29/11/2014

29 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

29 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1939.

- Heinrich Himmler (chef de la gestapo et de la police du reich) ordonne d'exécuter les Juifs résistants à la déportation

1941

- Dans le ghetto de Riga (Lettonie), environ 600 juifs sont tués par les SS qui les accompagnaient vers le lieu de leur exécution.

- Les SS massacrent 4 500 juifs à Kertch (Crimée, U.R.S.S.) 

.

- 1 500 juifs de Borislav (Ukraine) sont conduits dans la forêt voisine, où ils sont massacrés par les SS et la police ukrainienne.

- En deux « assauts », le chef suprême des SS et de la Police Jeckeln exécute 27.800 Juifs du ghetto de Riga. Ils seront remplacés par des Juifs du Reich, particulièrement de Berlin.

1942

- 750 juifs de Glusk (Lublin) sont déportés à Piaski.

- 

Les SS et la police ukrainienne assassinent 1 000 juifs de Szczerzec (Lvov).

- 

En trois jours, 10 000 juifs du ghetto de Zvolen (Pologne) sont déportés au camp d’extermination de Treblinka, où ils sont assassinés quelques heures après leur arrivée.

1943

- La république fasciste italienne de Salo ordonne l'arrestation et l'internement de tous les Juifs, ainsi que la confiscation de leurs biens.

1944

- Plusieurs milliers d’ouvriers juifs de Budapest sont déportés au camp de travail forcé de Fertörakos et à d’autres camps situés en province, où presque tous périront de mauvais traitements.

1947

- les nations-unies décidèrent de mettre fin au mandat britanique et de partager la terre d’Israël en deux Etats : l’un juif l’autre arabe, le lendemain les arabes déclarèrent la guerre d’indépendance.

02/02/2011

Il y a 70 ans, partait le premier convoi pour Auschwitz

Il y a 70 ans, partait le premier convoi pour Auschwitz

Le 14 juin 1940, un train  s'acheminait lentement vers une ancienne caserne du sud de la Pologne occupée. A son bord, 728 prisonniers politiques polonais entassées par une chaleur étouffante dans des wagons aux fenêtres fermées. Venant de la prison de Tarnow, les prisonniers les plus âgés reconnaîtront une pancarte, sur le chemin, portant en lettres gothiques le nom allemand de la ville d'Oswiecim : Auschwitz.

Leur convoi fut le premier d'une longue série de trains pour Auschwitz où furent exterminées 1,1 million de personnes, dont un million de juifs. Soixante-dix ans après, lundi 14 juin, à l'initiative de l'Association des familles d'Auschwitz, un train a symboliquement parcouru ces quelque 140 kilomètres.

Avant le départ, un petit monument portant les 728 noms et un triangle rouge – couleur des prisonniers politiques –, marqué de la lettre P pour Polonais, a été dévoilé sur le quai de la gare de Tarnow. Un hommage doit être rendu à "toutes les victimes des camps allemands nazis", à l'arrivée dans le camp d'Auschwitz, initialement créé pour détruire la résistance polonaise et les élites du pays, étendu ensuite par l'Allemagne nazie en camp de la mort pour les juifs d'Europe et devenu symbole de l'Holocauste.

 

L'entrée du camp de concentration d'Auschwitz.

L'entrée du camp de concentration d'Auschwitz.AFP/-

"AUCUN DE NOUS NE SAVAIT CE QU'ÉTAIT UN CAMP DE CONCENTRATION"

Kazimierz Zajac, 86 ans, a refait le voyage. "On nous a dit qu'on nous emmenait dans un camp de concentration mais aucun de nous ne savait encore ce qu'était un camp de concentration", a-t-il raconté dans le train. Sur son bras est resté tatoué le numéro 261, et il a précieusement gardé le triangle rouge cousu à l'époque sur son uniforme de prisonnier.

Les numéros d'immatriculation de ces Polonais allaient de 31 à 758, car 30 détenus de droit commun allemand étaient déjà enfermés à Auschwitz. Ils deviendront les "kapos" – surveillants – du camp. A leur arrivée, les prisonniers, dont un petit nombre étaient juifs, furent battus et placés en rangs. "'Les juifs ne vivront pas plus d'un mois, les prêtres trois mois et pour les autres, la seule sortie possible sera la cheminée du four crématoire', nous a dit le SS Friesch", a raconté M. Zajac, resté dans le camp jusqu'au 19 décembre 1944.

 

Photo de déportés derrière les barbelés prise en 1945, au moment de la libération du camp de concentration d'Auschwitz.

