18/11/2014

18 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

18 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1939

- Les Juifs de Cracovie sont obligés de porter l’étoile jaune. Le 23, tous les Juifs de Pologne occupée devront se soumettre à cette obligation.

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- 1940 

Les Allemands créent un ghetto à Lask (province de Lodz, Pologne). Au début de la guerre, la ville comptait 4 000 juifs environ. Des juifs y vivaient depuis le début du XVIIIe siècle.

1941

- Construction du camp de concentration de Salaspils, près de Riga, destiné à recevoir des juifs du Reich.

- Création par le Lieutenant colonel Modest Isopescu des camps de concentration de Bogdanovca, Acmecetca (Akmechet) et Dumanovka (Domanevka) devant recevoir 70.000 Juifs de Golta sur le Bug et de Crimée.

En ce jour, Alfred Rosenberg au cours d’une conférence de presse déclarait que la «question juive» serait maintenant résolue par «l’élimination biologique de tous les Juifs en Europe»

1942

- 

4 000 juifs de Makov Mazoviecki sont déportés au ghetto de Varsovie.

- En trois jours, environ 5 000 juifs du ghetto de Lwow (Ukraine) sont déportés soit au camp d'extermination de Belzec, soit au camp de travail forcé de Janovska, où ils périssent tous. Il s'agit du dernier transport de Lwow vers un camp d'extermination. Désormais, les juifs restants seront fusillés.

- 4 000 juifs du ghetto de Przemysl (province de Rzeszow, Pologne) sont déportés au camp d'extermination de Belzec.

- nzo Hayim Sereni est assassiné dans le camp de concentration de Dachau. D'origine italienne, pionnier en Palestine, il avait été envoyé par la Haganah dans la partie occupée de l'Italie. Fait prisonnier par les Allemands peu après avoir été parachuté, il fut envoyé dans divers camps avant d'être fusillé à Dachau.

15/11/2014

15 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

15 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

1491

- A La Guardia, près de Tolède, 6 juifs et 5 conversions, accusés de tuer des chrétiens à l'aide de la magie noire, sont condamnés à mort. Ils sont brûlés sur le bûcher le lendemain.

1938

- Les élèves juifs sont chassés des écoles allemandes.

1939

- Les juifs de Rypin (Pologne centrale) doivent s'installer à Varsovie, Ciechanov et dans d'autres villes. 2 cimetières juifs sont détruits. Quelques juifs parviennent à franchir la frontière soviétique. Ils seront déportés en Sibérie.

- Déportation de 200.000 Polonais et de 100.000 Juifs d'Allemagne vers le Gouvernement général.

1940

-Tous les juifs de Legionovo (Varsovie) sont conduits à Ladwiszyn. Les juifs de Varsovie et de la province sont concentrés sur une superficie très exiguë. Au cours des semaines qui suivent, 4 000 juifs de Sochaczev viennent s'ajouter à ceux du ghetto.

1941

- 30 000 juifs de Czernovitz (Ukraine) sont déportés en Transnitrie. Le maire de la ville, Traian Popovici qui, sympathique avec les juifs, obtient des autorités allemandes que 4 000 d'entre eux restent à Czernovitz.

- Les SS fusillent 500 juifs de Kolomyya (Ukraine).

- Sur une grande échelle à Sarajevo (capitale de Bosnie-Herzégovine, Yougoslavie), 3 000 juifs sont arrêtés et déportés vers divers camps de concentration, où ils périssent. Une petite partie seulement de la communauté survivra, en rejoignant des unités de partisans ou en se réfugiant dans la zone italienne.

1942

- 3 500 juifs de Klementov (Pologne) sont déportés au camp de Sandomierz.

- 

2 300 juifs de Dembice (Cracovie) sont assassinés par les S.S.

13/11/2014

13 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

13 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

1940

- 500 jeunes gens du ghetto de Zaviercie (Pologne) sont déportés vers divers camps de travail forcé en Allemagne. Aucun d'eux ne survivra.

1942

- 1 500 juifs sont victimes dans la communauté de Kniszyn (Pologne). Une partie est tuée sur place, l'autre déportée au camp d'extermination de Treblinka.

- Durant deux semaines, les nazis pourchassent les juifs qui ont fui le ghetto de Drohobycz (R.S.S. d'Ukraine), perquisitionnant même dans des maisons polonaises. Ceux qu'ils arrêtent sont fusillés dans la forêt de Bronica.

- Début du massacre, en dix jours, 2 500 juifs sont massacrés, dans

 le ghetto de Vladimir-Volynskiy (Ukraine ).

1943

- Devant l'avance des troupes soviétiques, plusieurs milliers de juifs du ghetto de Riga (Lettonie) sont assassinés par les allemands. Plusieurs milliers d'autres sont déportés en Allemagne.

- 2 000 juifs de Dobiecin (Varsovie) sont emmenés et assassinés par les SS.

11/11/2014

11 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas 


11 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas

 

1938

- Peu avant la proclamation de l' "indépendance " de la Slovaquie, les bandes organisées attaquent les synagogues de la capitale, Bratislava (Pressburg). Ces antisémites battent tous les juifs qu'ils y trouvent et empêchent les étudiants juifs de pénétrer dans l'université. Au début de la guerre, 17 000 juifs environ vivent dans la ville.

- Il est interdit aux juifs de posséder ou de porter une arme.

1939

- Les nazis arrêtent 600 juifs à Ostrov Mazoviecki (province de Varsovie) et les conduisent dans une forêt voisine, où ils les mettent à mort.

- Les nazis déportent tous les membres du Conseil juif de Lodz (Pologne) au camp de Radogoszcz.

1942

- Les SS assassinent 100 juifs à Berezov (Polésie, Biélorussie).

- 1 000 juifs du ghetto de Slutsk (R.S.S. de Lituanie) sont assassinés. Des juifs vivaient dans la ville depuis le XIIIe siècle. Le jour de l'invasion allemande, la communauté s'élevait à 9 000 âmes environ.

- 900 juifs de Jastary (province de Vilna, Lituanie) sont déportés au camp d'internement de Keilbasin.

- 1 000 juifs sont déportés de la ville de Leczna (province de Lublin) au camp d'extermination de Sobibor où tous sont tués.

- 45 juifs quittent le camp de regroupement de Drancy (France), déportés au camp d'extermination d'Auschwitz. 599 sont gazés dès leur arrivée. 2 hommes seulement survivront jusqu'en 1945.

- A cette date, 15.000 juifs de Belgique ont été déportés.

1943

- 300 juifs meurent d'épuisement au cours d'un appel qui dure une journée entière au camp de concentration de Theresienstadt.

- Un groupe de juifs est arrêté par les forces d'occupation nazies au cours d'une rafle à l'église du Carmine à Florence. Ils sont déportés vers les camps d'extermination de l'Est.

- Un convoi quitte Vienne (Autriche) avec 91 juifs déportés au camp de concentration de Theresienstadt.

10/11/2014

10 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas. 



10 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

1938

- Dans l'ensemble du Reich, au lendemain de la " nuit de cristal ", 35 000 juifs sont arrêtés, dont beaucoup sont déportés aux camps de concentration de Dachau, de Buchenwald, où ils sont horriblement maltraités, et de Sachsenhausen (Allemagne).

1941

- A Kharkov (R.S.S. d'Ukraine), 2 jeunes filles juives sont pendues par les SS dans le cimetière juif de Lysa Gora.

- 750 juifs de Bielica (district de Novogrudok, R.S.S de Biélorussie) sont conduits au ghetto de Zdzieciol, qui est liquidé le même jour.


- Dans le ghetto de Varsovie, la peine de mort sera prononcée pour chaque personne qui quittera le ghetto sans autorisation, et pour chaque personne de l’extérieur qui aidera un Juif.

