27/05/2015

22 mai, e jour-là, n'oubliez pas.

22 mai, e jour-là, n'oubliez pas.


1919

- 20 juifs sont massacrés au cours d’un pogrom auquel se livre l’Armée nationale ukrainienne dans la ville de Rovno

1942 



- 300 enfants du ghetto d’Ozorkov (Pologne) sont déportés au camp d’extermination de Chelmno. La secrétaire du Conseil juifs, Mania Rzepkovitch, refuse la dispense qu’on propose pour son fils qui part avec les autres. 



- Dans le ghetto de Dolhinov (Biélorussie), près de Vilna, les SS assassinent 4 500 juifs mais épargnent provisoirement 500 ouvriers qualifiés.

- 

Les nazis déportent 1 000 juifs de la ville de Tyszovce (Pologne) au camp d’extermination de Belzec.

1943.

- 1 000 juifs sont emmenés du ghetto de Stryj (Ukraine) pour être fusillés dans le cimetière juif.



1944

- 

12 000 juifs du ghetto de la ville de Munkacs (Ukraine) sont déportés au camp d’extermination d’Auschwitz.



- Les juifs de la région de Harangod et de Nyirjes, dans la Puszta, sont rassemblés dans al gare de Nyiregyhaza (Hongrie).

21 mai, ce jour-là, n'oubliez pas.

21 mai, ce jour-là, n'oubliez pas.

1919.

- Les Haidamak (cosaques et paysans ukrainiens) de Simon Petlioura, commandant en chef de l'Armée nationale ukrainienne, se livrent à un pogrom à Orinine (province de Podolie). 16 juifs sont tués, de nombreux autres battus à coups de plat de sabre et plusieurs femmes juives violées.

1921 



- Jaffa et à Tel-Aviv, 34 juifs sont massacrés par les Arabes

1935

- En Allemagne, interdiction aux juifs de s'enrôler dans l'armée

1942 



- 1000 juifs sont déportés du ghetto d'Olkusz (du côté de Cracovie) au camp d'extermination d'Auschwitz.



- 2 000 juifs d'Ozorkov (Pologne) sont déportés au camp d'extermination de Chelmno.

- 

2 200 juifs de la ville de Korzec (Ukraine) sont conduits hors la ville et exécutés. Moshe Krasnostawski, président élu du Conseil juif, se suicide en signe de protestation. Le Conseil juif organise alors un groupe de résistance. Environ 50 juifs parviennent à fuir dans les bois.



- Des jeunes juifs du ghetto de Lida (Biélorussie) se réfugient dans la forêt de Naliboki, où ils se joignent à d'autres groupes de résistants dirigés par Tuvia Bielski. 



- Pendant trois jours, 4 300 juifs de Helm (Pologne) sont déportés au camp d'extermination de Sobibor. Parmi eux se trouvent également 2 000 juifs de Slovaquie transférés provisoirement à Helm. 



1943.

- Les résistants du ghetto de Varsovie envoient leur dernier message.

- A Mochy (Pologne) la Gestapo fusille un juif qui se préparait à sortir du camp pour chercher du ravitaillement.

1944

- 260 juifs de l'île de Crète (Grèce) sont internés à Héraklion par la Gestapo avant d'être conduits à bord d'un bateau que les Allemands vont couler.

16 mai, ce jour-là, n'oubliez pas.

16 mai, ce jour-là, n'oubliez pas.

1938.

- En Autriche mise aux travaux forcés des juifs à Mauthausen

1942.

- Dans le ghetto de Pabianice (Pologne), au cours de laquelle 150 juifs ont été tués, 8000 juifs sont déportés au camp d'extermination de Chelmno.

1943.

- Après quatre semaines de combats, la résistance du ghetto de Varsovie se termine : Les 56.065 survivants sont exécutés ou déportés directement dans les chambres à gaz de Treblinka. « Le quartier juif a cessé d'exister », déclare le général SS Stroop. Le Ghetto est rasé. Toutefois, les combats continuent jusqu'à la fin du mois.

- Dynamitage de la synagogue Tlomacki dans le secteur « aryen » de Varsovie.

1944

- A Auschwitz début de l'extermination des juifs de Hongrie sous la direction de Höss.

