06/02/2015

6 février, ce jour-là, n'oubliez pas.

6 février, ce jour-là, n'oubliez pas.

1189

- Les émeutes de Lynn (Angleterre) se propagent jusqu'à la ville de Norwich. La foule s'en prend à la communauté juive. De nombreux juifs se réfugient dans le château de l'évêque. Ceux qui se trouvent encore dans leur maison sont tués et leurs biens pillés.

1194

- Cinq jours après le lynchage d'un déséquilibré juif qui avait tué une chrétienne dans un accès de folie à Neuss (Allemagne), la justice ordonne l'arrestation des siens. Ils sont cruellement torturés, mais, à l'exception de la petite sœur du jeune juif, ils n'acceptent pas le baptême. La mère est enterrée vivante et les oncles sont écartelés sur la roue.

1481

- Un autodafé a lieu dans la cité de Séville (Espagne). 6 hommes et femmes très honorablement connus dans la ville, et respectés, sont brûlés vifs pour avoir " judaïsé ", c'est-à-dire pratiqué le judaïsme en secret.

1484

- Un autodafé a lieu à Ciudad Real (Espagne) sur l'ordre du tribunal de l'Inquisition responsable de la province de Tolède. 4 enfants de juifs baptisé de force lors des persécutions de 1391, sont accusés de judaïser et brûlés sur le bûcher pour avoir refusé de se repentir.

1903

- Un des Premiers pogrom de Kishinev, déclenché à la suite du meurtre de Michael Ribalenko. La presse antisémite accuse les Juifs, les accusant notamment de meurtre rituel. Pendant trois jours, les pogromistes se déchaînent ; Le ministre de l’intérieur donne ordre à la police de ne pas intervenir. Ils tuent, massacrent, saccagent, violent. Le bilan : 47 morts, 92 blessés graves, 500 blessés et 799 maisons détruites.

1919

- 

Des unités de l'Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura se livrent à un pogrome dans la ville de Balta (Ukraine). 27 juifs sont massacrés, de nombreux autres blessés et des femmes juives violées.

1942

- Un transport de 997 juifs quitte Vienne (Autriche) à destination de Riga (Lettonie).

- 

Le " petit ghetto de Sierpe (Varsovie) est liquidé. Ses 3 500 juifs sont transférés au ghetto de Mlawa, d'où ils sont tous déportés au camp d'extermination d'Auschwitz. 20 seulement des juifs du village survivront à la guerre.

1943

- Les nazis liquident le camp de Peresieka (Biélorussie). ils fusillent tous les artisans. Un groupe de 50 juifs fuit dans la forêt, où il se constitue en unité de partisans.

- Himmler reçoit un rapport sur la quantité de matériaux récoltés sur les déportés : 97 000 habits d’hommes, 132 000 pantalons d’hommes, 97 manteaux de femmes, 3 000 kilos de cheveux. Les récupérations d’enfants incluent 15 000 manteaux, 11 000 vestes, 9 000 robes, 22 000 paires de chaussures.

- Directive allemande à l'encontre des Juifs de Salonique : marquage des personnes juives de nationalité grecque et des magasins juifs; mise en ghetto avant le 25 février.

1944

- 1 000 juifs du camp de concentration de Dora-Nordhausen (Allemagne) sont transférés au camp de concentration de Maïdanek (Pologne).

05/02/2015

5 février, ce jour-là, n'oubliez pas.

5 février, ce jour-là, n'oubliez pas.


1840

- L ‘affaire de Damas est un cas récent d’accusation de meurtre rituel, aboutissant à l’arrestation de 7 juifs à Damas (Syrie). Après que l’un des frères et son domestique eurent disparu les capucins accusent les juifs de les avoir tués dans le but d’utiliser leur sang pour célébrer la Pâque.
Au cours de l’enquête qui suit, 2 des juifs accusés à tort meurent sous la torture. Après l’intervention de plusieurs personnalités juives d’Europe dont Moses Montepore et Adolphe Crémieux, les juifs survivants sont relâchés mais ils ne seront jamais lavés du soupçon qui pesait sur eux.

1934.

En Allemagne, les étudiants en médecines Juifs ne peuvent plus présenter d'examens.

1942

- 2 000 juifs de Suchovola (Pologne) sont déportés au ghetto de Grodno.

1943

- Les nazis assassinent 200 juifs dans le ghetto de Chodorov (Galicie orientale, R.S.S. d’Ukraine).

- L’armée allemande a créé un ghetto à Bialystok (Pologne) le 1er août 1941. Du 5 février 1943  jusqu’au 12 février. 10 000 juifs environ sont arrêtés et déportés aux camps d’extermination d’Auschwitz et de Treblinka alors que près d’un millier sont assassinés sur place.

- Zvi Wider, membre du Conseil juif de Bialystok, se suicide en apprenant que les autres membres du Conseil ont fourni à la Gestapo une liste de personnes à déporter.

06/12/2014

6 décembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

6 décembre, ce jour-là, n'oubliez pas.


1348

- 

La communauté de la ville de Lindau, sur le lac de Constance, connaît à sont tour les persécutions accompagnant l'épidémie de peste noire. Tous les juifs sont égorgés ou brûlés.

1705

- L'Inquisition tient un autodafé à Lisbonne : un homme est brûlé vif parce que juif, ce qu'il affirme jusqu'à son dernier souffle.

1920

- Des unités liées à l'Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura se livrent à un pogrome dans le village de Voltchkii (Kiev) : 6 juifs sont massacrés et 3 autres grièvement blessés.

1938.

- Retrait du permis de conduire à tous les Juifs au motif que c'est une atteinte à l'honneur des automobilistes allemand de voir les Juifs sur les autoroutes

1940

- 300 juifs sont arrêtés par les nazis à Mlava (Varsovie) pour être déportés aux camps de regroupement de Miedzyrzec Podlaski, Lubartov et Lublin.

1941

- Les SS conduisent 8 000 vieillards, femmes et enfants juifs du ghetto de Riga (Lettonie) dans la forêt voisine de Rambuli pour les fusiller.

1942

- Les SS déportent 1 500 juifs du ghetto de Novy Dvor ((Pologne) au camp d'extermination d'Auschwitz.

1943

- 212 juifs sont déportés de Milan et de Vérone au camp d'extermination d'Auschwitz.

03/12/2014

3 décembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

3 décembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1918

- A Holleschau (Tchécoslovaquie), des groupes de soldats armés envahissent les maisons et les boutiques juives pour les piller et les incendier. 2 juifs sont tués au cours de ces émeutes.

1938

- Décret sur l’aryanisation des entreprises juives. Obligation est faite aux Juifs de vendre leurs biens industriels, fonciers, immobiliers et de se défaire de leurs obligations, actions, et autres titres... Les rues leurs sont interdites lors des célébrations Nazies.


1939

- La ville de Nasielsk (Varsovie) est déclarée " purifiée de ses juifs " : en septembre et en octobre, la plupart des juifs avaient été déportés vers l'est, à Biala Podlaska, Lublin, Varsovie, etc., où ils partagent le sort des autres internés.

1941

- Les nazis assassinent 400 juifs dans le ghetto de Riga (Lettonie).

- 995 juifs sont déportés de Vienne (Autriche) à Riga.

- Création du camp d'extermination de Jumpravas Muiza (Lettonie) : une partie des juifs de Vienne déportés à Riga y est envoyée.

1942

- Les SS assassinent 800 juifs de Lubeczov (Biélorussie).

- 1 000 juifs de Podkamia (Ukraine) sont déportés au ghetto de Brody.

