27/05/2015

26 mai, ce jour-là, n'oubliez pas.

26 mai, ce jour-là, n'oubliez pas.


1171 



- Toute la communauté juive de la ville de Blois est brûlée sur le bûcher.



1905

- Des soldats russes et des cosaques se livrent à un pogrom dans la ville de Minsk (Biélorussie), où des juifs sont tués et blessés. De nombreux magasins juifs sont saccagés et pillés. 



1942

- 

Un transport de 1 000 déportés juifs de Vienne (Autriche) arrive à Minsk. on les conduit aussitôt dans des fosses près de la ville, où ils sont fusillés. 



- Internement de plus de 1.000 juifs par les fascistes italiens dans les camps de Salerne, Cosenza, Chiéti.

1943 



- 500 juifs du ghetto de Piotrkov Trybunalski (Pologne) sont déportés au camp de travail forcé de Starachovice près de Radom, 40 femmes et enfants sont massacrés. 



- Les SS encerclent le quartier juif d'Amsterdam dont la majorité des habitants ne s'est pas pliée au recensement nazi. 3 300 juifs sont arrêtés et transférés au camp de regroupement de Westerbork. 



- Pendant trois jours est déclenchée contre les 6 000 juifs de Sokal (Ukraine). Beaucoup sont tués et les autres déportés au camp d'extermination de Belzec.

1944

- Un convoi 3500 juifs Hongrois de la petite ville de Bilke arrive à Birkenau.

20 mai, ce jour-là, n'oubliez pas.

20 mai, ce jour-là, n'oubliez pas.


1919 



- Les Haidamak (cosaques et paysans ukrainiens) de Simon Petlioura, commandant en chef de l'Armée nationale ukrainienne, se livrent à un pogrom à Orinine (province de Podolie). 16 juifs sont tués, de nombreux autres battus à coups de plat de sabre et plusieurs femmes juives violées. 



1940



- Création du camp d'extermination et de concentration d'Auschwitz-Birkenau .
 
- Le camp de Neuengamme devient autonome. Créé en 1938, il est d'abord un Kommando de Sachsenhausen où les détenues travaillent dans une briqueterie confisquée à des Juifs.  Jusqu'en 1945 le camp accueillera près de 100.000 détenus

1942.

- 986 juifs sont déportés de Vienne (Autriche) à Minsk (Biélorussie)

- 1 540 juifs de Belz (Ukraine) sont déportés au camp d'extermination de Belzec.

- Pendant deux jours, 3 400 juifs sont déportés de Brzeziny (Pologne) au camp d'extermination de Chelmno.

1943

- Au ghetto de Varsovie : Stroop affirme fièrement : « Le ghetto n’est plus», et dresse un bilan minutieux des résultats obtenus :
Sur un total de 56 056 Juifs capturés, près de 7 000 ont été abattus sur place et 6 929 transférés à Treblinka ( camp des chambres à gaz et des fosses communes) de sorte qu’en tout 13 929 Juifs ont été liquidés. de plus 5 000 à 6 000 ont du probablement périr par suite du dynamitage et des incendies. On a détruit 631 abris. a l'exemption de 8 immeubles (quartier de la police, hôpital, etc...) tout le ghetto a été complètement rasé. Ce qui n’a pas été dynamité, reste uniquement sous forme de murs calcinés...


- 200 juifs sont assassinés en deux jours par la police ukrainienne à Moravica (Ukraine).

1944.

- Le soixante-quatorzième convoi de wagons à bestiaux quitte le territoire français avec 1 200 hommes et femmes, qui avaient été regroupés et détenus à Drancy. Ils sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz. 904 d'entre eux sont gazés dès leur arrivée.



16 mai, ce jour-là, n'oubliez pas.

16 mai, ce jour-là, n'oubliez pas.

1938.

- En Autriche mise aux travaux forcés des juifs à Mauthausen

1942.

- Dans le ghetto de Pabianice (Pologne), au cours de laquelle 150 juifs ont été tués, 8000 juifs sont déportés au camp d'extermination de Chelmno.

1943.

