27/05/2015

13 mai, ce jour-là, n'oubliez pas.

13 mai, ce jour-là, n'oubliez pas.

1241 



- A Francfort-sur-le-Main (Allemagne) une querelle éclate entre juifs et chrétiens à la suite de la conversion d'un enfant juif, désapprouvée par ses parents. L'affaire s'envenime au point que 180 juifs sont tués.


1420

- 

Arrestations massives de juifs en Autriche, dont 800 sont expulsés. 1 000 juifs sont emprisonnés, Ils sont menacés de mort s'ils n'acceptent pas le baptême.

1728.

- Comme un juif baptisé, Jan Philipowicz, désire revenir à la religion juive, l'Église ordonne d'arrêter tous les juifs de Lwow (Pologne). La plupart parviennent à fuir mais les frères Haïm et Joshua Reizes ainsi qu'un rabbin sont emprisonnés. Ce dernier réussit à s'évader et Joshua Reizes se suicide. Haïm Reizes est torturé publiquement puis brûlé sur le bûcher à côté du cadavre de son frère.

1919.

- Des unités de rebelles, alliés de l'Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura, déclenchent un pogrom à Litine (province de Podolie). 8 juifs perdent la vie au cours de ce pogrome, qui dure jusqu'au 15 mai.

- Des troupes de l'Armée nationale ukrainienne se livrent à un pogrom dans la ville d'Ivantchik (province de Podolie). 2 juifs sont tués, un troisième blessé.

- 


6 juifs sont massacrés à NovoKonstantinov (province de Podolie) lors d'un pogrome que déclenchent des bandes dirigées par Hepel, un allié de l'Armée nationale ukrainienne. 



1938

- 120 personnes, dont 50 juifs, sont déportées de Vienne (Autriche) au camp de concentration de Dachau. Les juifs sont particulièrement maltraités par leurs gardiens au cours du voyage.

1942.

- 200 juifs sont arrêtés par les nazis et 5 abattus dans le village de Sinelnikov, près de Dniepropetrovsk (Ukraine).

1943.

- En dix jours, 3 500 juifs sont tués par les SS et la police ukrainienne à Przemyslany (Ukraine).

- 

A Jezierzany (Ukraine), 700 juifs sont assassinés par les SS et la police ukrainienne.

- Hans Frank envoie à Hitler une liste de biens juifs confisqués et volés : 94 000 montres d’hommes, 33 000 montres de femmes, 25 000 stylos, 14 000 ciseaux.

1944

- Liquidation du camp de Biala Podlaska (du côté de Lublin), où 300 artisants vivaient encore. Ces juifs sont déportés au camp de concentration de Maïdanek.



- Quand les trains bondés de juifs hongrois déportés s'arrêtent à la gare de Kysak (Slovaquie) en route vers les camps de concentration polonais, les Allemands qui les escortent détroussent et massacrent plusieurs juifs. 



- Les 2 700 juifs de Papa (Hongrie) sont rassemblés dans un camp de concentration installé dans une usine.

1944.

- Début de la déportation de 25 000 juifs d'Ujgorod (Ukraine ) et de sa région en direction du camp d'extermination d'Auschwitz. La déportation s'étend sur plusieurs jours.

14/04/2015

12 avril, ce jour-là, n'oubliez pas.

12 avril, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1463.

- Une croisade ayant été prêchée après la prise de Constantinople par les Turcs en 1453, les croisés, mendiants, moines, paysans et aventuriers se mettent en route en ce jour. Rassemblés en Pologne, ils marchent sur Cracovie, où ils attaquent la population juive. 30 juifs sont massacrés, de nombreux autres blessés.

1940.

Hans frank ordonne de vider Cracovie de tous les juifs

1941.

- Les troupes allemandes occupent Belgrade. Première mesure antijuive promulguée : confiscation des biens. Les juifs doivent quitter leurs maisons. Les Yougoslaves d'origine allemande s'emparent des magasins et des appartements juifs. La synagogue ashkénaze est transformée en lupanar, l'autre en garde-meuble pour les biens confisqués.

1942.

- Début de la première déportation de juifs de Krasnik (province de Lublin) : 2 000 juifs sont envoyés au camp d'extermination de Belzec, où ils périssent tous.

1943.

- 2 000 juifs qui survivent à Brzezany (Ukraine) sont fusillés sur place par les nazis.

1945. 

- La veille de la libération de Vienne (Autriche) par l'armée soviétique, 9 juifs sont découverts et fusillés.

