacentes, 181 autres sont ramassées, 93 dans la Van Der Meydenstraat, 71 dans la Kroonstraat et 17 dans la Bouwensstraat. Toute cette population a été saisie chez elle, un samedi soir à la fin du Shabbat. Pages 159 et 160

Autre extrait

Inscrits à Auschwitz, les déportés de Malines deviennent officiellement des Judenschutzhäftlinge, des « détenus Juifs de protection ». Ce jargon administratif, qui se donne l’apparence de la légalité, ne signifie pas leur mise en détention préventive pour des actes répréhensibles. Dans ce cas, ils relèveraient de la justice et seraient passibles de condamnation à accomplir dans les prisons du système judiciaire. Au contraire, c’est précisément parce qu’ils n’ont pas commis de crime qu’ils sont internés dans un camp de concentration relevant de l’organisation de Himmler. Les SS, leur assignant une identité criminelle au nom d’une hygiène socio raciale, les internent  pour des crimes qu’ils y sont amenés pour servir de main-d’œuvre servile et renouvelable : une extermination par le travail.

Extrait du livre : Mechelen- Auschwitz 1942-1944, La destruction des Juifs et des Tsiganes de Belgique.

Page 177


03/02/2010

On se retrouvera

On se retrouvera

On se retrouvera

Trois mois de détention dans les geôles des Fresnes, trois jours de convoi de Drancy à Auschwitz dans le même wagon à bestiaux, trois secondes pour s’éteindre et se promettre : « On se retrouvera … » Jacques et Madeleine Goldstein n’ont pas

vingt-cinq ans, le 1er mai 1944, lorsqu’ils sont séparés sur la rampe de Birkenau. « Tu vois ces flammes ? T’as plus de mari », lance une prisonnière à Madeleine. Un tel accueil ne lui laisse guère d’espoir. Piégés par la Gestapo pour faits de résistance, les Goldstein sont coupables, aux yeux de l’Allemagne nazie, d’un délit plus inexpiable encore : celui d’êtres nés juifs. S’ils doivent un jour se retrouver, ce sera dans l’autre monde. Mais parce qu’ils s’aiment, et parce qu’une petite fille de quatre ans les attend à Lyon, cachée par une nourrice, Jacques et Madeleine vont tenir. Au nom de tous les autres, ils s’extrairont de la machine de mort et d’humiliation. Pour se retrouver, après douze mois en enfer. Broyés, mais vivants.

de Madeleine Goldstein avec serge Filippini

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Cinq années dans le ghetto de Varsovie

Cinq années dans le ghetto de Varsovie

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Bernard Goldstein, auteur de ce livre, traduit en plusieurs langues, n’est pas un écrivain professionnel. C’est un témoin qui veut sauver de l’oubli le souvenir des événements terribles vécus sous la terreur nazie et celui de la lutte farouche et inégale menée pendant le soulèvement du ghetto pour sauvegarder la dignité humaine et réhabiliter l’homme en général.

Bernard Goldstein est né en 1889 dans une petite ville de Pologne, dans une famille nombreuse et très pauvre. A l’âge de 13 ans, obligé de travailler, il adhéra à l’organisation des enfants Juifs, puis se mit au service  du parti socialiste Juifs, le « BUND » auquel il resta dévoué jusqu'à la fin de sa vie. Ce parti fut son école, sa famille, son milieu, sa vie.

D’une grande intelligence, énergique, audacieux, Bernard Goldstein jouit de la confiance entière des dirigeants du « BUND » qui lui confièrent des missions impliquant de lourdes responsabilités. C’est ainsi qu’il devint le chef de l’ »autodéfense » que le « BUND » avait crées pour  lutter contre les pogromes sous le tsarisme. Envoyé en Sibérie par les autorités tsaristes en raison de son activité révolutionnaire, il fut libéré par la révolution russe de 1917. Déçu par les bolchéviques, il rentra en 1918 en Pologne, où il continua son travail de militant tant sur le plan syndical et politique qu’en organisant les cadres de l’autodéfense contre l’antisémitisme qui devenait de plus en plus menaçant en Pologne, surtout après l’avènement d’Hitler en Allemagne.

Bernard Goldstein mourut à New York en 1959

Auteur : Bernard Goldsteinéditeur ( La renaissance du livre)

 

Extrait du livre :

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Ceci se passait avant que le Ghetto soit formé et fermé.

Ces Volksdeutschen, en réalité des Polonais qui avaient vécu dans le voisinage des Juifs et les connaissaient bien, devinrent les plus dangereux des indicateurs, ces traîtres qui empoisonnèrent la vie des Juifs et les dépouillèrent de tous leurs biens en les tenant sous la menace d’une dénonciation. Ils indiquaient aux Allemands les Juifs qui profitaient de leurs traits aryens et montaient dans les tramways qui leur étaient interdits ou ceux qui ne portaient pas l’étoile de David. Ils leur désignaient les demeures des Juifs riches et recevaient en échange de leurs renseignements une partie des biens pillés. Ils montraient autant d’insolence que les nazis eux-mêmes.

Le Juifs vivait continuellement dans la terreur d’être arrêté, torturé, dépouillé. Il tremblait devant sa propre ombre, son voisin, le moindre petit voyou…

Vivant dans une telle ambiance, nous ne fûmes pas étonnés outre mesure, lorsqu’un pogrom éclata la veille de » la Pâque Chrétienne, au début du mois d’avril 1940. Des bagarres entre ouvriers Juifs et Polonais s’étaient déjà produites. Peu de temps auparavant, un voyou s’en était pris, rue Zombkowska, à un hassid Juifs et lui avait tiré la barbe et les favoris. A ce moment passait un ouvrier aux abattoirs, le camarade Fridmann. Prenant le parti du Juif, il corrigea sévèrement le voyou. Un attroupement se forma aussitôt qui dégénéra en une bagarre général entre Juifs et voyous. Les Allemands arrêtèrent Fridmann et le fusillèrent le lendemain. Cette affaire sema l’épouvante parmi les Juifs de la ville.

