27/05/2015

23 mai, ce jour-là, n'oubliez pas.

23 mai, ce jour-là, n'oubliez pas.


1536.

- La deuxième bulle du pape Paul III instaure les tribunaux de l'Inquisition au Portugal, ouvrant la voie aux meurtres les plus cruels.

1919. 

- 6 juifs sont massacrés à Novo­Konstantinov (province de Podolie) lors d'un pogrom que déclenchent des bandes dirigées par Hepel, un allié de l'Armée nationale ukrainienne.

1938.

- 120 personnes, dont 50 juifs, sont déportées de Vienne (Autriche) au camp de concentration de Dachau. Les juifs sont particulièrement maltraités par leurs gardiens au cours du voyage.

1941

- Himmler autorise le service de santé de la Luftwaffe à effectuer des expériences dans les camps.

1942.

- Un juif est pendu par la Gestapo à Warta (Pologne).

- Un premier groupe de 2 000 juifs est déporté du ghetto de Wlodava (du côté de Lublin) au camp d'extermination de Sobibor.

1943. 

- Le ghetto de Przemyslany (Ukraine) est liquidé. La ville est déclarée « purifiée de ses juifs ».

- A Jezierzany (Ukraine), 700 juifs sont assassinés par les SS et la police ukrainienne.

10/05/2015

29 Avril, ce jour-là, n'oubliez pas.

29 Avril, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1492

- Le Décret de l'Alhambra est rendu public. Les Juifs d’Espagne ont le choix entre la conversion et l’exil : Jusqu’à début août, environ 185 000 Juifs choisiront la route de l’Exil, dont près de la moitié iront dans l’empire ottoman, 20 000 mourront en chemin, 50 000 se convertiront.

1938. 

- Graves émeutes antijuives à Vilna (Pologne). Plusieurs juifs sont blessés et leurs biens saccagés.

1940.

- Les nazis commencent à édifier un mur autour d'un quartier de Varsovie, destiné à servir de ghetto. Avec une superficie de 420 hectares, il doit enfermer non seulement les juifs de la ville mais aussi ceux des environs.

1942. 

- A Amsterdam, les nazis remettent 500 000 étoiles jaunes au Conseil juif, qui doit les répartir parmi tous les juifs. Le port en est obligatoire.

- Les SS pendent 7 juifs coupables d'avoir cuit du pain en cachette dans la ville de Chrzanów (Cracovie).

1943.

- Les derniers juifs, au nombre de 330, encore détenus dans le camp de Leczna (province de Lublin) sont déportés au camp d'extermination de Sobibor.

1944

- Départ de Drancy, avec 1004 déportés pour le camp d’extermination d’Auschwitz, 904 seront directement envoyé à la chambre à gaze, 37 hommes et 25 femmes survivront à la libération.

1945. 

- Le camp de concentration de Dachau est libéré par l'armée américaine. Plus de 40 000 personnes y ont péri, plus des deux tiers étant des juifs. Les troupes trouvent 50 wagons remplis de corps empilés.





14/04/2015

3 avril, ce jour-là, n'oubliez pas.

3 avril, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1919.

- Le 61e régiment « Gaissin », une unité de l'Armée nationale ukrainienne de Petlioura, se livre à un pogrome à Uhomir (province de Podolie). 5 juifs sont assassinés et 10 autres grièvement blessés.

1941.

- Les juifs du port de Benghazi (Libye) sont attaqués par des jeunes Arabes déchaînés après que les Italiens eurent repris la ville.

1942.

- 1 200 juifs sont déportés de Tlumacz (Ukraine) à Stanislalov, où ils sont assassinés.

- Les 129 derniers juifs d'Augsbourg (Allemagne) sont déportés vers l'est à destination du camp d'extermination de Belzec (Pologne).

- En deux jours, 10 000 femmes et enfants juifs d'Autriche, de Hongrie, d'Allemagne et d'autres pays sont fusillés dans la forêt de Bikerneku, près de Riga (Lettonie).

1944.

- Le gouvernement hongrois décrète que tous les juifs du pays doivent porter l'étoile jaune.

1945.

- A l'approche de l'armée soviétique, les nazis assassinent 497 juifs condamnés au travail forcé à Bratislava (Slovaquie).

- Les détenus juifs du camp de travail forcé d'Ohrdruf (Allemagne) sont transférés à pied au camp de concentration de Dachau. 500 périssent en chemin.

- Les internés du camp de concentration de Dora-Nordhausen (Allemagne), parmi lesquels de nombreux juifs, sont déportés au camp de Theresienstadt. 300 d'entre eux périssent durant le transport.

02/04/2015

22 mars, ce jour-là, n'oubliez pas.



22 mars, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1349.

- Lors des persécutions qui a cause de l'épidémie de peste noire, les juifs de Fulda (Allemagne) se réfugient dans trois maisons, mais les habitants de la ville les découvrent et les massacrent. Les juifs avaient demandé en vain l'aide de l'abbé du lieu, dont les serviteurs se joignent aux assassins. Quelques juifs seulement survivent.

1919

- Pogrome dans la ville de Jitomir. Au total, 317 juifs sont assassinés, sans compter les nombreux blessés et mutilés. 
Il s’agit du deuxième pogrome en deux mois à Jitomir (Volhynie), auquel se livrent les unités de l’Armée nationale ukrainienne, commandée par Simon Petlioura.