Photo de déportés derrière les barbelés prise en 1945, au moment de la libération du camp de concentration d'Auschwitz.AFP/-

Comme en 1940, le convoi a marqué l'arrêt en gare de Cracovie. Là, les prisonniers, dont beaucoup avaient tenté de rejoindre l'armée polonaise en France via la Slovaquie et la Hongrie, avaient appris l'entrée ce même jour des troupes allemandes dans Paris. "C'est comme si le sol s'était dérobé sous nos pieds. Nous avions eu pour but la France, l'armée polonaise, et voilà que Paris était occupé et que la France se rendait", a raconté Kazimierz Albin, qui avait 17 ans à l'époque.

"TOUTE DÉSOBÉISSANCE SERA PUNIE DE LA PEINE DE MORT"

A leur arrivée au camp, a raconté M. Albin, on leur a dit qu'ils étaient "dans un camp allemand de concentration en tant qu'ennemis du peuple allemand. Toute désobéissance et tentative d'évasion est punie de la peine de mort". Dès le lendemain et pendant une période de quarantaine, ils seront frappés, torturés, soumis à des exercices physiques insoutenables, et seront ensuite employés à l'extension du camp.

 

Dès leur arrivée dans le camp, les prisonniers ont été battus et torturés.

Dès leur arrivée dans le camp, les prisonniers ont été battus et torturés.AFP/-

Au moins 227 d'entre eux sont morts à Auschwitz et 300 ont survécu à la guerre. D'autres convois ont suivi et, jusqu'au printemps 1942, Auschwitz fut occupé en majorité par des prisonniers polonais non juifs. Kazimierz Albin, qui a réussi à s'évader en février 1943, sera témoin en 1942 de l'arrivée massive de juifs de toute l'Europe et de la création d'Auschwitz-II, ou Birkenau, lieu d'extermination des juifs : hommes, femmes, enfants, vieillards.

En septembre 1940 arrivera un prisonnier particulier, le résistant polonais Witold Pilecki, qui s'est fait interner volontairement afin de constituer un réseau de résistants à l'intérieur du camp, et a informé le monde de ce qui s'y passait pendant deux ans et demi.

DES CONVOIS DE "FAMILLES SUR TROIS GÉNÉRATIONS"

 

Des femmes et des enfants juifs à leur arrivée par train au camp d'extermination d'Auschwitz.

Des femmes et des enfants juifs à leur arrivée par train au camp d'extermination d'Auschwitz.AFP/STF

 M. Albin se souvient encore de ces convois de "familles sur trois générations" et des détails de l'extermination dans les chambres à gaz entendus dans les conversations des kapos avinés. Un million de juifs ont trouvé la mort à Auschwitz-Birkenau, ainsi qu'entre 70 000 et 75 000 Polonais non juifs, 21 000 Tziganes, 15 000 prisonniers de guerre soviétiques et 10 000 à 15 000 autres prisonniers, dont des résistants, selon les données du musée du camp.

Le Monde.fr, avec AFP

http://www.juif.org/go-news-145054.php

26/01/2011

Shoah:des milliers de documents et photos en ligne

Shoah:des milliers de documents et photos en ligne
http://www.juif.org/go-news-144787.php
TEL AVIV, Israël - La plus importante collection de documents concernant le génocide des juifs par les nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale devient consultable sur Internet.

Le mémorial israélien de la Shoah, Yad Vashem, a lancé cette initiative mercredi avec la mise en ligne de 130 000 photos consultables en passant par le moteur de recherche américain Google, partenaire du projet. La collection devrait s'étendre plus tard à d'autres parties des vastes archives du mémorial.

La formule permet un accès facile aux documents, par mots clefs notamment. Un forum associé permet aux internautes de contribuer au projet en ajoutant leurs propres histoires, commentaires et documents au sujet des membres de leur famille apparaissant dans ces archives en ligne.

Google a utilisé une technologie expérimentale de reconnaissance optique des caractères pour permettre la recherche active en plusieurs langues dans le texte des documents et photos.

Le président de Yad Vashem, Avner Shalev, estime que le bénéfice que pourront en tirer les jeunes recherchant des informations sur leurs aïeux surpasse le risque de publication de commentaires antisémites.

Cette semaine déjà, Yad Vashem a lancé une version de sa chaîne vidéo en ligne YouTube en farsi afin que les Iraniens, dont le pays est le plus grand ennemi déclaré d'Israël, puissent s'instruire sur la Shoah, dans laquelle périrent quelque six millions de juifs.

Le mémorial s'attache désormais à numériser sa collection de témoignages de rescapés du génocide.

Sur Internet: http://collections.yadvashem.org/photosarchive/

 

21:30 Écrit par dorcas dans Actualités, Annonces | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : guerre, israël, shoah |  Facebook |

12/03/2010

Combat pour la liberté


 ANDREE GEULEN-HERSCOVICI                                                 

Témoignage d’Andrée Geulen-Herscovici dans LA BOITE A IMAGES asbl (www.laboiteaimages.be) : « 1940-1945 : Un combat pour la liberté »

Je suis née le 6 septembre 1921 à Bruxelles.
En juillet 1942, j’ai commencé à faire des intérims dans l’enseignement, où j’ai été confrontée pour la première fois au problème des enfants juifs. Je voyais arriver dans ma classe des enfants avec une étoile jaune, et puis ils ne venaient plus à l’école parce qu’ils avaient été arrêtés dans la nuit avec leurs parents.