 


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02/02/2010

L'enfant du 20è convoi

L'enfant du 20è convoi

 

Présentation de l'éditeur
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L'histoire de Simon Gronowski aurait du être celle d'un enfant ordinaire dans une famille ordinaire. Mais il est juif. Le 17 mars 1943, Simon, sa mère et sa sœur sont arrêtés par la Gestapo. Le 19 avril, déporté dans le 20e convoi, il parvient - encouragé par sa mère - à sauter du train et s'échappe par miracle. Il a onze ans et demi. Sa mère et sa sœur disparaissent dans l'enfer d'Auschwitz. En juillet 1945, malade et brisé de chagrin, son père meurt à Bruxelles. Simon se retrouve seul au monde. Il n'a que 13 ans. Simon décide alors de tourner le dos au passé et de vivre pour le présent et l'avenir. En 2002, soixante ans après le drame de son enfance, il rompt
le silence en publiant son histoire. L'année 2005 voit naître cette édition revue et corrigée ainsi qu'un album illustré rendant le message d'espoir du petit Simon accessible aux enfants.

Par Simon Gronowski
Edition : Luc pire

 

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Nuit et brouillard

Nuit er Brouillard

Nuit et brouillard

Au cours de la seconde guerre mondiale, de trop nombreux hommes ont été arbitrairement internés dans le camp de concentration de Natzweiler-Struthof en application du décret «  nuit et brouillard ». Exception faite des juifs, aucun prisonniers n’a été traité de façon aussi brutale que ces prisonniers « nuit et brouillard ». Un travail inhumain était censé à les faire disparaître et personne ne devait connaître leur sort.

L’auteur, qui a lui-même été prisonnier NN, allie témoignages et documents, détails et approche d’ensemble pour décrire à la fois l’existence de tous les prisonniers et celle de chacun d’entre eux.

La même question se pose toujours : comment peut-on, revenir à une vie normale après toutes ces épreuves ? Ou encore, plus simplement : comment peut-on survivre à 12 ou 14 heures par jours de travail inhumain et absurde dans des carrières, exposé au manque de nourriture, aux mauvais traitements, aux humiliations, au froid, au sommeil insuffisant, à l’absence d’hygiène et à des transports sans fin dans des wagons à bestiaux, sans jamais savoir de quoi le lendemain sera fait?

Kristian Ottosen est né à Solund en 1921, dans l’ouest de la Norvège. De 1940 à 1942, il travaille pour le mouvement de résistance Theta, à Bergen. Arrêté par la gestapo en 1942, il devient prisonnier NN et, jusqu'à la fin de la guerre, est interné dans différents camps de concentrations d’Allemagne : Sachsenhausen, Natzweiler-Struthof, Dachau, Ottobrunn, Dautmergen, Vaihingen et Neuengamme.

Histoire des prisonniers du camp de Natzweiler-Struthof : Auteur Kristian Ottosen

Traduit du Norvégien par Elisabeth et Christine Eydoux

01/02/2010

Comment, je me suis libéré de l'enfer d'Auschwitz.

Comment je me suis libéré de l'enfer d'Auschwitz, par Samuel Pisar

LEMONDE.FR | 29.01.10 | 21h22  •  Mis à jour le 29.01.10 | 22h08

 

Il y a soixante-cinq ans, jour pour jour, les soldats russes du maréchal Joukov libéraient Auschwitz, pendant que les armées alliées, sous le commandement du général Eisenhower, s'approchaient de Dachau. Pour un rescapé de ces deux enfers, d'être encore vivant et bien portant, avec une nouvelle et heureuse famille qui ressuscite pour moi celle que j'ai perdue, est franchement un peu surréaliste. Quand je suis entré, en 1943, à 13 ans, dans le sinistre abattoir d'Eichmann et de Mengele, je mesurais mon espérance de vie en termes de jours, de semaines tout au plus.

 

En plein hiver 1944, la tuerie à Auschwitz atteignait son paroxysme, engouffrant Juifs, bien sûr, mais aussi Tziganes, dissidents politiques, prisonniers de guerre, résistants ou homosexuels. Ailleurs, tout le monde sentait déjà que la seconde guerre mondiale touchait à sa fin. Mais nous, dans les camps, nous ne savions rien.

Nous nous demandions : qu'est-ce qui se passe dans le monde extérieur ? Où est Dieu ? Où est le pape ? Est-ce que quelqu'un là-bas sait ce qui nous arrive ici ? S'en préoccupent-ils ?

Pour nous, coupés du monde, la Russie était quasi défaite. L'Angleterre se battait, le dos au mur. Et l'Amérique ? Elle était si loin, si divisée. Comment pouvait-elle sauver notre civilisation face aux forces invincibles du mal absolu, avant qu'il ne soit trop tard?

La nouvelle du débarquement allié en Normandie mit longtemps à pénétrer jusqu'à nous, à Birkenau. Les rumeurs que l'Armée rouge avançait sur le front de l'Est semblaient aussi trop belles pour être vraies. Mais, alors que le sol se dérobait sous leurs pieds, la nervosité de nos geôliers devenait de plus en plus palpable. Les chambres à gaz vomissaient à présent feu et fumée, plus que jamais.

