27/05/2015

1 Juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

1 Juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1096

- 

Les volontaires de la première croisade envahissent Trèves (Allemagne). ils massacrent tous les juifs qui ne se laissent pas tenter par le baptême.

1556



- Deux des cinq juifs accusés de profanation d’hostie à Sochaczev (Varsovie) meurent sur le bûcher à Polock. L’un s’étant suicidé en prison, un autre avait réussi à s’évader. Le sort du cinquième demeure inconnu.



1906

- 

78 juifs sont égorgés et 84 grièvement blessés au cours d’un pogrome de Bialystok (Pologne).

1938

- Le chef SS Reinhard Heydrich ordonne à la Kripo d’effectuer des rafles contre les « asociaux » (mendiants, proxénètes, Tziganes, prostituées) et de les interner dans les camps.



1940

- La population juive de Tomaszov Lubelski (Pologne) doit déménager dans le ghetto créé par les nazis.

1941

En ce jour, eut lieu le pogrom contre les Juifs de Bagdad qui a entraîné 200 morts et 2 000 blessés et 900 maisons juives ont été détruites.



1942



- 2 000 juifs de Cracovie sont déportés au camp d’extermination de Belzec.

- En dix-huit mois, près de 900 000 juifs sont assassinés par les SS dans le camp d’extermination de Treblinka (Pologne). 



- 1 000 juifs déportés de Vienne (Autriche) à Minsk (Biélorussie) sont conduits dans des fosses près de la ville et abattus par les SS. 


- Pas de carte de tabac pour les juifs


1943



- 3 006 internés juifs du camp de regroupement de Westerbork (Pays-Bas) sont déportés au camp d’extermination de Sobibor.

- 
Le camp d’extermination de Treblinka commence à fonctionner. Jusqu’en août 1943. 700.000 Juifs y ont trouvé la mort.

- Les Juifs de Hollande et de France doivent porter l’étoile jaune.
Un décret de Vichy soumet les Juifs à la police judiciaire et les livre ainsi à la Gestapo sans aucune protection judiciaire.

31 mai, ce jour-là, n'oubliez pas.

31 mai, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1919



- Lors d’un pogrom auquel se livrent des unités de l’Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura, 700 juifs sont assassinés à Cherkassy sur le Dniepr (Ukraine).

1935

- Les juifs sont exclus de l'armée allemande.


1941

- En Yougoslavie, création du premier camp de concentration à Danica, où sont déportés les Juifs de Zagreb.


1942 



- 1 000 juifs sont déportés de Tyszovce (Pologne) au camp d’extermination de Maïdanek.

- 


Les SS massacrent 600 juifs à Parafianov (Pologne). 

Tous les malades de l’hôpital juif de Przemyslany (Ukraine) sont assassinés par la Gestapo. 



- 600 juifs sont exécutés par les SS à Luszki, district de Vilna (Lituanie).

- Ouverture d'Auschwitz III (Monowitz), Un camp de travail pour les usines IG Farben.


1944 



- 3 500 juifs du ghetto de Nyiregyhaza (Hongrie) sont déportés en trois jours au camp d’extermination d’Auschwitz.

21 mai, ce jour-là, n'oubliez pas.

21 mai, ce jour-là, n'oubliez pas.

1919.

- Les Haidamak (cosaques et paysans ukrainiens) de Simon Petlioura, commandant en chef de l'Armée nationale ukrainienne, se livrent à un pogrom à Orinine (province de Podolie). 16 juifs sont tués, de nombreux autres battus à coups de plat de sabre et plusieurs femmes juives violées.

1921 



- Jaffa et à Tel-Aviv, 34 juifs sont massacrés par les Arabes

1935

- En Allemagne, interdiction aux juifs de s'enrôler dans l'armée

1942 



- 1000 juifs sont déportés du ghetto d'Olkusz (du côté de Cracovie) au camp d'extermination d'Auschwitz.



- 2 000 juifs d'Ozorkov (Pologne) sont déportés au camp d'extermination de Chelmno.

- 

2 200 juifs de la ville de Korzec (Ukraine) sont conduits hors la ville et exécutés. Moshe Krasnostawski, président élu du Conseil juif, se suicide en signe de protestation. Le Conseil juif organise alors un groupe de résistance. Environ 50 juifs parviennent à fuir dans les bois.



- Des jeunes juifs du ghetto de Lida (Biélorussie) se réfugient dans la forêt de Naliboki, où ils se joignent à d'autres groupes de résistants dirigés par Tuvia Bielski. 



- Pendant trois jours, 4 300 juifs de Helm (Pologne) sont déportés au camp d'extermination de Sobibor. Parmi eux se trouvent également 2 000 juifs de Slovaquie transférés provisoirement à Helm. 



1943.

- Les résistants du ghetto de Varsovie envoient leur dernier message.

- A Mochy (Pologne) la Gestapo fusille un juif qui se préparait à sortir du camp pour chercher du ravitaillement.

1944

- 260 juifs de l'île de Crète (Grèce) sont internés à Héraklion par la Gestapo avant d'être conduits à bord d'un bateau que les Allemands vont couler.

10/05/2015

11 mai, ce jour-là, n'oubliez pas.

11 mai, ce jour-là, n'oubliez pas.

1933

- Autodafé, des livres juifs, des Torah, tous les livres Juifs sont brûlé en public.

1942.

- 2 juifs sont pendus par la Gestapo à Bedzin (Silésie).

- 1 000 juifs déportés de Vienne (Autriche) arrivent à Minsk (Biélorussie), où ils sont conduits devant des fosses, qui viennent d'être creusées près de la gare, pour y être fusillés.

1943.

- 1 446 internés juifs du camp de regroupement de Westerbork sont déportés au camp d'extermination de Sobibor.

1944. 

- Durant plusieurs jours, 15 000 juifs de Kassa (Hongrie) et de ses environs sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz.

- Pendant plusieurs jours, 15 000 juifs parqués dans le ghetto de Satoraljaujhely (Hongrie) sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz.

14/04/2015

2 avril,ce jour-là, n'oubliez pas.

2 avril,ce jour-là, n'oubliez pas.

1265.

- Un pogrome éclate à Coblence, sur le Rhin (Allemagne). 20 juifs, dont des enfants, sont massacrés.

1279.

- Les juifs de Rothampton (Angleterre) sont accusés d'avoir crucifié un enfant chrétien, ce qui provoque la mort cruelle de nombreux juifs à Londres, où leurs cadavres restent pendus dans les rues.

1642.

- Au cours d'un autodafé à Lisbonne, 86 personnes sont accusées de faire partie des judaïsants, soit de descendre de juifs baptisés de force plusieurs siècles auparavant et qui pratiqueraient toujours la religion juive en secret. 2 d'entre eux sont brûlés vifs, 4 sont garrottés avant d'être brûlés, 80 autres sont condamnés aux galères.

1940. 

- Jusqu'au 4 avril, 179 juifs sont massacrées par la Gestapo dans une forêt près de Rosseszyca (Pologne).

1942.

- 64 juifs sont assassinés par les SS dans la ville de Feodossiya (Ukraine).

- 1 000 juifs du ghetto de Kolomyya (Ukraine) sont déportés au camp d'extermination de Belzec (Pologne).

1943.

- Liquidation du ghetto de Zloczov (Ukraine). Tous les internés sont fusillés à Jelechowice ou déportés au camp d'extermination de Belzec.

1944.u

- 1 500 juifs d'Athènes sont déportés du camp de Haidon au camp d'extermination d'Auschwitz.

- Les wagons renfermant des juifs espagnols, italiens et portugais sont détachés du convoi pour être déviés vers le camp de concentration de Bergen-Belsen (Allemagne). Les juifs qui survivent au voyage, soit 155 personnes, sont finalement envoyés à Magdeburg où ils seront sauvés par l'armée américaine au moment où les SS s'apprêtaient à les fusiller.

31 mars, ce jour-là, n'oubliez pas.

31 mars, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1283

- Dans la ville de Bad Kreuznach (Allemagne), le juif Ephraim ben Eliezer Ha-Levi meurt rompu sur la roue.

1310

- A Paris, un juif sans doute baptisé de force est brûlé sur le bûcher. Il avait été condamné à mort pour être revenu au judaïsme.

1349

- 4 juifs sont brûlés sur le bûcher dans la petite ville de Mellrichstadt (Allemagne).