- Après quatre semaines de combats, la résistance du ghetto de Varsovie se termine : Les 56.065 survivants sont exécutés ou déportés directement dans les chambres à gaz de Treblinka. « Le quartier juif a cessé d'exister », déclare le général SS Stroop. Le Ghetto est rasé. Toutefois, les combats continuent jusqu'à la fin du mois.

- Dynamitage de la synagogue Tlomacki dans le secteur « aryen » de Varsovie.

1944

- A Auschwitz début de l'extermination des juifs de Hongrie sous la direction de Höss.

- Ce jour  un convois de 518 Juifs part du camp italien, Fossoli di Capri près de Modène pour Auschwitz.
Les italiens avaient crée le camp de transit de Fossoli du Capri et sera placé en mars sous commandement allemand

- 2 500 hommes, femmes et enfants sont déportés du camp de concentration de Theresienstadt au camp d'Auschwitz II - Birkenau, en théorie réservé aux familles. Comme les autres détenus, ils ont droit à certains privilèges jusqu'à ce qu'ils soient gazés dans la nuit du 11 au 12 juillet.

- Les premiers transports de juifs hongrois déportés arrivent au camp d'extermination d'Auschwitz.

 

15 mai, Ce jour-là, n'oubliez pas.

15 mai, Ce jour-là, n'oubliez pas.

1919.

- 4 juifs sont massacrés et de nombreux autres blessés quand des bandes alliées à l'Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura et commandées par Volynetz se livrent à un pogrome de trois jours à Hachtchevaty (province de Podolie).

- 10 juifs sont massacrés et de nombreux autres grièvement blessés au cours d'un pogrom auquel se livrent à Monastiristch (province de Podolie) des groupes commandés par Klimenko, allié à l'Armée nationale ukrainienne.

- 23 juifs sont massacrés et de nombreux autres blessés quand des bandes alliées à l'Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura se livrent durant cinq jours à un pogrom à Khmelnik (province de Podolie).

1938

- Tous les juifs d'Autriche reçoivent un ordre d’expulsion

1939

- Ouverture du camp de Ravensbruck pour les femmes. Le camp a fermé en avril 1944, Plus de 90 000 femmes y sont mortes.

1940. 

- 30 juifs se suicident après l'entrée des Allemands à La Haye.

- 2 prisonniers de guerre juifs sont assassinés par les nazis à Biala Podlaska (Pologne).

1941

- Une loi condamne les Juifs aux travaux forcés en Roumanie.

- Himmler autorise le Dr Sigmund Rascher à pratiquer des expériences médicales sur des prisonniers à Dachau.

1942

- Interdiction aux Juifs de posséder chiens, chats, oiseaux ...

- Dannecker exige que 100.000 Juifs français soient déportés, à raison de trois convois de mille personnes par semaine. Bousquet s'engage à livrer aux Allemands 10.000 Juifs apatrides de la zone libre.

1942. 

- Des résistants juifs s'évadent du ghetto de Stolpce (Biélorussie) et rejoignent des partisans dans les bois.

- Un train quitte Vienne (Autriche) avec 1 006 juifs déportés à Izbica (Pologne).

1943.

- En une semaine, 14 000 juifs sont déportés de Piotrkov (Pologne) au camp d'extermination d'Auschwitz.

1944.

- Début de la déportation des juifs internés dans la briqueterie de Kosice (Tchécoslovaquie) au camp d'extermination d'Auschwitz.

- 878 hommes et femmes sont déportés du camp de regroupement de Drancy au camp de concentration de Kaunas. 16 hommes juifs seulement survivent jusqu'à la libération.

- Un transport quitte Nagyszöllos (Hongrie) avec 3 400 juifs déportés au camp d'extermination d'Auschwitz.

- Début de la déportation de 26 000 juifs détenus dans la ville de Munkacs (Ukraine ). 14 000 d'entre eux sont envoyés au camp d'extermination d'Auschwitz.

- Les juifs de Hongrie sont déportés. Malgré leurs revers militaires, les nazis continuent, jusqu'au bout, d'acheminer les trains vers les camps.
Sur ces 435 000 Juifs provinciaux rapidement déportés du 15 mai au 8 juillet 1944, avec l'aide des forces de l'ordre hongroises, seuls 10 % ont été mis au travail forcé, les autres étant exterminés à l'arrivée à Birkenau.