26/11/2014

26 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

26 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1938

- Dans une lettre adressée à Speer, Göring écrit : en vertu des règlements, portant sur l’expulsion des Juifs des logements, magasins et entrepôts, il est prévu que l’inspecteur général du bâtiment (Speer) bénéficiera d’un droit de préemption sur les logements ainsi libérés.

1942

- 250 juifs de Brody (kraine) sont déportés par les nazis au camp d'extermination de Belzec. 20 juifs sont fusillés sur place.

- A Sarnova (Pologne), 2 juifs qui s'étaient enfuis du camp sont pendus par les SS.

- Les juifs du camp de regroupement de Berg, près de Tonsberg (Norvège), particulièrement surveillé par la police, sont transportés par mer à Swinnemünde, d'où ils sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz, en même temps que des femmes et des enfants déportés de Hongrie.

1944

- Les juifs assignés au travail forcé à Budapest sont, en dépit de la protection du Portugal, déportés à Sopron où ils doivent édifier le " mur de l'Est ", destiné à défendre Vienne. Beaucoup mourront d'épuisement, de faim et de mauvais traitements.

- 

Heinrich Himmler, chef des SS, ordonne la destruction des fours crématoires du camp d'extermination d'Auschwitz.



11/11/2014

11 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas 


11 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas

 

1938

- Peu avant la proclamation de l' "indépendance " de la Slovaquie, les bandes organisées attaquent les synagogues de la capitale, Bratislava (Pressburg). Ces antisémites battent tous les juifs qu'ils y trouvent et empêchent les étudiants juifs de pénétrer dans l'université. Au début de la guerre, 17 000 juifs environ vivent dans la ville.

- Il est interdit aux juifs de posséder ou de porter une arme.

1939

- Les nazis arrêtent 600 juifs à Ostrov Mazoviecki (province de Varsovie) et les conduisent dans une forêt voisine, où ils les mettent à mort.

- Les nazis déportent tous les membres du Conseil juif de Lodz (Pologne) au camp de Radogoszcz.

1942

- Les SS assassinent 100 juifs à Berezov (Polésie, Biélorussie).

- 1 000 juifs du ghetto de Slutsk (R.S.S. de Lituanie) sont assassinés. Des juifs vivaient dans la ville depuis le XIIIe siècle. Le jour de l'invasion allemande, la communauté s'élevait à 9 000 âmes environ.

- 900 juifs de Jastary (province de Vilna, Lituanie) sont déportés au camp d'internement de Keilbasin.

- 1 000 juifs sont déportés de la ville de Leczna (province de Lublin) au camp d'extermination de Sobibor où tous sont tués.

- 45 juifs quittent le camp de regroupement de Drancy (France), déportés au camp d'extermination d'Auschwitz. 599 sont gazés dès leur arrivée. 2 hommes seulement survivront jusqu'en 1945.

- A cette date, 15.000 juifs de Belgique ont été déportés.

1943

- 300 juifs meurent d'épuisement au cours d'un appel qui dure une journée entière au camp de concentration de Theresienstadt.

- Un groupe de juifs est arrêté par les forces d'occupation nazies au cours d'une rafle à l'église du Carmine à Florence. Ils sont déportés vers les camps d'extermination de l'Est.

- Un convoi quitte Vienne (Autriche) avec 91 juifs déportés au camp de concentration de Theresienstadt.

06/11/2014

6 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

6 novembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

 

1941

- Les nazis déclenchent une Action sur une grande échelle contre les juifs de Nadvorna (Stanislavov, R.S.S. d'Ukraine), au cours de laquelle la moitié des 5 000 juifs de la ville est assassinée. La communauté de Nadvorna existait depuis le XVIIIe siècle.

- 18 000 juifs de Rovno (R.S.S d'Ukraine) sont conduits par les troupes allemandes dans une pinède près de la ville, où ils sont fusillés. Les juifs survivants doivent s'installer dans un ghetto nouvellement créé.

1942

- Les juifs vivant encore à Khelm, au sud-est de Lublin, sont déportés au camp d'extermination de Sobibor. 

- Les SS assassinent 900 juifs de Koszyce (province de Cracovie).

- 200 juifs environ du ghetto de Komarno (province de Lvov, R.S.S. d'Ukraine) sont déportés au camp d'extermination de Belzec, où ils sont tués. Komarno est déclaré " libéré de ses juifs ".

- 465 internés juifs du camp de regroupement de Westerbork sont déportés au camp d’extermination d’Auschwitz

- 1 000 juifs, hommes et femmes, du camp de regroupement de Drancy (France) sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz, dont 73 seront envoyés dans les chambres à gazes, 4 personnes seront encore vivantes à la libération.

- Müller, chef de la gestapo, informe ses services que tous les juifs et métis au premier degré détenus en Allemagne doivent être acheminés vers auschwitz et Lublin.

1943

- Les SS fusillent 500 juifs dans le camp de travail forcé de Szebnie (Galicie orientale).

-  000 juifs de Ciechanov (province de Varsovie) sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz.

- A la suite d'une rafle effectuée à Florence, 200 juifs sont arrêtés et déportés vers un camp d'extermination à l'est du Reich. 5 juifs seulement reviendront après la guerre, tous les autres ayant été tués.

04/11/2014

4 novembre, ce jour là, n'oubliez pas.

4 novembre 
, ce jour-là, n'oubliez pas

 

1940

- A La Haye, les nazis décrètent que tous les fonctionnaires Juifs sont suspendus.

1941

- Dans la ville de Lyubavitch (Lubavich, province de Smolensk, U.R.S.S.), 483 juifs sont fusillés lors de la création d'un ghetto par les nazis.

1942

- 1 000 juifs, hommes et femmes, sont déportés du camp de regroupement de Drancy (France) vers le camp d'extermination d'Auschwitz. 639 d'entre eux sont gazés dès leur arrivée. 4 hommes seulement survivront jusqu'à la libération du camp.

- Les derniers juifs de Kossov (R.S.S. d'Ukraine) sont déportés au ghetto de Kolomyya, où ils sont tués en même temps que les internés. Kossov est déclaré " purifié de ses juifs ".

- 1.000 juifs du ghetto de Brzezany (R.S.S. d'Ukraine) sont déportés au camp d'extermination de Belzec.

1943

- 815 juifs originaires du ghetto de Liepaja (Libau) sont fusillés dans le ghetto de Riga.

- Les SS déportent 2 800 juifs du camp de travail de Szebnie (Galicie orientale) au camp d'extermination d'Auschwitz.

Trouvé dans des livres d'histoires.

26/01/2011

Ce jeudi, l’hommage aux victimes de l’Holocauste

Ce jeudi, l’hommage aux victimes de l’Holocauste

 

pour le gazage aixchwitz.gif

 

Une journée pour ne pas oublier. Ce jeudi marquera la Journée internationale du souvenir des victimes de l’Holocauste. Six millions de Juifs exterminés. Plus d’un million dans le camp d’Auschwitz.

Symbole de l’horreur nazie, le camp de concentration polonais fut libéré par l’Armée rouge le 27 janvier 1945. C’est cette date qui a été retenue par les Nations Unies il y a cinq ans pour rendre hommage aux disparus.

Participer au devoir de mémoire, c’est aussi rendre accessibles au plus grand nombre les témoignages, les photos et les écrits liés à l’Holocauste. Le musée israélien Yad Vashem et Google se sont ainsi associés pour mettre en ligne 130.000 documents d’archives. Yad Vashem qui a également lancé sur Youtube un site en farsi pour contrer les propos négationnistes du président iranien Mahmoud Ahmadinejad. On peut y voir des témoignages de survivants.

source : http://www.juif.org/go-blogs-31497.php

http://www.juif.org/go-news-144796.php

21:18 Écrit par dorcas dans Actualités, Annonces | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nazis, camp |  Facebook |

24/05/2010

Holocauste

Holocauste

Holocaust(1978) n

Voici le livre qui inspiré une série télévisée que l’on n’est pas prêt d’oublier à travers le monde entier. Holocauste, c’est l’histoire de la persécution des juifs par les nazis de 1933 à 1945, vue à travers deux familles de Berlin dont les destins s’entrecroisent.