02/03/2015

2 mars, ce jour-là, n'oubliez pas 



2 mars, ce jour-là, n'oubliez pas

 

1704

- Un autodafé se déroule dans la ville de Coimbra (Portugal). Les descendants de juifs baptisés plusieurs siècles auparavant sont accusés de pratiquer le judaïsme en secret. Plusieurs d'entre eux sont condamnés à périr sur le bûcher.

1941

- 25 juifs originaires de Plock sont fusillés par la Gestapo à Imielnoca (Pologne).

1942

- Dans le ghetto de Minsk (Biélorussie). 5 000 juifs sont assassinés. Un groupe de résistants juifs lutte contre les SS et leurs collaborateurs soviétiques.

- 900 juifs du ghetto de Krosnowiece (Pologne) sont déportés au camp d'extermination de Chelmno.

- Gazage de 164 prisonniers de guerre soviétiques au camp de Mauthausen.

1943

- 1 105 internés juifs du camp de regroupement de Westerbork (Pays-Bas) sont déportés au camp d'extermination de Sobibor (Pologne).

- Un train transportant 1 000 hommes et femmes entassés dans des wagons à bestiaux quitte la France. Il y a dans ce convoi des juifs de diverses nationalités, regroupés au camp de Drancy en attendant leur déportation vers le camp d'extermination d'Auschwitz. 881 d'entre eux sont gazés dès leur arrivée. 8 juifs seulement survivront.

1944

- A Birkenau, un représentant de la Croix Rouge rencontre 3 860 détenus, vivant dans des « quartiers de famille ». Le représentant n’est pas autorisé à voir les autres détenus. 5 jours plus tard, ils sont tous gazés.

20/01/2015

20 janvier, ce jour-là, n'oubliez pas.

20 janvier, ce jour-là, n'oubliez pas.


1942

- Conférence historique de Wannsle(près de Berlin) sur la « solution finale ». Présidée par Reinhard Heydrich, chef du Reichssicherheitsahptamt, la conférence décide et planifie la liquidation de 11 millions de juifs européens en présence de nombreux représentants haut placés d’institutions officielles et d’Aldolf Eichmann, chargé d’exécuter l’ensemble du projet.

- Conférence de Wannsee, programme du gouvernement: déportation de tous les juifs européens vers l’est, pas un seul ne doit survivre.

- Mise en service du camp de Theresienstadt, près de Prague.

1943

- 

Un transport de 2 000 juifs quitte le ghetto de Theresienstadt en direction du camp d’extermination d’Auschwitz. 1 760 hommes, femmes et enfants sont poussés dans les chambres à gaz dès leur arrivée. 160 hommes et 80 femmes sont internés   au camp d’Auschwitz II-Birkenau.   

1944

- Le premier convoi de déportation de l’année quitte le camp de Drancy (France) avec 1 155 juifs destinés au camp d’extermination d’Auschwitz. 864 déports sont gazés dès leur arrivée au camp.

- 70 juifs âgés sont emmenés par les nazis de la maison de retraite juive de Trieste (Italie). Leur destination est inconnue. Aucun d’eux ne reviendra.

1945

- 4 000 juifs sont fusillés dans le camp d'Auschwitz II - Birkenau.

18/01/2015

18 janvier, cejour-là, n'oubliez pas.

18 janvier, cejour-là, n'oubliez pas.


1670.

- A Metz (France), un enfant chrétien de trois ans disparaît. Le juif Raphaël Lévy est accusé de l'avoir tué à l'occasion d'un meurtre rituel. Torturé, il réaffirme son innocence. Quand l'enfant est retrouvé mort, on s'aperçoit qu'il a été victime d'une bête sauvage. Lévy croit qu'il sera bientôt libéré, mais il est condamné au bûcher et brûlé vif. Les habitants de Metz s'adressent ensuite au roi de France, lui demandant l'expulsion des juifs de la ville, ce qui leur est accordé.

1943

- Un train de Belgique arrive à Auschwitz, avec à son bord près de 2 000 personnes. 387 hommes et 81 femmes sont envoyés vers les baraques, 1 558 personnes sont gazées dès leur arrivée.

- Suite à la visite de Himmler à Varsovie, les Allemands décident de reprendre les déportations de Juifs vers les camps d'extermination : ils ne réussissent pas à saisir plus de 6.500 Juifs. Des pelotons allemands sont pris pour cible par des résistants armés. Une trentaine de soldats allemands sont tués. 1.171 Juifs sont tués à l'intérieur du ghetto.