12/05/2015

12 mai, ce jour-là, n'oubliez pas.

12 mai, ce jour-là, n'oubliez pas.

1020.

- Le vendredi saint, un tremblement de terre suivi d'un ouragan ravage Rome. Le pape Benoît VIII fait arrêter un certain nombre de juifs accusés de profanation d'hosties. Ils « avouent tout » sous la torture et sont brûlés sur le bûcher.

1919.

- 170 juifs sont massacrés, de nombreux autres blessés et plusieurs femmes juives violées quand des alliés de l'Armée nationale ukrainienne, déclenchent à Uman (Kiev) un pogrome qui dure cinq jours.

- 314 juifs sont massacrés et deux femmes juives violées au cours d'un pogrome commis sur une grande échelle à Gaissin (province de Podolie) par des unités liées à l'Armée nationale ukrainienne.

1942

- 2 750 juifs de Turobin et 1 000 juifs du village de Zolkievka (Pologne) sont déportés au camp d'extermination de Sobibor.

- 1 500 juifs de Sosnoviec (Pologne) sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz.

- 1 001 juifs sont déportés de Vienne (Autriche) à Izbica (Pologne).

- Les SS déportent 2 500 juifs de Krasnostav (U.R.S.S.) au camp d'extermination de Treblinka (Pologne).

- 2 500 juifs des provinces de Saxe et de Thuringe (Allemagne) arrivent au ghetto de Belzyce (province de Lublin), où le nombre d'internés atteint 4 500 âmes.

- Les quelque 2 000 juifs qui restent encore dans le ghetto de Gabin (Varsovie) sont déportés au camp d'extermination de Chelmno.

1943.

- Szmul Zygielbojm, membre du Conseil national polonais en exil à Londres, se suicide pour protester contre l'indifférence des Alliés devant le sort tragique des juifs de Pologne, qui ont lutté contre les nazis dans le ghetto de Varsovie.

1944.

- Environ 1 200 juifs de la ville de Bonyhad (Hongrie), où ils habitent depuis le milieu du XVIIe siècle, sont enfermés dans un ghetto.

1945

- A Birkenau, 1.500 Juifs sont gazés. C.est le premier gazage en masse daté.

1947

- la Légion Arabe lançait une offensive contre les village juifs du Goush Etzion, au sud de Yeroushalaïm. Les kibboutzim qui se trouvaient dans cette petite région luttaient déjà depuis quatre ans pour leur survie.

Déjà après les terribles événements de 1929 et la Révolte arabe de 1936, des Juifs avaient tenté en vain de créer quelques villages agricoles dans le Goush Etzion, et c’est en 1943 que le premier kibboutz, Kfar Etzion était créé. A sa suite, furent fondés Massouot Itsh’ak, Ein Tzourim et Revadim. Les trois premiers appartenaient au mouvement des kibboutzim religieux et le quatrième à l’ « Hashomer Hatzaïr ».

Dès avant la proclamation de l’Etat d’Israël, les Arabes s’en prenaient aux villages juifs du Yishouv, et imposèrent établirent notamment le siège du Goush Etzion, empêchant l’approvisionnement de ses habitants en nourriture, eau et matériel. Malgré l’héroïsme des habitants, et malgré plusieurs tentatives de l’extérieur de venir en aide aux assiégés (notamment la triste épopée des « Lamed-Hé ») Kfar Etzion tomba aux mains des Arabes le 13 mai 1948, à la veille de la Déclaration d’Indépendance de l’Etat d’Israël. La plupart des femmes et des enfants ayant été évacués du Kibboutz, presque tous les hommes qui étaient restés furent tués par les Arabes. Ceux qui se rendirent furent tués ensuite également, et seuls quatre parvinrent à s’enfuir. Les habitants des trois autres kibboutzim furent emmenés en Jordanie et furent libérés dans le cadre d’échanges de prisonniers.

09/03/2015

9 février, ce jour-là; n'oubliez pas.

9 février, ce jour-là; n'oubliez pas.