Les Weiss, bonne bourgeoisie berlinoise. Le père est médecin ; dès 1933, il sent la montée des périls. Son fils aîné, Karl vient d’épouser un catholique. Le plus jeune, Rudi, comprend vite que, pour un Juif, toute l’Allemagne hitlérienne va bientôt devenir intolérable.

En 1938, il quitte Berlin, passe en Tchécoslovaquie. Plus tard, la guerre venue, il rejoindra les partisans russes pour combattre à leurs côtés. En 1933, l’année du mariage de Karl Weiss, Erik Dorf, poussé par sa femme, vient solliciter un poste auprès de Heydrich, alors chef de la gestapo. Il va travailler avec lui et devenir peu à peu un des rouages essentiels de la redoutable machine à exterminer que mettent au point des bureaucrates et des techniciens allemands. Le récit comprend, en alternance, l’évolution des souvenir de Rudi weiss et des extraits du journal d’Erik Dorf.

C’est le déroulement implacable des événements que l’on connaît : les parents weiss sont déportés en Pologne et finiront à Auschwitz. Leur fils Karl, bien que marié à une catholique est envoyé à Buchenwald, puis au camp « privilégié » de Theresienstadt. Il mourra à Auschwitz.

De la famille Weiss, Rudi sera le seul survivant et c’est d’un Kibboutz d’Israël, qu’il évoque tout cela. Dorf, lui, aura le destin qu’il mérite.

On ne peut pas résumer ce livre foisonnant qui, à travers l’histoire de ces personnages, recrée la terrible saga de tout un peuple que la machine de guerre allemande a tenté de broyer mais qui, une fois de plus a survécu.

Auteur : Gerald Green

 

 

17/04/2010

Les kapos

Les Kapos

kapo_Rudolph-Haess

Un kapo frappe un déporté, au camp de Natzweiler-Struthof.
Dessin de Rudolph Haess.

 « Qu'est-ce qu'un kapo ? Qui sont les kapos ?

Dans les camps de concentration nazis, c'était un détenu, généralement de droit commun (un criminel ou un bandit) qui était chargé de commander énergiquement les déportés, résistants ou raciaux, pour les services du camp ou pour les travaux extérieurs.

Ces kapos sont évidemment privilégiés : ils échappent aux travaux forcés et peuvent se procurer plus facilement de la nourriture. Ils logent dans une chambre particulière,à l'une des extrémités de la baraque.

  Les "Kapos", sont des  chefs de baraque qui faisaient régner l'ordre dans les baraques des camps et aussi des chefs d'équipe  dirigeant un commando de travailleurs.

Qui étaient ces kapos ?

Les S.S. ne pouvaient être partout et pour faire "régner l'ordre" dans le camp, ils choisissaient des déportés, le plus souvent parmi  les criminels, les voleurs... et leur donnaient une matraque et le pouvoir de frapper les déportés.

Comment se comportaient-ils ?

Témoignages

 

Karl, kapo de Neuengamme,

« Karl, le chef du block 13, n'a pas son pareil pour abattre d'un coup de poing un retardataire. Il adore discourir et s'enivre d'alcool de pomme de terre qu'il se procure dans des conditions restées inconnues. Il a des yeux de fou et nous réveille la nuit pour prononcer de longs discours dans une attitude théâtrale, debout sur une table. Il ordonne à des interprètes de traduire d'abord en russe, car il apprend cette langue ; ensuite, il va se coucher, mais exige que nous restions pour écouter la traduction dans les autres langues, qui doit être faite à mi-voix pour ne pas troubler son sommeil. Il estime que le français est une langue dégénérée et souvent ne fait pas traduire dans la langue de Descartes ses leçons de morale et de propreté. Il semble ainsi nous punir.
     Karl a un sens très personnel de l'humour. Une nuit, après une alerte, il nous annonce qu'il a pris la décision de ne plus se servir de sa cravache pour nous battre. Devant nous alignés, il la jette dans le feu et se fait apporter par les Stubendiest souriants, une énorme matraque. Se précipitant alors dans les rangs affolés, il assomme une demi-douzaine de malheureux, dont un vieux colonel français qui s'était assis derrière nous pour dormir. »

Louis Maury,
Quand la haine élève ses temples,
Louviers, SNEP, 1950

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Le kapo du Kabelkommando

« Ce capo était certainement le plus terrible de Monowitz et il avait quelques morts sur la conscience.

Il était néerlandais et s'appelait JUP. Il mesurait près de 2 m. et c'était un rouquin. Toujours le sourire aux lèvres, mais un drôle de sourire, vicieux ou sadique pourrait-on dire. Donc le sourire aux lèvres et la matraque à la main avec laquelle il aimait tant frapper les déportés. Il était déjà depuis un long moment à Monowitz, lorsque je suis arrivé. Il était le Capo du "Kabelcommando" le commando du câble. Le commando le plus craint. Les déportés devaient installer ces câbles  sous terre. Des câbles très lourds, et il y avait trois hommes sur une distance où il en aurait fallu le double. Aussi la matraque allait bon train. J'ai toujours eu très peur d'être désigné pour aller dans ce commando. Bien sûr, ça pouvait arriver. Bref ce capo était un vrai tueur, et s'il y a encore des survivants de Monowitz, ils se souviendront facilement de ce capo. Petit Paul s'en souvient bien.
     Après la libération il a été rapidement exécuté par des déportés qui avaient été ses victimes. Il y avait près de 200 déportés dans son commando. Voilà tout ce que je peux te dire, mais je pensepense

c'est suffisant pour situer  le personnage, que les SS aimaient bien, et pour cause. » Serge Smulevic,
par e-mail, août 1995

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Procès d'un kapo, en 1947 :

 

L'ancien kapo Paul Sakowki pendant le procès du camp de Sachsenhausen.
 Berlin, octobre-novembre 1947
(Photo USHMM)

Paul Sakowski est né à Breslau en 1920. En 1939, il était emprisonné dans le camp de Sachsenhausen. Il offrit ses services à l'administration du camp. De novembre 1939 jusqu'à mars 1941, il fut kapo et durant cette période, maltraita les prisonniers, les fouettant, leur enlevant la nourriture à laquelle ils avaient droit, jetant sur eux de l'eau froide, dehors, en plein hiver. Il prit même part à des exécutions. En décembre 1940, il devint le bourreau officieux du camp et supervisa l'exécution de 42 Soviétiques et Polonais. En septembre 1941, il travailla au crématoire et participa au massacre de 17.500 prisonniers de guerre soviétiques, supervisant le transport des corps vers la morgue et leur transfert vers les fours. Le 15 mai 1942, il prit part à l'exécution de 250 Juifs. De Septembre 1943 jusqu'à avril 1945, il fut surveillant dans l'usine Heinkel, près de rostock, et il continua là ses mauvais traitements sur des déportés. Jugé par un tribunal militaire soviétique, il fut condamné à la prison à vie et aux travaux forcés, le 1er novembre 1947 après un rapide procès.