- Ce jour  un convois de 518 Juifs part du camp italien, Fossoli di Capri près de Modène pour Auschwitz.
Les italiens avaient crée le camp de transit de Fossoli du Capri et sera placé en mars sous commandement allemand

- 2 500 hommes, femmes et enfants sont déportés du camp de concentration de Theresienstadt au camp d'Auschwitz II - Birkenau, en théorie réservé aux familles. Comme les autres détenus, ils ont droit à certains privilèges jusqu'à ce qu'ils soient gazés dans la nuit du 11 au 12 juillet.

- Les premiers transports de juifs hongrois déportés arrivent au camp d'extermination d'Auschwitz.

 

12/05/2015

12 mai, ce jour-là, n'oubliez pas.

12 mai, ce jour-là, n'oubliez pas.

1020.

- Le vendredi saint, un tremblement de terre suivi d'un ouragan ravage Rome. Le pape Benoît VIII fait arrêter un certain nombre de juifs accusés de profanation d'hosties. Ils « avouent tout » sous la torture et sont brûlés sur le bûcher.

1919.

- 170 juifs sont massacrés, de nombreux autres blessés et plusieurs femmes juives violées quand des alliés de l'Armée nationale ukrainienne, déclenchent à Uman (Kiev) un pogrome qui dure cinq jours.

- 314 juifs sont massacrés et deux femmes juives violées au cours d'un pogrome commis sur une grande échelle à Gaissin (province de Podolie) par des unités liées à l'Armée nationale ukrainienne.

1942

- 2 750 juifs de Turobin et 1 000 juifs du village de Zolkievka (Pologne) sont déportés au camp d'extermination de Sobibor.

- 1 500 juifs de Sosnoviec (Pologne) sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz.

- 1 001 juifs sont déportés de Vienne (Autriche) à Izbica (Pologne).

- Les SS déportent 2 500 juifs de Krasnostav (U.R.S.S.) au camp d'extermination de Treblinka (Pologne).

- 2 500 juifs des provinces de Saxe et de Thuringe (Allemagne) arrivent au ghetto de Belzyce (province de Lublin), où le nombre d'internés atteint 4 500 âmes.

- Les quelque 2 000 juifs qui restent encore dans le ghetto de Gabin (Varsovie) sont déportés au camp d'extermination de Chelmno.

1943.

- Szmul Zygielbojm, membre du Conseil national polonais en exil à Londres, se suicide pour protester contre l'indifférence des Alliés devant le sort tragique des juifs de Pologne, qui ont lutté contre les nazis dans le ghetto de Varsovie.

1944.

- Environ 1 200 juifs de la ville de Bonyhad (Hongrie), où ils habitent depuis le milieu du XVIIe siècle, sont enfermés dans un ghetto.

1945

- A Birkenau, 1.500 Juifs sont gazés. C.est le premier gazage en masse daté.

1947

- la Légion Arabe lançait une offensive contre les village juifs du Goush Etzion, au sud de Yeroushalaïm. Les kibboutzim qui se trouvaient dans cette petite région luttaient déjà depuis quatre ans pour leur survie.

Déjà après les terribles événements de 1929 et la Révolte arabe de 1936, des Juifs avaient tenté en vain de créer quelques villages agricoles dans le Goush Etzion, et c’est en 1943 que le premier kibboutz, Kfar Etzion était créé. A sa suite, furent fondés Massouot Itsh’ak, Ein Tzourim et Revadim. Les trois premiers appartenaient au mouvement des kibboutzim religieux et le quatrième à l’ « Hashomer Hatzaïr ».

Dès avant la proclamation de l’Etat d’Israël, les Arabes s’en prenaient aux villages juifs du Yishouv, et imposèrent établirent notamment le siège du Goush Etzion, empêchant l’approvisionnement de ses habitants en nourriture, eau et matériel. Malgré l’héroïsme des habitants, et malgré plusieurs tentatives de l’extérieur de venir en aide aux assiégés (notamment la triste épopée des « Lamed-Hé ») Kfar Etzion tomba aux mains des Arabes le 13 mai 1948, à la veille de la Déclaration d’Indépendance de l’Etat d’Israël. La plupart des femmes et des enfants ayant été évacués du Kibboutz, presque tous les hommes qui étaient restés furent tués par les Arabes. Ceux qui se rendirent furent tués ensuite également, et seuls quatre parvinrent à s’enfuir. Les habitants des trois autres kibboutzim furent emmenés en Jordanie et furent libérés dans le cadre d’échanges de prisonniers.