1933

- Inauguration officielle avec annonce par voie de presse du camp de concentration de Dachau, situé à 16 kilomètres au nord de Munich.Les premiers détenus sont des prisonniers politiques, communistes et sociaux-démocrates.

- Goebbels organise le boycott des magasins tenus par des Juifs à Berlin. Le boycott sera rendu obligatoire pour les membres du parti en 1935.

1941.

- Le maréchal Pétain, chef de l'État français de Vichy, décrète que le chemin de fer transsaharien sera construit par des détenus. Parmi eux se trouvent de nombreux juifs qui, soumis à un travail extrêmement pénible, meurent d'épuisement.

1942

- 

Les nazis s’emparent des médecins et du personnel de l’hôpital juif de Belgrade (Yougoslavie) et les mettent à mort.

1943. 

- Un premier transport de 2 400 juifs quitte Skopje (Yougoslavie) à destination du camp d'extermination de Treblinka (Pologne).

1944

- Les juifs du camp de Kolychevo (Biélorussie) se soulèvent contre leurs oppresseurs. 10 SS sont tués, plusieurs centaines de prisonniers parviennent à s’évader.

- Les SS massacrent un nombre indéterminés d’enfants juifs à Libau (Lettonie)

1945.

- Quand l'armée soviétique approche de Köszeg (Hongrie), la ville est évacuée et tous les auxiliaires juifs qui s'y trouvent affectés sont assassinés. 35 juifs malades et mourant de faim sont enfermés dans une baraque et gazés par des commandos allemands spécialement équipés. On enterre ensuite les cadavres des victimes dans des fosses communes.

05/03/2015

5 mars, ce jour-là, n'oubliez pas.

5 mars, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1328

- Par suite de la tension politique, les juifs sont massacrés dans toute la Navarre.Le jour de shabbat, plusieurs milliers de juifs sont égorgés dans la ville d'Estella, qui abrite l'une des plus importantes communautés du comté.

1332

- Dans la petite ville d'Überlingen, sur le lac de Constance (Allemagne), on retrouve le cadavre d'un enfant chrétien disparu depuis plusieurs jours. On affirme aussitôt qu'il a été tué par les juifs, auxquels il aurait été vendu par le gardien chrétien du cimetière. Torturés, les juifs " avouent ". Le gardien du cimetière se suicide. Les juifs d'Überlingen se réfugient dans leur synagogue, qui est incendiée. De 300 à 400 juifs périssent dans le bâtiment en flammes.

1933

- Fondation de Dachau et naissance d’un nouveau mot : Koncentration-lager

1941

- Un convoi de 381 juifs quitte Vienne (Autriche) pour Modliborzyce (Pologne).

1942

- 3 juifs sont pendus publiquement dans le ghetto d'Olkusz (Pologne), accusés d'avoir quitté le ghetto pour chercher du ravitaillement. La police allemande force les juifs du ghetto à édifier les potences et à exécuter les pendaisons.

1943

- 132 hommes et 86 femmes arrivent au camp d'extermination d'Auschwitz. Parmi eux se trouvent, entre autres, des juifs viennois.

- Les SS assassinent 1 300 juifs à Chmielnik (Pologne).

18/11/2014

18 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

18 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1939

- Les Juifs de Cracovie sont obligés de porter l’étoile jaune. Le 23, tous les Juifs de Pologne occupée devront se soumettre à cette obligation.

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- 1940 

Les Allemands créent un ghetto à Lask (province de Lodz, Pologne). Au début de la guerre, la ville comptait 4 000 juifs environ. Des juifs y vivaient depuis le début du XVIIIe siècle.

1941

- Construction du camp de concentration de Salaspils, près de Riga, destiné à recevoir des juifs du Reich.

- Création par le Lieutenant colonel Modest Isopescu des camps de concentration de Bogdanovca, Acmecetca (Akmechet) et Dumanovka (Domanevka) devant recevoir 70.000 Juifs de Golta sur le Bug et de Crimée.

En ce jour, Alfred Rosenberg au cours d’une conférence de presse déclarait que la «question juive» serait maintenant résolue par «l’élimination biologique de tous les Juifs en Europe»

1942

- 

4 000 juifs de Makov Mazoviecki sont déportés au ghetto de Varsovie.

- En trois jours, environ 5 000 juifs du ghetto de Lwow (Ukraine) sont déportés soit au camp d'extermination de Belzec, soit au camp de travail forcé de Janovska, où ils périssent tous. Il s'agit du dernier transport de Lwow vers un camp d'extermination. Désormais, les juifs restants seront fusillés.

- 4 000 juifs du ghetto de Przemysl (province de Rzeszow, Pologne) sont déportés au camp d'extermination de Belzec.

- nzo Hayim Sereni est assassiné dans le camp de concentration de Dachau. D'origine italienne, pionnier en Palestine, il avait été envoyé par la Haganah dans la partie occupée de l'Italie. Fait prisonnier par les Allemands peu après avoir été parachuté, il fut envoyé dans divers camps avant d'être fusillé à Dachau.

18/11/2010

Un portail européen pour la Shoah.

Un portail européen pour la Shoah

Christian Laporte

Mis en ligne le 17/11/2010

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Vingt partenaires de 13 pays européens vont faciliter les échanges autour de la Shoah.