C’est à ce moment là que j’ai rencontré le réseau de résistance qui s’occupait de cacher ces enfants, et j’en ai fait partie jusqu’à la libération. Il s’agissait du « Comité de Défense des Juifs », section enfance. Je cachais des enfants dans des abris « sûrs ».
La révolte devant l’impensable m’a poussé à agir. Qui peut rester insensible à ça. On me communiquait des adresses de personnes juives, où je me rendais pour prévenir la famille que j’emmènerais l’enfant 48 heures plus tard. A la campagne, dans un couvent, dans des familles privées ou dans des institutions nées de la guerre (le Secours d’Hiver, l’Aide Paysanne aux Enfants, etc.).
La période était difficile. Nous avions faim et froid.
Mais sauver des enfants est une belle cause.

Un jour je suis allée chercher un bébé de 20 mois environ. Au moment où je suis sortie avec le bébé, la Gestapo est arrivée. Les rafles étaient effectuées dans les quartiers juifs. Ils barraient toutes les rues transversales avec des camions pour empêcher les gens de s’échapper.
Je suis arrivée dans une de ces rues avec la poussette, et pendant ce temps, ils faisaient descendre toutes les familles.
D’autres fois, nous allions aussi chercher des bébés qui avaient 6, 7 jours à la maternité. Des médecins « amis » nous signalaient les enfants à cacher tandis qu’ils s’occupaient des mères désemparées.

Nous avons appris l’existence des chambres à gaz suite au voyage de Victor Martin, un jeune universitaire, chargé par le « Front de l’Indépendance » de faire une enquête en Allemagne pour voir ce que devenaient les prisonniers que l’on envoyait là-bas. Le responsable du « Comité de Défense des Juifs » lui a demandé de voir ce que les déportés devenaient.
Martin est rentré d’Allemagne en disant : « on brûle les gens. » Il avait pris contact avec des gens autour du camp, des ouvriers qui lui ont parlé des cheminées.

Après la guerre j’ai continué à avoir énormément de contacts avec ces enfants, d’autant plus quand les parents avaient survécu. Parce que les parents avaient le souvenir de ce que j’avais fait, ils n’ont jamais oublié.
C’est un grand privilège pour moi d’avoir pu continuer à les aider en les guidant dans leurs études par exemple.

Un beau jour, quelqu’un m’a écrit de San Francisco pour me demander où il avait été caché pendant la guerre. Je lui ai répondu, et il est venu quelques jours après en Belgique. Nous sommes allés ensemble jusqu’au couvent où il était caché, à Louvain. Pour lui c’était terrible, il en pleurait car il se souvenait des caves où il se cachait pendant les alertes, du petit coin où il cultivait des légumes, de la chapelle.
Par la suite je suis allée le voir à San Francisco. Ces deux fils étaient présents. Nous avons fait un film ensemble. Il pleurait à chaudes larmes. Ses fils m’ont dit qu’il n’avait jamais rien raconté avant.

J’ai gardé de cette période la haine de tous les racismes, pas seulement de l’antisémitisme, qui peuvent mener jusqu’à l’extermination.
Je suis pessimiste au vu de l’actualité de ces dernières années. J’ai l’impression que l’homme n’a pas appris grand-chose. Il suffit de quelques incidents dans la rue pour que naissent des nouveaux sentiments de rejet. Mais il faut pouvoir résonner tout ça.
A mon sens, tant qu’il y aura dans ce monde des gens qui « crèvent de faim » et de l’autre qui « crèvent de trop de richesses », il y aura un appel de ces pays pauvres vers ces pays riches.
Si on établit un meilleur équilibre des richesses, on évitera d’abord les déplacements de population. Il faut faire un effort pour se mettre à la place des gens.
Nous vivons ici dans un pays de cocagne. J’admire les jeunes qui se battent pour une meilleure répartition des richesses. C’est ce combat-là qu’il faut mener aujourd’hui.

source: http://www.maisondesjustes.com/histoire_b.html

Israël: l'officier allemand du "Pianiste" honoré par Yad Vashem

Israël: l'officier allemand du "Pianiste" honoré par Yad Vashem

[ 16/02/09  - 14H18 - AFP  ]

© AFP/Archives - Marco Longari

L'officier de la Wehrmacht Wilm Hosenfeld, rendu célèbre par le film de Roman Polanski "Le pianiste" (2002), a été reconnu "Juste parmi les Nations" à titre posthume, selon un communiqué publié lundi par Yad Vashem, le Mémorial pour la Shoah de Jérusalem.