1492

- Selon un décret royal promulgué par les monarques espagnols Ferdinand et Isabelle, tous les juifs doivent avoir quitté le territoire espagnol dans les quatre mois. Passé ce délai, prolongé ensuite jusqu'au 3 août, ceux qui seront découverts deviendront passibles de la peine de mort.

1935

- Pour la garde des camps de concentration, des unités spéciales de SS sont formées : ce sont les fameux « Totenkopfverbände » (unités à tête de mort).

- 
Il est interdit aux musiciens juifs professionnels d’exercer leur métier.

1941

- Un ghetto est créé à Kielce (Pologne), destiné à contenir 28 000 juifs. 3 000 internés viennent de Lodz/Litzmannstadt. En raison des mauvaises conditions sanitaires et du surpeuplement, 4 000 juifs meurent dans l’année par suite d’une épidémie de typhus. En même temps, malgré le manque de place, les juifs de la province continuent à être amenés dans le ghetto.

1942

- Un premier transport quitte la petite ville d'Opole Lubelskie (Pologne) à destination du camp d'extermination de Belzec.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, outre les 4 000 juifs de la ville, 2 000 réfugiés d'Autriche et 2 500 juifs de Pulawy vivaient à Opole Lubelskie.

- 6 000 juifs sont déportés en quatre transports du ghetto de Stanislavov (Ukraine) au camp d'extermination de Belzec.

- 

La Gestapo attaque le ghetto de Minsk (Biélorussie) pour y écraser la résistance.

1943

- Un transport de 85 juifs quitte Vienne (Autriche) à destination du camp d'extermination de Treblinka (Pologne).

- Le nombre des déportés juifs Hollandais est de 52.403 depuis le début des déportations. Ils seront 105.000 à la fin de la Guerre. 5.000 seulement reviendront.

- A cette date, 49.906 juifs ont été déportés de France

 

27 mars, ce jour-là, n'oubliez pas.

27 mars, ce jour-là, n'oubliez pas.


1247.

- Une petite chrétienne est trouvée morte à Valréas dans le Dauphiné). Selon la rumeur, les juifs ont tué l'enfant afin d'accomplir un meurtre rituel. 3 juifs de Valréas sont immédiatement arrêtés, torturés et brûlés sur le bûcher. Par la suite, d'autres juifs de la région sont eux aussi arrêtés, torturés puis brûlés.

1605.

- Un autodafé se déroule dans la ville d'Evora (Portugal). Un juif clandestin, qualifié de « judaïsant », est livré au bras séculier par l'Inquisition afin d'être brûlé vif.

1941

- La Roumanie prend des mesures antisémites en ordonnant notamment la séparation des Juifs d’avec le reste de la population.

1942

- Les notables et intellectuels juifs, arrêtés par les nazis le 12 décembre 1941 lors d’une rafle à Paris, sont déportés vers les camps d’extermination de l’Est.

- Un convoi de 1 112 déportés du camp de transit de Compiègne (France) part pour le camp d’extermination d’Auschwitz. Les juifs français étant encore protégés, le convoi comprend surtout des juifs de nationalité étrangère. 19 d’entre eux seulement survivent jusqu’à la libération d’Auschwitz, en 1945.

- Goebbels mentionne dans son journal que les juifs sont déportés à l'Est : « On y fait emploi des procédés assez barbares et qui ne méritent pas d'être décrits de plus près. Peu de Juifs y survivent ».

- Drancy le Bourget : première déportation massive de Juifs Français : 1.148 hommes sont emmenés au camp d'Auschwitz, 19 personnes en reviendront vivantes.

- Mise en service de la chambre à gaz de Mauthausen.

1944

- Avec l’approche de l’Armée Rouge, les allemands entreprennent des actions de liquidation des ghettos de Riga, Vilna et Kovno. Dans cette dernière ville, des centaines d’enfants sont assassinés. certains parents empoisonnent leurs enfants pour leur éviter un tel sort.

- Un convoi de 1 000 hommes et femmes quitte Drancy pour le camp d'extermination d'Auschwitz. A leur arrivée, 480 d'entre eux sont aussitôt envoyés dans les chambres à gaz. Seuls 185 de ces déportés, dont 60 femmes, survivent jusqu'à la libération du camp par les Russes, en 1945.

- Les policiers juifs du ghetto de Riga (Lettonie), commandés par Levine, aident le mieux possible la résistance clandestine du ghetto. La Gestapo découvre leurs activités et convoque les 140 policiers au siège de l'autorité allemande d'occupation. Ils y sont torturés et 40 d'entre eux, les plus élevés dans la hiérarchie, sont fusillés. Les autres sont renvoyés dans le ghetto.

- endant deux jours, 2 000 juifs sont assassinés à Kaunas (Lituanie). Les victimes sont, pour la plupart, des enfants et des vieillards.

02/04/2015

19 mars 
, ce jour-là, n'oubliez pas.

19 mars 
, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1941.

- En une semaine, 4 500 juifs de Lowicz (Pologne) sont déportés vers le ghetto de Varsovie.

1942.

- 400 juifs de Novomoskovsk (Ukraine) sont rassemblés par les nazis et fusillés dans des sablières sur l'autre rive de la Samara.

- En deux jours, 2 500 juifs de Kasimierz (Lublin) sont déportés au camp d'extermination de Belzec.

- Dernier jour contre les juifs de Mielec (Pologne) : en quatre jours, 7 800 juifs ont été soit fusillés, soit déportés vers des camps d'extermination.

1943.

- 1 000 juifs de Wilejka (district de Vilna) sont transférés au ghetto de Vilna ( ituanie).

- Les nazis commencent à liquider le camp de Braslav (Biélorussie). Un groupe de résistants juifs tente de se défendre. Ils se barricadent dans les maisons et résistent le plus longtemps possible, mais tous les membres du groupe et plusieurs autres juifs trouvent la mort au combat.

- 40 juifs de Braslav seulement survivent jusqu'à la fin de la guerre. Ils ont fui la ville pour rejoindre les partisans russes dès les premières mesures antijuives édictées par les nazis.

1944

- Les troupes allemandes occupent Budapest. 184 000 juifs vivent alors dans la capitale hongroise, soit 10 % de l’ensemble de la population de cette ville. Les premières mesures antijuives sont édictées par les occupants. La tragédie de la communauté juive commence.

- La Gestapo commence ses activités en Hongrie, arrêtant des médecins juifs et rançonnant de riches familles juives.

1945

- Le camp de concentration de Flossenbürg (Allemagne) est évacué par train vers le camp de Bergen-Belsen. De nombreux déportés succombent au cours du voyage.

02/03/2015

2 mars, ce jour-là, n'oubliez pas 



2 mars, ce jour-là, n'oubliez pas

 

1704

- Un autodafé se déroule dans la ville de Coimbra (Portugal). Les descendants de juifs baptisés plusieurs siècles auparavant sont accusés de pratiquer le judaïsme en secret. Plusieurs d'entre eux sont condamnés à périr sur le bûcher.

1941

- 25 juifs originaires de Plock sont fusillés par la Gestapo à Imielnoca (Pologne).

1942

- Dans le ghetto de Minsk (Biélorussie). 5 000 juifs sont assassinés. Un groupe de résistants juifs lutte contre les SS et leurs collaborateurs soviétiques.

- 900 juifs du ghetto de Krosnowiece (Pologne) sont déportés au camp d'extermination de Chelmno.

- Gazage de 164 prisonniers de guerre soviétiques au camp de Mauthausen.

1943

- 1 105 internés juifs du camp de regroupement de Westerbork (Pays-Bas) sont déportés au camp d'extermination de Sobibor (Pologne).

- Un train transportant 1 000 hommes et femmes entassés dans des wagons à bestiaux quitte la France. Il y a dans ce convoi des juifs de diverses nationalités, regroupés au camp de Drancy en attendant leur déportation vers le camp d'extermination d'Auschwitz. 881 d'entre eux sont gazés dès leur arrivée. 8 juifs seulement survivront.

1944

- A Birkenau, un représentant de la Croix Rouge rencontre 3 860 détenus, vivant dans des « quartiers de famille ». Le représentant n’est pas autorisé à voir les autres détenus. 5 jours plus tard, ils sont tous gazés.

12/02/2015

12 février, ce jour-là, n'oubliez pas 




12 février, ce jour-là, n'oubliez pas

 

1940

- Première déportation de juifs d’Allemagne. 