10/05/2015

30 avril, ce jour-là, n'oubliez pas.

30 avril, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1940.

Isolement du ghetto de Lodz, enfermant 230 000 Juifs sur 4 km. Interdiction aux Juifs d'utiliser les trains

1349. 

- Les persécutions qui accompagnent l'épidémie de peste noire atteignent la petite ville de Radolfszell sur le lac de Constance. Accusée d'avoir empoisonné les puits, la communauté juive est exterminée.

1679. 

- Le troisième autodafé dans une série de cinq en une seule année a lieu à Palma de Majorque. 62 habitants sont accusés d'être des judaïsants (descendants de juifs convertis de force des siècles auparavant, qui pratiquent encore en secret la religion juive). Ils sont condamnés à la prison à vie. Leurs biens sont confisqués par l'Église et par la Couronne

1939.

En Allemagne, législation autorisant les propriétaires à procéder à l'éviction des locataires juifs

1940.

- Le ghetto de Lodz (Pologne), où 164 000 juifs doivent vivre entassés sur une superficie de 4 kilomètres carrés seulement, est entouré de barrières en bois et de barbelé destinés à l'isoler du reste de la ville.

1941. 

- Le gouvernement pronazi de Croatie (Yougoslavie) promulgue à Zagreb ses premières ordonnances raciales. Les juifs ne peuvent plus être fonctionnaires et ils doivent obligatoirement porter l'étoile jaune.

1942.

- Début de la déportation des juifs de Wloclawek (du côté de Varsovie) au camp de Chelmno. En une semaine, près de 20 000 juifs sont envoyés dans ce camp d'extermination, où ils périssent tous.

- Les SS tuent 300 juifs à Grybov (district de Cracovie).

- Un transport de 1 000 juifs quitte le camp de concentration de Theresienstadt pour le ghetto de Zamosc.

- Les nazis déportent 200 juifs du village de Brzesc Kujavski (Pologne) au camp d'extermination de Chelmno, où ils périssent tous.

1943.

- Les 400 juifs de la ville de Florina (Macédoine, Grèce) sont conduits par l'armée allemande à la ville de Verria. Ils seront ensuite transportés à Athènes, pour être déportés au camp d'extermination d'Auschwitz.

- Environ 2 000 juifs originaires de la ville de Wlodava (province de Lublin) sont déportés par les nazis au camp d'extermination de Sobibor.

1944

- 2 000 Juifs sont transportés de Topolya en Hongrie vers Birkenau.

1945

- Marche de Juifs vers Theresienstadt. En essayant de s’échapper, 1 000 sont tués, 500 parviennent à Theresienstadt.

- Libération du camp de Ravensbruck ou 90 000 Juifs ont trouvé la mort.

- Marche de la mort : 11.000 déportés de Bergen Belsen, Sachsenhausen et Stutthof sont rassemblés à Lübeck. Il en meurt 1.000 en 3 jours. Les 10.000 survivants sont embarqués sur le « cap Arcona », le « Thielbek » et l’« Athen » et bombardés par erreur par les Anglais le 3 mai. Il en meurt 8.000.


27 avril, ce jour-là, n'oubliez pas

27 avril, ce jour-là, n'oubliez pas



1940.

- Heinrich Himmler, chef de la police allemande et de la Gestapo, ordonne la création d'un camp de concentration et d'extermination à Auschwitz.
Le nom d'Auschwitz deviendra tristement célèbre dans l'histoire du martyre juif. Entre 2,5 et 3,5 millions d'êtres humains seront tués dans ce camp. Les victimes sont surtout juives, mais on compte également des gitans et des ressortissants de plusieurs nations européennes.

1942.

- Un train quitte Vienne (Autriche) avec 998 juifs déportés à Wlodava (Pologne).

- Environ 2 000 juifs du ghetto de Wloclawek (Pologne), survivants des 13 500 juifs qui habitaient la ville, sont déportés au camp d'extermination de Chelmno. Ils sont assassinés dès leur arrivée. Le ghetto est entièrement détruit.

- 1 000 hommes, femmes et enfants arrivent du camp de concentration de Theresienstadt au ghetto d'Izbica (Pologne).

- 400 juifs environ sont transférés au camp de travail de Lublin. Après la liquidation du ghetto d'Izbica, les autres juifs de ce transport seront déportés au camp d'extermination de Maïdanek. Ils y périront tous, à l'exception d'une femme.