L'officier Wilm Hosenfeld, basé à Varsovie dès juillet 1940, s'est vu décerner le titre de "Juste parmi les Nations" pour avoir "sauvé des juifs de la Shoah" durant la Seconde guerre mondiale.

Hosenfeld a été rendu célèbre par le film de Roman Polanski, "Le pianiste", tiré de l'histoire vraie d'un musicien juif polonais, Wladyslaw Szpilman, qui a remporté nombre de prix au Festival de Cannes, aux Oscars et aux Césars.

Wladyslaw Szpilman a écrit au Mémorial de Yad Vashem pour raconter comment, en novembre 1944, l'officier allemand lui avait fourni une cachette, de la nourriture, des couvertures et un soutien moral. Un autre rescapé, Leon Wurm, a certifié qu'Hosenfeld, qui travaillait au Centre de Sports de l'armée, l'avait employé après son évasion d'un train qui le menait vers le camp d'extermination de Treblinka.

La Commission pour la désignation des "Justes parmi les Nations" avait déjà étudié le cas de l'officier allemand sans lui décerner le titre, aucune preuve ne permettant, selon elle, d'affirmer qu'il n'avait pas participé à des crimes de guerre durant la prise du ghetto de Varsovie.

Récemment, de nouveaux documents ayant appartenu à l'officier et étudiés par le Mémorial de la Shoah, tels des carnets intimes ou des lettres écrites à sa femme, ont montré sa profonde désapprobation de la politique menée par les nazis à l'égard des juifs.

"Dans ses écrits, Hosenfeld dévoile son dégoût grandissant pour l'oppression du peuple polonais, les persécutions du clergé polonais, les abus à l'égard des juifs, les débuts de la Solution finale et son horreur de l'extermination du peuple juif," souligne le communiqué.

Après la guerre, Wilm Hosenfeld a été arrêté, jugé et condamné à la prison à vie par les soviétiques. Il est mort en prison en 1952.

Son fils et ses deux filles vont recevoir la médaille et le certificat de "Juste parmi les Nations" au nom de leur père.

Qui sont les "justes parmi les Nations"?

Qui sont les "Justes parmi les Nations" ?

L'Israël,guerre,Europe,Jérusalem,occupation,Juifs,État d'Israël a créé, en 1953, le titre de "Justes des Nations".

Les "Justes" sont des personnes, non juives, qui, pendant la guerre dans l'Europe occupée, ont risqué leur vie pour sauver un Juif. Une commission, présidée par un juge de la Cour suprême, désigne les Justes. Une médaille leur est remise personnellement ou à leurs ayants droits s'ils sont décédés. Un arbre est aussi planté dans le mémorial Yad Vashem à Jérusalem. Une plaque gravée y rappelle le nom de la personne honorée pour sa conduite durant l'Occupation.

« Le concept de « Juste des Nations » est emprunté à la littérature talmudique. Au long des générations, il a servi à désigner toute personne non juive ayant manifesté une relation positive et amicale envers les Juifs. Le Mémorial Yad Vashem décerne ce titre de Juste des Nations aux non-Juifs qui, pendant la Seconde Guerre mondiale et la Shoah, ont aidé des Juifs en péril, dans des circonstances telles qu’elles impliquaient des risques pouvant aller jusqu’au danger de mort, sans recherche d’avantages d’ordre matériel ou autre.
« Le nouveau porteur du titre de Juste des Nations est convié à une cérémonie où lui sont remis une médaille et un diplôme d’honneur. La cérémonie se déroule soit à Yad Vashem, soit, par les soins de la mission diplomatique d’Israël, dans le pays où réside le Juste. Les Justes, ou leurs représentants, ont planté des arbres dans l’allée des Justes sur le site du Mémorial Yad Vashem. Aujourd’hui, faute de place, le nom des Justes est gravé sur le Mur d’honneur édifié à cette fin dans le périmètre du Mémorial.
« Les sauveurs se comptent par milliers, même si l’on y inclut ceux qui restent inconnus, alors que des millions de Juifs auraient eu besoin d’aide sous l’occupation allemande. Jusqu’à la fin de l’année 1999, Yad Vashem a décerné le titre de Juste des Nations à plus de 17 000 personnes. Ce qui démontre de manière incontestable que, malgré la tragédie implacable qui a frappé le peuple juif, il s’est trouvé des hommes et des femmes qui ne sont pas restés passifs et ont pris des risques pour accomplir le précepte : « Aime ton prochain comme toi-même. » Les Justes des Nations ont sauvé non seulement la vie des Juifs, mais aussi la dignité humaine et l’honneur de leurs compatriotes. »

La guerre 40-45 a fait apparaître dans le langage courant un mot qui rendait et déclarait humainement juste une personne qui a pris position, a sacrifié partiellement ou totalement sa vie pour la cause juive ou, plus simplement s'est sacrifié pour la vie des juifs ou pour la vie en général.