 

 

00:04 Écrit par dorcas dans Les kapos | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ss, camps, nazis |  Facebook |

12/03/2010

Plus jamais ça

Plus jamais ça

foto_shoah129

En hébreu, Shoah signifie catastrophe et aussi destruction. Ce terme est de plus en plus employé, de préférence à "holocauste", pour désigner l'extermination systématique des Juifs perpétrée par le régime nazi durant la seconde guerre mondiale de 1941 à 1945.Près de 6 millions de Juifs (5 700 000 d'après l'estimation du tribunal de Nuremberg) – soit les deux tiers des Juifs d'Europe, hommes, femmes et enfants - furent assassinés durant cette période pour des raisons racistes. Selon Hitler et les dirigeants nazis, la race juive était une menace pour la pureté du sang allemand et donc pour la préservation de la race aryenne.L'extermination des Juifs fit l'objet d'un programme politique nommé "Endlösung" - la solution finale - appliqué systématiquement en Allemagne et dans tous les pays alliés ou occupés. Le peuple juif avait jusque là subi de nombreuses formes de persécutions (exclusion, ghettos, pogroms); le IIIe Reich mit en place une forme extrême: une entreprise d'annihilation qui avait pour but de faire disparaître à jamais tout un peuple de la surface de la Terre.La connaissance du génocide juif s'appuie sur des sources multiples: pièces officielles et documents d'époque; témoignages de survivants ; aveux circonstanciés d'exécutants devant les tribunaux; correspondance, discours, publications d'époque ou d'après-guerre. Les historiens travaillent depuis un demi siècle sur des centaines de milliers de pièces d'archives. L'organisation du crime, les méthodes employées, le nombre approximatif des victimes nous sont connus. Nous savons ce qui est arrivé mais nous continuons à ne pas comprendre comment cela a pu arriver. De par sa complexité et sa monstruosité, la Shoah demeure un défi à la conscience morale de l'humanité.

Source : http://www.aidh.org/Racisme/shoah/S_1.htm

10/03/2010

Archives inédites sur la Shoah

Archives inédites sur la Shoah

Cécilia Gabizon
 

Le père Desbois (à droite) et un témoin qui lui a permis de retrouver le lieu exact où près de 52 000 juifs furent exécutés par les nazis à  Bronnaïa Gora, en Biélorussie.

Le père Desbois (à droite) et un témoin qui lui a permis de  retrouver le lieu exact où près de 52 000 juifs furent exécutés par les  nazis à  Bronnaïa Gora, en Biélorussie.

Le père Desbois ouvre jeudi, avec la Sorbonne, un centre de documentation pour rendre publics les témoignages recueillis en Ukraine et en Biélorussie sur le massacre par armes à feu d'un 1,5 million de juifs à l'Est pendant la Seconde Guerre mondiale.

C'est un drôle de prêtre qui remue la terre d'Ukraine pour apaiser le ciel. Pour soigner un secret qui le hante depuis l'enfance. Son grand-père, soldat français déporté en Ukraine à Revarovska, lui avait confié : «Le camp, c'était dur, mais c'était bien pire pour eux.» Eux ? Des milliers de juifs tués devant ses yeux mais jamais nommés. À l'occasion d'une cérémonie en Ukraine, le prêtre s'est mis à les chercher frénétiquement. «Où sont les morts juifs ?» a-t-il demandé au maire, sans obtenir de réponse. Desbois s'est entêté. Jusqu'à ce qu'un élu le conduise dans la forêt devant une fosse, puis une deuxième. Puis une troisième… C'était en 2004. Depuis, le père Desbois parcourt l'Ukraine et la Biélorussie, village par village, pour retrouver et cartographier les fosses où furent exécutés près d'un million et demi de juifs entre 1941 et 1944. Aujourd'hui, il ouvre ses archives, «un corpus unique en son genre, les interviews de plus de 1 000 témoins, qui ont permis la localisation de centaines de fosses», selon l'historien Édouard Husson.

Le tout nouveau Centre de ressources pour la recherche sur la Shoah à l'Est se trouve à Paris, dans le même bâtiment que le Service des relations avec le judaïsme que dirige le père au sein de l'épiscopat. Des ordinateurs neufs attendent thésards et historiens, à condition qu'ils obtiennent l'accord de la Sorbonne, chargée de la gestion pédagogique des documents. Husson, qui s'appuie sur les découvertes du prêtre dans le master qu'il a créé à Paris-IV, prétend ainsi «tenir les négationnistes à distance». Et peut-être les détracteurs. Car l'œuvre du père Desbois, louée au mémorial de Yad Vashem en Israël, reconnue en Allemagne et aux États-Unis, fait débat en France. Quelques historiens lui reprochent d'avoir construit sa renommée sur des faits déjà connus des spécialistes. De minimiser les responsabilités des populations locales. Ou encore d'accomplir une mission plus religieuse que scientifique.

Un temps déstabilisé, le prêtre a décidé d'ouvrir ses archives, parfois parcellaires, sans prétendre au statut d'historien ni minimiser ses trouvailles : «Nous avons localisé près de 400 fosses qui ne portaient aucune trace de mémorialisation», affirme le religieux, qui s'était appuyé sur Mgr Lustiger pour monter l'association Yahad-in Unum (Ensemble).

Savoir recueillir l'horreur

La Commission extraordinaire d'État soviétique avait la première entrepris le décompte morbide dans les villages repris aux nazis. «Tout y est consigné : les tueries, la taille des fosses, des photos, le nombre de morts, parfois leur “nationalité”, juif», explique Patrice Bensimon, le secrétaire général de Yahad-in Unum. Mais «les documents soviétiques avaient mauvaise réputation», reconnaît-il, car ils avaient fait passer l'exécution à Katyn de milliers d'officiers polonais pour une tuerie nazie. En 1991, le Holocaust Memorial of Washington décide cependant de les acquérir dans la réprobation générale. Depuis, l'association du père Desbois, comme d'autres, s'en sert et constate que «90 %» des informations sont exactes. «Nous complétons la préparation avec les procès-verbaux soviétiques dressés contre des soldats nazis entre 1950 et 1960», ainsi que les livres de mémoire écrits par les survivants ou descendants d'un village.

Puis commence la quête, sur place, des témoins. À cet instant, Desbois accomplit son œuvre. Il com­mence devant l'église. Apprivoise les mendiantes âgées. Le col romain favorise les confessions. Certains se seraient tus autrement. Mais l'aveu relève aussi d'une maïeutique. Savoir recueillir l'horreur. Les détails. S'obstiner. Tout est filmé. De l'arrivée dans la rue principale de villages boueux, aux conversations. Les rares témoins survivants n'ont jamais bougé. Ils ont connu la soviétisation, la grande famine des années 1930, le nazisme. Puis les Soviétiques à nouveau. Et l'ouverture. Sans que leur sort évolue. «Beaucoup sont dans une misère noire», raconte le père Desbois. Un dénuement qui les a tenus «à l'écart de la propagande soviétique», les a laissés seuls avec leurs souvenirs, analyse Desbois qui court après ce «continent de mémoire», avant qu'il ne s'efface. «Nous arrivons parfois dans des villages où le dernier témoin de cette époque vient de mourir ou de perdre la tête.» Partout, Desbois traque le «crime. Je cherche à délimiter la scène. Qui était sur place : les assassins, les auxiliaires, mais aussi les voisins qui ne pouvaient faire autrement, les curieux, et ils étaient nombreux, ou encore ceux qui pensaient récupérer quelque chose. Enfin, on trouvait les réquisitionnés». Si Desbois laisse à d'autres le soin de les déclarer coupables ou de les exonérer, il assure : «sans eux, les Allemands n'auraient pas pu commettre ce crime de masse aussi rapidement». Car ces enrôlés ont creusé les fosses, participé à l'encerclement des familles envoyées à la mort, parfois directement à l'assassinat. Ils refermaient les fosses, convoyaient les vêtements que des femmes reprisaient, avant qu'ils ne soient vendus sur place. «Tristes le matin d'être réquisitionnés, contents le soir d'avoir des vêtements», énonce, comme un proverbe, l'un des témoins.