1942

- En promettant aux juifs que leur vie serait épargnée, les nazis font revenir dans le ghetto de Szydloviec (province de Kielce, Pologne) ceux qui se trouvaient dans les forêts avoisinantes, où ils n'avaient aucune chance de survivre à l'hiver. Aussitôt après, 5 000 d'entre eux sont déportés au camp d'extermination de Treblinka.

- 70 juifs du ghetto de Bochnia (province de Galicie) sont fusillés par les nazis. 500 juifs de cette ville et 1 000 juifs du ghetto de Komarov (Pologne) sont déportés au camp d'extermination de Belzec.

- 6 300 juifs du ghetto de Mlava (Pologne) sont déportés au camp d'extermination de Treblinka, où ils sont assassinés quelques heures après leur arrivée.

- 758 internés juifs du camp de regroupement de Westerbork sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz.

07/11/2014

7 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas

7 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

1939

- Plus de 2 000 juifs sont déportés de Poznan (Posen) vers le Gouvernement général (Pologne) après l'annexion du Wartheland au Reich allemand.

1941

- 3 000 juifs de Kalwarya (Minsk, R.S.S. de Biélorussie) sont conduits hors de la ville pour être fusillés par les SS.

- 

Pendant plusieurs jours, les SS assassinent 20 000 juifs de la ville de Bobruisk (R.S.S. de Biélorussie).

- 12 000 juifs du ghetto de Minsk (capitale de la R.S.S. de Biélorussie) sont déportés à Tuchinka, où ils sont fusillés par les SS.

- Durant trois jours, 8 000 juifs, environ du ghetto de Dünaburg (Dvinsk, R.S.S. de Lettonie), en majorité des femmes et des enfants, sont conduits dans la zone de Pogulyanka, près de la ville, et fusillés par les SS et des volontaires lettons.

- Les juifs de Darabani, Dorohoi, Targu-Jiu et Turnu-Severin (Roumanie) sont conduits à pied en Transnitrie, où la plupart d'entre eux périront.

- 350 juifs de Hermanovice sont conduits par les SS à Szarkovczyzna (Pologne) pour y être soumis au travail forcé.

1942

- En deux jours, 1 300 juifs du ghetto de Jaworow (province de Lvov, R.S. d'Ukraine) sont déportés au camp d'extermination de Belzec. 200 juifs sont fusillés sur place, mais 200 autres fuient dans les bois, où ils forment des unités de partisans. Tous seront tués au combat.

- 18 juifs vivent encore à Kuty (province de Stanislavov, R.S.S. d'Ukraine). En ce jour, 16 d'entre eux sont tués, 2 parviennent à fuir.

1944

- Exécution de Hannah Szenes, originaire de Budapest, poétesse et combattante de la Haganah : elle avait été envoyée par celle-ci de Palestine, avec un groupe de parachutistes, afin d'organiser la résistance juive en Hongrie. Ayant franchi la frontière le 7 juin, elle fut arrêtée par la police hongroise. En dépit de tortures cruelles, elle ne parla pas.

22/06/2014

22 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

22 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

 



1639 



- Un autodafé a lieu à Valladolid (Espagne). L’Inquisition condamne 28 personnes au bûcher, dont dix accusées de « judaïser ». 



1911 



- Accusé du meurtre rituel d’un garçon de douze ans, le juif Mendel Beilis est arrêté à Kiev (Ukraine), ce qui provoque des excès antijuifs. Après avoir passé deux ans en prison, Mendel Beilis sera acquitté le 28 octobre 1913, défendu par les plus célèbres avocats de Moscou.



1941 



- 300 juifs sont fusillés quand l’armée allemande occupe le village de Beresteczko (Ukraine). Les juifs sont installés à Beresteczko depuis 1523.

- Les fascistes ukrainiens se livrent à un pogrom au cours duquel de nombreux juifs sont tués à Kaunas (Lituanie). 

- Himmler ordonne à Rudolf Höss de mettre au point des installations pour l’extermination massive des juifs à auschwitz.

- Les troupes allemandes envahissent les territoires de l’URSS, les groupes d’engagement éxécutent les Juifs par dizaines de milliers.

- Entre le 22 juin et le 16 juillet 1941, 59.260 Juifs ont déjà été liquidés en URSS.

1942



- Les SS et des collaborateurs baltes tuent 1 600 juifs à Grodek (Biélorussie).


- 2 000 juifs de Smolensk (Biélorussie) sont assassinés par les SS quand ils quittent le ghetto de Sadki sur des camions à gaz en direction de Mogalenchtchina.



- 1 000 hommes, femmes et enfants sont déportés dans un convoi qui part du camp de regroupement de Drancy au camp d’extermination d’Auschwitz. 29 juifs seulelment survivront lors de la libération par l’armée soviétique, en 1945.

- Les femmes et les enfants seront majoritaires dans les trains de la mort. Ils sont environ 76 000 à être partis, 62 000 adultes et 11 000 enfants ne sont pas revenus

- Eichmann informe Rademacher que des accords avaient été passés avec les chemins de fer pour déporter à Auschwitz 100.000 juifs venant des Pays Bas, France et Belgique. 40.000 juifs hollandais sont concernés.



1943 



- 80 juifs sont fusillés par la Gestapo durant deux jours à Bedzin (Pologne).

1944

- Gazage de Polonais et de Biélorusses au camp de concentration de Stutthof.

1944.

- 700 juifs de Borislav (Ukraine) sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz, où les SS les tuent dès leur arrivée.

17/06/2014

17 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

17 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1718

- 

Lors d’un autodafé tenu à Coimbra (Portugal), 60 « judaïsants » sont condamnés à la prison ou aux galères. Deux d’entre eux, , sont garrottés puis brûlés sur le bûcher. 



1919

- 800 juifs sur les 900 qui habitent Dubovo (Ukraine) sont décapités au cours du plus sadique des nombreux pogroms déclenchés par des unités relevant directement de Simon Petlioura et de son Armée national ukrainienne.



1941



- Les juifs du ghetto de Lowicz (Pologne) sont déportés à Varsovie ou assassinés. Lowicz est considéré comme « purifié de ses juifs ».



1942



- Les SS encerclent le ghetto de Druja, petite ville de Biélorussie où vivent 1 200 juifs. Ces derniers sont tous tués, à l’exception d’une cinquantaine qui parviennent à fuir et à rejoindre les partisans actifs dans la région de Balnia.

- 

Les 4000 juifs de Czernovitz (Ukraine), jusque-là protégés par le maire de la ville, Traian Popovici, sont déportés sur l’autre rive du Bug, où les nazis tuent plus de 2 500 d’entre eux.



1943



- 57 juifs déportés de Würzburg (Allemagne) au camp d’extermination d’Auschwitz sont assassinés.

1944


- 1.795 juifs sur 2.000 sont arrêtés et déportés de Corfou.

04/06/2014

4 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

4 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.
 

 

1919 



- 100 juifs sont égorgés lors d’un pogrom qui dure six jours, victimes des soldats de l’Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura et de la population locale, à Kamenetz-Podolskiy (province de Podolie).



1940 



- 29 personnes, des juifs pour la plupart, sont fusillés par la police allemande dans le village de Celiny (Pologne). 



1941


- En Croatie, nouvelles mesures racistes : les transports et les lieux publics sont interdits aux Juifs, aux Serbes et aux Tziganes. 1.260 Serbes sont brûlés vifs dans une église à Glina.

1942 



- La déportation des juifs du ghetto de Cracovie s’étend sur deux jours. Arthur Rosenzweig, président du Conseil juif, est fusillé avec sa famille : les nazis lui reprochent de se montrer peu coopératif.



1943



- 400 juifs sont massacrés par les SS et la police ukrainienne dans le village de Kozova (Ukraine).

1944.

- 16 juifs sont déportés de Florence au camp d'extermination d'Auschwitz.