1422. 

- Un certain Johann de Seelau, qui agite la population, est décapité sur l'ordre des magistrats de Prague (Bohême). Les habitants se révoltent alors, attaquent l'hôtel de ville et saccagent les demeures des conseillers municipaux. Ils se dirigent ensuite vers le quartier juif, dont ils pillent les maisons, tuant beaucoup de monde.

1496. 

- L'empereur Maximilien 1er ordonne aux juifs de quitter l'Autriche centrale avant le 14 septembre de cette année.

1919

- 

La ville de Belaya-Tserkov’ (Kiev) est touchée par un pogrome déclenché par des unités de l’Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura. Beaucoup de juifs sont massacrés, d’autres blessés, de nombreuses femmes et jeunes filles juives sont violées.

1919.

- Des unités de l'Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura déclenchent un pogrome dans la ville de Kalinovka (province de Podolie). 10 juifs sont massacrés.

1936.

- Un pogrome éclate dans la ville de Przytyk (Pologne). Une campagne de propagande antisémite a excité la population, qui marche sur le quartier juif, sans que la police s'y oppose. Toutes les maisons juives sont détruites et incendiées. 3 juifs son tués, de 20 à 30 grièvement blessés.

1941

- A Amsterdam, les nazis néerlandais, aidés par des soldats allemands, s’en prennent à des juifs qui refusent de se plier à la législation antisémite. Plusieurs jeunes gens résistent. 19 juifs sont arrêts et déportés, pour la plupart au camp de Mauthausen (Autriche) et au camp d’extermination d’Auschwitz, où ils succombent.

1942

- 150 juifs non-citoyens néerlandais et 30 enfants juifs de nationalité allemande sont transférés d’Utrecht (Pays-Bas) au camp de regroupement de Westerbork.

- Au camp de Cihrin (Ukraine). 722 juifs sont rassemblés pour être fusillés sur place.

1943

- 1 000 juifs sont déportés du camp de regroupement de Drancy au camp d’extermination d’Auschwitz. 816 d’entre eux sont gazés dès leur arrivée. 28 seulement, dont 7 femmes, survivent jusqu’à la libération d’Auschwitz en 1945.

-  184 internés juifs sont déportés du camp de regroupement de Westerbork (Pays-Bas) au camp d’extermination d’Auschwitz.

- Le comité local de l'Union générale des israélites de France (U.G.I.F.) est liquidé sur l'ordre de Klaus Barbie, chef de la Gestapo de Lyon. 86 juifs sont arrêtés et aussitôt déportés à Auschwitz.

- 950 Juifs sont déportés de Berlin, capitale du Reich, au camp d'extermination d'Auschwitz.

1944.

- 3 792 hommes, femmes et enfants du « camp pour familles » d'Auschwitz II Birkenau sont gazés et brûlés durant la nuit. Ces juifs provenaient de deux transports de 5 007 déportés du camp de Theresienstadt, arrivés respectivement le 6 et le 8 septembre 1943 Plus de 1 200 d'entre eux étaient morts par suite des mauvais traitements infligés par les gardiens SS et les kapos.

28/06/2014

28 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

28 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

 



1286 



- 40 juifs sont tués dans les villes voisines de Boppard et d’Oberwesel (Allemagne) à la suite d’une accusation de meurtre rituel.  L’accusation provoque des émeutes antijuives dans toute la région, au cours desquelles de nombreux juifs sont tués. 



1919

- 11 juifs sont massacrés et de nombreuses femmes juives violées quand des révoltés commandés par des alliés de l’Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura, se livrent à un pogrom dans la ville d’Itchnia (district de Tchernigov). 



1941



- Les 65 juifs d’Unter-Stanestié (Roumanie) sont répartis en groupes par les habitants ukrainiens et conduits dans divers centres de torture où ils sont mis à mort. Parmi les victimes figurent le rabbin Friedländer et ses deux fils.



- Le lendemain de la seconde occupation de Bialystok, la première ayant eu lieu en septembre 1939 après l’invasion de la Pologne, les soldats allemands mettent le feu à la synagogue locale, tuant plus de 1 000 juifs qu’ils y ont enfermés. Ce jour reste connu comme le « Vendredi rouge ».



