14/04/2015

4 avril, ce jour-là, n’oubliez pas.

4 avril, ce jour-là, n’oubliez pas.

1941

- Une lettre du Dr Fritz Mennecke fournit la première preuve qu'on « sélectionne » au camp de Sachsenhausen les détenus invalides pour les envoyer à la mort dans les instituts d'euthanasie.

1942.

- 1 500 juifs du ghetto de Horodenka (R.S.S. d'Ukraine) sont rassemblés et assassinés.

- Un premier convoi de 1 000 juifs quitte le ghetto de Snyatyn (Ukraine) à destination du camp d'extermination de Belzec.

- Un ghetto est créé à Braslav (Biélorussie) : tous les juifs de la ville ainsi que des communautés environnantes, telles Dubinovo, Druya, Druysk, Miory et Turmont, y sont rassemblés. Le ghetto est divisé en deux parties, l'une destinée aux internés valides, l'autre pour ceux qui sont incapables de travailler. Les juifs sont soumis à un régime particulièrement sévère.

- Création d'un ghetto à Sarny (Ukraine). En outre, les juifs doivent payer une amende de 250 000 roubles. Des otages sont pris, garantissant que l'argent sera payé le plus rapidement possible.

1943.

- Les SS tuent 3 500 juifs à Svieciany (Lituanie).

1944.

- Le convoi de déportés qui a quitté le camp de Risiera di San Sabba, (Italie), arrive au camp d'extermination d'Auschwitz. La plupart des juifs sont aussitôt gazés, les autres sont destinés au travail forcé. Aucun d'eux ne survivra.

- Un 24e convoi quitte le camp de regroupement de Malines (Mechelen, Belgique) avec 625 juifs, dont 62 enfants, déportés au camp d'extermination d'Auschwitz. 147 déportés survivront jusqu'à la libération du camp, en 1945.

1945

- Avec l’avancée américaine en Allemagne, l’armée parvient à libérer certains camps mineurs. Des centaines de corps parsèment le sol. Eisenhower rapporte la vision d'horreur à Churchill.

- Plus de 28.000 détenus arrivent à Bergen Belsen. Il en arrivera Jusqu’au 13. La plupart des détenus mourront de faim.

06/03/2015

6 février, ce jour-là, n'oubliez pas. 



 6 février, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1189

- Les émeutes de Lynn (Angleterre) se propagent jusqu'à la ville de Norwich. La foule s'en prend à la communauté juive. De nombreux juifs se réfugient dans le château de l'évêque. Ceux qui se trouvent encore dans leur maison sont tués et leurs biens pillés.

1194

- Cinq jours après le lynchage d'un déséquilibré juif qui avait tué une chrétienne dans un accès de folie à Neuss (Allemagne), la justice ordonne l'arrestation des siens. Ils sont cruellement torturés, mais, à l'exception de la petite sœur du jeune juif, ils n'acceptent pas le baptême. La mère est enterrée vivante et les oncles sont écartelés sur la roue.

1481

- Un autodafé a lieu dans la cité de Séville (Espagne). 6 hommes et femmes très honorablement connus dans la ville, et respectés, sont brûlés vifs pour avoir " judaïsé ", c'est-à-dire pratiqué le judaïsme en secret.

1484

- 

Un autodafé a lieu à Ciudad Real (Espagne) sur l'ordre du tribunal de l'Inquisition responsable de la province de Tolède. 4 enfants de juifs baptisé de force lors des persécutions de 1391, sont accusés de judaïser et brûlés sur le bûcher pour avoir refusé de se repentir.

1903

- Un des Premiers pogrom de Kishinev, déclenché à la suite du meurtre de Michael Ribalenko. La presse antisémite accuse les Juifs, les accusant notamment de meurtre rituel. Pendant trois jours, les pogromistes se déchaînent ; Le ministre de l’intérieur donne ordre à la police de ne pas intervenir. Ils tuent, massacrent, saccagent, violent. Le bilan : 47 morts, 92 blessés graves, 500 blessés et 799 maisons détruites.

1919

- 

Des unités de l'Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura se livrent à un pogrome dans la ville de Balta (Ukraine). 27 juifs sont massacrés, de nombreux autres blessés et des femmes juives violées.

- Des unités de l'Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura, commandées par Diatchenko, se livrent à un pogrome à Hachtchevaty (province de Podolie). En deux jours, 21 juifs sont égorgés, de nombreux autres grièvement blessés. Il s'agit du quatrième pogrome que connaît la ville. Il y en aura cinq en six mois.

1942

- Un transport de 997 juifs quitte Vienne (Autriche) à destination de Riga (Lettonie).