28/04/2011

Le Rabbi de Loubavitch et l’officier allemand

Le Rabbi de Loubavitch et l’officier allemand

 

C’est l’histoire plus que surprenante du sauvetage de l’avant-dernier Rabbi de la dynastie de Loubavitch, le Rabbin Yossef Itzhaq, qui sera diffusée lors d’un documentaire télévisé sur la première chaine israélienne de télévision pour la Journée de la Shoah.

Le Rabbin Yossef Itzhaq Schneerson a été le sixième Rabbi de Loubavitch. Nommé lors de l’une des plus difficiles périodes de l’histoire de ce mouvement hassidique, la Révolution bolchévique, le Rabbi Yossef Ytzhaq dû quitter l’Union soviétique en 1927 pour installer les quartiers généraux de son mouvement à Varsovie avec la majeure partie de ses hassidim. Fin 1939, le Blitzkrieg sur la Pologne prend l’Europe de vitesse et l’Armée allemande sème la terreur à Varsovie. La capitale polonaise, véritable métropole et centre du judaïsme européen est pilonnée sans répit.

Aux Etats-Unis, le Département d’Etat ferme hermétiquement les portes à l’immigration juive et n’octroie des visas d’entrée que très parcimonieusement. La plupart des Juifs ne trouvant vers où émigrer seront pris au piège dans les griffes de la bête nazie. C’est ce qui risque de se passer également pour le Rabbi de Loubavitch. Aux Etats-Unis, quelques lobbyistes de ce Mouvement hassidique s’activent pour tenter de sauver leur Rabbi par tous les canaux d’influence possibles. Le Comité de Sauvetage juif des aux Etats-Unis a des membres dans toutes les tendances du judaïsme américain (orthodoxes, libéraux, conservateurs, réformés). Ils ne parviennent que très ponctuellement à infléchir l’intransigeance de l’Administration américaine à leur permettre d’accueillir des frères juifs d’Europe aux Etats-Unis. Le Comité se met à alors exercer son réseau d’influences pour sauver le Rabbi de Loubavitch piégé à Varsovie. Des personnalités juives comme le Juge Louis Brandeis de la Cour suprême des Etats-Unis, le grand décisionnaire de la Halakha et fondateur de la yéshiva de Lakewood, le Grand-Rabbin Aharon Kotler, le rabbin réformé Stephen Wise, interviennent  auprès du Département d’Etat qui à son tour tâtonnera le terrain auprès des diplomates du Troisième Reich en poste à Washington.

Le ministère nazi des Affaires étrangères accueille plutôt favorablement la requête américaine d’extraire le Rabbi de Loubavitch de Varsovie bombardée pour l’Amérique. En effet, les Etats-Unis n’étant pas encore entrés en guerre contre l’Allemagne, les diplomates allemands espèrent amadouer les velléités américaines interventionnistes par des gestes de bonne volonté et ainsi s’assurer la neutralité du Gouvernement des Etats-Unis. Or, extraire un rabbin de Varsovie occupée par la Wehrmacht et par les SS n’est point chose facile, même pour les services allemands des Affaires étrangères. Pour cette mission, le ministère allemand des Affaires étrangères s’adresse à l’Abwher, les Services de Renseignement de la Wehrmacht, un corps d’armée plus à même de comprendre les besoins des relations extérieures de l’Allemagne nazie, même au prix d’une entorse à l’idéologie fanatique hitlérienne, realpolitik oblige.

Un militaire de carrière, héros hautement décoré, le Major Ernest Bloch est né de père juif, Il a été défiguré par ses blessures au visage lors de la Grande guerre. C’est pourquoi la commission d’aryanisation le déclarera « bon Aryen » en dépit du sang juif de son père qui coule dans ses veines. Le Major Bloch se verra confié personnellement par le Chef de l’Abwehr, l’Amiral Wilhelm Canaris, le commandement de la mission de sauvetage du Rabbi de Loubavitch.

Trouver et extraire le Rabbin Yossef Ytzhaq Schneerson pour sauver sa vie n’est point facile en cette fin de l’année 1939. Le Rabbi de Loubavitch est caché par ses fidèles pendant cette période terrible, et avec lui, dix-huit de ses proches parents.

Avec ses hommes, le Major Bloch finalement réussit à arriver jusqu’au Rabbin Schneerson. Mais la partie la plus délicate de sa mission reste encore à accomplir : lui faire passer les lignes de l’Armée allemande et surtout au travers des filets des SS d’Himmler sur lesquels l’Abwehr n’avait aucun ascendant.

 Ainsi, les hassidim du Mouvement Loubavitch restés à Varsovie dont très peu réussirent à réchapper à la Shoah, le Rabbi de Loubavitch fut conduit au train avec les dix-membres de sa famille autorisés ainsi que les livres de la gigantesque bibliothèque de Loubavitch. L’opération logistique de faire traverser le Nord de l’Europe centrale à tout ce monde avec un tel chargement ne fut pas pour simplifier les choses.

Pour extraire ce groupe de hassidim de l’Europe en flammes, le Major Bloch le fit voyager en train en première classe jusqu’à……Berlin( ?!), aussi paradoxal que cela puisse paraitre. Peut-être qu’à Berlin, escortés par des officiers allemands, au cœur du monstre nazi, était-il plus facile de les préserver ? De Berlin, le sixième Rabbi de Loubavitch, fut conduit en train avec les dix-huit membres de sa famille à Riga en Lettonie d’où ils furent embarqués sur un navire pour les Etats-Unis. Le Rabbin de Loubavitch débarqua au Port de New-York au début de l’année 1940. Il envoya alors des lettres de remerciement et de bénédictions au Président Roosevelt et qualifia les Etats-Unis de malkhout hahessed, le « royaume de la générosité », pour l’avoir sauvé.

 Au même moment, les Etats-Unis d’Amérique, même plus tard, après s’être engagés dans la Guerre contre l’Allemagne nazie en fin 1941, ne révisèrent pas leur politique restrictive d’octroi de visas pour les réfugiés juifs. De sorte que des centaines de milliers de Juifs ayant postulés pour un visa dans les différents consulats américains en Europe furent pris au piège et exterminés. La Grande Bretagne de son côté aussi ne leur ouvrit pas les portes d’Eretz Israël, Livre Blanc et les bonnes relations avec le monde arabe déjà à cette époque obligeant le Gouvernement Churchill de Sa Majesté. Jusqu’à la fin de la Guerre, alors que la réalité des camps de concentration étaient connues par les Alliés, les forces américaines et britanniques se sont abstenues de bombarder les voies ferrées menant à Auschwitz.

Le Rabbin Yossef Itzhaq Schneerson élit domicile à Brooklyn. Là, dans le quartier de Crown Heights, il installa le QG du Mouvement Loubavitch qu’il présida jusqu’à son décès en 1950, deux ans après l’Indépendance de l’Etat d’Israël. En 1951, son gendre, le Rabbin Menahem Mandel Schneerson lui succéda et fut intronisé septième Rabbi de la dynastie Loubavitch jusqu’à son décès en 1994.

Le documentaire sur ce surprenant récit du sauvetage du Rabbi de Loubavitch sera diffusé sur la chaine publique israélienne de télévision, Aroutz 1, pour la Journée de la Shoah, lundi 2 mai à 21H30.

22:38 Écrit par dorcas dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : shoah, varsovie, pologne, juif, berlin |  Facebook |

24/03/2011

Ghetto Bedzin

Le ghetto de Bedzin

 

NAZIGHETBEDZ0001.jpgLe 9 septembre, les Allemands incendient la synagogue principale et cinquante maisons avoisinantes.

 

 

 

 

Bedzin ghetto de Bedzin se trouve en Pologne.

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Certains Juifs travaille obligatoirement dans la ville, d'autre sont envoyé en Allemagne pour y travailler.
En mai 1942 débutent les déportations vers Auschwitz et au mois d'août de la même année 5.000 Juifs sont envoyés dans les chambres à gaz de Birkenau

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Au printemps 1943, les Juifs sont confinés dans un ghetto installé à Kamionka, le ghetto de la ville voisine de Sosnowiec. Le 1 août 1943, les SS liquident le ghetto. Il y a quelques actes de résistance armée isolés, rapidement anihilés. La liquidation prend plus de deux semaines et plusieurs milliers de Juifs sont déportés à Auschwitz-Birkenau.
Quelques juifs de Bedzin sont revenu dans la ville après la guerre, mais la communauté n'a jamais été rétablie.