- Un camp de concentration pour 1 500 juifs est établi à Kaunas (Lituanie) dans le « fort n° 7 », surveillé par des fascistes lituaniens qui se livrent aux exécutions. Le camp est divisé en deux parties, l’une pour les femmes et les enfants, l’autre destinée aux hommes. 



- Les troupes allemandes occupent Zolkiev (Ukraine), où résident 5 000 juifs. La synagogue est incendiée et de nombreux juifs sont assassinés. La communauté doit verser une amende de 250 000 roubles, 5 kilos d’or et 100 kilos d’argent dans les trois jours.



1942



- 983 juifs sont déportés de Vienne (Autriche) au camp de concentration de Theresienstadt.



- 1 038 juifs sont déportés du camp de regroupement de Beaune-la-Rolande (France) au camp d’extermination d’Auschwitz., 35 personnes seulement seront encore vivante à la libération. 



- 30 juifs sont fusillés par les SS quand ils entrent dans Krynki (province de Bialystok). Trois jours plus tard, la synagogue est incendiée. 



- 5 000 juifs sont déportés en trois transports de Czernovitz (Bukovine) au ghetto de Moghilev  (Ukraine). La majorité d’entre eux meurt en cours de route.

- Les Juifs de Belgique sont contraints à porter l'Etoile jaune. Des milliers d'entre eux sont forcés de travailler pour l'organisation Todt.

- 
Début de l'extermination massive des Juifs à Birkenau par Zyklon B.

1944.

- Les SS fusillent 540 juifs près de l'ancienne usine de papeterie Profintern, dans le camp de concentration de Borissov (Biélorussie).

- 7 500 juifs de Debrecen (Hongrie) sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz .

- 38 juifs sont déportés de Vienne (Autriche) au camp d'extermination d'Auschwitz.

21/04/2010

Pas de surviants

Combien d’histoire ne seront jamais racontées parce qu’il n’y a pas eu de survivants. L'horreur absolue.

transmis par desintox-be@yahoogroups.com au nom de Daniel Hochner 

Combien d’histoire ne seront jamais racontées parce qu’il n’y a pas eu de survivants.

Comment les tueurs ont-ils tué ?

Aujourd’hui, toi le dernier survivant, tu te souviens de cette journée où tu fus conduit avec d’autres camarades à la rampe de Birkenau.

Votre travail consistait, dès l’arrivée d’un convoi, dès l’ouverture des portes d’y extraire rapidement les cadavres de ceux qui n’avaient pas eu la force de supporter l’effroyable voyage.

 

Pour toi, une journée comme les autres.

D’Europe les convois se succèdent toutes les 20 minutes, ce jour là, ce qui retient particulièrement ton attention c’est le nombre important de SS qui attendent un convoi

Les SS connaissent l’origine de l’un de ces convois, et comme il faut bien s’amuser un peu, cela mérite un peu d’attente…

11 jours au paravent, les nazis font irruption dans un hôtel de Salonique en pleine célébration d’un mariage juif.

En 10 minutes, les nazis embarquent toute la noce dans leurs camions.

A l’arrivée à Birkenau, quand enfin les portes s’ouvrent, ils sont tous là.

La mariée en blanc, le marié en noir, chapeau haut de forme, les parents, les grands parents, même le grand père dans sa chaise roulante, le rabbin, les témoins, les invités, tous les invités, les petites demoiselles d’honneur, les serveurs, les cuisiniers, le verre pas encore brisé.

Les nazis gentiment, poliment ordonnent aux noceurs de former un cortège, aux musiciens de jouer des airs gais, aux autres de chanter, de danser, de taper dans leurs mains, au rabbin de prier. Les nazis connaissent les traditions, on hisse la mariée et le marié sur de petites chaises soulevées à bout de bras, c’est eux qui auront le privilège de découvrir cette haute cheminée d’où sort une acre fumée, gluante, collante, polluée par des milliers de grosses mouches.

Le cortège toujours chantant, dansant, traverse une partie du camp.