- Le " petit ghetto de Sierpe (Varsovie) est liquidé. Ses 3 500 juifs sont transférés au ghetto de Mlawa, d'où ils sont tous déportés au camp d'extermination d'Auschwitz. 20 seulement des juifs du village survivront à la guerre.

1943

- 

Les nazis liquident le camp de Peresieka (Biélorussie). ils fusillent tous les artisans. Un groupe de 50 juifs fuit dans la forêt, où il se constitue en unité de partisans.

- Directive allemande à l'encontre des Juifs de Salonique : marquage des personnes juives de nationalité grecque et des magasins juifs; mise en ghetto avant le 25 février.

 - Le deuxième convoi de déportés à destination du camp de concentration et d'extermination de Maïdanek (Pologne) quitte Drancy (France). 998 hommes et femmes entassés dans des wagons partent vers l'est. 950 d'entre eux sont gazés dès leur arrivée. 4 juifs seulement survivent lors de la libération du camp, en 1945.

1944

- 1 000 juifs du camp de concentration de Dora-Nordhausen (Allemagne) sont transférés au camp de concentration de Maïdanek (Pologne).

26/02/2015

26 février, ce jour-là, n'oubliez pas. 



26 février, ce jour-là, n'oubliez pas.

1941

- Un convoi transportant 1 049 juifs déportés quitte Vienne en direction d'Opole ( Pologne).

1943

- 900 juifs sont déportés de Berlin, au camp d'extermination d'Auschwitz.

1944

- Un transport de 54 juifs de Sosnoviec (Pologne) arrive au camp d'extermination d'Auschwitz. Les déportés sont immédiatement assassinés.

- Un transport de 26 juifs de Berlin arrive au camp d'extermination d'Auschwitz. Les déportés sont tués sur-le-champ.

13/02/2015

13 février, ce jour-là, n'oubliez pas.

13 février, ce jour-là, n'oubliez pas.

1941

- 3 600 juifs de Grodzisk Mazoviecki (Pologne) sont déportés au ghetto de Varsovie.

1943

-  1 000 hommes et femmes sont déportés dans des wagons à bestiaux du camp de regroupement de Drancy, créé par les Allemands en zone occupée, au camp d’extermination d’Auschwitz. A l’arrivée du convoi, 689 juifs sont aussitôt envoyés dans les chambres à gaz. Treize déportés seulement, dont une femme, survivront jusqu’à la libération du camp par l’armée soviétique en 1945.

- Les nazis décident également de déporter les juifs de nationalité française qui se trouvent au camp de regroupement de Drancy. Cette décision est prise alors que le problème des juifs français n’a pas encore été réglé entre les autorités française et allemandes, les premières n’ayant pas donnée leur accord à la déportation de juifs français. Néanmoins, 1 000 juifs de nationalité française sont déportés le 13 février au camp d’extermination d’Auschwitz.

23/01/2015

23 janvier, ce jour-là, n'oubliez pas.

23 janvier, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1639

- Un grand autodafé a lieu à Lima (Pérou). Sur 72 accusés, 63 sont des judaïsants condamnés à être brûlés sur le bûcher. Les autres sont soumis à des peines diverses.

1940

- L'achat des chaussures et de cuir est interdit aux Juifs en Allemagne.

1943

- 2 000 juifs du ghetto de Theresienstadt sont déportés au camp d’extermination d’Auschwitz, où 1 800 d’entre eux sont gazés dès leur arrivée. 200 jeunes gens sont sélectionnés pour travailler dans l’usine de L’IG Farben Buna-Monowitz (Auschwitz III).

- Un convoi de 516 juifs quitte le camp de regroupement de Westerbork (Pays-Bas) à destination du camp d’extermination d’Auschwitz.

- Un juif est tué par un garde allemand dans le camp de travail forcé de Bizerte (Tunise).

02/02/2011

Il y a 70 ans, partait le premier convoi pour Auschwitz

Il y a 70 ans, partait le premier convoi pour Auschwitz

Le 14 juin 1940, un train  s'acheminait lentement vers une ancienne caserne du sud de la Pologne occupée. A son bord, 728 prisonniers politiques polonais entassées par une chaleur étouffante dans des wagons aux fenêtres fermées. Venant de la prison de Tarnow, les prisonniers les plus âgés reconnaîtront une pancarte, sur le chemin, portant en lettres gothiques le nom allemand de la ville d'Oswiecim : Auschwitz.

Leur convoi fut le premier d'une longue série de trains pour Auschwitz où furent exterminées 1,1 million de personnes, dont un million de juifs. Soixante-dix ans après, lundi 14 juin, à l'initiative de l'Association des familles d'Auschwitz, un train a symboliquement parcouru ces quelque 140 kilomètres.