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03:33 Écrit par dorcas dans ghetto bedzin | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ghetto, synagogue, pologne, gaz, auschwitz, juifs |  Facebook |

23/11/2010

La vie quotidienne à Varsovie sous l’occupation nazie 1939-1945

La vie quotidienne à Varsovie sous l’occupation nazie 1939-1945

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Auteur Alexandre Wolowski

1939, Varsovie est une grande ville élégante, prospère et le centre d’une brillante activité culturelle. Les avions et les canons allemands, après quelques semaines de violents combats en septembre 1939, feront de la capitale de la Pologne une cité dévastée, soumise à un féroce régime d’oppression et de privations.
Cependant contre la tyrannie nazie, Varsovie affirme quotidiennement sont esprit de résistance. Une organisation secrète, minutieusement élaborée, met en place un véritable état clandestin. Grâce à une solidarité nationale farouche, la population réussit à survivre malgré la politique d’extermination poursuivie par les nazis. On vit comme on peut,parfois même décemment, en profitant de la vénalité des occupants. Cependant, à mesure que la guerre continue, la vie se fait chaque jour plus dangereuse et plus misérable. Afin d’échapper aux camps de la mort, les derniers Juifs parqués dans le Ghetto de Varsovie se révoltent en avril 1943, lutte désespérée qui aboutit à la liquidation total du ghetto. Le 1er août 1944, alors que les forces soviétiques approchent, éclate une insurrection générale que les allemands mettront 63 jours à écraser. Ayant chassé ou déporté les survivants, les allemands détruisent méthodiquement Varsovie, devenue un immense cimetière...

24/05/2010

Holocauste

Holocauste

Holocaust(1978) n

Voici le livre qui inspiré une série télévisée que l’on n’est pas prêt d’oublier à travers le monde entier. Holocauste, c’est l’histoire de la persécution des juifs par les nazis de 1933 à 1945, vue à travers deux familles de Berlin dont les destins s’entrecroisent.

Les Weiss, bonne bourgeoisie berlinoise. Le père est médecin ; dès 1933, il sent la montée des périls. Son fils aîné, Karl vient d’épouser un catholique. Le plus jeune, Rudi, comprend vite que, pour un Juif, toute l’Allemagne hitlérienne va bientôt devenir intolérable.

En 1938, il quitte Berlin, passe en Tchécoslovaquie. Plus tard, la guerre venue, il rejoindra les partisans russes pour combattre à leurs côtés. En 1933, l’année du mariage de Karl Weiss, Erik Dorf, poussé par sa femme, vient solliciter un poste auprès de Heydrich, alors chef de la gestapo. Il va travailler avec lui et devenir peu à peu un des rouages essentiels de la redoutable machine à exterminer que mettent au point des bureaucrates et des techniciens allemands. Le récit comprend, en alternance, l’évolution des souvenir de Rudi weiss et des extraits du journal d’Erik Dorf.

C’est le déroulement implacable des événements que l’on connaît : les parents weiss sont déportés en Pologne et finiront à Auschwitz. Leur fils Karl, bien que marié à une catholique est envoyé à Buchenwald, puis au camp « privilégié » de Theresienstadt. Il mourra à Auschwitz.

De la famille Weiss, Rudi sera le seul survivant et c’est d’un Kibboutz d’Israël, qu’il évoque tout cela. Dorf, lui, aura le destin qu’il mérite.

On ne peut pas résumer ce livre foisonnant qui, à travers l’histoire de ces personnages, recrée la terrible saga de tout un peuple que la machine de guerre allemande a tenté de broyer mais qui, une fois de plus a survécu.

Auteur : Gerald Green

 

 

10/03/2010

Camp de Compiègne-Royallieu

Camp de Compiègne-Royallieu

Camp de compiègne-Royallieu



Le camp de Compiègne-Royallieu est, après Drancy, le deuxième camp d’internement de France sous l’Occupation. Il reçut près de 54 000 personnes : Résistants, Juifs, droit commun.

Le camp est un faubourg situé au sud de Compiègne.

A Royallieu, les détenus sont internés environ 1 mois dans le camp, ce n’est qu’une étape de leurs douloureux voyages.

On ne peut pas comparer les conditions d’internement du camp de Royallieu avec celles des camps d’exterminations ou de concentration mais la pénurie de nourriture, l’absence de soins, victime de traitement de leurs geôliers, le choc psychologique provoqué par l’internement, ont conduit des prisonniers à la maladie et à la mort.

Sur les 54 000 personnes détenues à Compiègne-Royallieu, environ 50 000 ont été déportées vers les camps nazis. Cinquante-quatre convois sont partis de Compiègne entre mars 1942 et août 1944. Les convois déportant en moyenne un millier de personnes à chaque fois.

Les prisonniers du camp de Compiègne-Royallieu sont transférés dans des camps de concentration allemands ou dans des camps d’extermination situés dans les territoires annexés d’Europe centrale (Pologne). La majorité des détenus de Compiègne sont partis pour les camps de Buchenwald et de Mauthausen (Allemagne). Mais il y avait d’autres destinations. Les femmes ont été déportées vers le camp de Ravensbrück (Allemagne). Les premiers convois de Juifs sont partis de Compiègne en 1941 vers Auschwitz-Birkenau (Pologne). 

Découverte à Berlin de documents d'Auschwitz

Découverte à Berlin de documents d'Auschwitz

J.C. (lefigaro.fr) avec AFP
10/11/2008


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Ces documents originaux ont été retrouvés en vidant un appartement berlinois. Certains sont signés par le grand chef de la SS, Heinrich Himmler.

Ce sont «les documents de l'horreur», comme les appelle Bild. Selon le quotidien allemand, des plans de construction originaux du camp d'extermination nazi d'Auschwitz ont été retrouvés en vidant un appartement à Berlin.

Le journal publie samedi en pleine page des fac-similés de plusieurs de ces documents. Il s'agit au total de 28 plans à l'échelle 1/100e, datés entre 1941 et 1943 et estampillés «Direction de la construction des Waffen-SS et de la police».

Certains sont signés d'anciens hauts responsables SS, l'un comporte les initiales de leur maître absolu, Heinrich Himmler.

Bild ne donne en revanche aucune précision sur le lieu, l'auteur et la date des ces trouvailles.

Mais selon le directeur des archives fédérales allemandes à Berlin, Hans-Dieter Kreikamp, interrogé par le journal, l'importance de ces documents est «extraordinaire»: «C'est la preuve authentique du génocide systématiquement planifié des juifs d'Europe».

Certains documents reproduits évoquent la construction d'un «camp de prisonniers de guerre» à Auschwitz.

La «cave aux cadavres»

Pourtant l'un représente clairement une chambre à gaz, intitulée comme telle («Gaskammer»), de 11,66 m sur 11,20 m. Ce plan a été dessiné par le «détenu N. 127», le 8 novembre 1941. A cette date, des expérimentations du gaz Zyklon B avaient déjà commencé.

Autrement dit, bien avant la conférence de Wannsee, qui s'est tenue le 20 janvier 1942, pour organiser la «solution finale de la question juive», c'est-à-dire l'extermination les juifs.

Un autre fac-similé montre le plan du célèbre long bâtiment d'entrée du camp d'Auschwitz-Birkenau, où avaient lieu les exterminations dans des chambres à gaz et auquel la voie ferrée conduisait directement pour déverser ses chargements de victimes.

Un plan montre également le premier crématorium. Cinq carrés y désignent les futurs fours crématoires. Le document annoté évoque la «L.Keller» pour «Leichenkeller», soit la «cave à cadavres», dont la longueur initiale prévue était de «8 mètres» mais pouvait être étendue «selon les besoins».