Baraques à perte de vue, miradors encerclés de fils de fer barbelés, électrifiés

Ombres d’hommes en costumes zébrés pas encore morts mais plus du tout vivants

Odeur terrible de caoutchouc brulé, de chair carbonisée qui vous pénètre par la bouche, par le nez, par tous les pores de la peau.

Arrivés au milieu de nulle part, les SS décident qu’ils ont assez rigolé, ils sortent les fouets, les slags, on tue le rabbin à coups de gourdin, on arrache les bébés des bras des Mamans, on les précipite encore vivants dans la fosse en feu, vite, plus vite, shnell, tout le monde doit se déshabiller, rentrer dans la chambre, plus vite, encore plus vite tout le monde doit s’engouffrer, on les pousse, on se pousse, on se bouscule, il y a de la place pour tout le monde crient les SS. On pousse encore et encore, mais la chambre est vraiment trop petite et les invités sont trop nombreux, les petites demoiselles d’honneur ne peuvent rentrer faute de place, on les jette par-dessus la tête de ceux qui sont déjà à l’intérieur, on referme la porte avec peine, on éteint la lumière.

De l’intérieur s’échappent des pleurs, des cris, des hurlements, des prières. On appelle Papa, Maman.

Un allemand, fier, heureux, satisfait introduit le zyklon B.

20 minutes plus tard, on ouvre la porte, la position des cadavres imbriqués les uns contre les autres déchiquetés, gonflés, crevés, laisse deviner leurs derniers instants. Une femme a accouché, plusieurs enfants sont morts piétinés. Au sol, vomissures, sangs, excréments

Tous ne sont pas complètement asphyxiés, certains bougent un doigt, un œil, on entend quelques gémissements…Cela n’a pas d’importance, il faut faire vite, d’autres convois attendent leur tour. On coupe les cheveux des femmes, à l’aide de tenailles on arrache les dents en or, pour récupérer plus vite les boucles d’oreilles on arrache l’oreille, on récupère les alliances, on cherche le moindre bijou, on brûle, on carbonise, on récupère les cendres, à part les juifs rien ne doit se perdre.

Le spectacle est fini, les nazis sont repartis

Ces pères de famille, professeurs, ingénieurs, ces allemands ordinaires vont rejoindre leurs maisons construites en bordure du camp, ils vont lire Goethe, Schiller, écouter Wagner, Liszt, Chopin, chantonner une berceuse, raconter un conte de fée, il faut bien endormir leurs têtes blondes.


00:27 Écrit par dorcas dans Camp Birkenau | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : survivants, birkenau, ss, juifs |  Facebook |

24/01/2010

Le camp de Risiera di San Sabba

Le camp de risiera di San Sabba

Camp Risiera di san sabba

Le camp de Risiera di San Sabba est le seul camp d'extermination nazis en Italie.

Le KL « Risiera di San Sabba » est un ancien moulin à riz situé dans un faubourg de Trieste. Les bâtiments ont été construits en 1913 et sont vides lorsque les Allemands les occupent. D’abord, San Sabba est utilisée comme prison, puis à partir d’octobre 1943 de camp de concentration et de camp de détention de la police.

Les locaux sont bien appropriés à leur but : Dans trois bâtiments de 3, 4 et 6 étages sont aménagés des cellules, des entrepôts, des ateliers de chaussures et de vêtements ainsi que les quartiers SS. Le four est agrandi, et avec sa haute cheminée va servir de Krematorium pour des milliers de victimes. L’installation est réalisée par Erwin Lambert, l« architecte volant de l'action T4 » qui avait construit les chambres à gaz dans les six instituts d'euthanasie en Allemagne et en Autriche ainsi que celles des trois camps de destruction de l'action à Reinhard en Pologne, Belzec, Treblinka et Sobibor. Le Krematorium est « expérimenté » le 4 avril 1944 par l’incinération de 70 cadavres.