Un matin gris et glacial, nos gardes nous ordonnent de nous aligner, leurs chiens sauvages à l'appui, et nous chassent à travers le maudit portail du camp, avec son slogan tristement célèbre : "Arbeit macht frei" ("Le travail rend libre"). Ceux parmi nous qui étaient encore aptes aux travaux forcés seraient évacués vers le cœur de l'Allemagne. J'étais ivre d'anticipation. Le salut semblait si proche, et encore si loin. A la dernière minute, ils vont certainement nous tuer tous. La solution finale doit être achevée. Les derniers témoins vivants doivent être liquidés. Comment tenir un peu plus longtemps ? J'avais 15 ans, à présent, et je voulais vivre.

Nos marches de la mort, d'un camp vers l'autre, continuaient jusqu'à ce que nos tortionnaires et nous commencions à entendre des explosions distantes, qui ressemblent au feu de l'artillerie. Un après-midi, nous sommes rasés par une escadrille de chasseurs alliés, nous prenant pour des fantassins de la Wermacht. Pendant que les SS se jettent à terre, leur mitrailleuses tirant dans tous les sens, quelqu'un près de moi hurle : "Fuyez !" J'arrache mes sabots de bois et m'élance désespérément vers la forêt. Là, je me cache, avec quelques camarades, pendant des semaines, jusqu'à ma libération par une compagnie de GI américains. Oui, le miracle s'est produit. Je suis libre. Mon calvaire, mon duel acharné avec le destin est terminé. Mais pourtant ce n'est pas encore le happy end. Soudain, je me trouve face à un insupportable moment de vérité. Je prends conscience du fait que je suis irrévocablement seul. Que je suis l'unique survivant d'une grande famille. Que tous les garçons et filles de mon école – littéralement tous – ont également été exterminés, avec le million et demi d'enfants qui ont péri dans l'Holocauste. Tous ces enfants qui n'ont pas vécu, ces écrivains qui n'ont pas écrit, ces musiciens qui n'ont pas joué, ces savants qui n'ont pas inventé, et qui auraient tant enrichi notre monde.

Et moi, que vais-je devenir ? Où vais-je aller ? Ma ville natale, Bialystok, est une ruine, occupée par les Soviétiques. Y a-t-il un lieu sur cette terre où je pourrai me sentir chez moi ? Il n'y avait pas encore d'Israël à cette époque ; et le mandat britannique avait scellé les frontières de la Palestine aux émigrants Juifs. Je m'empare d'une puissante moto que j'ai piquée dans une caserne allemande. Je parcours jour après jour les autoroute de Bavière comme un fou, à une vitesse inouïe, souvent avec une fraulein à l'arrière. Je fais du marché noir, achetant des cigarettes aux soldats américains pour les troquer contre de la nourriture et de l'alcool. Bref, je dérape vers l'autodestruction.

C'est à ce moment-là que ma tante française, Barbara, la sœur de ma mère, et son mari, Léo Sauvage, journaliste et correspondant de guerre – eux-mêmes sauvés par les Justes de Chambon-sur-Lignon – me récupèrent des décombres de l'Allemagne. Ils m'amènent à Paris, où je goûte la vraie liberté pour la première fois. Six mois plus tard, je suis expédié aux antipodes, en Australie, pour oublier et me remettre de l'Europe sanguinaire et fratricide de mes cauchemars. Et là commence ma longue et difficile réhabilitation. Peu à peu, je me tourne vers l'avenir. Je comprends que survivre physiquement ne suffit pas. Qu'il me faut survivre moralement, spirituellement et intellectuellement aussi. Que la destruction pratiquée par le IIIe Reich sur moi et sur mon peuple doit s'arrêter.

C'est avec une détermination sans bornes que je recommence à pomper mon adrénaline. Cette fois, dans une toute autre dimension, mais avec la même énergie du désespoir, comme si ma vie en dépendait à nouveau. Je rattrape rapidement les six années de scolarité perdue. Et par la suite, les universités de Melbourne, de Harvard et de la Sorbonne font le reste. A 25 ans, à peine neuf ans après ma libération, je suis attaché aux Nations unies à New York, puis conseiller juridique au cabinet du directeur général de l'Unesco. C'est la rage de vivre, d'apprendre et de créer qui m'a porté des bas-fonds de la condition humaine vers quelques-uns de ses sommets. La journée internationale établie par les Nations unies pour commémorer la Shoah est un important relais pour la transmission de la mémoire vers l'humanité, qui en a tant besoin. Mais nous devons non seulement pleurer les morts, mais aussi avertir les vivants contre les nouvelles catastrophes qui nous guettent tous.

Aujourd'hui, nous, les derniers survivants de la plus grande catastrophe jamais perpétrée par l'homme contre l'homme, disparaissons les uns après les autres. Bientôt, l'Histoire va se mettre à parler, au mieux, avec la voix impersonnelle des chercheurs et des romanciers. Au pire, avec celle des négationnistes, des falsificateurs et des démagogues qui prétendent que la Shoah est un "mythe". Ce processus a déjà commencé. C'est pourquoi nous avons un devoir viscéral de partager avec nos prochains la mémoire de ce que nous avons vécu et appris dans la chair et dans l'âme. C'est pourquoi nous devons alerter nos enfants, Juifs et non-Juifs, que le fanatisme et la violence qui se répandent dans notre monde à nouveau enflammé, peuvent détruire leur univers comme ils ont jadis détruit le mien.