- 100 juifs, dont des membres de la résistance clandestine, sont arrêtés et fusillés au cours d'une rafle dans le ghetto de Tomaszov Rawski (Pologne).

1943.

- 196 juifs du camp de regroupement de Westerbork sont déportés au camp de concentration de Theresienstadt.

- 1 204 internés juifs du centre de regroupement de Westerbork sont déportés au camp d'extermination de Sobibor.

- 2 juifs sont déportés de Vienne (Autriche) au camp de concentration de Theresienstadt.

1944

- Début du transfert des Juifs Hongrois dans les chambres à gaz d’Auschwitz. A la fin du transfert, le 9 juillet, ils seront 437.402.

1945.

- Les SS massacrent à la mitrailleuse 1 000 juifs dans la gare de Marienbad (Tchécoslovaquie). Ils font partie d'un groupe de 2 775 détenus évacués à pied de Rehmsdorf, camp dépendant de Buchenwald, vers le camp de concentration de Theresienstadt. 575 juifs seulement arrivent à destination, 1 200 autres étant morts.

22 avril, ce jour-là, n'oubliez pas.

22 avril, ce jour-là, n'oubliez pas.


1919.

- Des unités de l'Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura traversent la ville de Krasnostav (province de Volhynie). Elles déclenchent un pogrom qui dure deux jours. 3 juifs sont tués et presque tous les hommes sont fouettés publiquement.

1941.

- Les nazis édictent des ordonnances contre les juifs de Skopje (Yougoslavie). A cette époque, la ville compte 4 000 juifs. Des juifs y ont vécu sans doute depuis l'époque romaine.

1942.

- 1 000 jeunes gens sont déportés du ghetto de Javorov (Ukraine) au camp de travail forcé de Janovska.

- 750 juifs d'Osencin (Pologne) sont déportés au camp d'extermination de Chelmno.

- Environ 3 000 juifs du ghetto de Wloclawek (Pologne) sont déportés par les nazis au camp d'extermination de Chelmno, où ils périssent tous.

1945.

- Révolte des 600 détenus du camp de concentration de Jasenovac (Yougoslavie). 520 d'entre eux sont tués, 80 seulement parviennent à fuir, parmi lesquels 20 juifs.

- Sachsenhausen. A la libération, les soldats russes trouvèrent dans le camp de Sachsenhausen 3.000 prisonniers, dont 1400 femmes. Ils étaient presque tous mourants, malades ou complètement affaiblis.

19 avril,ce jour-là, n'oubliez pas.

19 avril,ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1283. 

- Un enfant chrétien est trouvé mort près de Mayence, sur le Rhin (Allemagne) pendant les fêtes de Pâques. Un parent appelle la foule à se rassembler, accusant les juifs d'avoir tué l'enfant. La foule marche sur Mayence, où elle attaque et pille les maisons juives. 10 juifs sont tués.

1343.

- La communauté de Wachenheim (Allemagne) est victime d'une accusation de meurtre. Tous les juifs de la région sont brûlés sur le bûcher.

1506. 

- Émeutes antijuives à Lisbonne. Une foule de 10 000 Portugais, renforcée par des marins allemands, hollandais et français venus du port, pénètre dans le quartier des juifs convertis au catholicisme, où elle massacre hommes, femmes et enfants. Des bûchers sont édifiés dans plusieurs quartiers de la ville pour y brûler les morts et même les vivants. Le massacre se poursuit jusqu'au 23 avril. Environ 3 000 Juifs sont tués.

1919.

- A Vilna, des polonais se livrent à un pogrome qui dure quatre jours. Ils pillent les maisons juives, incendiant le quartier et tuent plusieurs centaines de juifs. Des centaines d'autres sont arrêtés et torturés.

- 11 juifs sont tués lors du deuxième pogrome auquel se livre l'Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura à Romanov (province de Volhynie).

1942.

- 1 500 juifs de Ciechocinek (Varsovie) sont déportés au camp d'extermination de Chelmno.