En présence de la commissaire européenne pour la Recherche et l’Innovation, l’Irlandaise Maire Geoghegan-Quinn, du ministre israélien de l’Education, Gideon Saar et de Michel Praet, conseiller du président européen Herman Van Rompuy, une nouvelle plate-forme de collaboration scientifique historique autour de la Shoah via le web a été officiellement portée sur les fonts baptismaux mardi après-midi aux Musées royaux d’art et d’histoire au Cinquantenaire à Bruxelles. Un moment solennisé par un échange de vues qui s’inscrivait dans le programme de la présidence belge avec en sus le patronage d’Herman Van Rompuy.

En cette année du 65e anniversaire de la libération des camps dont celui d’Auschwitz où l’on a rappelé la nécessité de ne jamais déposer les armes de la recherche historique face aux agressions du négationnisme, vingt institutions qui travaillent sur la question dont le Musée juif de la résistance et de la déportation de Malines ainsi que le Centre Guerre et sociétés contemporaines ont décidé d’unir leurs forces et davantage encore leurs savoirs et savoirs faire sur la Shoah par l’intermédiaire de la toile. Il y a là donc des centres de recherche ou de documentation voire des musées d’Autriche, de Belgique, de Tchèquie, de France, d’Allemagne, de Grèce, de Hongrie, des Pays-Bas, de Pologne, de Finlande,du Royaume-Uni et d’Israël. Ensemble, sous la coordination de Conny Kristel du Nederlands Instituut voor Oorlogsdokumentatie - pour faire court: le Ceges d’outre-Moerdijk...- elles vont en fait réunir les données disponibles pour la recherche sur le génocide des Juifs, éparpillées en Europe et ailleurs.

Grâce à l’intégration de collections de données majeures, l’EHRI - European Holocaust Research Infrastructure - devrait faire progresser encore la connaissance sur cet événement majeur de l’histoire européenne et du monde.

Tout n’est donc pas encore dit sur la Shoah? Non puisque le projet entend stimuler et faciliter la recherche sur des aspects relativement moins connus de la Solution finale. En ayant à l’esprit que la digitalisation dans ce domaine est encore toute récente puisqu’elle a à peine 15 ans...

Même si le Mur de Berlin est tombé depuis 1989, il reste en effet à exploiter de nombreuses sources et documents en Europe centrale et de l’Est d’autant plus que la vision globale est encore très centrée sur l’Europe occidentale. En même temps, l’on est plus que jamais convaincu de la nécessité de mener un travail pédagogique soutenu. C’est pourquoi une attention toute particulière sera accordée à l’éducation avec une focalisation sur la proximité, grâce à la mise à disposition en ligne des archives à la fois pour le monde de l’éducation et pour le grand public.

A l’occasion du lancement de la nouvelle coordination, divers spécialistes de la Shoah ont confronté leurs points de vue sur les dernières avancées scientifiques en la matière. La commissaire européenne Maire Geoghegan-Quinn a souligné que c’était la première fois que l’Union européenne soutenait un tel projet alors que le ministre israélien Gideon Saar notait que si Yad Vashem remplissait plus que jamais son rôle dans la recherche sur la Shoah, il fallait aussi soutenir les projets de recherche européens et l’EHRI peut assumer - là pleinement - une fonction de coordination.

Très intéressante aussi fut l’intervention de Guido Peruzzo, le représentant permanent adjoint allemand qui a annoncé que son pays avait toujours une grande responsabilité morale dans ce domaine. Une série d’institutions allemandes vont donc apporter pleinement leur appui au travail de l’EHRI. Mais l’intervention la plus poignante fut sans conteste celle de Nathan Ramet, le président du Musée de Malines mais aussi survivant de la Shoah. "Si je suis encore là" a-t-il dit en débutant son intervention "c’est parce que j’ai eu beaucoup de chance". Ayant survécu à Auschwitz et à Dachau, le chevalier Ramet a tenu aussi à rendre un hommage particulier à Maxime Steinberg sans lequel l’étude de la Shoah n’aurait pas progressé comme elle l’a fait en Belgique...

http://www.juif.org/go-news-140806.php

22:20 Écrit par dorcas dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dachau, shoah, auschwitz, survivants |  Facebook |

08/04/2010

Le train de la mort

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Au lendemain du débarquement de juin 1944, les différents services de police et de sécurité du Reich, pour une fois d’accord estiment que la masse impressionnante des détenus des prisons de France ne doit en aucun cas grossir les effectifs des forces alliées d’invasion ou de la résistance, mais au contraire participer dans les camps de concentration à l’effort de guerre allemand. Rassemblés dans le centre de triage de Compiègne, ces prisonniers alimentent les derniers grands convois de la déportation.

Le 2 juillet 1944, ils sont plus de 2 000 entassés dans les wagons à bestiaux du train 7 909. Cent hommes par wagon. La température extérieure est de 34 degrés. Les gardiens, irrités par un sabotage de voie et un déraillement de locomotive, interdisent le ravitaillement en eau. Les déportés sombrent dans la folie…des bagarres éclatent … Le 5 juillet, sur le quai de débarquement de Dachau sont alignés plus de cinq cents cadavres de « voyageurs ».

Christian Bernadac a recherché et trouvé 340 survivants du train de la mort et 215 témoins extérieurs (cheminots, personnel de la Croix-Rouge, etc.) Cette enquête sans précédent et trois cents manuscrits inédits, rédigés spécialement pour ce livre ont permis à l’auteur de reconstituer minutieusement le voyage et l’histoire de chaque wagon.