Légende colportée de fermes en villages

«Je rentre dans l'histoire par la porte des tiers, ceux que l'on déteste d'avance, car ils nous représentent, dans nos ambiguïtés», dit encore Desbois. Ce parti pris dérange. Depuis Paris, beaucoup de témoins semblent coupables. De n'avoir rien dit lorsque cette juive a interrogé : «Tu creuses une fosse, c'est pour nous ?» ; d'avoir enfilé les habits de ceux que l'on venait de tuer sous leurs yeux. Leurs récits éclairent cependant le crime de masse. Car si les nazis ont veillé à faire disparaître les preuves, en brûlant parfois les corps, leurs crimes étaient publics.

«Les exécutions n'avaient pas toujours lieu dans les forêts. Car les Allemands redoutaient les partisans. C'était plutôt à la sortie des villes», raconte Patrice Bensimon, étudiant en histoire polyglotte (ukrainien, russe, yiddish), devenu la cheville ouvrière des voyages. Parmi les témoins encore en vie, certains mentent. D'autres jouent l'amnésie. La plupart racontent froidement. Le ghetto, la longue file des juifs du village qui marchent vers la mort. Ils se déshabillent sans voir les fosses. Un fusil-mitrailleur interdit la fuite. Une fois dans la fosse, ils sont mitraillés ou tués d'une balle dans la nuque. Les suivants s'allongent sur les morts. «À ce moment-là, je ne demande pas au témoin pourquoi il n'a rien fait ou s'il est antisémite», reconnaît Desbois en haussant les épaules. Tout comme il ne cherche pas à contredire une légende colportée de fermes en villages : les juifs seraient morts en «confessant  : nous avons le sang du Christ sur les mains». «J'écoute. J'en suis souvent malade. Mais je veux savoir qui était là», répète Desbois qui s'avoue «en analyse. La confession ne suffit pas pour tant d'horreur».

Consignées par écrit, ces dépositions permettent à des familles de connaître le sort des aïeux. «Des rescapés et leurs descendants notamment américains nous écrivent pour retrouver la trace d'un proche. Lorsqu'il avait un métier connu, rabbin, fourreur, on obtient des informations. Autrement, c'est difficile, car les gens étaient appelés par des surnoms», raconte Desbois. Lors d'un voyage en Ukraine, Anne-Marie Revcolevschi, longtemps directrice de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, a retrouvé la trace d'un frère de son père. «Nous recevons également des lettres d'Allemands qui redoutent qu'un de leurs parents ait servi en Ukraine et nous demandent des informations», raconte le père Desbois. Le gouvernement allemand, conscient des enjeux de mémoire, a versé 500 000 euros de subventions à l'association en 2009. Le reste des fonds (300 000 euros) provient de l'Union européenne, de donateurs privés et de fondations du monde entier.

Si Desbois tente de retrouver des victimes, sa priorité reste la localisation exacte de fosses qui, lorsqu'elles sont connues, s'avèrent mal délimitées ou encore soumises aux maraudeurs qui croient pouvoir y trouver de l'or.

Certaines fosses portent ainsi une plaque commémorative en l'honneur des citoyens tombés là. Le mot «juif» y figure rarement. Comme à Bronnaïa Gora, en Biélorussie, où la plaque se trouvait loin du véritable lieu d'exécution. Le père Desbois a fini par retrouver, en juillet dernier, un témoin clé, né en 1931 et fils de l'aiguilleur local. Il faisait paître les vaches à côté des voies et se rappelle bien des «wagons où on mettait beaucoup de [ juifs], on les amenait à Bronnaïa Gora pour se faire fusiller». Ils devaient se déshabiller sous les ordres de collaborateurs qu'il appelle les «Vlassov», du nom d'un général stalinien retourné par les nazis. Ils sautaient du wagon puis suivaient un couloir formé de barbelés. «On leur ordonnait de se coucher dans les fosses et quand ils se calmaient, on leur tirait dessus en rafale.» On achevait les survivants par des tirs isolés. Près de 52 000 juifs amenés en train ont ainsi été exécutés.

En Biélorussie, Desbois et son équipe ont d'abord erré, toujours suivis par des agents du régime local, sans cesse contrôlés. «Il faut accepter ces règles si l'on veut pouvoir interroger ces témoins avant qu'ils ne meurent», lâche-t-il. Desbois n'est entré en Biélorussie que sur la pointe des pieds, sur le fil d'un accord diplomatique obtenu par Nicolas Sarkozy. Et c'est encore plus prudemment qu'il vient de poser ses valises en Russie, suscitant la méfiance des autorités locales. «À l'Est, l'assassinat des juifs reste tabou. Les Soviétiques ont nationalisé tous ces morts, les additionnant aux martyrs de la nation.»

21:25 Écrit par dorcas dans Découverte | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : juifs, shoah, nazis, guerre |  Facebook |

09/03/2010

Voyage au bout de la Nuit

Voyage au bout de la Nuit

Par Danielle Attelan pour Guysen International News


70 ans après, la Nuit de Cristal reste dans les esprits comme le prélude aux camps de la mort et à l’extermination systématique des Juifs par les nazis. C’était un 9 novembre 1938. L'Allemagne nazie organisait un de ses plus vastes pogrom : une centaine d'assassinats sont perpétrés, 30.000 juifs sont arrêtés, des milliers de magasins pillés, 267 synagogues sont incendiées ou saccagées en Allemagne et en Autriche. Un violent tournant dans l’Histoire allemande sur lequel le centre culturel de Jérusalem a choisi de revenir par le biais d’une série d’évènements.

Egalement connu sous le nom de « la Nuit des éclats de verre », la Nuit de Cristal fait référence aux innombrables fenêtres et vitrines des synagogues, commerces et maisons des Juifs qui volèrent en éclat le 9 novembre 1938.

Des éclats de verres que les artistes du groupe « Zik » ont utilisés pour reproduire une synagogue détruite durant cette nuit de terreur. L’installation sera illuminée chaque soir de dimanche 9 au jeudi 13 novembre sur le toit du centre culturel Mishkenot Sha'ananim de Jérusalem.

Son inauguration marquera le lancement d’une série de cérémonies de commémoration et de conférences qui se tiendront la semaine prochaine au centre culturel en association avec le ministère des Affaires sociales.

Seront présents à la cérémonie d’ouverture, le ministre des Affaires Sociales Itzhak Herzog, également engagé dans la lutte contre l’antisémitisme, ainsi que les ambassadeurs allemands et autrichiens.

Mercredi 12 novembre, une conférence internationale réunira les participants autour du thème : « La nuit de Cristal : 70 ans plus tard ».
De nombreuses questions animeront les discussions, notamment les efforts de restauration des synagogues détruites durant la Nuit de Cristal, les politiques entreprises pour entretenir la mémoire des victimes ou encore la représentation artistique du Mal.

Une exposition à la galerie Dwek du centre, placée sous le thème de « la mémoire sélective », réunira à partir du 12 Novembre des artistes appartenant pour la plupart à la deuxième génération de survivants de la Shoah.

Le souvenir de la Nuit de Cristal se mettra en scène au théâtre Khan à Jérusalem le 13 novembre avec la pièce « A murderous affair », jouée par la troupe de Ruth Kaner.
Adaptée du roman de Manfred Franke, la représentation invite le public à revenir sur les événements de la nuit du 9 novembre à travers les yeux d’un adolescent de 13 ans.