Plus d'un million de déportés, essentiellement des Juifs, ont péri au «camp de la mort» d'Auschwitz, situé près de Cracovie, en Pologne.

Plus de 6 millions de juifs sont morts sous le nazisme, selon les estimations les plus restrictives.

La libération d'Auschwitz le 27 janvier 1945 par les troupes soviétiques a permis de révéler au monde l'ampleur monstrueuse des crimes nazis.

15/02/2010

Le dernier survivant du ghetto de Varsovie se souvient

Le dernier survivant du ghetto de Varsovie se souvient

On savait parfaitement qu'on ne pouvait en aucun cas gagner. Face à 220 garçons et filles mal armés, il y avait une armée puissante de milliers d'hommes", se souvient, 65 ans après, Marek Edelman, dernier survivant des commandants de l'Insurrection du ghetto de Varsovie.

"On ne comptait pas sur une aide. C'était juste un symbole de lutte
pour la liberté. Le symbole de l'opposition contre le nazisme, contre la
soumission", raconte Marek Edelman, qui avait alors un peu plus de
20 ans.

19 avril 1943
Le 19 avril 1943, les nazis décidèrent de liquider le ghetto, où il ne restait plus que quelque 60.000 juifs sur les quelque 450.000 enfermés au début de la guerre. Les autres étaient déjà morts, de faim, de froid, de maladie, ou gazés au camp de Treblinka. "En fait, ce sont les Allemands qui ont fixé la date de notre insurrection", dit Edelman.

"Au premier jour, nous avons attaqué les colonnes des Allemands qui
entraient au ghetto pour le liquider. Ils ont dû se retirer. C'était le jour de notre victoire totale", se souvient Edelman."Les Allemands ont changé de commandant, Hitler nomma Jürgen Stroop à la tête de l'opération", ajoute-il. Ce général SS a été arrêté après la guerre, jugé et condamné à mort. La peine a été exécutée en 1952, en Pologne.

"Bien sûr, personne ne pouvait espérer gagner, nous n'étions pas idiots. Nous savions parfaitement quelle était notre situation, le front
de l'Est formé par l'Armée rouge était encore très loin de Varsovie, quelque part sur l'Oural". "L'autre front (des alliés occidentaux) n'était pas encore formé". "Mais notre espoir n'était pas de gagner, on voulait défendre la population du ghetto, retarder au maximum l'envoi des gens dans les camps d'extermination".

Bataille perdue
"Le deuxième jour eut lieu une bataille sur le terrain de l'usine de
camouflages. On l'a perdue, c'est là qu'ont commencé les combats dans les rues, une guérilla, nous avions de notre côté toute la population, on connaissait les passages secrets, des endroits où se cacher. L'insurrection a duré presque 3 semaines".

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Quartier brûlé
Les forces allemandes, qui comptaient 3.000 soldats pour écraser le
mouvement, ont brûlé tout le quartier au lance-flammes, maison par maison, chassant ainsi des cachettes les derniers habitants et insurgés. Quand il n'y eut plus d'espoir, le 8 mai, le chef de l'insurrection Mordechaj Anielewicz décida de se suicider en faisant exploser son bunker de la rue Mila avec 80 combattants.

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Les derniers 40 combattants en vie, dont Marek Edelman, sont sortis du ghetto par des égouts. "Nous avons rejoint le maquis, des unités de la résistance qui opéraient dans des forêts", se souvient Edelman. Un an plus tard, il participa à l'insurrection de Varsovie d'août 1944 qui a coûté la vie à 200.000 habitants de la capitale.

Pour marquer sa "victoire sur les juifs", Stroop fit exploser le 16 mai 1943 la plus grande synagogue de Varsovie. Cette date est considérée comme la fin de l'insurrection du ghetto. Quelque 7.000 juifs ont péri dans l'insurrection, brûlés vifs en majorité, 50.000 ont été déportés dans des camps de la mort.

"Les Allemands étaient trop impatients, s'ils avaient laissé les gens
mourir de faim, en cinq ans le ghetto aurait été liquidé. Mais ils étaient
impatients, ils étaient pressés, car ils sentaient déjà qu'ils allaient
perdre la guerre", dit-il. Comme à son habitude, Marek Edelman ne participera pas aux cérémonies officielles, programmées cette année mardi en présence du président israélien Shimon Peres.

Comme tous les ans, il déposera seul le 19 avril une gerbe devant le
monument des Héros de l'insurrection du ghetto de Varsovie, situé dans ledernier carré de résistance aux nazis. (belga/7sur7)

Matsada – infos
 Source :  7sur7   13/04/2008

Vannes. Un ancien déporté raconte Auschwitz aux lycéens

Vannes. Un ancien déporté raconte Auschwitz aux lycéens



De Nancy à Auschwitz, avec un crochet par Perros-Guirec. Voilà le parcours de Jacques Zylbermine, Juif, né en 1929, qui a survécu à l'extermination nazie. Il était à Vannes, hier, pour témoigner devant des lycéens. Hier, 15 h, dans une salle de classe du lycée Lesage. Les 70 élèves d'Anne Rebout, professeur d'histoire-géo - des secondes, ceux de la classe européenne et des premières ES - dévisagent leur intervenant qui prend place derrière le bureau, face à eux.

« Moi, à ton âge j'étais à Auschwitz »

Jacques Zylbermine interroge un lycéen : « Tu as 14 ans toi ? Et bien moi, à ton âge, j'étais à Auschwitz. Ça me fait peur de te regarder mais c'est comme ça... » Première séquence d'émotion. Les yeux embués, l'octogénaire saisit un mouchoir en papier et commence à raconter son histoire. Le témoignage d'un Polonais, né le 8 mai 1929 en Pologne, qui a grandi à Nancy à partir de 1933. Parce qu'ils ont eu peur des bombardements à répétition, ses parents ont refait les bagages et ont gagné la Bretagne, dans « un petit bled à l'époque » qui s'appelait Perros-Guirec.

Dans les bras de Rommel

Pas vraiment le bonheur puisque la famille Zylbermine partage un mois plus tard l'hôtel avec des Allemands. Qui aurait cru que le petit blondinet en culotte courte était un Juif ? Pas les Nazis en tout cas, qui lui offraient des bonbons, lui caressaient les cheveux, le considéraient comme une mascotte. « Leur chef me disait : "Ah mon gamin, tu es un beau gosse. Tu as les cheveux blonds comme un enfant allemand". Un jour, je l'ai vu en pleine page du journal : c'était le général Rommel ! » Rommel, qui allait par la suite devenir maréchal, le père du mur de l'Atlantique. « J'ai été dans ses bras et j'ai joué avec lui : c'est quelque chose qui me paraît encore aujourd'hui complètement hallucinant ». Puis vient le renforcement des lois de Vichy, le début de l'humiliation. 60 ans plus tard, Jacques Zylbermine n'a toujours pas digéré. Surtout pas le port de l'étoile juive, qui le discriminait à l'école aux yeux de ses copains. « J'étais le seul youpin. C'était intenable ».

Prisonnier en culotte courte

Les temps sont de plus en plus difficiles pour les Juifs. Chassée par les Allemands, la famille se réfugie à Vitré, avant d'être arrêtée et envoyée à la prison de Rennes. La mère et les deux soeurs d'un côté, le père et le fils de l'autre. Le mitar, une prison dans la prison. « C'est la première fois qu'on voyait un prisonnier en culotte courte ». Jacques Zylbermine n'a que 14 ans. L'âge auquel il sera envoyé au camp d'Auschwitz-Birkenau, après trois jours de train. « Il faisait encore nuit. Les Allemands donnaient des coups de fouet sur les wagons pour créer de l'affolement. C'était réussi ». Les femmes d'un côté, les hommes de l'autre. « Un camion est venu chercher mes deux soeurs. Je ne les ai jamais revues depuis. Elles avaient une vingtaine d'années ». Au moment de la sélection, « par chance », il est déclaré apte au travail, contrairement aux autres enfants. Il échappe à la mort, mais pas son père. Durant deux ans, il survit aux pires conditions de travail, « obéit mécaniquement à tout ce qui est demandé ». En 1945, le camp est libéré et il sort enfin de l'enfer. Ses 16 ans, il les fête le 8 mai, jour de la victoire.

