10/03/2015

10 mars, ce jour-là, n'oubliez pas. 



10 mars, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1925

- 

Hugo Bettauer, un écrivain juif viennois, meurt seize jours après avoir été victime d’un attentat commis par un national-socialiste autrichien Il était devenu célèbre grâce à son roman La Ville sans juifs. L’assassin sera acquitté, ayant été déclaré irresponsable lors de son procès. Hugo Bettauer devient ainsi la première victime juive du nazisme en Autriche.

1943

- 1 150 internés juifs du camp de regroupement de Westerbork sont déportés au camp d’extermination de Sobibor (Pologne).

1944

- Un transport de 84 juifs quitte Vienne (Autriche) pour le camp de concentration de Theresienstadt.

11/12/2014

11 décembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

11 décembre, ce jour-là, n'oubliez pas

 

1939

- En trois jours, 15 000 juifs sont expulsés de Kalisz pour être déportés vers les villes de Cracovie, Varsovie et Rzeszow (Pologne).

- Pendant deux jours, les juifs de Poznan (Pologne) sont déportés vers Ostrov Lubelski et d’autres villes. Poznan est officiellement déclaré « purifié de ses juifs », bien que de petits groupes soumis au travail forcé s’y trouvent encore.

1941

- Environ 1 200 juifs du ghetto de Ciechanov (Pologne) sont déportés au ghetto de Nove Miasto. Les SS en fusillent un certain nombre sur la route.

- Un navire, « Le Struma », part de Roumanie pour la Palestine avec à son bord 769 émigrants. Le « Struma » est coulé par une mine le 12 février 1942. Un seul survivant.

1942

- Loi contre les juifs: Toute personne de race juive est tenue de se présenter dans un délai d'un mois au Commissariat ou à la Gendarmerie de son domicile pour faire apposer la mention « JUIF » sur sa carte d'identité et sur sa carte individuelle d'alimentation.


28/04/2011

Le Rabbi de Loubavitch et l’officier allemand

Le Rabbi de Loubavitch et l’officier allemand

 

C’est l’histoire plus que surprenante du sauvetage de l’avant-dernier Rabbi de la dynastie de Loubavitch, le Rabbin Yossef Itzhaq, qui sera diffusée lors d’un documentaire télévisé sur la première chaine israélienne de télévision pour la Journée de la Shoah.

Le Rabbin Yossef Itzhaq Schneerson a été le sixième Rabbi de Loubavitch. Nommé lors de l’une des plus difficiles périodes de l’histoire de ce mouvement hassidique, la Révolution bolchévique, le Rabbi Yossef Ytzhaq dû quitter l’Union soviétique en 1927 pour installer les quartiers généraux de son mouvement à Varsovie avec la majeure partie de ses hassidim. Fin 1939, le Blitzkrieg sur la Pologne prend l’Europe de vitesse et l’Armée allemande sème la terreur à Varsovie. La capitale polonaise, véritable métropole et centre du judaïsme européen est pilonnée sans répit.

Aux Etats-Unis, le Département d’Etat ferme hermétiquement les portes à l’immigration juive et n’octroie des visas d’entrée que très parcimonieusement. La plupart des Juifs ne trouvant vers où émigrer seront pris au piège dans les griffes de la bête nazie. C’est ce qui risque de se passer également pour le Rabbi de Loubavitch. Aux Etats-Unis, quelques lobbyistes de ce Mouvement hassidique s’activent pour tenter de sauver leur Rabbi par tous les canaux d’influence possibles. Le Comité de Sauvetage juif des aux Etats-Unis a des membres dans toutes les tendances du judaïsme américain (orthodoxes, libéraux, conservateurs, réformés). Ils ne parviennent que très ponctuellement à infléchir l’intransigeance de l’Administration américaine à leur permettre d’accueillir des frères juifs d’Europe aux Etats-Unis. Le Comité se met à alors exercer son réseau d’influences pour sauver le Rabbi de Loubavitch piégé à Varsovie. Des personnalités juives comme le Juge Louis Brandeis de la Cour suprême des Etats-Unis, le grand décisionnaire de la Halakha et fondateur de la yéshiva de Lakewood, le Grand-Rabbin Aharon Kotler, le rabbin réformé Stephen Wise, interviennent  auprès du Département d’Etat qui à son tour tâtonnera le terrain auprès des diplomates du Troisième Reich en poste à Washington.