A noter également, la cérémonie au musée de Yad Vashem dimanche 9 Novembre, avec la présence de survivants de l’Holocauste, des ambassadeurs allemands et autrichiens et du Prof. Yehuda Bauer qui animera une conférence sur le thème : « L’holocauste et l’Etat d’Israël ». Le débat sera suivi d’une cérémonie de recueillement dans la Salle des Noms.

Si l’Etat d’Israël a choisi de mettre ainsi en exergue l’anniversaire de la Nuit de cristal, c’est que les questions qu’elle suscite sont plus que jamais d’actualité.

Pour le président de la ligue anti-diffamation, Abraham H. Foxman, l’événement est essentiel pour comprendre que la lutte contre l’antisémitisme doit commencer dès les premiers signes de la haine.

Se souvenir de la Nuit de Cristal, c’est comprendre que le génocide est l’aboutissement d’un processus : la Shoahantisémitisme n’a pas surgi soudainement, mais a été préparé et annoncé par le franchissement progressif de plusieurs étapes.

Et dans cette route macabre menant vers l’ultime « solution finale », la Nuit de Cristal constitue un véritable tournant.

15/02/2010

Le dernier survivant du ghetto de Varsovie se souvient

Le dernier survivant du ghetto de Varsovie se souvient

On savait parfaitement qu'on ne pouvait en aucun cas gagner. Face à 220 garçons et filles mal armés, il y avait une armée puissante de milliers d'hommes", se souvient, 65 ans après, Marek Edelman, dernier survivant des commandants de l'Insurrection du ghetto de Varsovie.

"On ne comptait pas sur une aide. C'était juste un symbole de lutte
pour la liberté. Le symbole de l'opposition contre le nazisme, contre la
soumission", raconte Marek Edelman, qui avait alors un peu plus de
20 ans.

19 avril 1943
Le 19 avril 1943, les nazis décidèrent de liquider le ghetto, où il ne restait plus que quelque 60.000 juifs sur les quelque 450.000 enfermés au début de la guerre. Les autres étaient déjà morts, de faim, de froid, de maladie, ou gazés au camp de Treblinka. "En fait, ce sont les Allemands qui ont fixé la date de notre insurrection", dit Edelman.

"Au premier jour, nous avons attaqué les colonnes des Allemands qui
entraient au ghetto pour le liquider. Ils ont dû se retirer. C'était le jour de notre victoire totale", se souvient Edelman."Les Allemands ont changé de commandant, Hitler nomma Jürgen Stroop à la tête de l'opération", ajoute-il. Ce général SS a été arrêté après la guerre, jugé et condamné à mort. La peine a été exécutée en 1952, en Pologne.

"Bien sûr, personne ne pouvait espérer gagner, nous n'étions pas idiots. Nous savions parfaitement quelle était notre situation, le front
de l'Est formé par l'Armée rouge était encore très loin de Varsovie, quelque part sur l'Oural". "L'autre front (des alliés occidentaux) n'était pas encore formé". "Mais notre espoir n'était pas de gagner, on voulait défendre la population du ghetto, retarder au maximum l'envoi des gens dans les camps d'extermination".

Bataille perdue
"Le deuxième jour eut lieu une bataille sur le terrain de l'usine de
camouflages. On l'a perdue, c'est là qu'ont commencé les combats dans les rues, une guérilla, nous avions de notre côté toute la population, on connaissait les passages secrets, des endroits où se cacher. L'insurrection a duré presque 3 semaines".

 varsovia_gueto


Quartier brûlé
Les forces allemandes, qui comptaient 3.000 soldats pour écraser le
mouvement, ont brûlé tout le quartier au lance-flammes, maison par maison, chassant ainsi des cachettes les derniers habitants et insurgés. Quand il n'y eut plus d'espoir, le 8 mai, le chef de l'insurrection Mordechaj Anielewicz décida de se suicider en faisant exploser son bunker de la rue Mila avec 80 combattants.

 destruction du ghetto de varsovie


Les derniers 40 combattants en vie, dont Marek Edelman, sont sortis du ghetto par des égouts. "Nous avons rejoint le maquis, des unités de la résistance qui opéraient dans des forêts", se souvient Edelman. Un an plus tard, il participa à l'insurrection de Varsovie d'août 1944 qui a coûté la vie à 200.000 habitants de la capitale.

Pour marquer sa "victoire sur les juifs", Stroop fit exploser le 16 mai 1943 la plus grande synagogue de Varsovie. Cette date est considérée comme la fin de l'insurrection du ghetto. Quelque 7.000 juifs ont péri dans l'insurrection, brûlés vifs en majorité, 50.000 ont été déportés dans des camps de la mort.

"Les Allemands étaient trop impatients, s'ils avaient laissé les gens
mourir de faim, en cinq ans le ghetto aurait été liquidé. Mais ils étaient
impatients, ils étaient pressés, car ils sentaient déjà qu'ils allaient
perdre la guerre", dit-il. Comme à son habitude, Marek Edelman ne participera pas aux cérémonies officielles, programmées cette année mardi en présence du président israélien Shimon Peres.

Comme tous les ans, il déposera seul le 19 avril une gerbe devant le
monument des Héros de l'insurrection du ghetto de Varsovie, situé dans ledernier carré de résistance aux nazis. (belga/7sur7)

Matsada – infos
 Source :  7sur7   13/04/2008

Vel d'Hiv : discours

Vel d'Hiv : discours

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Hommage aux victimes de la rafle du « Vel d’Hiv » à Paris
Richard PRASQUIER Président du CRIF
 
lundi 20 juillet 2009
 
Le discours de Richard Prasquier, président du CRIF, prononcé le dimanche 19 juillet à la commémoration de la journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’état français et d’hommage aux « Justes de France »
 
C’est aujourd’hui la confrontation annuelle de la France avec la page la plus honteuse de son histoire nationale. Un pays se grandit quand il intègre une page de déshonneur dans son calendrier commémoratif. Il se détourne du confortable narcissisme, il se confronte à la mémoire de l’autre, il entre dans l’ascèse de l’histoire, il permet une admiration sans équivoque pour ceux qui ont agi dans le bien, les Justes, et il ouvre les possibilités d’un avenir meilleur.
 
La honte, nous devons tous l’assumer. Tous, à l’exception des victimes et des enfants de victimes, de ceux qui furent stigmatisés, pourchassés, déportés, assassinés parce qu’ils étaient Juifs, à l’exception aussi des héros, des sauveurs et des Justes. Mais pour tous les autres français, quel que soit leur âge et quelle que soit leur origine, la rafle du Vel d’Hiv et les persécutions contre les Juifs sous le régime de Vichy sont une page de la longue histoire de notre pays qu’il nous revient d’endosser.
 
De ce patrimoine commun, il émerge des symboles puissants que nous partageons. Même ceux qui comme moi, sont absolument certains que leurs ancêtres n’ont pas participé à la bataille de Bouvines ou à la prise de la Bastille doivent intégrer mentalement ces journées qui parmi d’autres "ont fait la France". Nous devons le faire parce que la citoyenneté française est -devrait être- une citoyenneté d’aspirations communes portées par les leçons d’une histoire partagée.
 
Ce qui laisse à d’autres champs d’appartenance la possibilité de se manifester, pour autant qu’ils n’entrent pas en collision avec les règles du contrat civil de notre pays. J’ai le sentiment très naturel d’appartenance au peuple Juif. C’est ce peuple, et pas une religion, qui a été diabolisé par les nazis et traqué par leurs complices de Vichy, c’est ce peuple dont Israel est le territoire historique, c’est ce peuple juif de France dont le CRIF a pour mission d’exprimer sur le plan politique les sentiments, les craintes et les indignations, dans le strict respect de la tradition républicaine nationale.
 