L'époque de tension internationale que nous connaissons actuellement révèle des personnalités qui osent se mouiller pour la cause du peuple juif. Certains risquent leur position politique si pas tout simplement leur vie.

Le critère d'élargissement est signifié par les Ecritures Saintes en Matthieu 25:40  Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de  mes frères, c’est à moi que vous les avez faites.

Pour être un Juste, il faut :

  • Avoir apporté une aide dans des situations où les juifs étaient impuissants et menacés de mort ou de déportation vers les camps de concentration.
  • Le sauveteur était conscient du fait qu'en apportant cette aide, il risquait sa vie, sa sécurité et sa liberté personnelle (les nazis considéraient l'assistance aux juifs comme un délit majeur).
  • Le sauveteur n'a exigé aucune récompense ou compensation matérielle en contrepartie de l'aide apportée.
  • Le sauvetage ou l'aide est confirmé par les personnes sauvées ou attesté par des témoins directs et, lorsque c'est possible, par des documents d'archives authentiques.

L'aide apportée aux juifs par des non-juifs a revêtu des formes très diverses ; elles peuvent être regroupées comme suit :

  • Héberger un juif chez soi, ou dans des institutions laïques ou religieuses, à l'abri du monde extérieur et de façon invisible pour le public.
  • Aider un juif à se faire passer pour un non-juif en lui procurant des faux papiers d'identité ou des certificats de baptême (délivrés par le clergé afin d'obtenir des papiers authentiques).
  • Aider les juifs à gagner un lieu sûr ou à traverser une frontière vers un pays plus en sécurité, notamment accompagner des adultes et des enfants dans des périples clandestins dans des territoires occupés et aménager le passage des frontières.
  • Adoption temporaire d'enfants juifs (pour la durée de la guerre).

22:00 Écrit par dorcas dans Juste des Nations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israel, jerusalem, guerre, europe, juifs |  Facebook |

Plus jamais ça

Plus jamais ça

foto_shoah129

En hébreu, Shoah signifie catastrophe et aussi destruction. Ce terme est de plus en plus employé, de préférence à "holocauste", pour désigner l'extermination systématique des Juifs perpétrée par le régime nazi durant la seconde guerre mondiale de 1941 à 1945.Près de 6 millions de Juifs (5 700 000 d'après l'estimation du tribunal de Nuremberg) – soit les deux tiers des Juifs d'Europe, hommes, femmes et enfants - furent assassinés durant cette période pour des raisons racistes. Selon Hitler et les dirigeants nazis, la race juive était une menace pour la pureté du sang allemand et donc pour la préservation de la race aryenne.L'extermination des Juifs fit l'objet d'un programme politique nommé "Endlösung" - la solution finale - appliqué systématiquement en Allemagne et dans tous les pays alliés ou occupés. Le peuple juif avait jusque là subi de nombreuses formes de persécutions (exclusion, ghettos, pogroms); le IIIe Reich mit en place une forme extrême: une entreprise d'annihilation qui avait pour but de faire disparaître à jamais tout un peuple de la surface de la Terre.La connaissance du génocide juif s'appuie sur des sources multiples: pièces officielles et documents d'époque; témoignages de survivants ; aveux circonstanciés d'exécutants devant les tribunaux; correspondance, discours, publications d'époque ou d'après-guerre. Les historiens travaillent depuis un demi siècle sur des centaines de milliers de pièces d'archives. L'organisation du crime, les méthodes employées, le nombre approximatif des victimes nous sont connus. Nous savons ce qui est arrivé mais nous continuons à ne pas comprendre comment cela a pu arriver. De par sa complexité et sa monstruosité, la Shoah demeure un défi à la conscience morale de l'humanité.

Source : http://www.aidh.org/Racisme/shoah/S_1.htm

10/03/2010

La Shoah oubliée en Europe de l’Est

La Shoah oubliée en Europe de l’Est
 
La mémoire de la Shoah est enseignée en Allemagne et en Europe occidentale. Tout le monde trouve normal que les programmes d’histoire consacrent des chapitres à l'explication de la Shoah aux nouvelles générations. En revanche, c’est dans certains pays d’Europe de l’est, où la plupart des massacres ont eu lieu en dehors des camps, que le passé est le plus occulté, non sans visée politique. Parmi ces pays, la Roumanie et la Moldavie. Pour lutter contre cette dangereuse tendance, une association moldave érige des monuments à la mémoire des Juifs roumains massacrés, et oubliés.

Une petite association à but non-lucratif du nom de 'Nemurire' en Moldavie fait renaître la mémoire de l’Holocauste dans ce petit coin d’Europe orientale où elle est menacée d’être oubliée.