Le ministère nazi des Affaires étrangères accueille plutôt favorablement la requête américaine d’extraire le Rabbi de Loubavitch de Varsovie bombardée pour l’Amérique. En effet, les Etats-Unis n’étant pas encore entrés en guerre contre l’Allemagne, les diplomates allemands espèrent amadouer les velléités américaines interventionnistes par des gestes de bonne volonté et ainsi s’assurer la neutralité du Gouvernement des Etats-Unis. Or, extraire un rabbin de Varsovie occupée par la Wehrmacht et par les SS n’est point chose facile, même pour les services allemands des Affaires étrangères. Pour cette mission, le ministère allemand des Affaires étrangères s’adresse à l’Abwher, les Services de Renseignement de la Wehrmacht, un corps d’armée plus à même de comprendre les besoins des relations extérieures de l’Allemagne nazie, même au prix d’une entorse à l’idéologie fanatique hitlérienne, realpolitik oblige.

Un militaire de carrière, héros hautement décoré, le Major Ernest Bloch est né de père juif, Il a été défiguré par ses blessures au visage lors de la Grande guerre. C’est pourquoi la commission d’aryanisation le déclarera « bon Aryen » en dépit du sang juif de son père qui coule dans ses veines. Le Major Bloch se verra confié personnellement par le Chef de l’Abwehr, l’Amiral Wilhelm Canaris, le commandement de la mission de sauvetage du Rabbi de Loubavitch.

Trouver et extraire le Rabbin Yossef Ytzhaq Schneerson pour sauver sa vie n’est point facile en cette fin de l’année 1939. Le Rabbi de Loubavitch est caché par ses fidèles pendant cette période terrible, et avec lui, dix-huit de ses proches parents.

Avec ses hommes, le Major Bloch finalement réussit à arriver jusqu’au Rabbin Schneerson. Mais la partie la plus délicate de sa mission reste encore à accomplir : lui faire passer les lignes de l’Armée allemande et surtout au travers des filets des SS d’Himmler sur lesquels l’Abwehr n’avait aucun ascendant.

 Ainsi, les hassidim du Mouvement Loubavitch restés à Varsovie dont très peu réussirent à réchapper à la Shoah, le Rabbi de Loubavitch fut conduit au train avec les dix-membres de sa famille autorisés ainsi que les livres de la gigantesque bibliothèque de Loubavitch. L’opération logistique de faire traverser le Nord de l’Europe centrale à tout ce monde avec un tel chargement ne fut pas pour simplifier les choses.

Pour extraire ce groupe de hassidim de l’Europe en flammes, le Major Bloch le fit voyager en train en première classe jusqu’à……Berlin( ?!), aussi paradoxal que cela puisse paraitre. Peut-être qu’à Berlin, escortés par des officiers allemands, au cœur du monstre nazi, était-il plus facile de les préserver ? De Berlin, le sixième Rabbi de Loubavitch, fut conduit en train avec les dix-huit membres de sa famille à Riga en Lettonie d’où ils furent embarqués sur un navire pour les Etats-Unis. Le Rabbin de Loubavitch débarqua au Port de New-York au début de l’année 1940. Il envoya alors des lettres de remerciement et de bénédictions au Président Roosevelt et qualifia les Etats-Unis de malkhout hahessed, le « royaume de la générosité », pour l’avoir sauvé.

 Au même moment, les Etats-Unis d’Amérique, même plus tard, après s’être engagés dans la Guerre contre l’Allemagne nazie en fin 1941, ne révisèrent pas leur politique restrictive d’octroi de visas pour les réfugiés juifs. De sorte que des centaines de milliers de Juifs ayant postulés pour un visa dans les différents consulats américains en Europe furent pris au piège et exterminés. La Grande Bretagne de son côté aussi ne leur ouvrit pas les portes d’Eretz Israël, Livre Blanc et les bonnes relations avec le monde arabe déjà à cette époque obligeant le Gouvernement Churchill de Sa Majesté. Jusqu’à la fin de la Guerre, alors que la réalité des camps de concentration étaient connues par les Alliés, les forces américaines et britanniques se sont abstenues de bombarder les voies ferrées menant à Auschwitz.

Le Rabbin Yossef Itzhaq Schneerson élit domicile à Brooklyn. Là, dans le quartier de Crown Heights, il installa le QG du Mouvement Loubavitch qu’il présida jusqu’à son décès en 1950, deux ans après l’Indépendance de l’Etat d’Israël. En 1951, son gendre, le Rabbin Menahem Mandel Schneerson lui succéda et fut intronisé septième Rabbi de la dynastie Loubavitch jusqu’à son décès en 1994.