Au lieu-dit Waski Las (un bois en Pologne), 500 personnes environ sont fusillées par la la Gestapo, les SS et des civils allemands. De nombreux juifs se trouvent parmi les victimes.

1941

- 

A Amsterdam, les nazis édifient un ghetto dans le quartier juif. 

A Amsterdam, sur l’ordre des Allemands, création d’un Conseil juif. Il a le droit de publier un journal, qui doit reproduire tous les avertissements et les règlements édictés par les nazis.

1942

- 3 000 juifs de Braïlov, petite ville d’Ukraine, sont assassinés par les nazis.

- Un navire, « Le Struma », part de Roumanie pour la Palestine avec à son bord 769 émigrants. Le « Struma » est coulé par une mine le 12 février 1942. Un seul survivant.

1943

- 

Les nazis tuent 40 juifs à Tluste (Ukraine).

09/02/2015

9 février, ce jour là, n'oubliez pas.

9 février, ce jour là, n'oubliez pas.

1919

- La ville de Belaya-Tserkov’ (Kiev) est touchée par un pogrome déclenché par des unités de l’Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura. Beaucoup de juifs sont massacrés, d’autres blessés, de nombreuses femmes et jeunes filles juives sont violées.

1941

- A Amsterdam, des nazis, aidés par des soldats allemands, s’en prennent à des juifs qui refusent de se plier à la législation antisémite. Plusieurs jeunes gens résistent. 19 juifs sont arrêts et déportés, pour la plupart au camp de Mauthausen (Autriche) et au camp d’extermination d’Auschwitz, où ils succombent.

1942

- 150 juifs non-citoyens néerlandais et 30 enfants juifs de nationalité allemande sont transférés d’Utrecht (Pays-Bas) au camp de regroupement de Westerbork.

1943

- 1 000 juifs sont déportés du camp de regroupement de Drancy au camp d’extermination d’Auschwitz. 816 d’entre eux sont gazés dès leur arrivée. 28 seulement, dont 7 femmes, survivent jusqu’à la libération d’Auschwitz en 1945.

- 1 184 internés juifs sont déportés du camp de regroupement de Westerbork (Pays-Bas) au camp d’extermination d’Auschwitz.

- Le comité local de l'Union générale des israélites de France (U.G.I.F.) est liquidé sur l'ordre de Klaus Barbie, chef de la Gestapo de Lyon. 86 juifs sont arrêtés et aussitôt déportés à Auschwitz.

- 950 Juifs sont déportés de Berlin, capitale du Reich, au camp d'extermination d'Auschwitz.

05/02/2015

5 février, ce jour-là, n'oubliez pas.

5 février, ce jour-là, n'oubliez pas.


1840

- L ‘affaire de Damas est un cas récent d’accusation de meurtre rituel, aboutissant à l’arrestation de 7 juifs à Damas (Syrie). Après que l’un des frères et son domestique eurent disparu les capucins accusent les juifs de les avoir tués dans le but d’utiliser leur sang pour célébrer la Pâque.
Au cours de l’enquête qui suit, 2 des juifs accusés à tort meurent sous la torture. Après l’intervention de plusieurs personnalités juives d’Europe dont Moses Montepore et Adolphe Crémieux, les juifs survivants sont relâchés mais ils ne seront jamais lavés du soupçon qui pesait sur eux.

1934.

En Allemagne, les étudiants en médecines Juifs ne peuvent plus présenter d'examens.

1942

- 2 000 juifs de Suchovola (Pologne) sont déportés au ghetto de Grodno.

1943

- Les nazis assassinent 200 juifs dans le ghetto de Chodorov (Galicie orientale, R.S.S. d’Ukraine).

- L’armée allemande a créé un ghetto à Bialystok (Pologne) le 1er août 1941. Du 5 février 1943  jusqu’au 12 février. 10 000 juifs environ sont arrêtés et déportés aux camps d’extermination d’Auschwitz et de Treblinka alors que près d’un millier sont assassinés sur place.

- Zvi Wider, membre du Conseil juif de Bialystok, se suicide en apprenant que les autres membres du Conseil ont fourni à la Gestapo une liste de personnes à déporter.

14/01/2015

14 janvier, ce jour-là, n'oubliez pas.

14 janvier, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1940.

- Sur 800 Juifs polonais faits prisonniers, 100 sont abattus en chemin vers la prison, 450 sont fusillés le lendemain, les autres le jour suivant

1942.

- A Szczakowa (Pologne), un juif est pendu en guise de représailles par la Gestapo.

- 1 000 juifs d'Izbica Kujawska (Pologne) sont déportés au camp d'extermination de Chelmno, où ils sont assassinés.

1943.

- Pendant plusieurs jours, une partie des 8 000 juifs du ghetto de Lomza (Pologne) est déportée au camp d'extermination d'Auschwitz. Les autres sont assassinés près de la ville, dans la forêt de Galczyn.

1945.

- 150 malades et membres du personnel de l'hôpital orthodoxe juif de Varosmajor (Hongrie) sont massacrés par des bandes de l'extrême droite.

23/12/2014

23 décembre, ce jour-là, n'oubliez pas

.

23 décembre, ce jour-là, n'oubliez pas

 

1736

- La dernière victime de l'Inquisition au Pérou, condamnée pour avoir " judaïsé ", est Ana de Castro, fut brûlé sur le bûcher par dénonciation.

1942

- 150 artisans, les derniers juifs de Pinsk (Biélorussie), sont conduits au cimetière juif, où ils sont fusillés et enterrés.

1943

- Les juifs d'un groupe chargé de brûler des cadavres sous la surveillance de la Gestapo, dans le " fort n° 9 " de Kovno (Lituanie), attaquent leurs gardiens et parviennent à fuir. La résistance juive les envoie dans la forêt de Rudnicka, d'où ils opèrent contre les Allemands.

22/06/2014

22 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

22 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

 



1639 



- Un autodafé a lieu à Valladolid (Espagne). L’Inquisition condamne 28 personnes au bûcher, dont dix accusées de « judaïser ». 



1911 



- Accusé du meurtre rituel d’un garçon de douze ans, le juif Mendel Beilis est arrêté à Kiev (Ukraine), ce qui provoque des excès antijuifs. Après avoir passé deux ans en prison, Mendel Beilis sera acquitté le 28 octobre 1913, défendu par les plus célèbres avocats de Moscou.



1941 



- 300 juifs sont fusillés quand l’armée allemande occupe le village de Beresteczko (Ukraine). Les juifs sont installés à Beresteczko depuis 1523.

- Les fascistes ukrainiens se livrent à un pogrom au cours duquel de nombreux juifs sont tués à Kaunas (Lituanie). 

- Himmler ordonne à Rudolf Höss de mettre au point des installations pour l’extermination massive des juifs à auschwitz.

- Les troupes allemandes envahissent les territoires de l’URSS, les groupes d’engagement éxécutent les Juifs par dizaines de milliers.

- Entre le 22 juin et le 16 juillet 1941, 59.260 Juifs ont déjà été liquidés en URSS.

1942



- Les SS et des collaborateurs baltes tuent 1 600 juifs à Grodek (Biélorussie).


- 2 000 juifs de Smolensk (Biélorussie) sont assassinés par les SS quand ils quittent le ghetto de Sadki sur des camions à gaz en direction de Mogalenchtchina.



- 1 000 hommes, femmes et enfants sont déportés dans un convoi qui part du camp de regroupement de Drancy au camp d’extermination d’Auschwitz. 29 juifs seulelment survivront lors de la libération par l’armée soviétique, en 1945.

- Les femmes et les enfants seront majoritaires dans les trains de la mort. Ils sont environ 76 000 à être partis, 62 000 adultes et 11 000 enfants ne sont pas revenus

- Eichmann informe Rademacher que des accords avaient été passés avec les chemins de fer pour déporter à Auschwitz 100.000 juifs venant des Pays Bas, France et Belgique. 40.000 juifs hollandais sont concernés.



1943 



- 80 juifs sont fusillés par la Gestapo durant deux jours à Bedzin (Pologne).

1944

- Gazage de Polonais et de Biélorusses au camp de concentration de Stutthof.

1944.

- 700 juifs de Borislav (Ukraine) sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz, où les SS les tuent dès leur arrivée.

05/06/2014

5 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.

5 juin, ce jour-là, n'oubliez pas.