Ce livre hallucinant est unique dans le domaine de l’enquête historique, un genre ou Christian Bernadac s’est déjà particulièrement illustré.

Edition : France-empire

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Extraits du livre:

Et la tragédie continua, les hommes perdant connaissance, s’affaissaient sur leurs voisins. Ceux-ci  tentaient de les soutenir ou de les rejeter, mais s’affalaient bientôt sous leur poids. Dès qu’un membre, bras ou jambe, se trouvait pris sous un corps, il était impossible de le dégager et, tôt ou tard, on se trouvait enseveli sous d’autres corps. Beaucoup périrent étouffés par le poids des corps dont ils n’avaient pu se dégager ; d’autres perdirent la raison, c’est ainsi que Barrois se figurait jouer une partie d’échecs avec moi. Son délire fut bref et il s’endormit sans souffrances. J’assistais impuissant à la mort.

Quelques-uns devinrent fous furieux. Ils se mirent à frapper leurs voisins ç coups de poings, de souliers, de gamelles…à sauter, à courir d’un bout à l’autre du wagon en écrasant les camarades. Ceux-ci, en se défendant, perdaient le peu de force et de souffle qui leur restait et succombaient à leur tour.

Page 181 –

Avant le départ de Compiègne, les Allemands découvrent la fouille, un couteau dans la paille du wagon : nous serons privés d’eau. Je crois que cette punition, tout en aggravant nos souffrances, va contribuer à ce que notre wagon n’ait pas de mort : nous avons moins chargé l’atmosphère de l’humidité saturée d’urée de la transpiration. Ce n’est pas le seul facteur favorable. Des camarades, dont je regrette infiniment de ne pas connaître l’identité vont établir une discipline raisonnable dans les postures des cent prisonniers et leur relève périodique. On bougera le moins possible. Des hommes se relaient pour faire circuler l’air confiné en balançant des couvertures. Quand à la situation, elle est celle de tout le train ; à peine une mince fente dans la clôture hermétique… J’estime, avec l’expérience des séjours (brefs) dans des étuves d’essais, que la température a atteint 70°C. La journée est atroce, d’autres le diront mieux que moi, chez lesquels la situation est plus grave encore, faute de discipline.

J’ai à peu près perdu connaissance lorsqu’un camarade me sauve sans doute la vie en me hissant au contact de la fente que j’ai signalée : c’est longtemps après que j’ai appris son nom, celui de l’accordéoniste André Verchuren, auquel je garde toute ma reconnaissance.

Page 215 et  216.

 

09/03/2010

Les arrestations

Les arrestations

 

nuit_carte

Voici la carte des démolitions et incendies de synagogues, chaque point représente un acte de violence.

 La Nuit de Cristal est aussi la première vague d'arrestations. 20.000 à 30.000 Juifs sont arrêtés et déportés dans les camps de concentration existants (Dachau, Sachsenhausen...). 91 personnes trouvent la mort au cours de la nuit de violences.
En Autriche, la Nuit de Cristal est particulièrement violente. 6500 Juifs sont arrêtés par la Gestapo et 3000 déportés à Dachau.

23:30 Écrit par dorcas dans Nuit de christal | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : synagogue, juifs, camps, dachau, gestapo |  Facebook |

15/02/2010

Témoignage de René Laroche : DACHAU

Témoignage de René Laroche : DACHAU

La ville de DACHAU se trouve à une quinzaine de km de Munich sur la route d’Ingolstadt.

C’est le 21 mars 1933, que le préfet de police par intérim Himmler annonce au cours d’une conférence de presse, l’ouverture près de DACHAU, d’un camp de concentration pour prisonniers politiques, d’une capacité de 5 000 personnes, non loin des marais insalubres.

Ce premier lieu de détention fut aménagé dans une soixantaine de bâtiments inutilisés, d’une ancienne usine d’explosifs datant de la dernière guerre.

Peu à peu, terrains alentour et diverses bâtisses sont achetés par le parti national-socialiste ( le parti nazi ) au bénéfice des S.S.

Ces derniers allaient, en 1934, sous l’autorité de Himmler, éliminer du pouvoir les troupes de choc S.A., au cours de la sanglante nuit " Nuit des longs couteaux ".

Dans les 1er mois qui suivirent la mise en place du camp, la presse allemande, soumise au régime nazi obligatoirement, diffusait le sentiment de menace régnant sur ce camp.

Les arrestations ne cessaient d’augmenter ; dans le contexte des nazis pour ce qui n’est pas totalement pour, est contre.

Les socialistes, communistes, monarchistes, Juifs, nazis dissidents, seront assimilés dans l’esprit des gens à des criminels, des trafiquants, suite à une propagande très bien orchestrée.

En fin 1937, la SS. ordonna la construction d’un vaste complexe qui comprenait camp et caserne Sdéportés,S. et le nouveau camp des détenus.

D’après les archives d’Arolsen, l’enregistrement de cette première période indique que 35 000 détenus auraient été répertoriés entre 1933 et 1939.

La 2ème numérotation, est repartie à zéro et se termina le 29 avril 1945, ( date de la libération du Camp par les Américains ).