19/04/1943 au 16/05/1943

- Révolte du ghetto de Varsovie. Armés de 17 pistolets et de quelques centaines de grenades, les insurgés ouvrent le feu, contraignant les Allemands à la retraite. Le lendemain, le ghetto est bombardé avec des mortiers. Les Allemands tuent tous les malades de l’hôpital de Czyste. La révolte continue jour après jour, avec de moins en moins d’armes. Les insurgés, abandonnés de tous, sont dirigés par Mordéhaï Anielewicz, de l’Hashomer Hatsaïr. Il avait défini la lutte des insurgés comme un combat « non pas pour la vie, mais pour le prix de la vie ». Les Allemands avancent patiemment, passant chaque rue du ghetto par les flammes. Arrivés à bout de forces et de munitions, quand le combat semble sans issue, des insurgés essaient de s’enfuir en utilisant les égouts. Le 3 mai, 21 femmes qui tentaient de s’échapper sont reprises et exécutées. Le 7 mai, Pawel Burskin emmène un groupe de combattants dans le secteur aryen de la ville. Ils sont repris et tués. Le 8 mai, les Allemands ont vidé presque tout le ghetto et la résistance se concentre au quartier général des insurgés, au 18 de la rue Mila. 120 combattants sont bombardés et gazés dans le bunker, parmi eux Mordéhaï Anielewicz et Berl Broyde, les dirigeants de la révolte. En tout 7 000 Juifs sont morts en combattant, 600 ont été tués dans les bunkers, 30 000 ont été déportés. Jusqu’au 12 mai, des petits groupes essayeront de s’échapper du ghetto. Des 400 000 Juifs que comptait le Ghetto de Varsovie à ses débuts, seuls 500 environ ont survécu à la guerre.

1943.

- Un vingtième transport quitte le camp de regroupement de Malines (Mechelen, Belgique) avec 1631 juifs, dont 262 enfants, déportés au camp d'extermination d'Auschwitz. 150 déportés seulement survivront jusqu'à la libération du camp en 1945.

1944.

- Les juifs de Nagykanizsa (Hongrie), au nombre d'environ 2 700, sont regroupés dans un ghetto.
Les juifs habitaient la ville depuis le début du XVIIIe siècle. La communauté était connue pour ses activités religieuses, culturelles et économiques florissantes.

1945.

- 15 juifs déportés de Hongrie sont fusillés et brûlés à Scheibbs (Autriche).

16/04/2015

16 avril, ce jour-là, n'oubliez pas.

16 avril, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1941.

- Les nazis occupent Sarajevo, capitale de la Bosnie-Herzégovine (Yougoslavie). Ils attaquent la synagogue Sépharade et les autres sanctuaires sont saccagés et dévastés. Les livres de prière sont brûlés.
Des juifs ont vécu à Sarajevo depuis le milieu du XVIe siècle. Leurs activités culturelles, économiques et religieuses y étaient florissantes. Quand les nazis occupent la ville, elle compte environ 10 500 habitants juifs.

- Les nazis fusillent 133 juifs au mont Valérien, près de Paris, pour leur participation à la Résistance.

1942.

- Le chef de la police SS von Alvensleben annonce à Berlin que la presqu'île de Crimée est « purifiée de ses juifs ». Des juifs vivaient en Crimée depuis plus de deux mille ans.


- Liquidation du ghetto de Gostynin (Pologne). 2000 juifs environ sont déportés au camp d'extermination de Chelmno. Quelques juifs seulement survivront à l'occupation nazie.

02/04/2015

14 mai, ce jour-là, n'oubliez pas.

14 mai, ce jour-là, n'oubliez pas.

1919.

- 20 juifs sont massacrés et de nombreux autres mutilés au sabre lors d'un pogrom qui se déroule à Olgopol (province de Podolie) par les alliés de l'Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura.

- 18 juifs sont massacrés dans la gare de Kirilovka (Russie) par des unités commandées par Hepel, lié à l'Armée nationale ukrainienne.

- 33 juifs sont massacrés sauvagement par des unités de rebelles commandées par l'ataman Zeleny, allié de Simon Petlioura et de son Armée nationale ukrainienne, lors d'un pogrome à Berhad (Podolie) qui dure cinq jours.

1941.

- 3 747 juifs polonais, tchécoslovaques et autrichiens sont arrêtés par la police française, enfermés dans les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande. En deux ans, des milliers de juifs y transiteront, en route vers le camp de regroupement de Drancy puis vers le camp d'extermination d'Auschwitz.

1942.

- 1 200 juifs sont déportés de Gorzków (Pologne) au camp d'extermination de Sobibor.