1670



- Le ghetto de Vienne (Autriche) compte 4 000 habitants. Il s’est repeuplé après la tragédie du 12 mars 1421. Mais le 5 juin est la date limite fixée pour leur expulsion s’ils n’acceptent pas le baptême. Cette limite sera prolongé jusqu’au 25 juillet.

1919

- 27 juifs sont massacrés à Felchtin lors d’un pogrom auquel se livrent des unités de l’Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura.

1940.

- Un juif figure parmi les Polonais tués lors d'une Action de la Gestapo à Ciezkovice (district de Chrzanów).


1942 


- 1 000 hommes, femmes et enfants de nationalité étrangère sont déportés par les nazis du camp de Compiègne au camp d’extermination d’Auschwitz. 32 juifs seulement ont survécu.

- 

Entre 3 et 4 heures du matin, la police roumaine de Czernovitz (Ukraine) déporte en Transnistrie, dans des wagons à bestiaux, environ 70 malades de l’hôpital juif.

- 1 000 juifs sont déportés de Vienne (Autriche) à Izbica (Pologne).

- 

Les nazis incendient la synagogue de Ceské Budejovice (Tchécoslovaquie). 




- En France, départ d'un 2e convoi de 1.000 Juifs du camp de Compiègne pour Auschwitz.

1943 



- Le ghetto de Brody (Ukraine) est liquidé en trois jours. Près de 10 000 juifs sont déportés au camp d’extermination de Belzec.

- Les SS et la police ukrainienne massacrent 700 juifs à Borszczov (Ukraine). 





- 1 266 enfants juifs de moins de seize ans, internés au camp de regroupement de Westerbork, sont déportés au camp d’extermination de Sobibor et gazés dès leur arrivée.



- 150 travailleurs juifs sont assassinés par les SS après la liquidation de leur camp situé dans l’usine Ruzki à Minsk Mazowiecki (Pologne).

- Speer et Goebbels organisent ensemble une manifestation devant les « travailleurs de l’Armement » au Palais de Sports de Berlin. L’événement est retransmis par la radio. Goebbels y prône l’élimination des Juifs. 


- 1.250 enfants de moins de 16 ans sont déportés des Pays Bas vers Sobibor et gazés.

1944.

- Les juifs de Szekesfehervar (Hongrie) et de sa région sont regroupés dans des camps et des baraquements.

01/04/2010

La femme de l'officier nazi

La femme de l’officier nazi

51FZQNA4MML._SL500_AA300_

Chronique vraie de la vie quotidienne dans l’Autriche nazie, récit intime du combat d’une femme contre la mort programmée, méditation bouleversante sur les tragiques déchirements de l’identité, Voici un chapitre, aussi inédit qu’indispensable, de l’histoire de la Shoah.

1938. vienne ouvre les bras à Hitler et sombre très vite dans la terreur antisémite. Arrestation par la Gestapo, confinement dans le ghetto, étoile jaune sur le manteau, envoi dans un camp de travail : la jeune Edith Hahn devra traverser seule toutes ces épreuves. Alors que sa mère est déportée et que son fiancé l’a abandonnée, elle choisit de fuir et  de gagner Munich sous une fausse identité. Là, elle rencontrera Werner Vetter, un nazi qui amoureux d’elle, l’épousera malgré l’aveu de sa condition juive.

Du filet tentaculaire des S.S. à la réalité vécue de la clandestinité, de la délation ordinaire à l’aide des anonymes, de son impossible union à la naissance de sa fille dans un hôpital du Reich en 1944, Edith Hahn raconte, sans concession mais avec une extrême sensibilité, l’enfer de la guerre, la banalité du mal et le terrible dilemme de la survie.

Un livre de femme. Un témoignage hors du commun. Un appel à la conscience.

Née à Vienne en 1914, divorcée de Werner Vetter en 1947, edith Hahn  Beer vit aujourd’hui en Israël. C’est à la demande de sa fille, Angela, qu’elle a écrit son autobiographie en compagnie de l’écrivain Susan Dworkin.

Auteur Edith Hahn Beer avec Susan Dworkin édition : JC Lattès.

 

28/03/2010

Ils ne se sont plus vus depuis 1944

Ils ne se sont plus vus depuis 1944

 

Ces retrouvailles inattendues, ce sont celles de Paul Sobol et Yvette Devroy. Ils ne se sont plus vus depuis 1944. Paul Sobol a été déporté à Auschwitz, Yvette Devroy, elle, était la petite fille d'un couple qui avait choisi de cacher au péril de leur vie une famille juive en clandestinité.

Mercredi, ils se sont retrouvés grâce à Rebecca, la petite-fille d'Yvette, qui a rencontré Paul Sobol à l'athénée de Pont-à-Celles dans le Hainaut. Paul Sobol était venu raconter sa déportation.  Une histoire d'un bien heureux hasard.

Paul frappe à la porte, à Boitsfort, et Yvette ouvre. Les larmes sont contenues. On se sert la main, pudiquement. Plus de 60 ans sans se voir. Les souvenirs dans les limbes de l'enfance. Ils se sont quittés en courtes culottes et rubans dans les cheveux. Paul avait déjà 16 ans mais il se souvient de la petite Yvette qui jouait avec son frère David dans la maison de la Rue Van Volxem à Ixelles.

L'homme a connu l'horreur de Birkenau et Auschwitz. Il a aujourd'hui 87 ans. Il a été raflé en pleine nuit dans un appartement secret. A l'étage en-dessous, Yvette avait 8 ans à peine et les enfants Sobol un peu plus. C'était en 1944.

Paul et sa famille, dénoncés, sont emmenés en pleine nuit, la Gestapo sentant la chaleur dans les lits pour être certaine du nombre de personnes à emmener. La famille, ils sont cinq, partira par le dernier train de Malines à Auschwitz. Seuls Paul et Bella reviendront. Des photos jaunies de sa famille exterminée, Paul en a retrouvé, il les a avec lui.

Un souvenir fuse : "votre maman s'occupait tellement gentiment de ma grand-mère, elle était si dévouée... ", dit Yvette. Paul parle de la clandestinité, d'un destin brisé par une guerre qu'il n'a pas voulue.

Il y a deux semaines, il est allé à l'athénée de Pont-à-Celles témoigner devant 160 élèves. Et, sans le savoir, il raconte sa vie d'errance et de résistance à Rebecca, la petite-fille d'Yvette. Rebecca ne sait pas que l'histoire qui l'a fait pleurer est aussi un peu la sienne, celle d'une famille ordinaire qui un jour sans sourciller a pris le risque d'un geste d'humanité qui menaçait leur vie, un acte de résistance qui jamais n'a été publiquement divulgué.

Mercredi, Rebecca, Paul et Yvette se sont retrouvés.

La version de Rebecca

Rebecca a 18 ans et est en rhétorique. Elle rencontre Paul Sobol, rescapé d'Auschwitz, lors d'une conférence. Il était venu à l'athénée témoigner de sa vie. Il précise : j'ai été caché par une famille pendant deux ans, les miens occupaient sous une fausse identité un petit appartement à Ixelles. "Il nous a demandé de fermer les yeux pour qu'on puisse vraiment s'imaginer comme si on était à sa place."

Rebecca rentre chez sa grand-mère, raconte et Yvette lui dit "c'est chez nous, c'est dans notre maison qu'il était caché"... "Elle a trouvé ça fou. Elle avait les larmes aux yeux quand même, parce qu'elle se disait que le monde est vraiment petit."

Paul Sobol n'en sait rien. Il ne sait pas qu'il a touché au cœur la petite-fille d'Yvette qu'il n'a pas revue depuis 1944, quand il vivait là avec ses frères et sœurs juste avant d'être dénoncé et emmené par le dernier train qui partait pour Auschwitz. "Dans ma famille on en parle beaucoup, puisque ma grand-mère l'a quand même vécu, donc ce n'est pas un petit sujet." Mercredi, ils se sont retrouvés sobrement dans le petit appartement d'Yvette, 75 ans, à Boitsfort.

Paul a dix ans de plus mais leurs souvenirs sont intacts. "Quand je vois comment ma grand-mère est, ça ne m'étonne pas trop, parce qu'elle est quand même assez juste dans ce qu'elle fait et elle sait ce qui est bien et ce qui n'est pas bien."