La fureur du tremblement de terre en Haïti, qui a emporté plus de cent cinquante mille vies, nous apprend combien la nature peut être cruelle avec l'homme. La Shoah, qui a décimé un peuple entier, nous a appris que la nature, même dans ses moments les plus cruels, est bénigne par rapport à l'homme quand il perd sa raison et ses repères moraux. Après les torrents de sang versé, un élan de compassion et de solidarité pour les victimes, toutes les victimes – soient-elles les victimes de catastrophes naturelles, de haine raciale, d'intolérance religieuse ou de violence terroriste – un fragile espoir surgit parfois ici ou là. Il est difficile de cerner le potentiel pour l'avenir de ces sentiments généreux. Entre-temps, divisés et confus, nous hésitons, nous vacillons, comme un somnambule au bord de l'abîme. Mais l'irrévocable ne s'est pas encore produit. Nos chances restent intactes. Prions que l'homme puisse s'en saisir et apprenne à vivre avec son prochain.

Malgré le cynisme pervers qui est propagé par les démons génocidaires, je me permets de dire : oui, il existe un travail qui rend libre. Il est enraciné dans l'éducation, dans la science, dans la culture et surtout dans la fraternité et la paix.

Samuel Pisar est avocat international, auteur de l'ouvrage Le Sang de l'espoir.


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31/01/2010

La Shoah a commencé par des mots et des discours",

- François Zimeray : "La Shoah a commencé par des mots et des discours",

 

Daphné Nerson (JP) - "je sens un désir non assumé de tourner la page" ; "Il est indéniable que les appels répétés du président iranien à la destruction de l'Etat juif l'inscrivent dans la même parenté idéologique que le nazisme".

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1263147995810&a...

   "Chargé de la "dimension internationale de la mémoire de la Shoah", l'ambassadeur français pour les droits de l'Homme, François Zimeray, était à Auschwitz pour les commémorations du 27 janvier.

    - Jerusalem Post : Quelles nouvelles menaces sentez-vous peser sur la préservation de la mémoire de la Shoah ?

    - François Zimeray : Ce qui m'inquiète le plus c'est de constater qu'à travers le monde, malgré et parfois même à l'occasion des commémorations, je sens un désir non assumé de tourner la page. Trop souvent, j'ai senti ce désir de nier la dimension essentiellement anti-juive de la Shoah. Trop souvent, le drame de la Shoah n'apparaît plus dans sa singularité. Il apparaît comme un génocide parmi d'autres. Le négationnisme n'est plus le monopole des négationnistes. Car à chaque fois qu'on utilise des mots à tort et à travers, comme "cette banlieue est un ghetto", alors on dit que le ghetto de Varsovie n'était pas le ghetto de Varsovie. Et c'est le nouveau visage du négationnisme. Les mots sont en train de s'abîmer, et c'est une menace grave. [...] Nous rentrons dans une période périlleuse car bientôt les derniers témoins auront disparu en nous laissant l'écrasante responsabilité de transmettre ce souvenir. [...]

    - J.P. : Seriez-vous prêt à établir un lien, comme l'a fait mercredi le Premier ministre Binyamin Netanyahou, entre la Shoah et la menace que fait planer l'Iran sur Israël ?

    - F.Z. : Oui, il faut faire ce lien, car l'attitude de "déni mémoriel" d'Ahmaninedjad - qui n'est sûrement pas celle des Iraniens dans leur totalité - est un vecteur puissant d'antisémitisme. Il est indéniable que les appels répétés du président iranien à la destruction de l'Etat juif l'inscrivent dans la même parenté idéologique que le nazisme. Et ces discours nous devons les combattre. Ce combat politique et diplomatique est fondamental. Je vous rappelle que la Shoah n'a pas commencé dans les chambres à gaz. La Shoah a commencé par des mots et des discours."


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Le mémorial de la déportation des Juifs de France

Le mémorial, en Israël, de la déportation des Juifs de France

Mémorial français en israël

Le Mémorial de la Déportation des Juifs de France se trouve en Israël, dans la forêt de Beith-Shemesh, près du moshav Neve Michaël, dominant la vallée du Ellah. Il a été inauguré le 18 juin 1981.

Ce monument a été édifié par l'Association des Fils et Filles des Déportés Juifs de France, présidée par Serge Klarsfeld. Sa conception est de Simon Guerchon, et Annette Zaidman a assuré l'administration de cette entreprise. Il mesure 100 mètres de long et 13 mètres de haut.

 

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 Sur le monument sont reproduites toutes les pages du Mémorial de la Déportation des Juifs de France, publié par Serge Klarsfeld en 1978, dans lequel sont recensés, convoi par convoi, les noms, prénoms, dates et lieux de naissance des déportés. Ces documents sont reproduits sur des plaques en fibre de verre qui doivent être remplacées périodiquement, car elles sont effacées par le soleil.

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Devant le monument on trouve sur le sol des plaques commémoratives posées par des familles qui rappellent ainsi le souvenir de leurs parents disparus.

 

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Les documents du ghetto de Varsovie.

Les documents du ghetto de Varsovie.

 L’historien Emmanuel Ringelblum fonde une organisation clandestine dont le but est de rassembler des documents d’archives et de rédiger un compte rendu exact de souffrances infligées aux juifs. Pour que la connaissance du mal reste dans l’histoire. Il constitue une équipe autour de lui.

Tout le ghetto se met au travail. Dans chaque immeuble, on ramasse des tracts, des objets, des témoignages sur la vie dans tel et tel appartement, telle cour, tel étage. Tout est remis à ce groupe d’historiens, qui range, classe, met des documents dans des bidons de lait scellés puis les ensevelit à deux endroits différents, à l’intérieur même du ghetto.

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Ces bidons d’archives sont retrouvés après la résistance,guerre. Grâce à eux nous savons tous ce qui s’est passé dans le ghetto de Varsovie. Jamais nous n’aurions pu écrire son histoire sans ces documents. Enfin, reste l’ultime étape de la résistance…

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Extrait du livre : ce qui reste de nous de Murielle Allouche et Jean-Yves Masson.