- 1 700 juifs sont déportés de Brzeziny (Pologne) au camp d'extermination de Chelmno.

1948

- Proclamation de l’indépendance de l’Etat d’Israël.
David Be, Gourion proclame la naissance de l’etat d’Israël  et lit la déclaration d’indépendance par ces mots : «  Eretz-Israël est le lieu où naquit le peuple juif.
C’est là que se modela sa forme spirituelle, religieuxe et politique.
C’est là qu’il vécut sa vie indépendante.
C’est là qu’il créa ses valeurs tant nationales qu’universelles et qu’il donna au monde le livre des livres Eternels ».
Dès le lendemain, la deuxième phase de la guerre d’indépendance commençait.

11/03/2015

11 mars, ce jour-là, n'oubliez pas.



11 mars, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1919

- L'Armée nationale ukrainienne se livre à un pogrome dans la ville d'Uchomir (province de Podolie). Un second pogrome a lieu trois semaines plus tard. Trois juifs sont égorgés sauvagement et dix autres grièvement blessés.

- Des rebelles commandés par l'ataman Sokolovski se livrent à un nouveau pogrome à Radomysl (Kiev), où ils ont déjà massacré des juifs le mois précédent. Le pogrome dure trois jours, 33 juifs sont tués et de nombreux autres blessés ou mutilés à coups de sabre.

1940.

Ordre d'apposer un cachet "J" sur les cartes de rationnement des Juifs

1941

- 2 000 juifs de Plock (Varsovie) sont transférés au ghetto de Tomaszov Rauski (Pologne), ce qui porte à 15 000 le nombre de juifs enfermés dans ce ghetto. Plusieurs dizaines d'entre eux meurent quotidiennement, conséquence des mauvais traitements infligés par les nazis.

- Les 430 juifs d'Amsterdam sont déportés dans le camp de Mauthausen. Ils se suicideront collectivement dans la carrière du camp.

1942 

- 1 001 hommes, femmes et enfants sont déportés du camp de concentration de Theresienstadt à Izbica (Pologne). Ils restent plusieurs semaines dans ce camp de transit avant d'être envoyés plus loin, vers les camps d'extermination de Chelmno, Belzec et Sobibor, où ils périssent. De ce transport, 7 juifs seulement survivent jusqu'à la libération, en 1945.

- 

850 juifs de Radochkovitz (Biélorussie) sont fusillés par les Allemands. Les 350 juifs encore en vie sont parqués dans un ghetto créé à cet effet.

1943

- Les Allemands arrêtent tous les juifs de Skopje (Macédoine yougoslave). Il sont enfermés dans une usine désaffectée avec les autres juifs de la province. 215 personnes environ y restent sans nourriture et sans installations sanitaires.

1944

- 300 femmes et enfants juifs originaires du nord de la Dalmatie, internés à Gospic (Yougoslavie), sont déportés au camp de concentration de Jasenovac (Croatie). Aucun d'eux ne survivra.

24/02/2015

24 février, cejour-là, n'oubliez pas.

24 février, cejour-là, n'oubliez pas.

1147

- Au début de la deuxième croisade, la plupart des communauté juives d’Allemagne, qui n’ont pas oublié les massacres accompagnant la première croisade, demandent la protection de l’empereur germanique Konrad III et des évêques. Ils se réfugient dans la forteresse de leur évêque ou de leur ville. 
Les juifs de Wüzburg ont fait totalement confiance à la protection de l’évêque. Quand les troupes des croisés atteignent la ville, le 24 février, des émeutes antijuives éclatent, au cours desquelles 20 juifs sont assassinés et de nombreux autres blessés.

1349

- Les persécutions consécutives à l’épidémie de peste noire atteignent la ville de Dresde sur l’Elbe (Allemagne). Tous les juifs de la ville sont rassemblés et brûlés sur un bûcher.

1484

- Second jour de l’autodafé de Ciudad Real (Espagne). Ce jour-là, 15 hommes et femmes sont encore brûlés vifs, accusés d’avoir vécu dans la foi juive, tandis que les effigies et les ossements de 20 autres judaïsants sont brûlés sur des bûchers spéciaux.