Le documentaire sur ce surprenant récit du sauvetage du Rabbi de Loubavitch sera diffusé sur la chaine publique israélienne de télévision, Aroutz 1, pour la Journée de la Shoah, lundi 2 mai à 21H30.

22:38 Écrit par dorcas dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : shoah, varsovie, pologne, juif, berlin |  Facebook |

10/03/2010

Au revoir les enfants

Au revoir les enfants

Le film "Au revoir les enfants" de Louis Malle, sorti en 1987 et a reçu 7 César en 1988

Le film se déroule durant l'hiver 1944, dans une France occupée.
Julien qui a 12 ans, fils d'une famille bourgeoise, est pensionnaire au petit collège Saint Jean de la Croix, tenu par les pères carmes.
Il retrouve le chemin de l'école sans joie après les vacances de Noël, pour le second trimestre.
Une rentrée presque comme les autres jusqu'à ce que le père Jean vienne présenter trois nouveaux élèves.
L'un d'entre eux, le jeune Jean Bonnet, est le voisin de dortoir de Julien.
Julien est intrigué par Jean, garçon fier et mystérieux, un temps rejeté par l'ensemble de la classe. Après s'être observés mutuellement, ils s'apprivoisent au jour le jour et un lien se crée entre eux. Julien finit par comprendre le secret de  Jean.
son nom n'est pas Bonnet mais Kippelstein, il est juif.
Un froid matin de janvier, suite à une dénonciation, la Gestapo fait irruption dans le collège.
Le père Jean, résistant clandestin, et les trois enfants juifs sont emmenés.
Julien ne devait plus jamais les revoir. Les enfants furent déportés à Auschwitz et le Père Jean à Mauthausen.


30/01/2010

La faim, la mort

La faim, la mort

    Ghetto varsovie la faim

 Dans le ghetto, les conditions de vie sont inhumaines. On entasse là non seulement les Juifs de Varsovie, mais aussi ceux des campagnes voisines et des petites villes environnantes. Le chômage, la perte des repères, l'entassement, la sous-alimentation la maladie vont vite faire des ravages.

ghetto varsovie la cantine

Un "Conseil juif" (Judenrat) est créé par les nazis en octobre 1939. Il s'agit de dirigeants juifs auxquels les nazis s'adressent pour gérer la situation. Ils doivent faire régner l'ordre dans le ghetto et tentent, dans des conditions impossibles, d'améliorer le sort des habitants.

23:08 Écrit par dorcas dans Ghetto Varsovie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ghetto, nazis, varsovie, juif |  Facebook |

23/01/2010

Les enfants de Ravensbruck.

Les enfants de Ravensbruck.


enfants de Ravensbruck

Je vis tout près de moi un jeune garçon qui nous regardait avec de grands yeux brillants et un joli sourire… Ce jeune garçon m’attira dès que je le vis, il me rappelait par l’âge et la silhouette mon fils que j’avais pu, avant mon arrestation, mettre à l’abri de la Gestapo. Je bavarde avec lui et lui demande ce qu’il fait ici, où sont ces parents. Il me répond tristement qu’il est seul, que ces parents sont partis en transport. Je vis à l’étoile qui était accroché à ses vêtements qu’il était juif. Je compris pourquoi cet enfant se trouvait dans ce camp maudit. Je compris aussi où étaient partis ses parents. Transport voulait dire néant, chambre à gaz ou four crématoire. Les larmes me vinrent aux yeux en pensant que jamais ce pauvre petit ne reverrait ses parents. Nous avons parlé ensemble de la France. Il me dit qu’il habitait Paris, près de la gare de l’est pendant plusieurs jours, je revis mon fils adoptif ; chaque fois que nous le pouvions, nous passions quelques instant ensemble, même nous avons fait quelques « repas » : une rondelle de saucisson et un peu de margarine prise sur notre pauvre ration. J’avais un peu honte de ne pouvoir lui offrir davantage.

Cela dura une quinzaine de jours. Peut-être plus. Le temps au camp était tellement long qu’il est difficile de se rappeler. Les semaines paraissent aussi longues que des mois ; semaine et dimanche, tout se ressemblait. Puis, je ne vis plus mon petit ami. Le premier jour, je ne fus pas trop inquiet car je pensais qu’il avait pu être empêché de sortir ; après quelques jours, je me renseignais pour savoir ce qui se passait.Et Georgette découvre avec horreur que le block des enfants a été « liquidé ».

Extrait du livre "Les médecins de l'impossible" de Christian Bernadac

21:27 Écrit par dorcas dans Camp Ravensbruck | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gestapo, juif, crematoire |  Facebook |