16/04/2015

16 avril, ce jour-là, n'oubliez pas.

16 avril, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1941.

- Les nazis occupent Sarajevo, capitale de la Bosnie-Herzégovine (Yougoslavie). Ils attaquent la synagogue Sépharade et les autres sanctuaires sont saccagés et dévastés. Les livres de prière sont brûlés.
Des juifs ont vécu à Sarajevo depuis le milieu du XVIe siècle. Leurs activités culturelles, économiques et religieuses y étaient florissantes. Quand les nazis occupent la ville, elle compte environ 10 500 habitants juifs.

- Les nazis fusillent 133 juifs au mont Valérien, près de Paris, pour leur participation à la Résistance.

1942.

- Le chef de la police SS von Alvensleben annonce à Berlin que la presqu'île de Crimée est « purifiée de ses juifs ». Des juifs vivaient en Crimée depuis plus de deux mille ans.


- Liquidation du ghetto de Gostynin (Pologne). 2000 juifs environ sont déportés au camp d'extermination de Chelmno. Quelques juifs seulement survivront à l'occupation nazie.

27/02/2015

27 février, ce jour-là, n'oubliez pas.

27 février, ce jour-là, n'oubliez pas.

1919

- Dans la ville d’Ananiev (Russie), des unités de l’Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura déclenchent un pogrome contre la population juive. 14 juifs sont massacrés.

1942

- 250 juifs sont arrêtés dans le ghetto de Wlodzimierz (Ukraine). Ils sont déportés vers Kiev sous prétexte de travail forcé. On n’en retrouvera jamais nulle trace.

1943

- 

Les juifs travaillant encore pour l’industrie de guerre à Berlin sont déportés au camp d’extermination d’Auschwitz.

1945

- Un dernier transport de 6 000 détenus du camp de concentration de Gross-Rosen (Silésie) part vers l’ouest. Il s’arrête d’abord au camp de concentration de Buchenwald (Allemagne) avant d’arriver à celui de Mauthausen (Autriche). On ne compte alors que 1 200 survivants.

26/02/2015

26 février, ce jour-là, n'oubliez pas. 



26 février, ce jour-là, n'oubliez pas.

1941

- Un convoi transportant 1 049 juifs déportés quitte Vienne en direction d'Opole ( Pologne).

1943

- 900 juifs sont déportés de Berlin, au camp d'extermination d'Auschwitz.

1944

- Un transport de 54 juifs de Sosnoviec (Pologne) arrive au camp d'extermination d'Auschwitz. Les déportés sont immédiatement assassinés.

- Un transport de 26 juifs de Berlin arrive au camp d'extermination d'Auschwitz. Les déportés sont tués sur-le-champ.

19/02/2015

19 février, ce jour-là, n'oubliez pas.

19 février, ce jour-là, n'oubliez pas.

1349

- Lors des persécutions accompagnant l’épidémie de peste noire, des massacres de juifs se produisent même dans des coins reculés de l’Allemagne. Toute la communauté du village de Saulgau est massacrée. Des juifs y vivaient depuis le XIVe siècle.

1919

- Des unités de l’Armée nationale ukrainienne atteignent la ville de Novo Mirgorod (Ukraine). Lors du pogrome auquel elles se livrent contre la communauté juive, 100 personnes trouvent la mort.

1941

- 1 010 juifs quittent Vienne (Autriche) pour Kielce (Pologne).

1942

- Ce jour devient célèbre comme le « Jeudi sanglant » pour les juifs du ghetto de Radom (Pologne), dont 40 furent fusillés dans les rues par les nazis.

- Le professeur August Hirt propose à Himmler de sélectionner 80 juifs du camp d’extermination d’Auschwitz, destinés à enrichir la collection de squelettes de l’université de Strasbourg. Il s doivent être tués par des piqûres, puis leurs cadavres seront bouillis afin de ne pas endommager les squelettes. Himmler approuve le projet. Cette collection est destinée à faire partie d’un « Musée juif » en préparation.

1943

- 1000 juifs sont déportés de Berlin au camp d’extermination d’Auschwitz

29/01/2015

29 janvier, ce jour-là, n'oubliez pas.

29 janvier, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1942.

- Les SS massacrent 2 000 juifs dans le camp de concentration de Domanevka (Ukraine).

1943

- A Wierzbica, 15 polonais sont exécutés pour avoir aidé des Juifs à s’échapper.