Rebecca a été l'intermédiaire involontaire entre le passé de sa famille et le destin de Paul Sobol. C'est en fait l'histoire d'une famille toute simple qui n'a jamais raconté son acte héroïque d'avoir caché pendant deux ans une famille juive au péril de leur vie. "La résistance dans sa plus pure manifestation", conclut Paul Sobol

M.S. avec Françoise Baré

Crédit photo : rtbf 23- 3 2010

http://www.rtbf.be/info/societe/guerre-mondiale/ils-se-re...

 

23:40 Écrit par dorcas dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gestapo, auschwitz |  Facebook |

12/03/2010

Combat pour la liberté


 ANDREE GEULEN-HERSCOVICI                                                 

Témoignage d’Andrée Geulen-Herscovici dans LA BOITE A IMAGES asbl (www.laboiteaimages.be) : « 1940-1945 : Un combat pour la liberté »

Je suis née le 6 septembre 1921 à Bruxelles.
En juillet 1942, j’ai commencé à faire des intérims dans l’enseignement, où j’ai été confrontée pour la première fois au problème des enfants juifs. Je voyais arriver dans ma classe des enfants avec une étoile jaune, et puis ils ne venaient plus à l’école parce qu’ils avaient été arrêtés dans la nuit avec leurs parents.

C’est à ce moment là que j’ai rencontré le réseau de résistance qui s’occupait de cacher ces enfants, et j’en ai fait partie jusqu’à la libération. Il s’agissait du « Comité de Défense des Juifs », section enfance. Je cachais des enfants dans des abris « sûrs ».
La révolte devant l’impensable m’a poussé à agir. Qui peut rester insensible à ça. On me communiquait des adresses de personnes juives, où je me rendais pour prévenir la famille que j’emmènerais l’enfant 48 heures plus tard. A la campagne, dans un couvent, dans des familles privées ou dans des institutions nées de la guerre (le Secours d’Hiver, l’Aide Paysanne aux Enfants, etc.).
La période était difficile. Nous avions faim et froid.
Mais sauver des enfants est une belle cause.

Un jour je suis allée chercher un bébé de 20 mois environ. Au moment où je suis sortie avec le bébé, la Gestapo est arrivée. Les rafles étaient effectuées dans les quartiers juifs. Ils barraient toutes les rues transversales avec des camions pour empêcher les gens de s’échapper.
Je suis arrivée dans une de ces rues avec la poussette, et pendant ce temps, ils faisaient descendre toutes les familles.
D’autres fois, nous allions aussi chercher des bébés qui avaient 6, 7 jours à la maternité. Des médecins « amis » nous signalaient les enfants à cacher tandis qu’ils s’occupaient des mères désemparées.

Nous avons appris l’existence des chambres à gaz suite au voyage de Victor Martin, un jeune universitaire, chargé par le « Front de l’Indépendance » de faire une enquête en Allemagne pour voir ce que devenaient les prisonniers que l’on envoyait là-bas. Le responsable du « Comité de Défense des Juifs » lui a demandé de voir ce que les déportés devenaient.
Martin est rentré d’Allemagne en disant : « on brûle les gens. » Il avait pris contact avec des gens autour du camp, des ouvriers qui lui ont parlé des cheminées.

Après la guerre j’ai continué à avoir énormément de contacts avec ces enfants, d’autant plus quand les parents avaient survécu. Parce que les parents avaient le souvenir de ce que j’avais fait, ils n’ont jamais oublié.
C’est un grand privilège pour moi d’avoir pu continuer à les aider en les guidant dans leurs études par exemple.

Un beau jour, quelqu’un m’a écrit de San Francisco pour me demander où il avait été caché pendant la guerre. Je lui ai répondu, et il est venu quelques jours après en Belgique. Nous sommes allés ensemble jusqu’au couvent où il était caché, à Louvain. Pour lui c’était terrible, il en pleurait car il se souvenait des caves où il se cachait pendant les alertes, du petit coin où il cultivait des légumes, de la chapelle.
Par la suite je suis allée le voir à San Francisco. Ces deux fils étaient présents. Nous avons fait un film ensemble. Il pleurait à chaudes larmes. Ses fils m’ont dit qu’il n’avait jamais rien raconté avant.

J’ai gardé de cette période la haine de tous les racismes, pas seulement de l’antisémitisme, qui peuvent mener jusqu’à l’extermination.
Je suis pessimiste au vu de l’actualité de ces dernières années. J’ai l’impression que l’homme n’a pas appris grand-chose. Il suffit de quelques incidents dans la rue pour que naissent des nouveaux sentiments de rejet. Mais il faut pouvoir résonner tout ça.
A mon sens, tant qu’il y aura dans ce monde des gens qui « crèvent de faim » et de l’autre qui « crèvent de trop de richesses », il y aura un appel de ces pays pauvres vers ces pays riches.
Si on établit un meilleur équilibre des richesses, on évitera d’abord les déplacements de population. Il faut faire un effort pour se mettre à la place des gens.
Nous vivons ici dans un pays de cocagne. J’admire les jeunes qui se battent pour une meilleure répartition des richesses. C’est ce combat-là qu’il faut mener aujourd’hui.

source: http://www.maisondesjustes.com/histoire_b.html

La Reine Elisabeth de Belgique (1876-1965)

LA REINE ELISABETH DE BELGIQUE (1876-1965)

 

En juillet 1942, la Gestapo opéra les premières rafles dans les quartiers habités par les Juifs à Bruxelles et à Anvers et les emprisonna à Malines en vue d’une déportation vers l’Est. En août 1942, Sa Majesté la Reine Elisabeth reçut en audience l’Association des Juifs belges, Sa Majesté leur assura qu’elle ferait tout ce qui était en son pouvoir pour arrêter les rafles et pour protéger les Juifs belges de la déportation. Le 24 septembre 1942, à Bruxelles, le cardinal Van Roey, chef de l’Eglise catholique en Belgique, et la Reine Elisabeth intercédèrent auprès des autorités d’occupation allemande après l’arrestation de six membres importants de la communauté juive. Grâce à leur intervention, cinq d’entre eux furent relâchés. Le sixième, secrétaire de la communauté juive belge, n’était pas un citoyen belge mais hongrois, et même l’intervention des autorités belges ne put le sauver. Il fut déporté à Auschwitz.

Le château de la Reine Elisabeth à Jamoigne était un orphelinat pour les enfants de soldats belges, dirigé par Marie Taquet, femme d’un officier de l’armée de terre. En 1943, elle y accueillit 80 enfants juifs. Tous leurs noms furent modifiés pour avoir une consonance chrétienne et ils furent dispersés parmi les autres enfants sans que ceux-ci sachent qu’ils étaient juifs. Ils furent tous sauvés.

 

http://www.maisondesjustes.com/histoire_b.html

10/03/2010

Au revoir les enfants

Au revoir les enfants

Le film "Au revoir les enfants" de Louis Malle, sorti en 1987 et a reçu 7 César en 1988

Le film se déroule durant l'hiver 1944, dans une France occupée.
Julien qui a 12 ans, fils d'une famille bourgeoise, est pensionnaire au petit collège Saint Jean de la Croix, tenu par les pères carmes.
Il retrouve le chemin de l'école sans joie après les vacances de Noël, pour le second trimestre.
Une rentrée presque comme les autres jusqu'à ce que le père Jean vienne présenter trois nouveaux élèves.
L'un d'entre eux, le jeune Jean Bonnet, est le voisin de dortoir de Julien.
Julien est intrigué par Jean, garçon fier et mystérieux, un temps rejeté par l'ensemble de la classe. Après s'être observés mutuellement, ils s'apprivoisent au jour le jour et un lien se crée entre eux. Julien finit par comprendre le secret de  Jean.
son nom n'est pas Bonnet mais Kippelstein, il est juif.
Un froid matin de janvier, suite à une dénonciation, la Gestapo fait irruption dans le collège.
Le père Jean, résistant clandestin, et les trois enfants juifs sont emmenés.
Julien ne devait plus jamais les revoir. Les enfants furent déportés à Auschwitz et le Père Jean à Mauthausen.


09/03/2010

Les arrestations

Les arrestations

 

nuit_carte

Voici la carte des démolitions et incendies de synagogues, chaque point représente un acte de violence.

 La Nuit de Cristal est aussi la première vague d'arrestations. 20.000 à 30.000 Juifs sont arrêtés et déportés dans les camps de concentration existants (Dachau, Sachsenhausen...). 91 personnes trouvent la mort au cours de la nuit de violences.
En Autriche, la Nuit de Cristal est particulièrement violente. 6500 Juifs sont arrêtés par la Gestapo et 3000 déportés à Dachau.