'Nemurire' a été lancée par un historien local, Iurie Zargocha, et est à l’origine de l’installation d’un certain nombre de monuments dans toute la campagne du nord de la Moldavie. Ils commémorent les chemins où se tinrent des marches de la mort, ainsi que les charniers témoignant des massacres de Juifs en masse pendant la Seconde Guerre Mondiale.

La Roumanie, et la Moldavie, indépendante de la Roumanie depuis, ont tant souffert depuis 1945 (cf. les régimes communistes) que l’on discute rarement de l’Holocauste.
Toutefois il convient de rappeler que la Roumanie était alliée à l’Allemagne nazie pendant la guerre. Quand les Allemands sont passés par la Roumanie pour envahir la Russie en 1941, la Roumanie a profité de cette « aubaine » pour se débarrasser de ses Juifs.

Elle les a « transféré » de l’autre côté de la rivière Dniester, qui sépare aujourd’hui la partie roumaine et slave (la Transnistrie) de la Moldavie. Cette politique d’épuration ethnique est un des épisodes les moins commémorés et rappelés de la Shoah.

Il est vrai que les Roumains n’avaient pas eu à attendre Hitler avant de se débarrasser de la population juive. Avec le dictateur Ion Antonescu à la tête du pays, les soldats agissaient en toute impunité en son nom, massacrant et torturant des Juifs de leur propre initiative parfois.

Le dictateur s’était maintes fois prononcé en faveur d’une « expulsion des Juifs de Bessarabie et de Bucovine (ce qui correspond aujourd’hui à la Moldavie) de l’autre côté de la frontière. « Ces gens-là n’ont rien à faire ici et il m’importe peu que l’histoire nous juge comme des barbares » avait –il dit.

Le résultat de cette politique fut une longue série de marches de la mort derrière la ligne de front des armées allemandes et roumaines. Le nombre de morts et de déportés est quasiment impossible à établir. Néanmoins un rapport du gouvernement en 2004 estime ce nombre entre 280 000 et 380 000.

La Shoah était un sujet tabou dans la Roumanie d’après guerre. Les Juifs n’étaient pas considérés comme les principales victimes de la barbarie nazie.
Les communistes l’étaient, et dans les livres d’histoire soviétiques, c’étaient eux qui avaient aidé l’URSS à refouler les Allemands d’Europe centrale et orientale.

Toute une génération de Roumains a été élevée dans le déni, pensant que leurs parents étaient des héros pour avoir participer à la grande guerre de l’URSS contre Hitler.

« Ces petits pays ne se sentent pas responsables » explique Judit Miklos, une Roumaine vivant à Berlin, en parlant de l’Europe de l’Est. « Ils étaient du côté des victimes (de l’histoire, cf. les régimes dictatoriaux communistes d’après-guerre).
Les petits pays sont toujours très complexés, et ils utilisent ce complexe comme une excuse selon laquelle ils n’étaient que les pions des grandes puissances ».

Parlant plus précisément de la Moldavie, Amy Dunayevich, une volontaire américaine qui a aidé 'Nemurire' à ériger 5 monuments cette année, enfonce le clou : « Ce pays entier a un complexe victimaire. Ils étaient les victimes de l’Union Soviétique ».

En ce qui concerne la Roumanie, un rapport en 2004 sur ces crimes commis pendant la dernière guerre a marqué une étape décisive pour se détacher du déni permanent. Ce rapport a porté ses fruits, et le 9 octobre de la même année, le pays a instauré son tout premier jour de commémoration de la Shoah. 

Par Maximilian Archanbald : Guysen International News

21:47 Écrit par dorcas dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : shoah, guerre |  Facebook |

Archives inédites sur la Shoah

Archives inédites sur la Shoah

Cécilia Gabizon
 

Le père Desbois (à droite) et un témoin qui lui a permis de retrouver le lieu exact où près de 52 000 juifs furent exécutés par les nazis à  Bronnaïa Gora, en Biélorussie.

Le père Desbois (à droite) et un témoin qui lui a permis de  retrouver le lieu exact où près de 52 000 juifs furent exécutés par les  nazis à  Bronnaïa Gora, en Biélorussie.

Le père Desbois ouvre jeudi, avec la Sorbonne, un centre de documentation pour rendre publics les témoignages recueillis en Ukraine et en Biélorussie sur le massacre par armes à feu d'un 1,5 million de juifs à l'Est pendant la Seconde Guerre mondiale.

C'est un drôle de prêtre qui remue la terre d'Ukraine pour apaiser le ciel. Pour soigner un secret qui le hante depuis l'enfance. Son grand-père, soldat français déporté en Ukraine à Revarovska, lui avait confié : «Le camp, c'était dur, mais c'était bien pire pour eux.» Eux ? Des milliers de juifs tués devant ses yeux mais jamais nommés. À l'occasion d'une cérémonie en Ukraine, le prêtre s'est mis à les chercher frénétiquement. «Où sont les morts juifs ?» a-t-il demandé au maire, sans obtenir de réponse. Desbois s'est entêté. Jusqu'à ce qu'un élu le conduise dans la forêt devant une fosse, puis une deuxième. Puis une troisième… C'était en 2004. Depuis, le père Desbois parcourt l'Ukraine et la Biélorussie, village par village, pour retrouver et cartographier les fosses où furent exécutés près d'un million et demi de juifs entre 1941 et 1944. Aujourd'hui, il ouvre ses archives, «un corpus unique en son genre, les interviews de plus de 1 000 témoins, qui ont permis la localisation de centaines de fosses», selon l'historien Édouard Husson.