- 6 000 juifs du ghetto de Varsovie sont déportés au camp d'extermination de Treblinka. 1 000 d'entre eux sont fusillés sur place.

- 748 juifs quittent le camp de regroupement de Westerbork (Pays-Bas), déportés à destination du camp d'extermination d'Auschwitz.

- Les 200 juifs restant encore dans le ghetto de Sokolka (Pologne) sont assassinés. Quelques jeunes gens réussissent à se réfugier à Varsovie, où ils participent à la révolte du ghetto en avril 1943.

1944.

- 870 juifs sont déportés du camp de regroupement de Westerbork au camp de concentration de Theresienstadt.

- 300 juifs de Buczacz (Ukraine), qui s'étaient réfugiés dans les forêts avoisinantes, sont massacrés par les nazis.

1945

- Les SS commencent à évacuer Auschwitz (31.894 détenus, Birkenau compris) et Monowitz (35.118 avec camps satellites de la périphérie). 58.000 détenus quittent le camp à pied par un froid glacial, les autres sont évacués en train. La marche de la mort débute.

- 3 000 juifs quittent le camp d'extermination d'Auschwitz pour une marche de la mort en direction de Geppersdorf (Allemagne). Lorsqu'ils arrivent à destination, en mars 1945, on ne compte plus que 280 survivants.

11/09/2010

La déportation des enfants Juifs

La déportation des enfants Juifs

 

Voici un témoignage d’un jeune déporté, qui, interné à Drancy, y vit arriver ses petits frères et sa petite soeur:

 

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Photos d'enfants au camp de transit de  Drancy

 


Les autobus arrivèrent dans un bruit de ferraille soulevant des nuages de poussière,; ils étaient des dizaines et nous n’étions pas habitués à voir arriver des prisonniers en si grand nombre à la fois; d’habitude c’était une camionnette ou un car seul qui amenait les prisonniers. des autobus de la RATP, qui en ce jour d’été 1942 franchirent l’enceinte du camp de Drancy et s’arrêtèrent devant la tour de béton inachevée et sinistre qui nous servait d’abri. Ils descendirent par dizaines. C’était des enfants, rien que des enfants, agglutinés par affinités, hagards, hébétés,mécaniques, silencieux comme des brebis de la Bible, pris au sacrifice à un Dieu de guerre, de ténèbres, d’enfer. Mais aucun Dieu des enfants n’est venu s’interposer dans leur destin d’anges. En les regardant de plus près, je vis des visages familiers et, parmi eux, mon petit frère Louis, Henri, et ma petite soeur Jeannette ( 13, 10 et 5 ans). Quel coup au coeur. Tous les autres étaient les enfants de mon quartier, les Gutman, les Luftman, tous ceux ramassés avec leurs parents à la rafle dite du vélodrome d’hiver.
De cet endroit, on les conduit vers Compiègne; puis, me raconte petit Louis, on détache mon père, qui part en déportation vers l’Allemagne; puis ma mère qu’on sépare des enfants. Quel déchirement dans cette séparation. Je ne veux pas y penser tellement le drame est grand.
Pendant plusieurs jours, je réconforte les enfants comme je peux.Quelques jours passent et j’apprends qu’un convoi est prévu pour les enfants vers l’Allemagne, soi-disant pour rejoindre leurs parents. Bien entendu, je ne crois pas cela, car pourquoi les avoir séparés pour les revoir ensuite. J’appréhende un sort bien plus tragique et je me demande ce que je dois faire ? Dois-je partir avec eux pour les protéger, ou rester à attendre mon sort. ce profond dilemme, je n’arrive pas à le résoudre. Je ne ferme pas les yeux de la nuit.

Le matin, je prends la décision d’en parler avec petit Louis ouvertement et je lui dis : «Voilà! vous devez partir en déportation rejoindre les parents; crois-tu être en mesure de t’occuper seul de Jeannette et d’Henri, ou bien veux-tu que je parte avec vous; mais, dans ce cas, je n’aurais plus aucune chance de sauver ce qu’il y a encore à sauver ?» il me répond: « Jusqu’à présent, je me suis bien occupé d’eux tout seul, alors si tu as une chance de te sauver, reste.»
Les quelques jours qui précédèrent leur départ, je me suis mis à organiser pour eux du ravitaillement, des couvertures, tout ce qui était en mon pouvoir dans cette situation de réunir, je l’ai fait. Ils sont partis, chacun avec son ballot. Je les ai accompagné jusqu’au wagon, les ai installés, mais je pressens bien que je ne les reverrais plus jamais.
Trois semaines plus tard, c’est à mon tour de faire partie d’un convoi. Je suis revenu 3 ans plus tard... vous, qui me lisez, vous comprendrez aisément pourquoi, tous les enfants du monde sont devenus mes petits frères et soeurs.