23:30 Écrit par dorcas dans Nuit de christal | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : synagogue, juifs, camps, dachau, gestapo |  Facebook |

04/02/2010

De terre et de larmes

De de terre et de larmes.

img123

1940-1945.

L'histoire tragique vécue par une famille juive déchirée entre la Belgique, la france et l'Italie, à l'époque où le Nazisme et la gestapo sévissaient et où, au risque de leurs propres enfants, de braves gens cachaient, malgré tous les dangers, de jeunes enfants juifs.

( Il n'est pas d'aujourd'hui mais si vous pouvez vous le procurer, acheté le car il en vaut la peine. Je l'ai trouvé en deuxième main )

On peut faire plusieurs lectures de ce livre.
Les uns suivront, fascinés, l'histoire palpitante d'une famille.
d'autres retiendront surtout l'histoire de cette terrible seconde guerre mondial en occident.
d'autres encore s'intéresseront particulièrement aux aspects culturel et psychologique de l'antisémitisme et sa conséquence, la shoah, auquel les populations des divers pays réagissent différemment.
Avec l'auteur, nous pénétrons dans des réseaux de résistances et déterrons des révélations surprenantes.
et puis, il y a l'incroyable vision du tout petit enfant qui n'a rien oublié.
En fait, tous ces aspects de l'oeuvre s'intègrent parfaitement et nous donnent des images saisissantes d'une période les plus sombres de l'humanité.

Message de ferveur et d'espérance, cette histoire de gens simples est un cri d'alarme contre l'indifférence et l'égoïsme des nations qui affichent de grands sentiments mais s'en tiennent toujours à leurs petits principes.

De A.S.Scheinowitz,
Editions Foxmaster

21:02 Écrit par dorcas dans Livres sur la Shoah | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gestapo, shoah |  Facebook |

03/02/2010

On se retrouvera

On se retrouvera

On se retrouvera

Trois mois de détention dans les geôles des Fresnes, trois jours de convoi de Drancy à Auschwitz dans le même wagon à bestiaux, trois secondes pour s’éteindre et se promettre : « On se retrouvera … » Jacques et Madeleine Goldstein n’ont pas

vingt-cinq ans, le 1er mai 1944, lorsqu’ils sont séparés sur la rampe de Birkenau. « Tu vois ces flammes ? T’as plus de mari », lance une prisonnière à Madeleine. Un tel accueil ne lui laisse guère d’espoir. Piégés par la Gestapo pour faits de résistance, les Goldstein sont coupables, aux yeux de l’Allemagne nazie, d’un délit plus inexpiable encore : celui d’êtres nés juifs. S’ils doivent un jour se retrouver, ce sera dans l’autre monde. Mais parce qu’ils s’aiment, et parce qu’une petite fille de quatre ans les attend à Lyon, cachée par une nourrice, Jacques et Madeleine vont tenir. Au nom de tous les autres, ils s’extrairont de la machine de mort et d’humiliation. Pour se retrouver, après douze mois en enfer. Broyés, mais vivants.

de Madeleine Goldstein avec serge Filippini

21:25 Écrit par dorcas dans Livres sur la Shoah | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : wagon, gestapo, juifs, auschwitz |  Facebook |

02/02/2010

L'enfant du 20è convoi

L'enfant du 20è convoi

 

Présentation de l'éditeur
51BRMC4H9RL._SL500_AA240_

L'histoire de Simon Gronowski aurait du être celle d'un enfant ordinaire dans une famille ordinaire. Mais il est juif. Le 17 mars 1943, Simon, sa mère et sa sœur sont arrêtés par la Gestapo. Le 19 avril, déporté dans le 20e convoi, il parvient - encouragé par sa mère - à sauter du train et s'échappe par miracle. Il a onze ans et demi. Sa mère et sa sœur disparaissent dans l'enfer d'Auschwitz. En juillet 1945, malade et brisé de chagrin, son père meurt à Bruxelles. Simon se retrouve seul au monde. Il n'a que 13 ans. Simon décide alors de tourner le dos au passé et de vivre pour le présent et l'avenir. En 2002, soixante ans après le drame de son enfance, il rompt
le silence en publiant son histoire. L'année 2005 voit naître cette édition revue et corrigée ainsi qu'un album illustré rendant le message d'espoir du petit Simon accessible aux enfants.

Par Simon Gronowski
Edition : Luc pire

 

23:23 Écrit par dorcas dans Livres sur la Shoah | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : juifs, gestapo, auschwitz |  Facebook |

29/01/2010

Ne les laissez pas nous mener comme des moutons vers l'abattoir!

Ne les laissez pas nous mener comme des moutons vers l'abattoir !

vilna_ghetto

Suite aux échos du massacre des Juifs à Ponary et au témoignage d’une jeune fille rescapée de ce bain de sang Abba  Kovner, léarder du mouvement Hashomer Hatzair et du mouvement de résistance du Ghetto de Vilna, arriva à la conclusion que derrière cette poursuite effrénée des juifs se tramait un meurtre systématique.

En 1941, lors d’un regroupement des jeunes sionistes du ghetto de Vilna, Kovner lu publiquement ce qu’il avait inscrit sur une feuille de papier : «  Hitler planifie d’annihiler de façon radicale le judaïsme européen… Ne nous laissons pas nous mener comme des moutons à l’abattoir ! ».

En été 1943, lors de la liquidation du ghetto, Kovner dirigea un groupe de résistants vers les forêts de Rudniki. C’est en tant que commandant de « Avenger », une unité partisane juive, qu’il poursuivit sa lutte contre les Allemands.


vilna1

Jeunesse Juive, ne vous laissez pas induire en erreur. Sur les 80.000 Juifs de la Jérusalem de Lituanie     (Vilna), seuls 20.000 sont encore en vie. Sous nos yeux, ils nous enlèvent nos parents, nos frères et nos sœurs.

Où sont passé les centaines d’hommes enlevés par les ravisseurs Lithuaniens ?

Où sont nos femmes et nos enfants arrachés à nous lors de la nuit terrifiantes de la «  provocation » ?

Où sont les Juifs enlevés le jour du grand pardon ?

Où sont nos frères du second ghetto ?

Aucun d’entre eux n’est revenu. Toutes les routes de la gestapo mènent à Ponary. Et Ponary c’est la mort !

Vous qui hésitez ! Abandonnez vos illusions. Vos enfants, vos mari et vos femmes ne sont plus en vie.Ponary n’est pas un camp – Ils y furent tous fusillés.

Hitler projette d’anéantir le Judaïsme européen. Les juifs de Lituanie sont placés en première ligne. Ne les laissons pas nous mener comme des moutons à l’abattoir !

Il est vrai que nous sommes faibles et sans défense mais la résistance demeure l’unique réponse face à l’ennemi… Résistez ! Jusqu’au dernier souffle.

Abba Kovner, Ghetto de Vilna, le 1er janvier 1942

 

24/01/2010

Le camp de Treblinka

Le camp de Treblinka

 

camp de treblika maquette

 

La superficie du camp était divisée en rectangles impeccables ; les baraquements étaient rigoureusement alignés; de petits bouleaux bordaient les allées couvertes de sable.  Des bassins bétonnés avaient été construits pour les oies et les canards,, et d'autres pour  lessive.  Il y avait aussi, pour le personnel allemand, un four à pain, un salon de coiffure, un garage, un distributeur d'essence, des dépôts. 

Le camp ressemblait beaucoup - avec ses jardinets, ses pompes à eau, ses routes, bétonnées - au camp de Majdanek, près de Lublin, et à des dizaines d'autres camps de travail établis, dans l'est de la Pologne, où la Gestapo et les S.S. se croyaient installés pour longtemps.  Dans l'organisation de tous ces camps se manifestent des traits bien allemands : la ponctualité,, le calcul mesquin, l'amour de l'ordre poussé jusqu'à la manie, le culte de l'horaire.

22:22 Écrit par dorcas dans Camp Treblinka | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : camp, pologne, gestapo, ss |  Facebook |

23/01/2010

Les enfants de Ravensbruck.