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Archives du ghetto de Varsovie (Archives Emanuel Ringelblum) - Témoin de la Shoah

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Patrimoine inscrit

Patrimoine documentaire soumis par la Pologne et recommandé à l'inscription au Registre Mémoire du monde en 1999.

Année de soumission: 1999

Les Archives Ringelblum regroupent quelque 25 000 pages sauvées des ruines du ghetto de Varsovie.

Elles comprennent des documents officiels, des documents sur la résistance du ghetto, des témoignages sur le sort des communautés juives pendant la Shaoh, des textes littéraires, des oeuvres d'art et des lettres privées rassemblés par des victimes de l'Holocauste pour l'information des générations futures. Cette collection est absolument unique en son genre tant par son origine que par sa valeur historique. Elle concerne surtout le plus grand ghetto de l'Europe nazie (quelque 500 000 habitants), mais couvre aussi l'ensemble de la Pologne occupée, apportant des informations sur la Shoah et le sort d'une communauté juive qui comptait 3 500 000 personnes. Presque tous les auteurs des documents des Archives Ringelblum sont morts, soit dans le ghetto, soit dans les camps d'extermination.

 

Cachette dans un battiment dans le ghetto de Varsovie

Cachette dans un battiment dans le ghetto de Varsovie

ghetto de Varsovie, une cave

Une photo qui a été prise par des SS: Des lits ont été aménagés par des combattants juifs dans une cave.

source :http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/ghetto_varsovie.htm

 

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Captures de combattants juifs au ghetto de Varsovie

Captures de combattants Juifs au ghetto de Varsovie.

résistance juve au ghetto de Varsovie

Combattants de la résistance juive capturés par les troupes SS au cours de la révolte du ghetto de Varsovie. Varsovie, Pologne, du 19 avril au 16 mai 1943.

00:07 Écrit par dorcas dans Ghetto Varsovie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ghetto, varsovie, juifs, sspologne |  Facebook |

30/01/2010

Les juifs capturés dans le ghetto

Les juifs capturés dans le ghetto

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Les Juifs capturés sont alligné contre le mur du ghetto, 7000 Juifs seront exécutés sur place et 6000 périront dans la destruction du ghetto

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Suicide dans le ghetto

Suicide dans le ghetto

Les juifs du ghetto qui ne voulaient pas être déportés ou capturés se suicident à l'arrivée des SS, car ils savaient ce que les Allemands leurs réservaient.

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Voici une femme accrochée au balcon de sa maison, elle se jettera dans le vide

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La création du ghetto de Varsovie

La  création du ghetto de Varsovie

     En 1939, il y avait 1.300.000 habitants à Varsovie dont 380.000 Juifs. La ville fut prise par l'armée allemande dès le début de la Guerre le 30 septembre 1939. Hitler lui-même vint parader dans Varsovie le 5 octobre 1939.
     Dès l'hiver 1939-1940, les nazis commencèrent à persécuter les Juifs  : obligation de porter un brassard avec l'étoile de David, identification des magasins juifs sur leurs vitrines, obligation de rendre les radios, interdiction de voyager en train (novembre 1939).
     Bientôt, on rassemble les Juifs de Pologne dans des quartiers fermés : les ghettos. Il y eut d'abord un ghetto à Lublin et un à Lodz. Le ghetto de Varsovie fut créé le 12 octobre 1940 (jour de la fête juive de Yom Kippour). Puis il y eut ceux de Cracovie, de Lublin, de Czestochowa, de Kielce, de Lwow
.

23:02 Écrit par dorcas dans Ghetto Varsovie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : juifs, varsovie |  Facebook |

29/01/2010

Ne les laissez pas nous mener comme des moutons vers l'abattoir!

Ne les laissez pas nous mener comme des moutons vers l'abattoir !

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Suite aux échos du massacre des Juifs à Ponary et au témoignage d’une jeune fille rescapée de ce bain de sang Abba  Kovner, léarder du mouvement Hashomer Hatzair et du mouvement de résistance du Ghetto de Vilna, arriva à la conclusion que derrière cette poursuite effrénée des juifs se tramait un meurtre systématique.

En 1941, lors d’un regroupement des jeunes sionistes du ghetto de Vilna, Kovner lu publiquement ce qu’il avait inscrit sur une feuille de papier : «  Hitler planifie d’annihiler de façon radicale le judaïsme européen… Ne nous laissons pas nous mener comme des moutons à l’abattoir ! ».

En été 1943, lors de la liquidation du ghetto, Kovner dirigea un groupe de résistants vers les forêts de Rudniki. C’est en tant que commandant de « Avenger », une unité partisane juive, qu’il poursuivit sa lutte contre les Allemands.


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Jeunesse Juive, ne vous laissez pas induire en erreur. Sur les 80.000 Juifs de la Jérusalem de Lituanie     (Vilna), seuls 20.000 sont encore en vie. Sous nos yeux, ils nous enlèvent nos parents, nos frères et nos sœurs.

Où sont passé les centaines d’hommes enlevés par les ravisseurs Lithuaniens ?

Où sont nos femmes et nos enfants arrachés à nous lors de la nuit terrifiantes de la «  provocation » ?

Où sont les Juifs enlevés le jour du grand pardon ?

Où sont nos frères du second ghetto ?

Aucun d’entre eux n’est revenu. Toutes les routes de la gestapo mènent à Ponary. Et Ponary c’est la mort !

Vous qui hésitez ! Abandonnez vos illusions. Vos enfants, vos mari et vos femmes ne sont plus en vie.Ponary n’est pas un camp – Ils y furent tous fusillés.