On arrive à un total pour l’ensemble de la durée d’existence du Camp à un chiffre minimum de 250 000 Déportés.

De forme rectangulaire, le Camp des Déportés est d’environ 600 mètres sur 300, il est relié au camp S.S ; par une large route asphaltée.

Un mur de plus de 3 mètres, en béton entoure le Camp, pour entrer, on passe sous un porche, surmonté d’un bâtiment administratif, appelé Juorhaus dont la grille porte l’inévitable inscription : " Arbeit macht frei ". ( le travail rend libre)

Une immense place d’appel en haut du Camp, et de chaque côté d’une allée centrale, des baraques, il y a aussi des miradors, avec des Strain,S. " tête de morts " dedans.

Nous sommes regroupés sur la place, on attendra 6 heures sur place, puis par petits groupes, on passe dans des bureaux, enregistrés, dépouillés, nus, rasés, désinfectés, douchés, habillés en pyjamas rayés, avec des socs en bois.

Chacun reçoit un numéro et va au block désigné, c’est la quarantaine, l’initiation à la Déportation.

Là, il faut rester dehors, de 4 h à 20 h, de 40 degrés à moins 25 ; on apprend aussi la vraie faim, les coups, on découvre les chefs de blocks et les chefs de chambres hurlant leurs ordres.

La rude vie va commencer dans ce milieu de déshumanisation où rode la famine, la maladie, la punition, la mort et peut être la vie.

Lever à 4 h en été, 5 h en hiver, les 25 000 Déportés se rassemblent, droits comme des i, au garde-à vous sur la place d’appel.

Un appel dure 1 h, 2h ou 3h parfois beaucoup plus, les plus faibles meurent sur place ; jusqu’en 1943, il fallait transporter à l’appel et tenir debout les camarades morts dans la nuit.

Une particularité assez surprenante distinguait Dachau des autres Camps : la présence en grand nombre de religieux catholiques, arrêtés en raison de leur hostilité au nazisme ou pour leur appartenance à la Résistance.

En 1944, le block 28 abritait encore près de 800 prêtres polonais sur les 1 800, qu’ils avaient été à l’origine.

Les autres religieux, dont 300 Allemands, se trouvaient au block 26.

Il faut ajouter à ce complexe " le Straflager ", camp disciplinaire réservé aux SS. punis.

Beaucoup d’entre eux provenaient du recrutement de volontaires étrangers, à travers l’Europe occupée.

A la libération du Camp, on en comptait encore plusieurs centaines, certains tentèrent de se mêler aux Déportés ; reconnus grâce à leur tatouage distinctif, ils furent remis à la police militaire américaine.

La garde des Déportés est assurée par 3 608 S.S., chiffre très précis indiqué dans le carnet personnel, du dernier commandant du Camp, 6 jours avant la libération.

Le Revier à Dachau mériterait une étude particulière, à partir novembre / décembre 1944.

Suite aux restrictions de nourriture et à l’accroissement des transports, des Déportés squelettiques, épuisés échouaient là, nus, sans force, incapables de porter une cuillère à la bouche.

Le typhus faisait en plus des ravages ; le dévouement des médecins français et hollandais, des étudiants en médecine, des infirmiers de toutes nationalités devait donner la mesure de la solidarité régnant au Revier où plus de 4 000 malades attendaient.

Malgré la surveillance des médecins SS., des substitutions permirent de sauver des camarades inscrits dans des transports.

La férocité des médecins SS. s’applique avec véhémence. La piqûre menace les plus âgés.

On a besoin d’hommes encore vigoureux, à qui inoculer des maladies.

Quatre stations de recherches ( Versuch-Station)

fonctionnent : l’une pour l’étude de la malaria, la 2ème où l’on provoque de monstrueux phlegmons artificiels.

Pour la 3ème où l’on baigne des Déportés dans l’eau froide, et dans de la glace afin de contrôler les effets du froid, pour les aviateurs tombant en mer.

La 4ème où l’on injecte des substances provoquant toutes sortes d’hallucinations, on injecte aussi du pus, des solutions salines.

On fait des ponctions sur le foie et l’estomac sans anesthésie, etc...

En 1944, si le Camp central comptait 35 000 Déportés, 40 000 autres sous répartis dans les 183 kommandos extérieurs et les 9 sous - kommandos.

Le plus grand, celui d’Allach, près de Munich renferme plusieurs milliers de Déportés - 14 000 en 03/45.

Activités économiques : menuiserie, serrurerie, sellerie, confection, maçonnerie, boulangerie, boucherie, jardinage ; location de la main d’oeuvre déportée à de nombreuse firmes travaillant pour l’effort de guerre nazi.

Les fours crématoires brûlaient jour et nuit, mais n’arrivaient pas absorber ces milliers de cadavres ; là aussi, il fallut creuser de gigantesques fosses où les corps sont jetés pêle-mêle.

" Le Train de la Mort " parti de Compiègne le 2 juillet 44 et est arrivé le 5 juillet à Dachau ; il contenait 984 morts sur les 2521 occupants des wagons à bestiaux.

Avec les bruits de l’avancée des troupes alliées, les Déportés ont vécu des journées très angoissantes d’ordres et de contrordres.

Evacuation, menaces de massacres, d’exécutions massives, de bombardement, le dimanche 29 avril sera le jour béni.