Le tout nouveau Centre de ressources pour la recherche sur la Shoah à l'Est se trouve à Paris, dans le même bâtiment que le Service des relations avec le judaïsme que dirige le père au sein de l'épiscopat. Des ordinateurs neufs attendent thésards et historiens, à condition qu'ils obtiennent l'accord de la Sorbonne, chargée de la gestion pédagogique des documents. Husson, qui s'appuie sur les découvertes du prêtre dans le master qu'il a créé à Paris-IV, prétend ainsi «tenir les négationnistes à distance». Et peut-être les détracteurs. Car l'œuvre du père Desbois, louée au mémorial de Yad Vashem en Israël, reconnue en Allemagne et aux États-Unis, fait débat en France. Quelques historiens lui reprochent d'avoir construit sa renommée sur des faits déjà connus des spécialistes. De minimiser les responsabilités des populations locales. Ou encore d'accomplir une mission plus religieuse que scientifique.

Un temps déstabilisé, le prêtre a décidé d'ouvrir ses archives, parfois parcellaires, sans prétendre au statut d'historien ni minimiser ses trouvailles : «Nous avons localisé près de 400 fosses qui ne portaient aucune trace de mémorialisation», affirme le religieux, qui s'était appuyé sur Mgr Lustiger pour monter l'association Yahad-in Unum (Ensemble).

Savoir recueillir l'horreur

La Commission extraordinaire d'État soviétique avait la première entrepris le décompte morbide dans les villages repris aux nazis. «Tout y est consigné : les tueries, la taille des fosses, des photos, le nombre de morts, parfois leur “nationalité”, juif», explique Patrice Bensimon, le secrétaire général de Yahad-in Unum. Mais «les documents soviétiques avaient mauvaise réputation», reconnaît-il, car ils avaient fait passer l'exécution à Katyn de milliers d'officiers polonais pour une tuerie nazie. En 1991, le Holocaust Memorial of Washington décide cependant de les acquérir dans la réprobation générale. Depuis, l'association du père Desbois, comme d'autres, s'en sert et constate que «90 %» des informations sont exactes. «Nous complétons la préparation avec les procès-verbaux soviétiques dressés contre des soldats nazis entre 1950 et 1960», ainsi que les livres de mémoire écrits par les survivants ou descendants d'un village.

Puis commence la quête, sur place, des témoins. À cet instant, Desbois accomplit son œuvre. Il com­mence devant l'église. Apprivoise les mendiantes âgées. Le col romain favorise les confessions. Certains se seraient tus autrement. Mais l'aveu relève aussi d'une maïeutique. Savoir recueillir l'horreur. Les détails. S'obstiner. Tout est filmé. De l'arrivée dans la rue principale de villages boueux, aux conversations. Les rares témoins survivants n'ont jamais bougé. Ils ont connu la soviétisation, la grande famine des années 1930, le nazisme. Puis les Soviétiques à nouveau. Et l'ouverture. Sans que leur sort évolue. «Beaucoup sont dans une misère noire», raconte le père Desbois. Un dénuement qui les a tenus «à l'écart de la propagande soviétique», les a laissés seuls avec leurs souvenirs, analyse Desbois qui court après ce «continent de mémoire», avant qu'il ne s'efface. «Nous arrivons parfois dans des villages où le dernier témoin de cette époque vient de mourir ou de perdre la tête.» Partout, Desbois traque le «crime. Je cherche à délimiter la scène. Qui était sur place : les assassins, les auxiliaires, mais aussi les voisins qui ne pouvaient faire autrement, les curieux, et ils étaient nombreux, ou encore ceux qui pensaient récupérer quelque chose. Enfin, on trouvait les réquisitionnés». Si Desbois laisse à d'autres le soin de les déclarer coupables ou de les exonérer, il assure : «sans eux, les Allemands n'auraient pas pu commettre ce crime de masse aussi rapidement». Car ces enrôlés ont creusé les fosses, participé à l'encerclement des familles envoyées à la mort, parfois directement à l'assassinat. Ils refermaient les fosses, convoyaient les vêtements que des femmes reprisaient, avant qu'ils ne soient vendus sur place. «Tristes le matin d'être réquisitionnés, contents le soir d'avoir des vêtements», énonce, comme un proverbe, l'un des témoins.