Hitler projette d’anéantir le Judaïsme européen. Les juifs de Lituanie sont placés en première ligne. Ne les laissons pas nous mener comme des moutons à l’abattoir !

Il est vrai que nous sommes faibles et sans défense mais la résistance demeure l’unique réponse face à l’ennemi… Résistez ! Jusqu’au dernier souffle.

Abba Kovner, Ghetto de Vilna, le 1er janvier 1942

 

24/01/2010

D'où venaient les victimes ?

D'où venaient les victimes ? 

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Quels étaient ceux que les convois amenaient ? Des Juifs surtout, mais aussi des Polonais, des Bohémiens.  Au printemps de 1942, toute la population juive de Pologne, d'Allemagne, des régions occidentales de Biélorussie avait été parquée dans des ghettos.  Des millions d'ouvriers, d'artisans, de médecins, de professeurs, d'architectes, d'ingénieurs, d'instituteurs, d'artistes, vivaient confinés avec leurs femmes, leurs filles, leurs fils, leurs mères et leurs pères dans les ghettos de Varsovie, de Radom, de Czenstochowa, de Lublin, de Bialystok, de Grodno et dans des dizaines d'autres, plus petits.  Celui de Varsovie comptait à lui seul environ cinq cent mille habitants.  Cette réclusion, c'était la première partie, la partie préliminaire du plan hitlérien d'extermination des Juifs.  Au cours de l'été 1942, on décida de mettre à exécution la seconde partie du plan - la destruction physique des Juifs.  Himmler se rend alors à Varsovie et donne des ordres en conséquence.  Nuit et jour les travaux se poursuivent : on construit la fabrique de mort de Treblinka.  Dès juillet, les premiers convois arrivent de Varsovie et de Czenstochowa.  On a dit à tous ces gens qu'on les emmenait en Ukraine pour les travaux agricoles.  Ils ont avec eux vingt kilos de bagage, plus leur nourriture; c'est tout e qu'on leur a permis d'emporter.

De Vassili Grossmann :http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/treblinka.htm#des%20lieux

En route pour Treblinka

En route pour Treblinka

ghetto de varsovie en route pour Treblinka

Des juifs du ghetto de Varsovie qui ont été arrêtés au printemps 1943, quand les SS liquidaient le ghetto. Tous furent conduits vers Treblinka où ils furent exterminés.

 

23:01 Écrit par dorcas dans Camp Treblinka | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : juifs, ghetto, varsovie, ss |  Facebook |

Les raisons pour être envoyé au camp de Treblinka

Les raisons pour être envoyé au camp de treblinka

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On était envoyé au camp n° 1 pour un laps de temps parfois très court : quatre, cinq ou six mois.  Il y avait là des Polonais coupables d'infraction aux lois du Gouvernement général, infraction de peu d'importance, bien entendu, car pour les cas graves c'était la mort sans différer.  Etre dénoncé, avoir laissé échapper un mot dans la rue, ne pas s'être acquitté intégralement des livraisons, refuser à un Allemand sa voiture ou son cheval, être non pas convaincu, mais simplement soupçonné de sabotage à la, fabrique, ou encore, si l'on était une jeune fille, repousser les propositions d'un SS, suffisait pour être envoyé au camp disciplinaire où languissaient des centaines, des milliers de Polonais : ouvriers, paysans, intellectuels, hommes et femmes, vieillards et adolescents, mères et enfants.  Cinquante mille personnes environ ont passé par ce camp.  Les Juifs n'y étaient conduits que s'ils étaient passés maîtres dans le métier de maçon, de tailleur, de boulanger, de cordonnier, d'ébéniste.  Le camp comptait toutes sortes d'ateliers; celui de menuiserie, vaste, fournissait fauteuils, tables et chaises aux états-majors de l'armée allemande.

De Vassili Grossmann: http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/treblinka.htm#de...

22:26 Écrit par dorcas dans Camp Treblinka | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : allemand, ss, juifs, camp, treblinka |  Facebook |

Les victimes du camp de Sobobor

Les victimes du camp de Sobibor

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Les premières victimes de Sobibor sont un groupe de 150 juifs déportés de Wlodawa. Suivent, pendant la première période (mai-juillet 1942), des convois pratiquement quotidiens, d'une vingtaine de wagons en moyenne, transportant chacun 2 000 à 2 500 déportés. Les documents permettent de constater qu'arrivent régulièrement à Sobibor des juifs provenant de la région de Lublin (y compris ceux qui, arrêtés en Autriche et en Tchécoslovaquie, avaient été regroupés dans le ghetto de Lublin), 21 600 du ghetto de Pulawy du 3 au 12 mai, 11 300 du district de Krasnystaw du 13 au 15 mai, puis 7 200 du district de Zamosc, 6 130 du district de Chelm durant la seconde quinzaine de mai, 11 300 du district de Hrubieszow dans la première quinzaine de juin, ainsi que 3 000 de Biala-Podlaska, et 800 des districts de Krasniczyn et Krasnystaw. Pendant ces trois mois arrivèrent 10 000 juifs d'Autriche et 6 000 du protectorat de Bohême-Moravie. Pendant la première période de trois mois, plus de 77 000 juifs ont ainsi été exécutés. En outre, 24 378 juifs provenant de Slovaquie seront tués avant la fin de 1942.

Les renseignements chiffrés manquent pour la seconde période d'extermination massive qui va d'octobre 1942 à la fin. Les nouvelles chambres à gaz permettent d'intensifier le rythme des assassinats. Les foyers en plein air brûlent nuit et jour. À la fin de 1942, la population juive du Gouvernement général a pratiquement été anéantie. Sobibor reçoit, au début de décembre, les juifs encore détenus à Belzec quand ce camp cesse de fonctionner, et ils sont aussitôt gazés. On signale, par ailleurs, qu'arrivent à Sobibor, en mars et avril 1943, des convois de juifs provenant de Yougoslavie, de Grèce et du ghetto anéanti de Varsovie.