03/02/2010

Cinq années dans le ghetto de Varsovie

Cinq années dans le ghetto de Varsovie

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Bernard Goldstein, auteur de ce livre, traduit en plusieurs langues, n’est pas un écrivain professionnel. C’est un témoin qui veut sauver de l’oubli le souvenir des événements terribles vécus sous la terreur nazie et celui de la lutte farouche et inégale menée pendant le soulèvement du ghetto pour sauvegarder la dignité humaine et réhabiliter l’homme en général.

Bernard Goldstein est né en 1889 dans une petite ville de Pologne, dans une famille nombreuse et très pauvre. A l’âge de 13 ans, obligé de travailler, il adhéra à l’organisation des enfants Juifs, puis se mit au service  du parti socialiste Juifs, le « BUND » auquel il resta dévoué jusqu'à la fin de sa vie. Ce parti fut son école, sa famille, son milieu, sa vie.

D’une grande intelligence, énergique, audacieux, Bernard Goldstein jouit de la confiance entière des dirigeants du « BUND » qui lui confièrent des missions impliquant de lourdes responsabilités. C’est ainsi qu’il devint le chef de l’ »autodéfense » que le « BUND » avait crées pour  lutter contre les pogromes sous le tsarisme. Envoyé en Sibérie par les autorités tsaristes en raison de son activité révolutionnaire, il fut libéré par la révolution russe de 1917. Déçu par les bolchéviques, il rentra en 1918 en Pologne, où il continua son travail de militant tant sur le plan syndical et politique qu’en organisant les cadres de l’autodéfense contre l’antisémitisme qui devenait de plus en plus menaçant en Pologne, surtout après l’avènement d’Hitler en Allemagne.

Bernard Goldstein mourut à New York en 1959

Auteur : Bernard Goldsteinéditeur ( La renaissance du livre)

 

Extrait du livre :

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Ceci se passait avant que le Ghetto soit formé et fermé.

Ces Volksdeutschen, en réalité des Polonais qui avaient vécu dans le voisinage des Juifs et les connaissaient bien, devinrent les plus dangereux des indicateurs, ces traîtres qui empoisonnèrent la vie des Juifs et les dépouillèrent de tous leurs biens en les tenant sous la menace d’une dénonciation. Ils indiquaient aux Allemands les Juifs qui profitaient de leurs traits aryens et montaient dans les tramways qui leur étaient interdits ou ceux qui ne portaient pas l’étoile de David. Ils leur désignaient les demeures des Juifs riches et recevaient en échange de leurs renseignements une partie des biens pillés. Ils montraient autant d’insolence que les nazis eux-mêmes.

Le Juifs vivait continuellement dans la terreur d’être arrêté, torturé, dépouillé. Il tremblait devant sa propre ombre, son voisin, le moindre petit voyou…

Vivant dans une telle ambiance, nous ne fûmes pas étonnés outre mesure, lorsqu’un pogrom éclata la veille de » la Pâque Chrétienne, au début du mois d’avril 1940. Des bagarres entre ouvriers Juifs et Polonais s’étaient déjà produites. Peu de temps auparavant, un voyou s’en était pris, rue Zombkowska, à un hassid Juifs et lui avait tiré la barbe et les favoris. A ce moment passait un ouvrier aux abattoirs, le camarade Fridmann. Prenant le parti du Juif, il corrigea sévèrement le voyou. Un attroupement se forma aussitôt qui dégénéra en une bagarre général entre Juifs et voyous. Les Allemands arrêtèrent Fridmann et le fusillèrent le lendemain. Cette affaire sema l’épouvante parmi les Juifs de la ville.

 


21:13 Écrit par dorcas dans Livres sur la Shoah | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ghetto, pologne, juifs |  Facebook |

02/02/2010

Le pianiste

Le pianiste 

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Septembre 1939. L'invasion de la Pologne, décrétée par Hitler, vient déclencher la Seconde Guerre mondiale. Varsovie est écrasée sous les bombes ; à la radio résonnent les derniers accords d'un nocturne de Chopin. Le pianiste Wladyslaw Szpilman est contraint de rejoindre le ghetto nazi recréé au cœur de la ville. Là, il va subir l'horreur au quotidien, avec la menace permanente de la déportation. Miraculeusement rescapé de l'enfer, grâce à un officier allemand mélomane, le pianiste témoigne au lendemain de la victoire

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23:42 Écrit par dorcas dans Livres sur la Shoah | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pologne, varsovie, ghetto |  Facebook |

La steppe infinie

La steppe infinie

 

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Esther Rudomin avait dix ans quand son monde bascula. Jusque là elle avait cru que sa vie heureuse dans la ville polonaise de Wilno durerait toujours. Elle chérissait tout, depuis les lilas du jardin de son grand-père jusqu'au pain beurré qu'elle mangeait tous les matins pour son petit déjeuner. Et lorsque les armées d'Hitler envahirent la Pologne, en 1939, et que les Russes occupèrent Wilno un an plus tard, le monde d'Esther resta intact: pour elle, les guerres et les bombes s'arrêtaient à la grille du jardin. Mais, un matin de juillet 1941, deux soldats russes, baïonette au canon, se présentèrent. Ce livre commence par une tragédie et la tragédie n'est jamais loin tout au long de l'histoire d'Esther, mais il est aussi un témoignage émouvant sur la résistance de l'esprit humain, par la façon dont les Rudomin gardèrent courage tout au long des cinq années que dura leur exil, malgré la faim et les privations. Voici la véritable histoire d'une enfance sibérienne: elle a été applaudie comme "un grand document qui vivra longtemps dans la mémoire de chaque lecteur.

23:33 Écrit par dorcas dans Livres sur la Shoah | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pologne |  Facebook |

31/01/2010

Les documents du ghetto de Varsovie.

Les documents du ghetto de Varsovie.

 L’historien Emmanuel Ringelblum fonde une organisation clandestine dont le but est de rassembler des documents d’archives et de rédiger un compte rendu exact de souffrances infligées aux juifs. Pour que la connaissance du mal reste dans l’histoire. Il constitue une équipe autour de lui.

Tout le ghetto se met au travail. Dans chaque immeuble, on ramasse des tracts, des objets, des témoignages sur la vie dans tel et tel appartement, telle cour, tel étage. Tout est remis à ce groupe d’historiens, qui range, classe, met des documents dans des bidons de lait scellés puis les ensevelit à deux endroits différents, à l’intérieur même du ghetto.

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Ces bidons d’archives sont retrouvés après la résistance,guerre. Grâce à eux nous savons tous ce qui s’est passé dans le ghetto de Varsovie. Jamais nous n’aurions pu écrire son histoire sans ces documents. Enfin, reste l’ultime étape de la résistance…

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Extrait du livre : ce qui reste de nous de Murielle Allouche et Jean-Yves Masson.

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Archives du ghetto de Varsovie (Archives Emanuel Ringelblum) - Témoin de la Shoah

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Patrimoine inscrit

Patrimoine documentaire soumis par la Pologne et recommandé à l'inscription au Registre Mémoire du monde en 1999.

Année de soumission: 1999

Les Archives Ringelblum regroupent quelque 25 000 pages sauvées des ruines du ghetto de Varsovie.