- 1000 Juifs quittent Berlin à destination du camp d'extermination d'Auschwitz.

- Déportation de 1 000 juifs du ghetto de Theresienstadt au camp d'extermination d'Auschwitz. 20 hommes, femmes et enfants sont immédiatement envoyés dans les chambres à gaz, où ils périssent asphyxiés. 80 femmes sont sélectionnées pour le travail forcé au camp d'Auschwitz II - Birkenau. 120 jeunes gens sont affectés à la construction de routes.

- 659 juifs sont déportés du camp de regroupement de Westerbork (Pays-Bas) au camp d'extermination d'Auschwitz.

1944

- A Cracovie, cinq polonais sont mis à mort pour avoir aidé des Juifs.


20/01/2015

20 janvier, ce jour-là, n'oubliez pas.

20 janvier, ce jour-là, n'oubliez pas.


1942

- Conférence historique de Wannsle(près de Berlin) sur la « solution finale ». Présidée par Reinhard Heydrich, chef du Reichssicherheitsahptamt, la conférence décide et planifie la liquidation de 11 millions de juifs européens en présence de nombreux représentants haut placés d’institutions officielles et d’Aldolf Eichmann, chargé d’exécuter l’ensemble du projet.

- Conférence de Wannsee, programme du gouvernement: déportation de tous les juifs européens vers l’est, pas un seul ne doit survivre.

- Mise en service du camp de Theresienstadt, près de Prague.

1943

- 

Un transport de 2 000 juifs quitte le ghetto de Theresienstadt en direction du camp d’extermination d’Auschwitz. 1 760 hommes, femmes et enfants sont poussés dans les chambres à gaz dès leur arrivée. 160 hommes et 80 femmes sont internés   au camp d’Auschwitz II-Birkenau.   

1944

- Le premier convoi de déportation de l’année quitte le camp de Drancy (France) avec 1 155 juifs destinés au camp d’extermination d’Auschwitz. 864 déports sont gazés dès leur arrivée au camp.

- 70 juifs âgés sont emmenés par les nazis de la maison de retraite juive de Trieste (Italie). Leur destination est inconnue. Aucun d’eux ne reviendra.

1945

- 4 000 juifs sont fusillés dans le camp d'Auschwitz II - Birkenau.

30/11/2014

30 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas. 



30 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1941

- 10 600 juifs quittent le ghetto de Riga (Lettonie) pour être transportés vers une forêt voisine, où ils sont fusillés par un commando spécial d’exécution des SS.

- Dans l’hôpital du ghetto, de Riga, situé rue Ludzac, les SS tuent une trentaine d’enfants en les précipitant par les fenêtres du deuxième étage.

- 15 juifs sont fusillés dans le cimetière juif de Riga.

- Le dimanche 14 000 habitants Juifs de la ville de Riga furent massacrés dans les fosses de la forêt de Rumbuli à l’extérieur de Riga, ensemble avec 1 000 juifs allemands de Berlin

1942

- 826 internés juifs du camp de regroupement de Westerbork sont déportés au camp d’extermination d’Auschwitz

- Les SS, aidés par la police ukrainienne, massacrent 7 000 juifs du ghetto de Proskurov (Ukraine).

- Les SS fusillent 30 juifs à Goraj (Pologne).

1943

- Un transport quitte Vienne (Autriche) avec 46 juifs déportés au camp de concentration de Theresienstadt.

28/04/2011

Le Rabbi de Loubavitch et l’officier allemand

Le Rabbi de Loubavitch et l’officier allemand

 

C’est l’histoire plus que surprenante du sauvetage de l’avant-dernier Rabbi de la dynastie de Loubavitch, le Rabbin Yossef Itzhaq, qui sera diffusée lors d’un documentaire télévisé sur la première chaine israélienne de télévision pour la Journée de la Shoah.

Le Rabbin Yossef Itzhaq Schneerson a été le sixième Rabbi de Loubavitch. Nommé lors de l’une des plus difficiles périodes de l’histoire de ce mouvement hassidique, la Révolution bolchévique, le Rabbi Yossef Ytzhaq dû quitter l’Union soviétique en 1927 pour installer les quartiers généraux de son mouvement à Varsovie avec la majeure partie de ses hassidim. Fin 1939, le Blitzkrieg sur la Pologne prend l’Europe de vitesse et l’Armée allemande sème la terreur à Varsovie. La capitale polonaise, véritable métropole et centre du judaïsme européen est pilonnée sans répit.