 A voir plus d'infformations ici:http://pagesperso-orange.fr/moulinjc/Camps/Textes/sobibor.htm

22:16 Écrit par dorcas dans Camp Sobibor | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : varsovie, juifs, sobibor |  Facebook |

17/01/2010

Les différents prisonniers

Les différents prisonniers

Les prisonniers politiques et religieux

L'éventail des prisonniers politiques, qui portent un insigne rouge sur leur uniforme, est très large: sociaux-démocrates, communistes, syndicalistes, libéraux, démocrates, pacifistes, religieux catholiques et protestants, mais aussi des revendicateurs, des objecteurs de conscience, voire des membres du NSDAP. La durée de leur détention varie de quelques mois à plusieurs années pour ceux qui voient leur détention préventive prolongée en emprisonnement pour haute trahison ou pour les parlementaires (18 députés internés jusqu'en 1942).

Le 1er juillet 1937 les politiques représentent 21 % des effectifs (1621 sur 7723 prisonniers). Les membres du parti communiste forment à cette date la majorité des prisonniers politiques.

De 1938 à 1939? la majorité des internements est liée aux préparatifs de guerre. Ce sont alors des objecteurs de conscience qui sont internés, mais aussi d'anciens membres du KPD, du SPD, des syndicats et de partis du centre.

Les Témoins de Jéhovah, qui par conviction religieuse, refusent d’accomplir le service militaire et de prêter serment de fidélité au régime sont aussi internés ; ils portent un insigne violet. Ils sont 477 en décembre 1938, entre 250 et 300 à partir de 1940.

Les criminels professionnels (BV)

Ce sont des personnes antérieurement condamnées à plusieurs reprises pour des actes criminels et détenues par prévention. Ils portent un insigne vert. A Buchenwald se trouvent parmi eux des criminels violents et dangereux qui marquent l'atmosphère du camp, particulièrement en 1937-1938 (Herbert Richter, par exemple). Ils perdent leur influence en 1941, les détenus politiques prenant le dessus.

Les "réfractaires au travail" (ASR)

Ce sont des hommes aptes au travail qui ont refusé à deux reprises une proposition d’emplois sans raisons valables ou qui ont accepté un emploi mais après une courte période ont démissionné sans motifs valables : mendiants, sans-abri, alcooliques, vagabonds. Les premiers internés de ce type entrent au camp de Buchenwald dans la dernière semaine de 1938 ; l'effectif s'accroît alors de 4000 nouveaux travailleurs forcés pour la construction du camp.

Les Juifs

Parmi les 2378 hommes qui entrent à Buchenwald entre le 14 et le 19 juin 1938, 1256 sont juifs. L’Action-juin est la première arrestation massive de juifs en Allemagne et en Autriche, en liaison directe avec la politique d’émigration forcée des juifs de 1938.

Les homosexuels

Pour les nazis qui affirment que la reproduction est le seul but de la sexualité, l’homosexualité ne constitue pas seulement une atteinte à la normalité, mais surtout une menace biologique pour la Communauté du Peuple. En faible nombre (30 en 1938, 189 en 1944), ils restent isolés et bannis au sein de la communauté des prisonniers.

Les Roms

Des centaines d’entre eux sont amenés à Buchenwald à la suite des arrestations massives de juin 1938 et sont classés par les SS dans la catégorie ASR. Beaucoup meurent des violences quotidiennes et du travail forcé. Dès leur arrivée en juin 1938, ils sont publiquement fouettés ou maltraités. Un tiers d’entre eux meurt pendant l’hiver 1939-40. A partir de 1940, les SS les envoient au camp de Mauthausen pour les faire mourir dans la carrière.

Les Autrichiens

Les premiers prisonniers étrangers, quoique déportés en tant que ReichsdeutscheDachau en septembre 1938. Début octobre 1938, les prisonniers arrivent de la prison de Vienne, avec parmi eux des hauts fonctionnaires. ("Allemands du Reich"), sont des Autrichiens amenés à

Prisonniers des pays occupés

Le nombre des prisonniers de Buchenwald est multiplié par dix d’avril 1942 (environ 8400 prisonniers) à la fin septembre 1944. A partir de 1943? le camp est habité par deux grandes catégories de prisonniers: les travailleurs contraints d’Union Soviétique et de Pologne, et les prisonniers politiques de l’Europe occupée. Plus de la moitié des prisonniers de Buchenwald ont en décembre 1944 moins de vingt ans.

Les prisonniers du Protectorat de Bohême-Moravie (1939)

Fin septembre 1939, arrivent de Dachau 700 prisonniers provenant de Tchécoslovaquie occupée (la partie ouest, rebaptisée "Protectorat de Bohême-Moravie", la Slovaquie devenant indépendante). Les mesures répressives instaurées en 1942 après l’attentat réussi contre Reinhard Heydrich font passer le nombre de Tchèques de 600 à la mi-1943 à 5000 en octobre 1944. 773 des 7800 Tchèques internés mourront à Buchenwald.

Les Polonais (1939)

Plus de la moitié des 4514 Polonais internés à Buchenwald jusqu’à la fin 1941 sont arrêtés dès le début de l’occupation en septembre 1939. Beaucoup d’entre eux meurent lors des premiers mois, d’autres partent début mars 1940 pour Mauthausen. Considérés comme race inférieure ils sont tolérés tant qu’ils peuvent travailler. En avril 1944, ils sont 22120 (?).