Au matin, le drapeau blanc de la reddition flotte par l’entrée du Camp : les milliers de Détenus s’élancent vers la place d’appel. Les Américains sont là, 4 Jeeps a 17h 15 sont dans le Camp.

Authentifié par René LAROCHE, de ERQUY (22)
Déporté à DACHAU, N° Matricule 73 682

23:27 Écrit par dorcas dans Camp Dachau | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : typhus, camp, dachau, ss, revier |  Facebook |

02/02/2010

Nuit et brouillard

Nuit er Brouillard

Nuit et brouillard

Au cours de la seconde guerre mondiale, de trop nombreux hommes ont été arbitrairement internés dans le camp de concentration de Natzweiler-Struthof en application du décret «  nuit et brouillard ». Exception faite des juifs, aucun prisonniers n’a été traité de façon aussi brutale que ces prisonniers « nuit et brouillard ». Un travail inhumain était censé à les faire disparaître et personne ne devait connaître leur sort.

L’auteur, qui a lui-même été prisonnier NN, allie témoignages et documents, détails et approche d’ensemble pour décrire à la fois l’existence de tous les prisonniers et celle de chacun d’entre eux.

La même question se pose toujours : comment peut-on, revenir à une vie normale après toutes ces épreuves ? Ou encore, plus simplement : comment peut-on survivre à 12 ou 14 heures par jours de travail inhumain et absurde dans des carrières, exposé au manque de nourriture, aux mauvais traitements, aux humiliations, au froid, au sommeil insuffisant, à l’absence d’hygiène et à des transports sans fin dans des wagons à bestiaux, sans jamais savoir de quoi le lendemain sera fait?

Kristian Ottosen est né à Solund en 1921, dans l’ouest de la Norvège. De 1940 à 1942, il travaille pour le mouvement de résistance Theta, à Bergen. Arrêté par la gestapo en 1942, il devient prisonnier NN et, jusqu'à la fin de la guerre, est interné dans différents camps de concentrations d’Allemagne : Sachsenhausen, Natzweiler-Struthof, Dachau, Ottobrunn, Dautmergen, Vaihingen et Neuengamme.

Histoire des prisonniers du camp de Natzweiler-Struthof : Auteur Kristian Ottosen

Traduit du Norvégien par Elisabeth et Christine Eydoux

01/02/2010

Comment, je me suis libéré de l'enfer d'Auschwitz.

Comment je me suis libéré de l'enfer d'Auschwitz, par Samuel Pisar

LEMONDE.FR | 29.01.10 | 21h22  •  Mis à jour le 29.01.10 | 22h08

 

Il y a soixante-cinq ans, jour pour jour, les soldats russes du maréchal Joukov libéraient Auschwitz, pendant que les armées alliées, sous le commandement du général Eisenhower, s'approchaient de Dachau. Pour un rescapé de ces deux enfers, d'être encore vivant et bien portant, avec une nouvelle et heureuse famille qui ressuscite pour moi celle que j'ai perdue, est franchement un peu surréaliste. Quand je suis entré, en 1943, à 13 ans, dans le sinistre abattoir d'Eichmann et de Mengele, je mesurais mon espérance de vie en termes de jours, de semaines tout au plus.

 

En plein hiver 1944, la tuerie à Auschwitz atteignait son paroxysme, engouffrant Juifs, bien sûr, mais aussi Tziganes, dissidents politiques, prisonniers de guerre, résistants ou homosexuels. Ailleurs, tout le monde sentait déjà que la seconde guerre mondiale touchait à sa fin. Mais nous, dans les camps, nous ne savions rien.

Nous nous demandions : qu'est-ce qui se passe dans le monde extérieur ? Où est Dieu ? Où est le pape ? Est-ce que quelqu'un là-bas sait ce qui nous arrive ici ? S'en préoccupent-ils ?

Pour nous, coupés du monde, la Russie était quasi défaite. L'Angleterre se battait, le dos au mur. Et l'Amérique ? Elle était si loin, si divisée. Comment pouvait-elle sauver notre civilisation face aux forces invincibles du mal absolu, avant qu'il ne soit trop tard?

La nouvelle du débarquement allié en Normandie mit longtemps à pénétrer jusqu'à nous, à Birkenau. Les rumeurs que l'Armée rouge avançait sur le front de l'Est semblaient aussi trop belles pour être vraies. Mais, alors que le sol se dérobait sous leurs pieds, la nervosité de nos geôliers devenait de plus en plus palpable. Les chambres à gaz vomissaient à présent feu et fumée, plus que jamais.

Un matin gris et glacial, nos gardes nous ordonnent de nous aligner, leurs chiens sauvages à l'appui, et nous chassent à travers le maudit portail du camp, avec son slogan tristement célèbre : "Arbeit macht frei" ("Le travail rend libre"). Ceux parmi nous qui étaient encore aptes aux travaux forcés seraient évacués vers le cœur de l'Allemagne. J'étais ivre d'anticipation. Le salut semblait si proche, et encore si loin. A la dernière minute, ils vont certainement nous tuer tous. La solution finale doit être achevée. Les derniers témoins vivants doivent être liquidés. Comment tenir un peu plus longtemps ? J'avais 15 ans, à présent, et je voulais vivre.