Avant le départ, un petit monument portant les 728 noms et un triangle rouge – couleur des prisonniers politiques –, marqué de la lettre P pour Polonais, a été dévoilé sur le quai de la gare de Tarnow. Un hommage doit être rendu à "toutes les victimes des camps allemands nazis", à l'arrivée dans le camp d'Auschwitz, initialement créé pour détruire la résistance polonaise et les élites du pays, étendu ensuite par l'Allemagne nazie en camp de la mort pour les juifs d'Europe et devenu symbole de l'Holocauste.

 

L'entrée du camp de concentration d'Auschwitz.

L'entrée du camp de concentration d'Auschwitz.AFP/-

"AUCUN DE NOUS NE SAVAIT CE QU'ÉTAIT UN CAMP DE CONCENTRATION"

Kazimierz Zajac, 86 ans, a refait le voyage. "On nous a dit qu'on nous emmenait dans un camp de concentration mais aucun de nous ne savait encore ce qu'était un camp de concentration", a-t-il raconté dans le train. Sur son bras est resté tatoué le numéro 261, et il a précieusement gardé le triangle rouge cousu à l'époque sur son uniforme de prisonnier.

Les numéros d'immatriculation de ces Polonais allaient de 31 à 758, car 30 détenus de droit commun allemand étaient déjà enfermés à Auschwitz. Ils deviendront les "kapos" – surveillants – du camp. A leur arrivée, les prisonniers, dont un petit nombre étaient juifs, furent battus et placés en rangs. "'Les juifs ne vivront pas plus d'un mois, les prêtres trois mois et pour les autres, la seule sortie possible sera la cheminée du four crématoire', nous a dit le SS Friesch", a raconté M. Zajac, resté dans le camp jusqu'au 19 décembre 1944.

 

Photo de déportés derrière les barbelés prise en 1945, au moment de la libération du camp de concentration d'Auschwitz.

Photo de déportés derrière les barbelés prise en 1945, au moment de la libération du camp de concentration d'Auschwitz.AFP/-

Comme en 1940, le convoi a marqué l'arrêt en gare de Cracovie. Là, les prisonniers, dont beaucoup avaient tenté de rejoindre l'armée polonaise en France via la Slovaquie et la Hongrie, avaient appris l'entrée ce même jour des troupes allemandes dans Paris. "C'est comme si le sol s'était dérobé sous nos pieds. Nous avions eu pour but la France, l'armée polonaise, et voilà que Paris était occupé et que la France se rendait", a raconté Kazimierz Albin, qui avait 17 ans à l'époque.

"TOUTE DÉSOBÉISSANCE SERA PUNIE DE LA PEINE DE MORT"

A leur arrivée au camp, a raconté M. Albin, on leur a dit qu'ils étaient "dans un camp allemand de concentration en tant qu'ennemis du peuple allemand. Toute désobéissance et tentative d'évasion est punie de la peine de mort". Dès le lendemain et pendant une période de quarantaine, ils seront frappés, torturés, soumis à des exercices physiques insoutenables, et seront ensuite employés à l'extension du camp.

 

Dès leur arrivée dans le camp, les prisonniers ont été battus et torturés.

Dès leur arrivée dans le camp, les prisonniers ont été battus et torturés.AFP/-

Au moins 227 d'entre eux sont morts à Auschwitz et 300 ont survécu à la guerre. D'autres convois ont suivi et, jusqu'au printemps 1942, Auschwitz fut occupé en majorité par des prisonniers polonais non juifs. Kazimierz Albin, qui a réussi à s'évader en février 1943, sera témoin en 1942 de l'arrivée massive de juifs de toute l'Europe et de la création d'Auschwitz-II, ou Birkenau, lieu d'extermination des juifs : hommes, femmes, enfants, vieillards.

En septembre 1940 arrivera un prisonnier particulier, le résistant polonais Witold Pilecki, qui s'est fait interner volontairement afin de constituer un réseau de résistants à l'intérieur du camp, et a informé le monde de ce qui s'y passait pendant deux ans et demi.

DES CONVOIS DE "FAMILLES SUR TROIS GÉNÉRATIONS"

 

Des femmes et des enfants juifs à leur arrivée par train au camp d'extermination d'Auschwitz.

Des femmes et des enfants juifs à leur arrivée par train au camp d'extermination d'Auschwitz.AFP/STF

 M. Albin se souvient encore de ces convois de "familles sur trois générations" et des détails de l'extermination dans les chambres à gaz entendus dans les conversations des kapos avinés. Un million de juifs ont trouvé la mort à Auschwitz-Birkenau, ainsi qu'entre 70 000 et 75 000 Polonais non juifs, 21 000 Tziganes, 15 000 prisonniers de guerre soviétiques et 10 000 à 15 000 autres prisonniers, dont des résistants, selon les données du musée du camp.

Le Monde.fr, avec AFP

http://www.juif.org/go-news-145054.php