Du 20 octobre 1943 au printemps 1944 environ 25 000 juifs et Partisans sont interrogés et torturés à la Risiera. Entre 3 et 4 000 sont assassinés par fusillade, coups ou par asphyxie dans des camions à gaz… D’autres sont envoyés par convois à Auschwitz  Birkenau. Ainsi en mars 1944 un convoi de 120 Juifs quitte le camp et arrive le 28 mars au camp d'extermination d'Auschwitz. La plupart des juifs sont aussitôt gazés, les autres sont destinés au travail forcé. Aucun d'eux ne survivra. D’octobre 1943 à mai 1944 le « patron » du camp est le fameux SS-Obersturmbannführer Christian Wirth dit « Christian le Terrible ». Wirth est tué le 26 mai 1944 par les Partisans. Le SS-Obersturmbannführer Dietrich Allers prend le commandement jusqu'en avril 1945.

15/01/2010

Dans la bouche le goût du gaz

Dans la bouche le goût du gaz.

 auschwitz chambres à gaz à gaz et crématorium

« Je ne sais pas vraiment pas comment m’exprimer, écrit Dounia Ourisson, pour décrire toute la terreur du block 25, dans les mois d’août à décembre 1942, à Birkenau…

C’est là qu’étaient rassemblées les détenues après les sélections, qu’étaient amenées les malades de l’hôpital  et les autres blocks, celles qui avaient commis quelques délit et celles qui avaient les jambes malades ou simplement enflées. Le block 25 était situé à l’entrée du camp, et en face de la  blockführerstube (La maison des chefs de blocks), afin que les gardiennes  S.S. puissent l’avoir constamment devant les yeux. La porte s’ouvrait que pour laisser passer les autos se dirigent vers le crématoire avec leur chargement de détenues.

Ce seul mot de blocks 25 nous donnait déjà l’avant goût de la  mort et , rien qu’en prononçant, nous avions dans la bouche le goût du gaz. Le blocks 25 était séparé des autres par un fil de fer. Le portail en bois bien lourd s’ouvrait rarement ; il était défendu aux détenues de l’approcher. « Les responsables de blocks, à l’appel, ne faisaient plus de rapport aux gardiennes S.S. sur ces effectifs ; les détenues qui s’y trouvaient n’étaient plus considérées comme des êtres vivants. »

Après chaque sélection, dans la soirée, certaines détenues approchent de ce blocks pour mettre un peu d’eau  dans les mains tendues à travers la fenêtre, barrée de fil de fer, pour transmettre ou recevoir un petit mot d’une mère à sa fille, d’une sœur à sa sœur.

Les femmes enfermées dans ce block ont déjà perdu tout espoir. Elles savent que le block 25 est leur dernière étape avant la chambre à gaz. Elles attendent les autos quarante-huit heures, sans manger ni boire. Des mortes-vivantes reléguées dans  le dernier cercle de l’enfer. Certaines se résignent, d’autres se révoltent, sautent du grabat, courent au portail, le frappant avec leurs poings et crient : « Laissez-moi sortir, je veux vivre ! ».

Mais à 11 heures, tous les deux jours, ou parfois  tous les jours, le camion arrive devant le block 25.

« L’aufseherin S.S. (surveillante) Dresker, vêtue de sa blouse blanche, la cravache à la main, accompagnée du Dr Mengele, tous deux fumant des cigarettes après un déjeuner copieux, ordonne d’ouvrir le portail. La gardienne du block fait déshabillé les condamnées ; Leurs haillons misérables sont nécessaires pour d’autres, les prochaines victimes de ce même block.

Deux S.S. jettent les détenues nues dans le camions, l’une sur l’autre, afin de le remplir le plus possible et d’en finir d’un seul coup. Deux cent cinquante femmes sont ainsi chargées sur ce camion. Quand il est rempli, les S.S. le ferment, et deux autres d’entre eux prennent place à côté du chauffeur. Le camion démarre.

Un extrait du livre « Les médecins de la mort de l’auteur Philippe Aziz

00:09 Écrit par dorcas dans Camp Birkenau | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gaz, birkenau |  Facebook |

Le sommeil ou la mort

Le sommeil ou la mort

img011

Dans les conditions de la vie atroces des camps, il y a peu de distance entre les portes du sommeil et celles de la mort.

00:01 Écrit par dorcas dans Camp Birkenau | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : birkenau, camp |  Facebook |