Nos marches de la mort, d'un camp vers l'autre, continuaient jusqu'à ce que nos tortionnaires et nous commencions à entendre des explosions distantes, qui ressemblent au feu de l'artillerie. Un après-midi, nous sommes rasés par une escadrille de chasseurs alliés, nous prenant pour des fantassins de la Wermacht. Pendant que les SS se jettent à terre, leur mitrailleuses tirant dans tous les sens, quelqu'un près de moi hurle : "Fuyez !" J'arrache mes sabots de bois et m'élance désespérément vers la forêt. Là, je me cache, avec quelques camarades, pendant des semaines, jusqu'à ma libération par une compagnie de GI américains. Oui, le miracle s'est produit. Je suis libre. Mon calvaire, mon duel acharné avec le destin est terminé. Mais pourtant ce n'est pas encore le happy end. Soudain, je me trouve face à un insupportable moment de vérité. Je prends conscience du fait que je suis irrévocablement seul. Que je suis l'unique survivant d'une grande famille. Que tous les garçons et filles de mon école – littéralement tous – ont également été exterminés, avec le million et demi d'enfants qui ont péri dans l'Holocauste. Tous ces enfants qui n'ont pas vécu, ces écrivains qui n'ont pas écrit, ces musiciens qui n'ont pas joué, ces savants qui n'ont pas inventé, et qui auraient tant enrichi notre monde.

Et moi, que vais-je devenir ? Où vais-je aller ? Ma ville natale, Bialystok, est une ruine, occupée par les Soviétiques. Y a-t-il un lieu sur cette terre où je pourrai me sentir chez moi ? Il n'y avait pas encore d'Israël à cette époque ; et le mandat britannique avait scellé les frontières de la Palestine aux émigrants Juifs. Je m'empare d'une puissante moto que j'ai piquée dans une caserne allemande. Je parcours jour après jour les autoroute de Bavière comme un fou, à une vitesse inouïe, souvent avec une fraulein à l'arrière. Je fais du marché noir, achetant des cigarettes aux soldats américains pour les troquer contre de la nourriture et de l'alcool. Bref, je dérape vers l'autodestruction.

C'est à ce moment-là que ma tante française, Barbara, la sœur de ma mère, et son mari, Léo Sauvage, journaliste et correspondant de guerre – eux-mêmes sauvés par les Justes de Chambon-sur-Lignon – me récupèrent des décombres de l'Allemagne. Ils m'amènent à Paris, où je goûte la vraie liberté pour la première fois. Six mois plus tard, je suis expédié aux antipodes, en Australie, pour oublier et me remettre de l'Europe sanguinaire et fratricide de mes cauchemars. Et là commence ma longue et difficile réhabilitation. Peu à peu, je me tourne vers l'avenir. Je comprends que survivre physiquement ne suffit pas. Qu'il me faut survivre moralement, spirituellement et intellectuellement aussi. Que la destruction pratiquée par le IIIe Reich sur moi et sur mon peuple doit s'arrêter.

C'est avec une détermination sans bornes que je recommence à pomper mon adrénaline. Cette fois, dans une toute autre dimension, mais avec la même énergie du désespoir, comme si ma vie en dépendait à nouveau. Je rattrape rapidement les six années de scolarité perdue. Et par la suite, les universités de Melbourne, de Harvard et de la Sorbonne font le reste. A 25 ans, à peine neuf ans après ma libération, je suis attaché aux Nations unies à New York, puis conseiller juridique au cabinet du directeur général de l'Unesco. C'est la rage de vivre, d'apprendre et de créer qui m'a porté des bas-fonds de la condition humaine vers quelques-uns de ses sommets. La journée internationale établie par les Nations unies pour commémorer la Shoah est un important relais pour la transmission de la mémoire vers l'humanité, qui en a tant besoin. Mais nous devons non seulement pleurer les morts, mais aussi avertir les vivants contre les nouvelles catastrophes qui nous guettent tous.

Aujourd'hui, nous, les derniers survivants de la plus grande catastrophe jamais perpétrée par l'homme contre l'homme, disparaissons les uns après les autres. Bientôt, l'Histoire va se mettre à parler, au mieux, avec la voix impersonnelle des chercheurs et des romanciers. Au pire, avec celle des négationnistes, des falsificateurs et des démagogues qui prétendent que la Shoah est un "mythe". Ce processus a déjà commencé. C'est pourquoi nous avons un devoir viscéral de partager avec nos prochains la mémoire de ce que nous avons vécu et appris dans la chair et dans l'âme. C'est pourquoi nous devons alerter nos enfants, Juifs et non-Juifs, que le fanatisme et la violence qui se répandent dans notre monde à nouveau enflammé, peuvent détruire leur univers comme ils ont jadis détruit le mien.

La fureur du tremblement de terre en Haïti, qui a emporté plus de cent cinquante mille vies, nous apprend combien la nature peut être cruelle avec l'homme. La Shoah, qui a décimé un peuple entier, nous a appris que la nature, même dans ses moments les plus cruels, est bénigne par rapport à l'homme quand il perd sa raison et ses repères moraux. Après les torrents de sang versé, un élan de compassion et de solidarité pour les victimes, toutes les victimes – soient-elles les victimes de catastrophes naturelles, de haine raciale, d'intolérance religieuse ou de violence terroriste – un fragile espoir surgit parfois ici ou là. Il est difficile de cerner le potentiel pour l'avenir de ces sentiments généreux. Entre-temps, divisés et confus, nous hésitons, nous vacillons, comme un somnambule au bord de l'abîme. Mais l'irrévocable ne s'est pas encore produit. Nos chances restent intactes. Prions que l'homme puisse s'en saisir et apprenne à vivre avec son prochain.