Il reste à imaginer la progression à travers toute l'Europe de ces lamentables convois remplis de petits enfants, d’imaginer l’arrivée à Auschwitz des survivants, leur descende des trains au milieu des SS, armés, vociférants et accompagnés d’énormes chiens policiers aboyant, leur cortège vers les chambres à gaz et leur affreux sacrifice destiné à alimenter une haine toujours inextinguible.

source : carnet du Musée de la résistance, de la déportation et de la libération du Lot (France)

22/04/2010

Le camp de déportation de Westerbork va retrouver ses baraquements.

Le camp de déportation de Westerbork va retrouver ses baraquements.

 

107000 des 140000 juifs vivant aux Pays-Bas y ont transité avant leur déportation vers les camps de concentration : le camp de Westerbork, entièrement démantelé dans les années 70, va retrouver certains de ses anciens baraquements. « Beaucoup de jeunes visiteurs, en arrivant ici, sont déçus car il n'y a presque plus rien à voir », explique Albert Gilbert, coordinateur de projet au « Centre du souvenir » de Westerbork. Une clairière de 25 hectares parsemée d'arbres et de pans de murs, une maison délabrée, celle du commandant, et 90 mètres de voie ferrée aux extrémités recourbées vers le ciel sont quasiment les seuls vestiges du camp de transit.

 

Durant la Seconde guerre mondiale, entre juillet 1942 et septembre 1944, 93 trains sont partis de Westerbork pour Auschwitz, Sobibor, Bergen-Belsen et Theresienstadt. Ils transportaient 107.000 juifs. Seuls 5.000 d'entre eux ont survécu. Au centre du camp, 102.000 pierres rouges, une étoile de David en métal sur chacune d'elle, rendent hommage à ceux qui ne sont pas revenus, comme Anne Frank, morte à 15 ans à Bergen-Belsen. Huit baraquements au moins devraient retrouver leur emplacement d'origine d'ici 2013. Leur retour, financé principalement par l'Etat, devrait coûter 10 à 20 millions d'euros.  « Grâce aux baraquements, ceux de l'époque, pas des reconstitutions, nous voulons retrouver l'esprit du camp », souligne Albert Gilbert. Le camp de Westerbork accueille 400.000 visiteurs par an.   

 

Photo : D.R.

 

Source : ejpress.org

23:09 Écrit par dorcas dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : juifs, deportation |  Facebook |

12/03/2010

La Reine Elisabeth de Belgique (1876-1965)

LA REINE ELISABETH DE BELGIQUE (1876-1965)

 

En juillet 1942, la Gestapo opéra les premières rafles dans les quartiers habités par les Juifs à Bruxelles et à Anvers et les emprisonna à Malines en vue d’une déportation vers l’Est. En août 1942, Sa Majesté la Reine Elisabeth reçut en audience l’Association des Juifs belges, Sa Majesté leur assura qu’elle ferait tout ce qui était en son pouvoir pour arrêter les rafles et pour protéger les Juifs belges de la déportation. Le 24 septembre 1942, à Bruxelles, le cardinal Van Roey, chef de l’Eglise catholique en Belgique, et la Reine Elisabeth intercédèrent auprès des autorités d’occupation allemande après l’arrestation de six membres importants de la communauté juive. Grâce à leur intervention, cinq d’entre eux furent relâchés. Le sixième, secrétaire de la communauté juive belge, n’était pas un citoyen belge mais hongrois, et même l’intervention des autorités belges ne put le sauver. Il fut déporté à Auschwitz.

Le château de la Reine Elisabeth à Jamoigne était un orphelinat pour les enfants de soldats belges, dirigé par Marie Taquet, femme d’un officier de l’armée de terre. En 1943, elle y accueillit 80 enfants juifs. Tous leurs noms furent modifiés pour avoir une consonance chrétienne et ils furent dispersés parmi les autres enfants sans que ceux-ci sachent qu’ils étaient juifs. Ils furent tous sauvés.