Les enfants de Ravensbruck.


enfants de Ravensbruck

Je vis tout près de moi un jeune garçon qui nous regardait avec de grands yeux brillants et un joli sourire… Ce jeune garçon m’attira dès que je le vis, il me rappelait par l’âge et la silhouette mon fils que j’avais pu, avant mon arrestation, mettre à l’abri de la Gestapo. Je bavarde avec lui et lui demande ce qu’il fait ici, où sont ces parents. Il me répond tristement qu’il est seul, que ces parents sont partis en transport. Je vis à l’étoile qui était accroché à ses vêtements qu’il était juif. Je compris pourquoi cet enfant se trouvait dans ce camp maudit. Je compris aussi où étaient partis ses parents. Transport voulait dire néant, chambre à gaz ou four crématoire. Les larmes me vinrent aux yeux en pensant que jamais ce pauvre petit ne reverrait ses parents. Nous avons parlé ensemble de la France. Il me dit qu’il habitait Paris, près de la gare de l’est pendant plusieurs jours, je revis mon fils adoptif ; chaque fois que nous le pouvions, nous passions quelques instant ensemble, même nous avons fait quelques « repas » : une rondelle de saucisson et un peu de margarine prise sur notre pauvre ration. J’avais un peu honte de ne pouvoir lui offrir davantage.

Cela dura une quinzaine de jours. Peut-être plus. Le temps au camp était tellement long qu’il est difficile de se rappeler. Les semaines paraissent aussi longues que des mois ; semaine et dimanche, tout se ressemblait. Puis, je ne vis plus mon petit ami. Le premier jour, je ne fus pas trop inquiet car je pensais qu’il avait pu être empêché de sortir ; après quelques jours, je me renseignais pour savoir ce qui se passait.Et Georgette découvre avec horreur que le block des enfants a été « liquidé ».

Extrait du livre "Les médecins de l'impossible" de Christian Bernadac

21:27 Écrit par dorcas dans Camp Ravensbruck | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gestapo, juif, crematoire |  Facebook |

18/01/2010

Le camp de Dachau

Le camp de Dachau

Le camp de Dachau fut mis en service le 31 mars 1933, quelques jours après le vote des pleins pouvoirs à Adolf Hitler par le Reichstaq.

Ce fut le premier camp de concentration important construit en Allemagne, l'un des rares construits avant la mort du président Hindenburq en 1934. Il fut tout d'abord le lieu d'internement des opposants politiques, mais il accueillit également par la suite des juifs de Bavière, des prisonniers de guerre soviétiques et des femmes ainsi que des homosexuels et Tsiganes. Chacun y connut la souffrance, la faim et y côtoya la mort. Dachau comptera plus de 100 kommandos qui, avec le camp central, regrouperont 75 000 détenus. Son existence était connue en dehors des frontières dès 1934. Il était considéré par les nazis comme représentant le prototype des camps au même titre que plus tard, le camp d'Auschwitz. Ce fut le commandant Théodore Eicke qui en développa les plans. Plus tard, Eicke devint d'ailleurs inspecteur en chef de l'ensemble des camps.

De l'extérieur, le camp semblait un banal poste militaire entouré d'un haut mur de briques. Des tours de garde bordaient l'ensemble. À l'entrée, sur le portail noir (cf. image ci-dessous), on peut aujourd'hui encore, lire l'inscription suivante : (de) Arbeit Macht Frei; le travail rend libre. Mais le but ultime de cette opération nazi était la mort. S'y trouvaient en garnison un corps de SS ainsi que des agents de la Gestapo. Les prisonniers étaient entassés dans des baraquements (il y avait 34 baraques), chacune devant contenir 208 prisonniers, mais, du fait du surentassement, au moment de l'arrivée des soldats américains, certains baraquements contenaient 1 600 détenus dont la plupart dans un état cadavérique, ne portant que la peau sur les os. Le camp reçut ainsi plus de 200 000 prisonniers venus de plus de 30 pays. Ils étaient confrontés à l'enfer : travaux forcés dans les pires conditions (froid, chaleur, etc.), sévices sur le corps, manques insaisissables de nourritures, manque d'hygiène, suicides forcés,...

En juin 1944, un premier convoi de plusieurs centaines de Français arriva à Dachau. Le 2 juillet 1944, un convoi partit de Compiègne avec plus de 2 000 détenus : à son arrivée, le 5 juillet, il y avait plusieurs centaines de morts.

Selon les enregistrements répertoriés, plus de 30 000 personnes périrent dans le camp même. En 1945, une épidémie de typhus se déclara, entraînant de nombreux décès, dont celui de René Carmille, le 25 juillet 1945. C'est à cette époque qu'une chambre à gaz fut adjointe, bien qu'il n'ait jamais été prouvé qu'elle fut utilisée. Les malades et les inutiles étaient plutôt transférés au sinistre château de Hartheim, où des milliers furent assassinés au gaz. À l'intérieur du camp, se trouvait une station expérimentale dirigée par le docteur Sigmund Rascher où des médicaments furent expérimentés sur les prisonniers, notamment pour tester leur résistance à la maladie. De plus, de nombreux prisonniers furent transférés vers d'autres camps afin d'éviter la trop forte densité, génératrice de l'extension de l'épidémie.


Camp de Dachau

Camp de Dachau

Les prisonniers vivaient dans des lits superposés et ils se battaient pour avoir les lits supérieurs afin de ne pas recevoir les excréments qui suintaient vers le bas. Ceux qui essayaient de s'échapper et qui étaient repris subissaient un traitement spécial de punition dans un cantonnement tenu par les SS et la gestapo avec pratique de la torture. Ces traitements aboutissaient souvent à la mort. Lors de l'épidémie de typhus, de nombreux corps furent jetés dans les fosses communes.

Les Allemands pénétraient peu dans les lieux et l'état-major restait cantonné à la Kommandatur. La discipline était faite par les kapos qui étaient choisis par les Allemands parmi les plus pervers des prisonniers.

23:47 Écrit par dorcas dans Camp Dachau | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : camp, ss, allemagne, dachau, gestapo, gaz, typhus |  Facebook |

17/01/2010

Les différents prisonniers

Les différents prisonniers

Les prisonniers politiques et religieux

L'éventail des prisonniers politiques, qui portent un insigne rouge sur leur uniforme, est très large: sociaux-démocrates, communistes, syndicalistes, libéraux, démocrates, pacifistes, religieux catholiques et protestants, mais aussi des revendicateurs, des objecteurs de conscience, voire des membres du NSDAP. La durée de leur détention varie de quelques mois à plusieurs années pour ceux qui voient leur détention préventive prolongée en emprisonnement pour haute trahison ou pour les parlementaires (18 députés internés jusqu'en 1942).

Le 1er juillet 1937 les politiques représentent 21 % des effectifs (1621 sur 7723 prisonniers). Les membres du parti communiste forment à cette date la majorité des prisonniers politiques.

De 1938 à 1939? la majorité des internements est liée aux préparatifs de guerre. Ce sont alors des objecteurs de conscience qui sont internés, mais aussi d'anciens membres du KPD, du SPD, des syndicats et de partis du centre.

Les Témoins de Jéhovah, qui par conviction religieuse, refusent d’accomplir le service militaire et de prêter serment de fidélité au régime sont aussi internés ; ils portent un insigne violet. Ils sont 477 en décembre 1938, entre 250 et 300 à partir de 1940.

Les criminels professionnels (BV)

Ce sont des personnes antérieurement condamnées à plusieurs reprises pour des actes criminels et détenues par prévention. Ils portent un insigne vert. A Buchenwald se trouvent parmi eux des criminels violents et dangereux qui marquent l'atmosphère du camp, particulièrement en 1937-1938 (Herbert Richter, par exemple). Ils perdent leur influence en 1941, les détenus politiques prenant le dessus.

Les "réfractaires au travail" (ASR)

Ce sont des hommes aptes au travail qui ont refusé à deux reprises une proposition d’emplois sans raisons valables ou qui ont accepté un emploi mais après une courte période ont démissionné sans motifs valables : mendiants, sans-abri, alcooliques, vagabonds. Les premiers internés de ce type entrent au camp de Buchenwald dans la dernière semaine de 1938 ; l'effectif s'accroît alors de 4000 nouveaux travailleurs forcés pour la construction du camp.

Les Juifs

Parmi les 2378 hommes qui entrent à Buchenwald entre le 14 et le 19 juin 1938, 1256 sont juifs. L’Action-juin est la première arrestation massive de juifs en Allemagne et en Autriche, en liaison directe avec la politique d’émigration forcée des juifs de 1938.