Malgré le cynisme pervers qui est propagé par les démons génocidaires, je me permets de dire : oui, il existe un travail qui rend libre. Il est enraciné dans l'éducation, dans la science, dans la culture et surtout dans la fraternité et la paix.

Samuel Pisar est avocat international, auteur de l'ouvrage Le Sang de l'espoir.


00:01 Écrit par dorcas dans Témoignages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : juifs, gaz, ss, shoah, auschwitz, dachau, allemagne |  Facebook |

18/01/2010

Des restes humains retrouvé dans un four.

Des restes humains retrouvé dans un four.

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Des restes humains que l'on na retrouvé dans un four crématoire du camp de concentration de Dachau, après la libération, le 19 avril 1945

23:55 Écrit par dorcas dans Camp Dachau | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dachau, camp, concentration |  Facebook |

A la libération à Dachau

A la Libération à Dachau, des corps empilés prêt à être brûlé :

Avril-début mai 1945

Dachau

23:52 Écrit par dorcas dans Camp Dachau | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dachau |  Facebook |

Le camp de Dachau

Le camp de Dachau

Le camp de Dachau fut mis en service le 31 mars 1933, quelques jours après le vote des pleins pouvoirs à Adolf Hitler par le Reichstaq.

Ce fut le premier camp de concentration important construit en Allemagne, l'un des rares construits avant la mort du président Hindenburq en 1934. Il fut tout d'abord le lieu d'internement des opposants politiques, mais il accueillit également par la suite des juifs de Bavière, des prisonniers de guerre soviétiques et des femmes ainsi que des homosexuels et Tsiganes. Chacun y connut la souffrance, la faim et y côtoya la mort. Dachau comptera plus de 100 kommandos qui, avec le camp central, regrouperont 75 000 détenus. Son existence était connue en dehors des frontières dès 1934. Il était considéré par les nazis comme représentant le prototype des camps au même titre que plus tard, le camp d'Auschwitz. Ce fut le commandant Théodore Eicke qui en développa les plans. Plus tard, Eicke devint d'ailleurs inspecteur en chef de l'ensemble des camps.

De l'extérieur, le camp semblait un banal poste militaire entouré d'un haut mur de briques. Des tours de garde bordaient l'ensemble. À l'entrée, sur le portail noir (cf. image ci-dessous), on peut aujourd'hui encore, lire l'inscription suivante : (de) Arbeit Macht Frei; le travail rend libre. Mais le but ultime de cette opération nazi était la mort. S'y trouvaient en garnison un corps de SS ainsi que des agents de la Gestapo. Les prisonniers étaient entassés dans des baraquements (il y avait 34 baraques), chacune devant contenir 208 prisonniers, mais, du fait du surentassement, au moment de l'arrivée des soldats américains, certains baraquements contenaient 1 600 détenus dont la plupart dans un état cadavérique, ne portant que la peau sur les os. Le camp reçut ainsi plus de 200 000 prisonniers venus de plus de 30 pays. Ils étaient confrontés à l'enfer : travaux forcés dans les pires conditions (froid, chaleur, etc.), sévices sur le corps, manques insaisissables de nourritures, manque d'hygiène, suicides forcés,...

En juin 1944, un premier convoi de plusieurs centaines de Français arriva à Dachau. Le 2 juillet 1944, un convoi partit de Compiègne avec plus de 2 000 détenus : à son arrivée, le 5 juillet, il y avait plusieurs centaines de morts.

Selon les enregistrements répertoriés, plus de 30 000 personnes périrent dans le camp même. En 1945, une épidémie de typhus se déclara, entraînant de nombreux décès, dont celui de René Carmille, le 25 juillet 1945. C'est à cette époque qu'une chambre à gaz fut adjointe, bien qu'il n'ait jamais été prouvé qu'elle fut utilisée. Les malades et les inutiles étaient plutôt transférés au sinistre château de Hartheim, où des milliers furent assassinés au gaz. À l'intérieur du camp, se trouvait une station expérimentale dirigée par le docteur Sigmund Rascher où des médicaments furent expérimentés sur les prisonniers, notamment pour tester leur résistance à la maladie. De plus, de nombreux prisonniers furent transférés vers d'autres camps afin d'éviter la trop forte densité, génératrice de l'extension de l'épidémie.


Camp de Dachau

Camp de Dachau

Les prisonniers vivaient dans des lits superposés et ils se battaient pour avoir les lits supérieurs afin de ne pas recevoir les excréments qui suintaient vers le bas. Ceux qui essayaient de s'échapper et qui étaient repris subissaient un traitement spécial de punition dans un cantonnement tenu par les SS et la gestapo avec pratique de la torture. Ces traitements aboutissaient souvent à la mort. Lors de l'épidémie de typhus, de nombreux corps furent jetés dans les fosses communes.

Les Allemands pénétraient peu dans les lieux et l'état-major restait cantonné à la Kommandatur. La discipline était faite par les kapos qui étaient choisis par les Allemands parmi les plus pervers des prisonniers.

23:47 Écrit par dorcas dans Camp Dachau | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : camp, ss, allemagne, dachau, gestapo, gaz, typhus |  Facebook |