Aux Etats-Unis, le Département d’Etat ferme hermétiquement les portes à l’immigration juive et n’octroie des visas d’entrée que très parcimonieusement. La plupart des Juifs ne trouvant vers où émigrer seront pris au piège dans les griffes de la bête nazie. C’est ce qui risque de se passer également pour le Rabbi de Loubavitch. Aux Etats-Unis, quelques lobbyistes de ce Mouvement hassidique s’activent pour tenter de sauver leur Rabbi par tous les canaux d’influence possibles. Le Comité de Sauvetage juif des aux Etats-Unis a des membres dans toutes les tendances du judaïsme américain (orthodoxes, libéraux, conservateurs, réformés). Ils ne parviennent que très ponctuellement à infléchir l’intransigeance de l’Administration américaine à leur permettre d’accueillir des frères juifs d’Europe aux Etats-Unis. Le Comité se met à alors exercer son réseau d’influences pour sauver le Rabbi de Loubavitch piégé à Varsovie. Des personnalités juives comme le Juge Louis Brandeis de la Cour suprême des Etats-Unis, le grand décisionnaire de la Halakha et fondateur de la yéshiva de Lakewood, le Grand-Rabbin Aharon Kotler, le rabbin réformé Stephen Wise, interviennent  auprès du Département d’Etat qui à son tour tâtonnera le terrain auprès des diplomates du Troisième Reich en poste à Washington.

Le ministère nazi des Affaires étrangères accueille plutôt favorablement la requête américaine d’extraire le Rabbi de Loubavitch de Varsovie bombardée pour l’Amérique. En effet, les Etats-Unis n’étant pas encore entrés en guerre contre l’Allemagne, les diplomates allemands espèrent amadouer les velléités américaines interventionnistes par des gestes de bonne volonté et ainsi s’assurer la neutralité du Gouvernement des Etats-Unis. Or, extraire un rabbin de Varsovie occupée par la Wehrmacht et par les SS n’est point chose facile, même pour les services allemands des Affaires étrangères. Pour cette mission, le ministère allemand des Affaires étrangères s’adresse à l’Abwher, les Services de Renseignement de la Wehrmacht, un corps d’armée plus à même de comprendre les besoins des relations extérieures de l’Allemagne nazie, même au prix d’une entorse à l’idéologie fanatique hitlérienne, realpolitik oblige.

Un militaire de carrière, héros hautement décoré, le Major Ernest Bloch est né de père juif, Il a été défiguré par ses blessures au visage lors de la Grande guerre. C’est pourquoi la commission d’aryanisation le déclarera « bon Aryen » en dépit du sang juif de son père qui coule dans ses veines. Le Major Bloch se verra confié personnellement par le Chef de l’Abwehr, l’Amiral Wilhelm Canaris, le commandement de la mission de sauvetage du Rabbi de Loubavitch.

Trouver et extraire le Rabbin Yossef Ytzhaq Schneerson pour sauver sa vie n’est point facile en cette fin de l’année 1939. Le Rabbi de Loubavitch est caché par ses fidèles pendant cette période terrible, et avec lui, dix-huit de ses proches parents.

Avec ses hommes, le Major Bloch finalement réussit à arriver jusqu’au Rabbin Schneerson. Mais la partie la plus délicate de sa mission reste encore à accomplir : lui faire passer les lignes de l’Armée allemande et surtout au travers des filets des SS d’Himmler sur lesquels l’Abwehr n’avait aucun ascendant.

 Ainsi, les hassidim du Mouvement Loubavitch restés à Varsovie dont très peu réussirent à réchapper à la Shoah, le Rabbi de Loubavitch fut conduit au train avec les dix-membres de sa famille autorisés ainsi que les livres de la gigantesque bibliothèque de Loubavitch. L’opération logistique de faire traverser le Nord de l’Europe centrale à tout ce monde avec un tel chargement ne fut pas pour simplifier les choses.