Les homosexuels

Pour les nazis qui affirment que la reproduction est le seul but de la sexualité, l’homosexualité ne constitue pas seulement une atteinte à la normalité, mais surtout une menace biologique pour la Communauté du Peuple. En faible nombre (30 en 1938, 189 en 1944), ils restent isolés et bannis au sein de la communauté des prisonniers.

Les Roms

Des centaines d’entre eux sont amenés à Buchenwald à la suite des arrestations massives de juin 1938 et sont classés par les SS dans la catégorie ASR. Beaucoup meurent des violences quotidiennes et du travail forcé. Dès leur arrivée en juin 1938, ils sont publiquement fouettés ou maltraités. Un tiers d’entre eux meurt pendant l’hiver 1939-40. A partir de 1940, les SS les envoient au camp de Mauthausen pour les faire mourir dans la carrière.

Les Autrichiens

Les premiers prisonniers étrangers, quoique déportés en tant que ReichsdeutscheDachau en septembre 1938. Début octobre 1938, les prisonniers arrivent de la prison de Vienne, avec parmi eux des hauts fonctionnaires. ("Allemands du Reich"), sont des Autrichiens amenés à

Prisonniers des pays occupés

Le nombre des prisonniers de Buchenwald est multiplié par dix d’avril 1942 (environ 8400 prisonniers) à la fin septembre 1944. A partir de 1943? le camp est habité par deux grandes catégories de prisonniers: les travailleurs contraints d’Union Soviétique et de Pologne, et les prisonniers politiques de l’Europe occupée. Plus de la moitié des prisonniers de Buchenwald ont en décembre 1944 moins de vingt ans.

Les prisonniers du Protectorat de Bohême-Moravie (1939)

Fin septembre 1939, arrivent de Dachau 700 prisonniers provenant de Tchécoslovaquie occupée (la partie ouest, rebaptisée "Protectorat de Bohême-Moravie", la Slovaquie devenant indépendante). Les mesures répressives instaurées en 1942 après l’attentat réussi contre Reinhard Heydrich font passer le nombre de Tchèques de 600 à la mi-1943 à 5000 en octobre 1944. 773 des 7800 Tchèques internés mourront à Buchenwald.

Les Polonais (1939)

Plus de la moitié des 4514 Polonais internés à Buchenwald jusqu’à la fin 1941 sont arrêtés dès le début de l’occupation en septembre 1939. Beaucoup d’entre eux meurent lors des premiers mois, d’autres partent début mars 1940 pour Mauthausen. Considérés comme race inférieure ils sont tolérés tant qu’ils peuvent travailler. En avril 1944, ils sont 22120 (?).

Les prisonniers de guerre (1940)

Une place spéciale parmi les prisonniers étrangers est tenue par les prisonniers de guerre livrés par la Wehrmacht en vue d'exécution. Le 18 avril 1940, la Gestapo de Kassel livre 56 prêtres officiers polonais.

Les Hollandais (1940), les Belges et les Luxembourgeois

A la déportation de 232 otages hollandais, dont 14 femmes conduites au camp de Ravensbrück les 21 et 22 juillet 1940, s'en ajoutent 124 autres jusqu’en octobre 1940 . Ils bénéficient de conditions de détention spéciales : ils sont isolés, peuvent recevoir des colis et ne travaillent pas.

Suite à la mort d'un policier allemand, 400 hommes juifs de 25 à 30 ans de Rotterdam et Amsterdam sont déportés. 389 entrent à Buchenwald le 28 février 1941. Les conditions des juifs hollandais sont insupportables.

Les premiers Luxembourgeois de Buchenwald sont 26 membres de la police volontaire qui en août (?) se sont refusés à combattre les partisans.

L’augmentation du nombre d'internements de Belges et de Hollandais en 1944 tient avant tout à l’intensification des mesures de représailles de la police pour combattre la résistance. Le 15 novembre 1944 2354 Belges, 595 Hollandais et 82 Luxembourgeois se trouvent dans le camp.

Les Yougoslaves et les Croates (été 1941)

Dans les statistiques du camp, les SS font une différence entre les Yougoslaves et les Croates. Les premiers Yougoslaves arrivent durant l’été 1941. Ils restent isolés. Un transport de Flossenburg en octobre 1943 fait passer leur effectif à 759. A la mi-juin 1944, 575 Yougoslaves et 327 croates se trouvent à Buchenwald.

Les prisonniers civils d’Union soviétique (1942)

De la mi-1942 au début 1943, la Gestapo de Thuringe, Hesse, Saxe et Rhénanie interne 400 travailleurs forcés soviétiques. Ils sont particulièrement mal traités par les SS et subissent des privations de nourriture. Ils sont quasiment tous affectés au commando X, le commando chargé de la construction des usines d’armement du camp ou à la carrière. La mortalité est telle que les SS renoncent à enregistrer officiellement leur décès. Ils seront plus de 17 000 au total.

Les Français (1943)

Parmi les prisonniers de près de 30 pays, les Français constituent, au début de 1944, le groupe le plus important. Dès le 10 avril 1942, l’état-major militaire en France décide, sur un ordre d’Hitler, que „ pour chaque attentat, en plus de l’exécution de certaines personnes, 500 communistes et juifs seront à remettre au Reichsführer et chef de la police du Reich pour être déportés“. Internés à Compiègne, environ 50 000 personnes partent pour Auschwitz et à partir de 1943 pour d’autres camps, dont Buchenwald : Tous ne sont pas communistes. De juin 1943 à août 1944 arrivent 10 convois transportant plus de 13000 prisonniers. Au total le nombre des Français déportés à Buchenwald est estimé à 25000. De plus, environ 1000 Français se trouvent dans des commandos extérieurs. Ils jouent un rôle significatif dans la résistance des prisonniers étrangers.

Les Italiens (septembre 1943)

Les premiers Italiens de Buchenwald arrivent de la prison de Sulmona près de Rome après le cessez-le-feu signé entre les Italiens et les alliés en septembre 1943. En 1944, ont lieu des transports de prisonniers politiques venant en particulier de la prison La Risiera à San Sabba près de Trieste. De juin à novembre 1944, les SS internent 1290 Italiens à Buchenwald. D’autres Italiens notamment ceux ayant participé à la guerre d’Espagne dans les Brigades internationales arrivent dans les transports de Compiègne. Environ un tiers des 3500 italiens déportés meurent à Buchenwald .

Les étudiants norvégiens (novembre 1943)

Le 30 novembre 1943, environ 1250 étudiants de l’université d’Oslo sont arrêtés et internés dans un camp en Norvège. Comme ils ont protesté contre la nazification de l’université, ils doivent servir d’exemple pour le programme de rééducation. 348 sont conduits à Buchenwald. En juillet 1944. le premier étudiant quitte Buchenwald, le dernier part en octobre. 17 d’entre eux sont morts.

Les militaires alliés (août 1944)

En août 1944, le commandement de la police de sécurité en France, ordonne de vider les prisons parisiennes et le camp de Compiègne des prisonniers alliés s’y trouvant. La majorité des prisonniers sont déportés le 20 août 1944 à Buchenwald. Parmi eux 167 pilotes abattus en France dont 82 américains, 48 Britanniques, 26 Canadiens, 9 australiens, 2 Néo-zélandais et 1 jamaïcain. Parmi les prisonniers qui arrivent le 17 août 1944 se trouvent aussi 37 membres des services secrets, arrêtés en France. Le Bureau central de la Sécurité du Reich ordonne pour eux „ un traitement spécial“. De début septembre à la mi octobre, 34 d’entre eux sont pendus dans la cave du crématorium. Seuls trois pourront être sauvés.

Les policiers danois (septembre 1944)

Les militaires allemands commencent à craindre la police danoise vers la fin de l’été 1944. Le 19 septembre 1944 à 11 heures les Allemands pénétrent avec violence dans les préfectures de police de tout le pays. Les policiers arrêtés sont envoyés à Neuengamme en octobre 1943 puis à Buchenwald (block 57 du petit camp). 60 meurent à Buchenwald.

Prisonniers de haut rang

A Buchenwald, hors de l'enceinte du camp des déportés, se trouvaient des villas où une cinquantaine de personnalités, dont les Français Léon Blum et Georges Mandel, ont été internés dans des conditions très différentes de celles des déportés du camp de concentration.