Les prisonniers de guerre (1940)

Une place spéciale parmi les prisonniers étrangers est tenue par les prisonniers de guerre livrés par la Wehrmacht en vue d'exécution. Le 18 avril 1940, la Gestapo de Kassel livre 56 prêtres officiers polonais.

Les Hollandais (1940), les Belges et les Luxembourgeois

A la déportation de 232 otages hollandais, dont 14 femmes conduites au camp de Ravensbrück les 21 et 22 juillet 1940, s'en ajoutent 124 autres jusqu’en octobre 1940 . Ils bénéficient de conditions de détention spéciales : ils sont isolés, peuvent recevoir des colis et ne travaillent pas.

Suite à la mort d'un policier allemand, 400 hommes juifs de 25 à 30 ans de Rotterdam et Amsterdam sont déportés. 389 entrent à Buchenwald le 28 février 1941. Les conditions des juifs hollandais sont insupportables.

Les premiers Luxembourgeois de Buchenwald sont 26 membres de la police volontaire qui en août (?) se sont refusés à combattre les partisans.

L’augmentation du nombre d'internements de Belges et de Hollandais en 1944 tient avant tout à l’intensification des mesures de représailles de la police pour combattre la résistance. Le 15 novembre 1944 2354 Belges, 595 Hollandais et 82 Luxembourgeois se trouvent dans le camp.

Les Yougoslaves et les Croates (été 1941)

Dans les statistiques du camp, les SS font une différence entre les Yougoslaves et les Croates. Les premiers Yougoslaves arrivent durant l’été 1941. Ils restent isolés. Un transport de Flossenburg en octobre 1943 fait passer leur effectif à 759. A la mi-juin 1944, 575 Yougoslaves et 327 croates se trouvent à Buchenwald.

Les prisonniers civils d’Union soviétique (1942)

De la mi-1942 au début 1943, la Gestapo de Thuringe, Hesse, Saxe et Rhénanie interne 400 travailleurs forcés soviétiques. Ils sont particulièrement mal traités par les SS et subissent des privations de nourriture. Ils sont quasiment tous affectés au commando X, le commando chargé de la construction des usines d’armement du camp ou à la carrière. La mortalité est telle que les SS renoncent à enregistrer officiellement leur décès. Ils seront plus de 17 000 au total.

Les Français (1943)

Parmi les prisonniers de près de 30 pays, les Français constituent, au début de 1944, le groupe le plus important. Dès le 10 avril 1942, l’état-major militaire en France décide, sur un ordre d’Hitler, que „ pour chaque attentat, en plus de l’exécution de certaines personnes, 500 communistes et juifs seront à remettre au Reichsführer et chef de la police du Reich pour être déportés“. Internés à Compiègne, environ 50 000 personnes partent pour Auschwitz et à partir de 1943 pour d’autres camps, dont Buchenwald : Tous ne sont pas communistes. De juin 1943 à août 1944 arrivent 10 convois transportant plus de 13000 prisonniers. Au total le nombre des Français déportés à Buchenwald est estimé à 25000. De plus, environ 1000 Français se trouvent dans des commandos extérieurs. Ils jouent un rôle significatif dans la résistance des prisonniers étrangers.

Les Italiens (septembre 1943)

Les premiers Italiens de Buchenwald arrivent de la prison de Sulmona près de Rome après le cessez-le-feu signé entre les Italiens et les alliés en septembre 1943. En 1944, ont lieu des transports de prisonniers politiques venant en particulier de la prison La Risiera à San Sabba près de Trieste. De juin à novembre 1944, les SS internent 1290 Italiens à Buchenwald. D’autres Italiens notamment ceux ayant participé à la guerre d’Espagne dans les Brigades internationales arrivent dans les transports de Compiègne. Environ un tiers des 3500 italiens déportés meurent à Buchenwald .

Les étudiants norvégiens (novembre 1943)

Le 30 novembre 1943, environ 1250 étudiants de l’université d’Oslo sont arrêtés et internés dans un camp en Norvège. Comme ils ont protesté contre la nazification de l’université, ils doivent servir d’exemple pour le programme de rééducation. 348 sont conduits à Buchenwald. En juillet 1944. le premier étudiant quitte Buchenwald, le dernier part en octobre. 17 d’entre eux sont morts.

Les militaires alliés (août 1944)

En août 1944, le commandement de la police de sécurité en France, ordonne de vider les prisons parisiennes et le camp de Compiègne des prisonniers alliés s’y trouvant. La majorité des prisonniers sont déportés le 20 août 1944 à Buchenwald. Parmi eux 167 pilotes abattus en France dont 82 américains, 48 Britanniques, 26 Canadiens, 9 australiens, 2 Néo-zélandais et 1 jamaïcain. Parmi les prisonniers qui arrivent le 17 août 1944 se trouvent aussi 37 membres des services secrets, arrêtés en France. Le Bureau central de la Sécurité du Reich ordonne pour eux „ un traitement spécial“. De début septembre à la mi octobre, 34 d’entre eux sont pendus dans la cave du crématorium. Seuls trois pourront être sauvés.

Les policiers danois (septembre 1944)

Les militaires allemands commencent à craindre la police danoise vers la fin de l’été 1944. Le 19 septembre 1944 à 11 heures les Allemands pénétrent avec violence dans les préfectures de police de tout le pays. Les policiers arrêtés sont envoyés à Neuengamme en octobre 1943 puis à Buchenwald (block 57 du petit camp). 60 meurent à Buchenwald.

Prisonniers de haut rang

A Buchenwald, hors de l'enceinte du camp des déportés, se trouvaient des villas où une cinquantaine de personnalités, dont les Français Léon Blum et Georges Mandel, ont été internés dans des conditions très différentes de celles des déportés du camp de concentration.