Les 16 et 17 juillet 1942, 13.150 juifs, dont 4.115 enfants ont été raflés par la police parisienne. Près d’ici, dans l’ancien Vel d’Hiv détruit en 1959, ont été gardés au cours de journées d’horreur les familles avec enfants, les autres étant envoyés au camp de Drancy. Pour la première fois des enfants avaient été raflés ; ils furent ultérieurement séparés de leurs mères : cet arrachement marqua la conscience populaire, et les entreprises de sauvetage des enfants dans lequel l’OSE a joué un rôle central seront le thème de cette commémoration.
 
Dans toute l’année 1942 depuis la première déportation du 27 mars à la dernière du 11 novembre, il y eut près de 42 000 juifs déportés de France, qui aboutirent à Auschwitz. 25 000 furent gazés à leur arrivée dans les deux baraques appelées maison rouge et maison blanche. 805 (2%) ont survécu. Aucun enfant parmi eux.
 
Ce que serait le sort des déportés, les hommes au pouvoir ne pouvaient l’ignorer que s’ils voulaient l’ignorer, ce qui fut fréquent. Car des informations circulaient : diffusées en Angleterre au printemps 42 elles avaient fait état de 700 000 juifs déjà assassinés en Pologne. Si on n’imaginait pas encore les gazages, on connaissait les fusillades en masse et l’épuisement et la mort dans le travail esclave. Mais on a fait silence.
 
Vichy livrait les Juifs comme du bétail aux autorités allemandes. L’indignation du pays fut grande au mois d’août 1942, puis elle s’estompa et le silence reprit : le ravitaillement, la relève bientôt le service du travail obligatoire, la résistance et la survie personnelle prenaient le pas sur la persécution des Juifs sauf auprès de ceux qu’on appela plus tard les Justes....
 
Même à Londres, il y eut beaucoup de silence. Voici un communiqué du 7 août 1942, après les premières rafles de la zone sud. "Le Comité National Français vient d’être saisi par les organisations de Résistance des mesures de déportation en masse prises par Laval contre les étrangers ou prétendus tels résidant en zone prétendument non occupée et de la profonde indignation que ces mesures suscitent dans la population entière.." Où est le mot Juif ?
 
Silence après guerre, alors que les chiffres de victimes juives du nazisme, six millions, étaient déjà connues et auraient dû susciter une horreur particulière, on enjoignait aux survivants de ne pas se mettre en avant.
 
C’étaient les temps où le philosophe chrétien Gabriel Marcel conseillait aux Juifs en 1946 de se montrer discrets sur leurs revendications.
 
Ces temps sont révolus. Il n’y a plus à faire silence.
 
Un jeune homme a été torturé puis assassiné il y a trois ans de façon horrible. Il était juif. Certains suggèrent que en dehors de l’auteur principal, et encore, l’antisémitisme n’a guère joué de rôle dans ce meurtre, que c’est un point secondaire. Nous pensons que s’il n’avait pas été juif, il n’aurait pas été enlevé et il n’aurait pas été assassiné. Est-ce un détail ?
 
Bousquet ne se considérait pas antisémite, Laval ne l’était peut-être pas non plus. Ce n’est pas une circonstance atténuante. Pendant la Shoah parmi les dizaines de milliers d’assassins, peu ont tué à cause de leur antisémitisme, mais leurs meurtres étaient antisémites. Ils agissaient par ambition,ils agissaient par lâcheté, ils agissaient par obéissance, ils agissaient par indifférence, ils agissaient par gloriole et par conformisme de groupe pour ne pas se faire considérer comme des faibles. Ils agissaient aussi parce que dans la vision du monde à laquelle ils avaient été amenés à adhérer, il y avait l’idée que les Juifs ne sont pas des êtres humains comme les autres, qu’on a le droit de tout leur faire et qu’on ne doit pas éprouver pour eux de la pitié.
 
Le préjugé antisémite arase le remords. Il autorise la férocité. Il n’est pas anodin. Il est de nouveau très présent dans nos cités. Et je pense que cette commémoration n’a pas de sens si nous n’y pensons pas aujourd’hui.
 
Un assassin, c’est aussi un homme qui aurait pu éviter d’entraîner un autre à la mort et qui ne l’a pas fait. Celui-là n’est plus un comparse passif, moins encore un spectateur impuissant.
 
Les Justes furent rares, très rares, et il y eut beaucoup de portes fermées qui provoquèrent la mort, à l’abri desquelles les indifférents sont devenus des criminels. La responsabilité est pour l’homme une charge et une grandeur.
 
Nous ne pouvons être complaisant avec elle. Nous devons expliquer, nous devons tenter de prévenir. Il faut savoir, il ne faut jamais esquiver. Il ne faut jamais justifier.

 
© Primo, 21-07-2009

30/01/2010

La faim, la mort

La faim, la mort

    Ghetto varsovie la faim

 Dans le ghetto, les conditions de vie sont inhumaines. On entasse là non seulement les Juifs de Varsovie, mais aussi ceux des campagnes voisines et des petites villes environnantes. Le chômage, la perte des repères, l'entassement, la sous-alimentation la maladie vont vite faire des ravages.

ghetto varsovie la cantine

Un "Conseil juif" (Judenrat) est créé par les nazis en octobre 1939. Il s'agit de dirigeants juifs auxquels les nazis s'adressent pour gérer la situation. Ils doivent faire régner l'ordre dans le ghetto et tentent, dans des conditions impossibles, d'améliorer le sort des habitants.

23:08 Écrit par dorcas dans Ghetto Varsovie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ghetto, nazis, varsovie, juif |  Facebook |

28/01/2010

Peres au Bundestag : plus jamais...

Peres au Bundestag : plus jamais...

Le président Shimon Peres a prononcé un discours historique devant les membres du parlement allemand à Berlin ce mercredi après-midi à l’occasion de la journée internationale de la Shoah, 65 ans après la fin de la seconde guerre mondiale.
 
« Plus jamais de dictateurs assoiffés de sang se cachant derrière le masque de la démagogie et criant des appels au meurtre. Ils constituent une menace pour le monde entier, » a souligné Peres.
 
Le parlement allemand a entendu une traduction du discours, qui a été donné en hébreu. Peres a aussi dit le Kaddish en l’honneur des victimes de la Shoah, dont ses grands-parents qui ont été brûlés vivants dans la synagogue de leur ville.
 
« Dans l’état d’Israël et à travers le monde entier, les survivants de la Shoah se retirent peu à peu du monde des vivants. Leur nombre se réduit chaque jour. Pendant ce temps, ceux qui ont participé au plus méprisable travail sur terre – le génocide – vivent toujours sur le sol allemand. Faites tout ce que vous pouvez pour enfin les apporter devant la justice, » a déclaré Peres.
 
Le président a fait référence à ses souvenirs de sa ville natale de Biélorussie lorsqu’elle a été conquise par les nazis, ainsi qu’à l’image de son grand-père, qui l’a beaucoup marqué jusqu'à aujourd’hui. Il a ensuite parlé de l’établissement de l’état d’Israël, disant que si le « retard dans son établissement » avait été empêché, la Shoah aurait pu être évitée.
 
« En tant qu’israélien, je déplore le retard tragique dans l’établissement de l’état juif, qui a laissé mon peuple sans aucun endroit pour se refugier. Je ne peux pas accepter la perte d’un million et demi d’enfants, le plus grand potentiel humain, qui auraient pu changer le destin d’Israël. Je suis fier de la renaissance d’Israël, qui est la réponse morale et historique à la tentative d’effacer le peuple juif de la face du monde, » a dit le président.
 