Elles comprennent des documents officiels, des documents sur la résistance du ghetto, des témoignages sur le sort des communautés juives pendant la Shaoh, des textes littéraires, des oeuvres d'art et des lettres privées rassemblés par des victimes de l'Holocauste pour l'information des générations futures. Cette collection est absolument unique en son genre tant par son origine que par sa valeur historique. Elle concerne surtout le plus grand ghetto de l'Europe nazie (quelque 500 000 habitants), mais couvre aussi l'ensemble de la Pologne occupée, apportant des informations sur la Shoah et le sort d'une communauté juive qui comptait 3 500 000 personnes. Presque tous les auteurs des documents des Archives Ringelblum sont morts, soit dans le ghetto, soit dans les camps d'extermination.

 

29/01/2010

Déportation d'enfants Juifs

Déportation d'enfants juifs

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Déportation d’enfants juifs d’un orphelinat. Ghetto de Lodz, Pologne, au cours de l’action “Gehsperre” (action couvre feu), du 5 au 12 septembre 1942.

Ces enfants étaient séparé de leurs parents et envoyés à la mort.

00:04 Écrit par dorcas dans Ghetto Lodz | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ghetto, pologne, deportation |  Facebook |

27/01/2010

Il y a 65 ans, Auschwitz était libéré

Il y a 65 ans, Auschwitz était libéré

D'anciens détenus d'Auschwitz-Birkenau, des soldats de l'Armée rouge qui les ont libérés il y a 65 ans et de nombreuses personnalités, dont le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, rendent hommage ce mercredi à 1,1 million de victimes de ce camp symbole de l'Holocauste.

Les sirènes d'Auschwitz retentiront à nouveau à 14H30 (heure locale, 13H30 GMT), pour marquer le début des cérémonies dans ce qui fut le plus grand camp d'extermination érigé par l'Allemagne nazie en Pologne occupée. De 1940 à 1945, environ 1,1 million d'hommes, de femmes et d'enfants, dont un million de Juifs d'Europe, ont péri en ce lieu.

Les participants aux commémorations se recueilleront devant le mémorial de Birkenau, pour réciter le kaddish (la prière juive aux morts) et des prières oecuméniques, et pour entendre des discours officiels. Dans la matinée, le Congrès juif européen tiendra une conférence à Cracovie (sud), dont Auschwitz est distant d'une cinquantaine de kilomètres.

Les présidents américain Barack Obama et russe Dmitri Medvedev y adresseront leurs messages, diffusés par vidéo. Cependant, des ministres européens de l'Education réfléchiront sur la façon d'enseigner aux jeunes la leçon à tirer d'Auschwitz. L'inauguration d'une exposition russe sur la libération du camp rappellera cette journée du 27 janvier, déclarée par l'ONU Journée internationale du souvenir des victimes de l'Holocauste.

Le plus grand et le plus meurtrier de tous les camps d'extermination et de concentration nazis, Auschwitz-Birkenau est le seul à avoir été préservé tel qu'il avait été abandonné par les Allemands en fuite devant l'Armée rouge. D'autres camps d'extermination installés en Pologne, tels Sobibor, Treblinka ou Belzec, ont été complètement détruits par les nazis pour en effacer toutes traces.

A Auschwitz-Birkenau, les ruines des chambres à gaz et des fours crématoires continuent à terrifier les visiteurs, autant que les 300 baraquements qui s'étendent à perte de vue sur un terrain de près de 200 hectares. En 2009, un nombre record de 1,3 million de personnes ont visité le musée. (afp)
27/01/10 08h27
Source: 7sur7

24/01/2010

Camps nazis en Pologne

Camps nazis en Pologne

 

Camps nazis en Pologne occupée

Source : http://www.ushmm.org/wlc/media_nm.php?lang=fr&ModuleI...

23:35 Écrit par dorcas dans Carte des Camps | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : camps, nazis, pologne |  Facebook |

Le voyage dans les trains de déportation

Le voyage dans les trains de déportation 


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Plus d'une fois les Allemands firent prendre à leurs victimes des billets pour « Ober-Majdan »; c'est ainsi qu'ils avaient baptisé Treblinka.  On commençait à parler dans toute la Pologne de ce lieu horrible.  Dès lors les SS. évitèrent de prononcer le mot de Treblinka quand ils faisaient monter leurs victimes en voiture.  Mais leur comportement ne laissait aux voyageurs aucun doute sur le sort qui les attendait.  Ils étaient entassés à cent cinquante au moins, souvent à cent quatre-vingts et parfois à deux cents dans un wagon à marchandises, et pas une seule fois ils ne recevaient à boire pendant tout le trajet qui durait jusqu'à deux ou trois jours.  Ils étaient torturés par la soif au point d'en être réduits à boire leur urine.  Pour cent zlotys les gardiens promettaient une gorgée d'eau, mais le plus souvent ils n'apportaient rien.  On était si serré que parfois il fallait voyager debout.  En cours de route, surtout pendant les journées étouffantes de l'été, il mourait dans chaque wagon plusieurs personnes : des vieux et des cardiaques.  Comme on n'ouvrait pas les portes avant d'être arrivé à destination, leurs corps qui commençaient à se décomposer empoisonnaient l'air.  Si quelqu'un faisait flamber une allumette pendant la nuit, les gardiens ouvraient le feu.  Le coiffeur Abram Kon raconte que dans son wagon, ils blessèrent ainsi un grand nombre de personnes et en tuèrent cinq.
Pour ceux qui arrivaient des autres pays France, Bulgarie, Autriche, etc., le voyage était tout différent.  Ils n'avaient jamais entendu parler de Treblinka, et jusqu'au dernier moment ils étaient persuadés qu'on les emmenait travailler.  Les Allemands faisaient miroiter les commodités et les charmes de la vie nouvelle qui les attendait.  Certains convois arrivèrent chargés de gens qui avaient cru partir en pays neutre : ils étaient munis de passeports étrangers et avaient obtenu des autorités allemandes, en y mettant le prix, les visas nécessaires.
Un jour le train amena à Treblinka des citoyens du Canada, des Etats-Unis et d'Australie, que la guerre avait surpris en Europe : après bien des démarches et moyennant de gros pots-de-vin, ils avaient obtenu de partir en « pays neutre » ! Les trains venant d'Europe occidentale avaient des wagons-lits et des wagons-restaurants.  Ils étaient desservis par le personnel ordinaire : ici, pas de gardiens.  Les voyageurs emportaient des coffres volumineux, d'énormes valises, et de la nourriture en quantité.  Les enfants descendaient aux arrêts et s'informaient auprès des employés : serait-on bientôt à Ober-Majdan ?
De temps à autre il arrivait des convois de Bohémiens venant de Bessarabie et d'autres régions.  Des trains amenèrent aussi de jeunes Polonais, paysans et ouvriers, qui s'étaient soulevés ou avaient pris part à la guerre des partisans.
Il est difficile de dire ce qui est le plus affreux : d'aller à la mort dans d'horribles souffrances en sachant que chaque instant vous rapproche d'elle, ou bien de regarder par la portière d'un wagon de première classe dans, une ignorance complète de ce qui vous attend, tandis que de la station on téléphone déjà au camp pour annoncer l'arrivée du train et le nombre des nouvelles victimes.

de Vassili Grossmann

23:23 Écrit par dorcas dans Camp Treblinka | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : allemands, pologne, treblinka, wagon |  Facebook |

D'où venaient les victimes ?

D'où venaient les victimes ? 