 

http://www.maisondesjustes.com/histoire_b.html

04/02/2010

La destruction des Juifs et des Tsiganes de Belgique

Mechelen- Auschwitz 1942-1944

La destruction des Juifs et des Tsiganes de Belgique

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Mecheln-Auschwitz. 1942-1944 est une série trilingue (néerlandais, français, anglais) en quatre volumes portant sur la persécution et la déportation des juifs et des Tsiganes du SS-Samemmellager, situé dans la caserne Dossin à Malines, vers Auschwitz.

De 1942 à 1944, la caserne Dossin a servi de camp de rassemblement des juifs et des Tsiganes de Belgique et nord de la France en vue d’une déportation sans retour.

Le premier volume de cette série, synthèse historique des persécutions racistes et antisémites en Belgique et dans le nord de la France, présente une histoire complexe et mouvementée des actions, réactions et interactions entre occupant, l’occupé et les persécutés confrontés à la « solution finale ». L’histoire de chaque transport y est également relatée.

Les deux tomes suivants dévoilent, transport après transport et wagon par wagon, les portraits de 18 522 des 25 259 déportés, rendant un visage aux victimes du génocide. De courte biographies retracent le sort de quelques déportés.

Le quatrième volume consiste en une liste alphabétique, revue et corrigée, des noms des déportés, enrichie par de notes relatives à leurs destinées.

Du Musée Juifs de la déportation et de la résistance

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Visages des déportés : transports 1-13

 

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Ces deux tomes dévoilent, transport après transport et wagon par wagon, les portraits de 18.522 des 25.259  déportés, rendant un visage aux victimes du génocide. De courtes biographies retracent le sort de quelques déportés.

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Visages de déportés: transport 14 -26

 

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Les rafles d’Anvers-le dispositif

Caserne Dossin Malines

L'Aufnahme. Dessin par Irène Spicker-Awret.
(© Beit Lohamei Haghetaot)

Extrait du livre : Mechelen- Auschwitz 1942-1944, La destruction des Juifs et des Tsiganes de Belgique.

Les rafles anversoises du mois d’aout livrent au camp de rassemblement 1.788 Juifs arrêtés dans un périmètre restreints, 845 pris dans la nuit du 15 au 16 août et une centaine de plus.

943 dans celle du 28 au 29 août. Cet effectif raflé est complété par 120 autres arrestations, toujours menées à Anvers dans le même laps de temps, mais éloignés des centres névralgiques de ces opérations massives. En deux coups, dans ces périmètres, 11% de la population Juive anversoise sont capturés. Toutes proportions gardées, ces deux nuits de rafle à Anvers ont l’ampleur des deux journées de la grande rafle parisienne, un mois plus tôt. Dans le Vel’d’hiver « belge », la police anversoise n’effectue seule tout le travail qu’à la deuxième nuit. Page 155

Autre extrait :

Dans la Leeuweristraat, une rue perpendiculaire, les allemands raflent 130 hommes, femmes et enfants, du numéro 3 au 62. Au 55, ils emmènent la famille du petit Maurice Pfefer, l’un des enfants isolés déportés par le transport 11 : son frère ainé, Marcel, son père, Wolf et sa mère, Ruchla Zalcberg, tous déportés par le 4 è transport. Dans la Lentestraat, une toute petite rue adjacente, 84 Juifs sont arrêtés à leur domicile. Au 8 de la rue, Ryfka Gliksman, seule avec ces deux fils, Simon, 5 ans et Oscar 16 mois, sont inscrit sur la liste de déportation du 5è transport, voués à la mort à leur arrivée à Birkenau.Au dernier numéro où frappe la rafle , le 39, toute la famille Wroclawski est arrêtée. Le père, Chil, la mère, Chana Bulwik et leur deux enfants, Betha, 4 ans et charlotte, 8 mois, sont également évacués sans retour par le 4è transport. Dans cette même maison, deux autres habitants sont pris, Menachem Schleier, 84 ans, et son épouse, Dwora stein, 68 ans. Ils sont eux aussi déportés à jamais.