1942

- Le navire Struma fut coulé, comme les turques  le 24 février 1942 à 2 heures du matin par sous-marin soviétique ou allemand. 769 femmes, enfants, vieillards sombrèrent dans les eaux glacées de la Mer Noire. Quand les sauveteurs arrivèrent sur les lieux du naufrage, seuls 4 corps flottaient. Il y eut un survivant de cette tragédie : David Stoliar, 19 ans. Après avoir reçu des soins dans hôpital turc, il fut emprisonné et interrogé par les autorités turques durant deux mois. Elles lui reprochèrent «lui même et les individus qui l'accompagnaient sur le bateau Struma, d’être entrés en Turquie sans visas et illégalement»
La Turquie ne s’est jamais exprimée sur cette tragédie et aucune nation ne l’a condamnée.

- Plus de 30 000 Juifs sont déportés du ghetto de Lodz à Chelmno.

1943

- Des intellectuels et des notables juifs de Tunis sont arrêtés par des soldats allemands de l’armée d’occupation Parmi eux, Victor Cohen-Hadria, responsable aux finances de la communauté juive, le Dr B. Levy, le journaliste S. Moatti, O. Silvera, fonctionnaire au ministère des Finances, et 20 personnalités juives de France. ils seront déportés par avion vers des camps de concentration en Europe. Victor Cohen-Hadria sera assassiné dans le camp d’extermination d’Auschwitz.

1944

- Un transport quitte Vienne (Autriche) avec 41 juifs à destination du camp d’extermination d’Auschwitz.

10/01/2010

Un survivant de Chelmno

 

Un survivant de Chelmno

Cet homme, c'est Shimon Srebnik. Vous l'avez peut-être aperçu dans le film Shoah de Claude Lanzmann. c'était un survivant de Chelmno!

Son histoire a été raconté sur le site de Jérusalem post

Il dit :« Lorsque nous arrivâmes à Chelmno, les vieux commentaient, «Quel endroit merveilleux! », « Nous serons heureux ici !» « Comme c’est vert, les oiseaux chantent! », « Un vrai centre de cure ! »

« Je suis resté dans le « kommando des maisons ». « J’étais dans un baraquement avec Walter Bonmeister. Nous nous occupions de trier l’or et les biens des gens, les choses qu’ils avaient abandonnés, les valises. Il y avait une grande tente où les Juifs triaient les objets."

«Comment ai-je su que ma mère était arrivée à Chelmno ? Il y avait beaucoup de sacs à main, une montagne de sacs à main. Un jour j’ai trouvé dans un sac, des photos de ma mère et tout ses papiers. J’ai dit à Bonmeister : "Regarde, c’est le sac de ma mère."

"Oui, elle est au ciel", répondit-il."

"C’est celui de ma mère" dis-je. J’étais naïf!

"Je ne comprenais pas ce qu’il voulait dire par « ciel ».

Extrait du témoignage de Shimon Srebnik, dans les archives de Yad Vashem.

Dans une verte forêt du centre de la Pologne, dans la ville de Chelmno, à 77 km à l’ouest de Lodz, les Allemands construisirent le premier camp d’extermination en masse par le gaz. Entre Décembre 1941 et Janvier 1945, plus de 300 000 Juifs et 5 000 Gitans de Lodz et ses environs furent assassinés à Chelmno. Seuls trois survécurent.

Shimon Srebnik, habitait en Israël à Ness Ziona, il vient de s’éteindre à l’âge de 76 ans après un long combat contre le cancer. Srebnik qui avait perdu ses deux parents dans l’Holocauste, n’avait que 13 ans lorsqu‘il fût déporté à Chelmno depuis le ghetto de Lodz et astreint à enterrer les cadavres des victimes.

Dès son arrivée, Srebnik fût envoyé rejoindre un petit groupe de travailleurs esclaves de Chelmno, camp dont le cadre rupestre procurait de faux espoirs à ceux qui arrivaient des ghettos crasseux et infestés de maladies.

Comme le reste des prisonniers, Srebnik eut ses jambes immédiatement entravées - la longueur de ses chaînes était d’a peu près 40 centimètres - afin de prévenir toute tentative de fuite hors du camp qui était contrôlé par des Allemands en armes.

Les prisonniers étaient forcés de garder les chaînes 24 heures sur 24. Au cours des deux ou trois premiers mois, Srebnik monta des tentes et prépara les installations où sa propre mère devait être gazée jusqu’à ce que mort s’ensuive. Lorsque les convois de Juifs destinés à être exterminés vinrent à arriver régulièrement, Srebnik fût affecté à l’extraction des dents en or des cadavres.