Légende colportée de fermes en villages

«Je rentre dans l'histoire par la porte des tiers, ceux que l'on déteste d'avance, car ils nous représentent, dans nos ambiguïtés», dit encore Desbois. Ce parti pris dérange. Depuis Paris, beaucoup de témoins semblent coupables. De n'avoir rien dit lorsque cette juive a interrogé : «Tu creuses une fosse, c'est pour nous ?» ; d'avoir enfilé les habits de ceux que l'on venait de tuer sous leurs yeux. Leurs récits éclairent cependant le crime de masse. Car si les nazis ont veillé à faire disparaître les preuves, en brûlant parfois les corps, leurs crimes étaient publics.

«Les exécutions n'avaient pas toujours lieu dans les forêts. Car les Allemands redoutaient les partisans. C'était plutôt à la sortie des villes», raconte Patrice Bensimon, étudiant en histoire polyglotte (ukrainien, russe, yiddish), devenu la cheville ouvrière des voyages. Parmi les témoins encore en vie, certains mentent. D'autres jouent l'amnésie. La plupart racontent froidement. Le ghetto, la longue file des juifs du village qui marchent vers la mort. Ils se déshabillent sans voir les fosses. Un fusil-mitrailleur interdit la fuite. Une fois dans la fosse, ils sont mitraillés ou tués d'une balle dans la nuque. Les suivants s'allongent sur les morts. «À ce moment-là, je ne demande pas au témoin pourquoi il n'a rien fait ou s'il est antisémite», reconnaît Desbois en haussant les épaules. Tout comme il ne cherche pas à contredire une légende colportée de fermes en villages : les juifs seraient morts en «confessant  : nous avons le sang du Christ sur les mains». «J'écoute. J'en suis souvent malade. Mais je veux savoir qui était là», répète Desbois qui s'avoue «en analyse. La confession ne suffit pas pour tant d'horreur».

Consignées par écrit, ces dépositions permettent à des familles de connaître le sort des aïeux. «Des rescapés et leurs descendants notamment américains nous écrivent pour retrouver la trace d'un proche. Lorsqu'il avait un métier connu, rabbin, fourreur, on obtient des informations. Autrement, c'est difficile, car les gens étaient appelés par des surnoms», raconte Desbois. Lors d'un voyage en Ukraine, Anne-Marie Revcolevschi, longtemps directrice de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, a retrouvé la trace d'un frère de son père. «Nous recevons également des lettres d'Allemands qui redoutent qu'un de leurs parents ait servi en Ukraine et nous demandent des informations», raconte le père Desbois. Le gouvernement allemand, conscient des enjeux de mémoire, a versé 500 000 euros de subventions à l'association en 2009. Le reste des fonds (300 000 euros) provient de l'Union européenne, de donateurs privés et de fondations du monde entier.

Si Desbois tente de retrouver des victimes, sa priorité reste la localisation exacte de fosses qui, lorsqu'elles sont connues, s'avèrent mal délimitées ou encore soumises aux maraudeurs qui croient pouvoir y trouver de l'or.

Certaines fosses portent ainsi une plaque commémorative en l'honneur des citoyens tombés là. Le mot «juif» y figure rarement. Comme à Bronnaïa Gora, en Biélorussie, où la plaque se trouvait loin du véritable lieu d'exécution. Le père Desbois a fini par retrouver, en juillet dernier, un témoin clé, né en 1931 et fils de l'aiguilleur local. Il faisait paître les vaches à côté des voies et se rappelle bien des «wagons où on mettait beaucoup de [ juifs], on les amenait à Bronnaïa Gora pour se faire fusiller». Ils devaient se déshabiller sous les ordres de collaborateurs qu'il appelle les «Vlassov», du nom d'un général stalinien retourné par les nazis. Ils sautaient du wagon puis suivaient un couloir formé de barbelés. «On leur ordonnait de se coucher dans les fosses et quand ils se calmaient, on leur tirait dessus en rafale.» On achevait les survivants par des tirs isolés. Près de 52 000 juifs amenés en train ont ainsi été exécutés.

En Biélorussie, Desbois et son équipe ont d'abord erré, toujours suivis par des agents du régime local, sans cesse contrôlés. «Il faut accepter ces règles si l'on veut pouvoir interroger ces témoins avant qu'ils ne meurent», lâche-t-il. Desbois n'est entré en Biélorussie que sur la pointe des pieds, sur le fil d'un accord diplomatique obtenu par Nicolas Sarkozy. Et c'est encore plus prudemment qu'il vient de poser ses valises en Russie, suscitant la méfiance des autorités locales. «À l'Est, l'assassinat des juifs reste tabou. Les Soviétiques ont nationalisé tous ces morts, les additionnant aux martyrs de la nation.»

21:25 Écrit par dorcas dans Découverte | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : juifs, shoah, nazis, guerre |  Facebook |