Pour extraire ce groupe de hassidim de l’Europe en flammes, le Major Bloch le fit voyager en train en première classe jusqu’à……Berlin( ?!), aussi paradoxal que cela puisse paraitre. Peut-être qu’à Berlin, escortés par des officiers allemands, au cœur du monstre nazi, était-il plus facile de les préserver ? De Berlin, le sixième Rabbi de Loubavitch, fut conduit en train avec les dix-huit membres de sa famille à Riga en Lettonie d’où ils furent embarqués sur un navire pour les Etats-Unis. Le Rabbin de Loubavitch débarqua au Port de New-York au début de l’année 1940. Il envoya alors des lettres de remerciement et de bénédictions au Président Roosevelt et qualifia les Etats-Unis de malkhout hahessed, le « royaume de la générosité », pour l’avoir sauvé.

 Au même moment, les Etats-Unis d’Amérique, même plus tard, après s’être engagés dans la Guerre contre l’Allemagne nazie en fin 1941, ne révisèrent pas leur politique restrictive d’octroi de visas pour les réfugiés juifs. De sorte que des centaines de milliers de Juifs ayant postulés pour un visa dans les différents consulats américains en Europe furent pris au piège et exterminés. La Grande Bretagne de son côté aussi ne leur ouvrit pas les portes d’Eretz Israël, Livre Blanc et les bonnes relations avec le monde arabe déjà à cette époque obligeant le Gouvernement Churchill de Sa Majesté. Jusqu’à la fin de la Guerre, alors que la réalité des camps de concentration étaient connues par les Alliés, les forces américaines et britanniques se sont abstenues de bombarder les voies ferrées menant à Auschwitz.

Le Rabbin Yossef Itzhaq Schneerson élit domicile à Brooklyn. Là, dans le quartier de Crown Heights, il installa le QG du Mouvement Loubavitch qu’il présida jusqu’à son décès en 1950, deux ans après l’Indépendance de l’Etat d’Israël. En 1951, son gendre, le Rabbin Menahem Mandel Schneerson lui succéda et fut intronisé septième Rabbi de la dynastie Loubavitch jusqu’à son décès en 1994.

Le documentaire sur ce surprenant récit du sauvetage du Rabbi de Loubavitch sera diffusé sur la chaine publique israélienne de télévision, Aroutz 1, pour la Journée de la Shoah, lundi 2 mai à 21H30.

22:38 Écrit par dorcas dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : shoah, varsovie, pologne, juif, berlin |  Facebook |

15/05/2010

Camp de Sachsenhausen

Camp de Sachsenhausen en Allemagne

 Créé en: 12 juillet 1938

Libération: 22 avril 1945, par une unité de l’armée Soviétique.

30 - 35.000 victimes

Mémorial de Sachsenhausen

Pendant l'été 1936 on abattit des arbres et on érigea une baraque en bois au milieu de la forêt d'Oranienbourg, sur le territoire de Sachsenhausen. Le 12 juillet 1938, les 50 premiers prisonniers en provenance d'Esterwegen arrivèrent et furent immédiatement mis au travail pour la construction de ce qui allait devenir le camp de concentration de Sachsenhausen (K.Z. Sachsenhausen). Dès août et septembre 1938, 900 autres prisonniers furent transférés d'Esterwegen à Sachsenhausen pour travailler à la construction du camp. Très peu d'entre eux survécurent au rythme de travail infernal imposé par les SS. Fin septembre, les premiers prisonniers politiques arrivèrent au camp.

sachsenhausen un survivant

Un survivant du camp

Outre les baraques destinées aux prisonniers, le camp comprenait des bâtiments en pierre destinés aux SS ainsi qu'une véritable complexe industriel destinée à employer la main-d'oeuvre gratuite fournie par le camp. Avant la guerre, la plupart des prisonniers étaient des allemands communistes ou juifs. C'est ainsi qu'après la "Nuit de Cristal", plus de 1800 juifs furent enfermés à Sachsenhausen et massacrés peu après.

crématorium de Sachsenhausen
Les fours crématoires

En septembre 1939, des milliers de communistes, sociaux-démocrates et dirigeants ouvriers furent arrêtés. Près de 500 d'entre eux furent envoyés à Sachsenhausen, de même que 900 juifs. Fin septembre 1939, il y avait 8.384 prisonniers dans le camp. Dès novembre, ce nombre passa à 11.311 prisonniers. C'est à cette époque qu'une première épidémie de typhus se déclara. Suite au refus des SS de donner le moindre soins aux malades, les prisonniers commencèrent à mourir en masse. Jusqu'en avril 1940, date à laquelle le premier crématoire du camp fut construit, les morts étaient transférés au crématoire de Berlin situé à 35 km du camp.