A 500 mètres de la Lentestraat, la Marinisstraat constitue le second noyau de cette opération. Du numéro 3 au 25, 109 personnes sont arrêtées et, dans trois rues adjacentes, 181 autres sont ramassées, 93 dans la Van Der Meydenstraat, 71 dans la Kroonstraat et 17 dans la Bouwensstraat. Toute cette population a été saisie chez elle, un samedi soir à la fin du Shabbat. Pages 159 et 160

Autre extrait

Inscrits à Auschwitz, les déportés de Malines deviennent officiellement des Judenschutzhäftlinge, des « détenus Juifs de protection ». Ce jargon administratif, qui se donne l’apparence de la légalité, ne signifie pas leur mise en détention préventive pour des actes répréhensibles. Dans ce cas, ils relèveraient de la justice et seraient passibles de condamnation à accomplir dans les prisons du système judiciaire. Au contraire, c’est précisément parce qu’ils n’ont pas commis de crime qu’ils sont internés dans un camp de concentration relevant de l’organisation de Himmler. Les SS, leur assignant une identité criminelle au nom d’une hygiène socio raciale, les internent  pour des crimes qu’ils y sont amenés pour servir de main-d’œuvre servile et renouvelable : une extermination par le travail.

Extrait du livre : Mechelen- Auschwitz 1942-1944, La destruction des Juifs et des Tsiganes de Belgique.

Page 177


31/01/2010

Le mémorial de la déportation des Juifs de France

Le mémorial, en Israël, de la déportation des Juifs de France

Mémorial français en israël

Le Mémorial de la Déportation des Juifs de France se trouve en Israël, dans la forêt de Beith-Shemesh, près du moshav Neve Michaël, dominant la vallée du Ellah. Il a été inauguré le 18 juin 1981.

Ce monument a été édifié par l'Association des Fils et Filles des Déportés Juifs de France, présidée par Serge Klarsfeld. Sa conception est de Simon Guerchon, et Annette Zaidman a assuré l'administration de cette entreprise. Il mesure 100 mètres de long et 13 mètres de haut.

 

mémorial français en israel 5

 Sur le monument sont reproduites toutes les pages du Mémorial de la Déportation des Juifs de France, publié par Serge Klarsfeld en 1978, dans lequel sont recensés, convoi par convoi, les noms, prénoms, dates et lieux de naissance des déportés. Ces documents sont reproduits sur des plaques en fibre de verre qui doivent être remplacées périodiquement, car elles sont effacées par le soleil.

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Devant le monument on trouve sur le sol des plaques commémoratives posées par des familles qui rappellent ainsi le souvenir de leurs parents disparus.

 

00:58 Écrit par dorcas dans Mémorial | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : deportation, juifs, israel |  Facebook |

Musé juif de la déportation et de la résistance à Malines en Belgique

Musée juif de la déportation et de la résistance à Malines en Belgique.

Le Musée Juif de la Déportation et de la Résistance se situe à Malines,  (Mechelen) dans une aile de l’ancienne Caserne Dossin.

Ce lieu d’histoire est également un lieu de mémoire.
C’est là que les Nazis installent le SS-Sammellager-Mecheln, centre de rassemblement pour la déportation des Juifs de Belgique. 

Le Sammellager Mecheln est le point de départ d’une déportation sans retour. Entre 1942 et 1944, 24.916 Juifs et 351 Tsiganes sont déportés à Auschwitz. Les deux tiers seront gazés à leur arrivée. A la libération des camps nazis, seuls 1.221 personnes sont encore en vie.

La Caserne Dossin fut “l’Antichambre de la Mort” au sens propre du mot.  Le Musée Juif de la Déportation présente cette sombre histoire.
Le musée Juif de la déportation et de la résistance présente l’histoire de la « solution finale » en Belgique et en europe.

L’exposition développe exposition, plusieurs thèmes : les aides et relais dont bénéficièrent les SS, pourtant peu nombreux, dans la société et les institution belges, la collaboration des mouvements d’extrêmes droite, l’extermination de près de la moitié de la population juive belge, l’insoumission et la résistance de ce qui échappèrent à la déportation, l’aide d’une large frange de la  population belge, en particulier à l’égard des enfants.

Faite une visite virtuelle du musé : http://www.cicb.be/fr/virtuelle.htm

source : http://www.cicb.be/fr/home_fr.htm

29/01/2010

Déportation d'enfants Juifs

Déportation d'enfants juifs

déportation d'enfants juifs

Déportation d’enfants juifs d’un orphelinat. Ghetto de Lodz, Pologne, au cours de l’action “Gehsperre” (action couvre feu), du 5 au 12 septembre 1942.

Ces enfants étaient séparé de leurs parents et envoyés à la mort.

00:04 Écrit par dorcas dans Ghetto Lodz | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ghetto, pologne, deportation |  Facebook |