Il fût aussi amené à faire diverses opérations de triage, avant d’être assigné aux enterrements.

C’est alors qu’il triait les biens personnels de certaines victimes, qu’il découvrit des photos ayant appartenu à sa mère et comprit qu’elle aussi avait été assassinée à Chelmno.

Lorsque les victimes arrivaient à Chelmno, elles étaient rassemblées sur la place du camp et averti que devant être envoyées dans un camp de travail, elles devaient commencer par se laver.

Des hommes attendent de monter dans les camions à gaz

Marchant au-devant de leur mort, les victimes étaient régulièrement rassurées par la vue de signaux indiquant des directions telles que «douche» ou «docteur», alors même qu’elles descendaient une rampe vers un camion à gaz.

Lorsque le camion était complètement rempli, le chauffeur refermait les portes et allumait le moteur du camion. Environ 10 minutes plus tard, les gaz avaient suffoqué tous les passagers.

Il y avait trois camions à gaz. Les gaz d’échappements entraient dans le camion par un grillage sur le plancher. Chaque camion embarquait 80 personnes. L’un était de plus grande capacité et pouvait en contenir 100. La distance de Chelmno à la forêt était de quatre kilomètres. Durant le trajet, le gaz entrait dans le camion

Un des camions à gaz

Lorsque l’on ouvrait les portes en arrivant, on pouvait voir que tous les morts s’étaient blessés. Tous, voulant vivre, s’efforçant de survivre s’étaient écorchés les uns les autres. C’était terrible.

Quand le camion atteignait les fours crématoires, deux personnes entraient. Les fours étaient déjà allumés.

Et quel feu ! Il y avait un grill dans le four. Ils mettaient une couche de bois par-dessus et allumaient, puis ajoutaient une « couche » d’êtres humains, puis une nouvelle couche de bois. Cela se passait ainsi tous les deux jours. Il fallait retirer les dents en or avec la chair autour. Moi, assis, je devais séparer l’or des chairs.

Ainsi qu’il est écrit sur le site web de Yad Vashem, en Janvier 1945, alors qu’approchait la fin de la guerre et que se rapprochaient les troupes Soviétiques, les Nazis évacuèrent Chelmno, qu’ils avaient commencer à démanteler quatre mois auparavant.

Les Allemands décidèrent de « liquider » le camp et ouvrirent le feu sur 48 derniers prisonniers Juifs, les tuant d’une balle dans la nuque.

Srebnik fut gravement blessé, mais, avec deux autres prisonniers, ils réussirent à s’échapper au cours d’une ultime insurrection des derniers prisonniers.

Srebnik parvint à trouver refuge chez un fermier Polonais, qui coupa ses chaines et prit soin de lui. Le jour suivant les Allemands offrirent une importante prime à qui leur livrerait Srebnik.

Mais les Polonais, qui craignaient désormais plus l’arrivée des Russes que les Allemands, ne le trahirent pas, et Srebnik put rejoindre les forces Russes. Après la guerre, il prit immédiatement la direction d’Israël. Dans une gare italienne sur son itinéraire, il faisait la connaissance de sa future femme.

Trente trois ans plus tard, en 1978, Srebnik reçut du fermier Polonais qui lui avait sauvé la vie, les chaines et entraves qu’il avait brisé trois décennies plus tôt, lors d’un voyage sur le site de Chelmno pour le tournage de Shoah, avec Claude Lanzmann.

Après quelques hésitations, il en fit don à Yad Vashem.

Les Chaines brisées de Shimon Srebnik


« Cela ne lui fut pas aisé de se séparer de ses entraves, » précisa Yehudit Inbar, le directeur des musées à Yad Vashem, qui recueillit le témoignage de Srebnik.

Celui-ci avait quelques années auparavant témoigné au procès d’Eichmann, et il avait aussi assisté l’archéologue Polonais qui travailla sur le site de Chelmno aucours des vingt dernières années.

Inbar ajoutait : « C’était un homme très particulier, avec une histoire spéciale. »

Srebnik laisse sa femme, deux filles, cinq petits enfants et un arrière petit fils.

00:07 Écrit par dorcas dans Camp Chelmno | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : shoah, survivant, chelmno, jerusalem |  Facebook |