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Quels étaient ceux que les convois amenaient ? Des Juifs surtout, mais aussi des Polonais, des Bohémiens.  Au printemps de 1942, toute la population juive de Pologne, d'Allemagne, des régions occidentales de Biélorussie avait été parquée dans des ghettos.  Des millions d'ouvriers, d'artisans, de médecins, de professeurs, d'architectes, d'ingénieurs, d'instituteurs, d'artistes, vivaient confinés avec leurs femmes, leurs filles, leurs fils, leurs mères et leurs pères dans les ghettos de Varsovie, de Radom, de Czenstochowa, de Lublin, de Bialystok, de Grodno et dans des dizaines d'autres, plus petits.  Celui de Varsovie comptait à lui seul environ cinq cent mille habitants.  Cette réclusion, c'était la première partie, la partie préliminaire du plan hitlérien d'extermination des Juifs.  Au cours de l'été 1942, on décida de mettre à exécution la seconde partie du plan - la destruction physique des Juifs.  Himmler se rend alors à Varsovie et donne des ordres en conséquence.  Nuit et jour les travaux se poursuivent : on construit la fabrique de mort de Treblinka.  Dès juillet, les premiers convois arrivent de Varsovie et de Czenstochowa.  On a dit à tous ces gens qu'on les emmenait en Ukraine pour les travaux agricoles.  Ils ont avec eux vingt kilos de bagage, plus leur nourriture; c'est tout e qu'on leur a permis d'emporter.

De Vassili Grossmann :http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/treblinka.htm#des%20lieux

Le camp de Treblinka

Le camp de Treblinka

 

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La superficie du camp était divisée en rectangles impeccables ; les baraquements étaient rigoureusement alignés; de petits bouleaux bordaient les allées couvertes de sable.  Des bassins bétonnés avaient été construits pour les oies et les canards,, et d'autres pour  lessive.  Il y avait aussi, pour le personnel allemand, un four à pain, un salon de coiffure, un garage, un distributeur d'essence, des dépôts. 

Le camp ressemblait beaucoup - avec ses jardinets, ses pompes à eau, ses routes, bétonnées - au camp de Majdanek, près de Lublin, et à des dizaines d'autres camps de travail établis, dans l'est de la Pologne, où la Gestapo et les S.S. se croyaient installés pour longtemps.  Dans l'organisation de tous ces camps se manifestent des traits bien allemands : la ponctualité,, le calcul mesquin, l'amour de l'ordre poussé jusqu'à la manie, le culte de l'horaire.

22:22 Écrit par dorcas dans Camp Treblinka | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : camp, pologne, gestapo, ss |  Facebook |

Le camp de Risiera di San Sabba

Le camp de risiera di San Sabba

Camp Risiera di san sabba

Le camp de Risiera di San Sabba est le seul camp d'extermination nazis en Italie.

Le KL « Risiera di San Sabba » est un ancien moulin à riz situé dans un faubourg de Trieste. Les bâtiments ont été construits en 1913 et sont vides lorsque les Allemands les occupent. D’abord, San Sabba est utilisée comme prison, puis à partir d’octobre 1943 de camp de concentration et de camp de détention de la police.

Les locaux sont bien appropriés à leur but : Dans trois bâtiments de 3, 4 et 6 étages sont aménagés des cellules, des entrepôts, des ateliers de chaussures et de vêtements ainsi que les quartiers SS. Le four est agrandi, et avec sa haute cheminée va servir de Krematorium pour des milliers de victimes. L’installation est réalisée par Erwin Lambert, l« architecte volant de l'action T4 » qui avait construit les chambres à gaz dans les six instituts d'euthanasie en Allemagne et en Autriche ainsi que celles des trois camps de destruction de l'action à Reinhard en Pologne, Belzec, Treblinka et Sobibor. Le Krematorium est « expérimenté » le 4 avril 1944 par l’incinération de 70 cadavres.

Du 20 octobre 1943 au printemps 1944 environ 25 000 juifs et Partisans sont interrogés et torturés à la Risiera. Entre 3 et 4 000 sont assassinés par fusillade, coups ou par asphyxie dans des camions à gaz… D’autres sont envoyés par convois à Auschwitz  Birkenau. Ainsi en mars 1944 un convoi de 120 Juifs quitte le camp et arrive le 28 mars au camp d'extermination d'Auschwitz. La plupart des juifs sont aussitôt gazés, les autres sont destinés au travail forcé. Aucun d'eux ne survivra. D’octobre 1943 à mai 1944 le « patron » du camp est le fameux SS-Obersturmbannführer Christian Wirth dit « Christian le Terrible ». Wirth est tué le 26 mai 1944 par les Partisans. Le SS-Obersturmbannführer Dietrich Allers prend le commandement jusqu'en avril 1945.

18/01/2010

Camp de Compiègne-Royallieu

Camp de Compiègne-Royallieu

Camp de compiègne-Royallieu


Le camp de Compiègne-Royallieu est, après Drancy, le deuxième camp d’internement de France sous l’Occupation. Il reçut près de 54 000 personnes : Résistants, Juifs, droit commun.

Le camp est un faubourg situé au sud de Compiègne.

A Royallieu, les détenus sont internés environ 1 mois dans le camp, ce n’est qu’une étape de leurs douloureux voyages.

On ne peut pas comparer les conditions d’internement du camp de Royallieu avec celles des camps d’exterminations ou de concentration mais la pénurie de nourriture, l’absence de soins, victime de traitement de leurs geôliers, le choc psychologique provoqué par l’internement, ont conduit des prisonniers à la maladie et à la mort.

Sur les 54 000 personnes détenues à Compiègne-Royallieu, environ 50 000 ont été déportées vers les camps nazis. Cinquante-quatre convois sont partis de Compiègne entre mars 1942 et août 1944. Les convois déportant en moyenne un millier de personnes à chaque fois.

Les prisonniers du camp de Compiègne-Royallieu sont transférés dans des camps de concentration allemands ou dans des camps d’extermination situés dans les territoires annexés d’Europe centrale (Pologne). La majorité des détenus de Compiègne sont partis pour les camps de Buchenwald et de Mauthausen (Allemagne). Mais il y avait d’autres destinations. Les femmes ont été déportées vers le camp de Ravensbrück (Allemagne). Les premiers convois de Juifs sont partis de Compiègne en 1941 vers Auschwitz-Birkenau (Pologne). 

12/01/2010

Le camp de concentration d'Auschwitz

Le camp de concentration d'Auschwitz


devant de Birkenau

Auschwitz-Birkenau ou plus simplement Auschwitz  Konzentrationslager_Auschwitz.ogg :

Le Camp de Concentration d'Auschwitz) est le plus grand camp de concentration, et d'etermination du IIIè Reich. Il se situe dans la ville d'Auschwitz en allemand) à 70 kilomètres à l'ouest de Cracovie, territoire alors en Allemagne, aprés annexion par le Reichpetite-Pologne, région de Pologne.

Ce camp de concentration est créé en Mai 1940, dirigé par les SS, et libéré par l'Armée rouge le 27 janvier 1945. En cinq années, plus de 1,3 million d'hommes, de femmes et d'enfants, meurent à Auschwitz, dont 900 000 immédiatement à leur sortie des trains qui les y amenaient. 90% de ces personnes étaient Juives. Ces victimes de la la solution finale sont tuées dans les chambres à gae et armes à feu, mais meurent aussi de maladies, de malnutrition, de mauvais traitements ou d'expériences médicales. Auschwitz, le plus grand camp d'extermination ayant existé, est considéré comme le symbole des meurtres en masse commis par les nazis, et plus particulièrement celui du génocides des juifs, six millions d'entre eux sont assassinés

À l'instar des autres camps de concentration, Auschwitz était sous les ordres de Heinrich Himmler.

Le responsable du camp était le SS-Obersturmbannführer Rudolf Höb jusqu'à l'été 1943, remplacé ensuite par Arthue Liebehenschel et Richard Baer. Rudolf Höß a fourni des descriptions détaillées du fonctionnement du camp dans son autobiographie, mais aussi lors du procès de Nuremberg. Retrouvé par les Alliés en Bavière où il se cachait sous une fausse identité, il est condamné à mort par un tribunal polonais et pendu en 1947 face au crématorium d'Auschwitz I.

Monument historique et culturel majeur qui participe au devoir de mémoire, Auschwitz est depuis 1979 inscrit sur la liste du patrimoine mondial di l'UNESCO.

23:12 Écrit par dorcas dans Camp Auschwitz | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : auschwitz, pologne, juives, nazis, genocide |  Facebook |