Peres a ensuite dirigé ses mots vers l’Iran. « Nous sommes maintenant là avec cette leçon essentielle : plus jamais. Plus de doctrine raciste, plus de sentiments de supériorité, plus de cette soi-disant autorité divine pour inciter, assassiner, violer la loi, nier D.ieu et la Shoah. »
 
Peres a ajouté : « les menaces de détruire un peuple et un état sont faites avec pour toile de fond le développement d’armes de destructions massives, dans des mains déraisonnables, avec un esprit aliéné, en niant la vérité. »
 
Peres s’est ensuite exprimé sur les difficultés rencontrées par Israël depuis son établissement, suite à la guerre lancée par les états arabes. « Tsahal a gagnée cette bataille désespérée, en mêlant justice historique au courage humain. »
 
« Mais les victoires n’ont pas mis fin aux dangers qui pèsent sur Israël. Nous avons payé un prix lors des guerres, et nous n’hésitons pas lorsque nous sommes forcés de payer un prix pour la paix. Aujourd’hui encore nous sommes prêts à donner des territoires pour parvenir à un accord de paix avec les palestiniens, qui construiront leur propre état indépendant, prospère, et à la recherche de la paix. »
 
Selon le président, « comme nos voisins, nous nous identifions aussi aux millions d’iraniens qui s’élèvent contre la dictature et la violence. Comme eux, nous sommes contre ce régime fanatique, qui contredit la charte des Nations Unies. Un régime menaçant, possédant des réacteurs nucléaires et des missiles, et exploitant le terrorisme dans leur pays comme à l’étranger. »
 
Le discours de Peres est inséparable de la politique déterminée par les responsables de l’état d’Israël qui fréquentent actuellement nombre de cérémonies à travers le monde. Le message principal à faire passer est : « Hitler nous a alors détruit – Ahmadinejad nous menace aujourd’hui. »
27 janver 2010 source Juif.org

22:38 Écrit par dorcas dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nazis, shoah, survivants |  Facebook |

27/01/2010

Il y a 65 ans, Auschwitz était libéré

Il y a 65 ans, Auschwitz était libéré

D'anciens détenus d'Auschwitz-Birkenau, des soldats de l'Armée rouge qui les ont libérés il y a 65 ans et de nombreuses personnalités, dont le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, rendent hommage ce mercredi à 1,1 million de victimes de ce camp symbole de l'Holocauste.

Les sirènes d'Auschwitz retentiront à nouveau à 14H30 (heure locale, 13H30 GMT), pour marquer le début des cérémonies dans ce qui fut le plus grand camp d'extermination érigé par l'Allemagne nazie en Pologne occupée. De 1940 à 1945, environ 1,1 million d'hommes, de femmes et d'enfants, dont un million de Juifs d'Europe, ont péri en ce lieu.

Les participants aux commémorations se recueilleront devant le mémorial de Birkenau, pour réciter le kaddish (la prière juive aux morts) et des prières oecuméniques, et pour entendre des discours officiels. Dans la matinée, le Congrès juif européen tiendra une conférence à Cracovie (sud), dont Auschwitz est distant d'une cinquantaine de kilomètres.

Les présidents américain Barack Obama et russe Dmitri Medvedev y adresseront leurs messages, diffusés par vidéo. Cependant, des ministres européens de l'Education réfléchiront sur la façon d'enseigner aux jeunes la leçon à tirer d'Auschwitz. L'inauguration d'une exposition russe sur la libération du camp rappellera cette journée du 27 janvier, déclarée par l'ONU Journée internationale du souvenir des victimes de l'Holocauste.

Le plus grand et le plus meurtrier de tous les camps d'extermination et de concentration nazis, Auschwitz-Birkenau est le seul à avoir été préservé tel qu'il avait été abandonné par les Allemands en fuite devant l'Armée rouge. D'autres camps d'extermination installés en Pologne, tels Sobibor, Treblinka ou Belzec, ont été complètement détruits par les nazis pour en effacer toutes traces.

A Auschwitz-Birkenau, les ruines des chambres à gaz et des fours crématoires continuent à terrifier les visiteurs, autant que les 300 baraquements qui s'étendent à perte de vue sur un terrain de près de 200 hectares. En 2009, un nombre record de 1,3 million de personnes ont visité le musée. (afp)
27/01/10 08h27
Source: 7sur7

24/01/2010

Camps nazis en Autriche

Camps nazis en Autriche

Camps nazis en Autriche

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Camps nazis en Allemagne

Camps nazis en Allemagne

Camps nazis dans la grande Allemagne

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Camps nazis en Hollande

Camps nazis en Hollande

Camps nazis au Pays-Bas

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Camps nazis en France

Camps nazis en France

Camps nazis en France

Source : http://www.ushmm.org/wlc/media_nm.php?lang=fr&ModuleI...

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Camps nazis en Pologne

Camps nazis en Pologne

 

Camps nazis en Pologne occupée

Source : http://www.ushmm.org/wlc/media_nm.php?lang=fr&ModuleI...

23:35 Écrit par dorcas dans Carte des Camps | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : camps, nazis, pologne |  Facebook |

Camps nazis en europe

Camps nazis en Europe

Camps nazis en Europe

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Camps nazis en Europe du sud

Camps nazis en Europe du Sud

 

Camps nazis en Europe du Sud

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Camps nazis dans les pays baltes

Camps nazis dans les pays baltes

Camps nazis les pays baltes

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Le camp de Risiera di San Sabba

Le camp de risiera di San Sabba

Camp Risiera di san sabba

Le camp de Risiera di San Sabba est le seul camp d'extermination nazis en Italie.

Le KL « Risiera di San Sabba » est un ancien moulin à riz situé dans un faubourg de Trieste. Les bâtiments ont été construits en 1913 et sont vides lorsque les Allemands les occupent. D’abord, San Sabba est utilisée comme prison, puis à partir d’octobre 1943 de camp de concentration et de camp de détention de la police.

Les locaux sont bien appropriés à leur but : Dans trois bâtiments de 3, 4 et 6 étages sont aménagés des cellules, des entrepôts, des ateliers de chaussures et de vêtements ainsi que les quartiers SS. Le four est agrandi, et avec sa haute cheminée va servir de Krematorium pour des milliers de victimes. L’installation est réalisée par Erwin Lambert, l« architecte volant de l'action T4 » qui avait construit les chambres à gaz dans les six instituts d'euthanasie en Allemagne et en Autriche ainsi que celles des trois camps de destruction de l'action à Reinhard en Pologne, Belzec, Treblinka et Sobibor. Le Krematorium est « expérimenté » le 4 avril 1944 par l’incinération de 70 cadavres.

Du 20 octobre 1943 au printemps 1944 environ 25 000 juifs et Partisans sont interrogés et torturés à la Risiera. Entre 3 et 4 000 sont assassinés par fusillade, coups ou par asphyxie dans des camions à gaz… D’autres sont envoyés par convois à Auschwitz  Birkenau. Ainsi en mars 1944 un convoi de 120 Juifs quitte le camp et arrive le 28 mars au camp d'extermination d'Auschwitz. La plupart des juifs sont aussitôt gazés, les autres sont destinés au travail forcé. Aucun d'eux ne survivra. D’octobre 1943 à mai 1944 le « patron » du camp est le fameux SS-Obersturmbannführer Christian Wirth dit « Christian le Terrible ». Wirth est tué le 26 mai 1944 par les Partisans. Le SS-Obersturmbannführer Dietrich Allers prend le commandement jusqu'en avril 1945.

18/01/2010

Camp de Compiègne-Royallieu

Camp de Compiègne-Royallieu

Camp de compiègne-Royallieu


Le camp de Compiègne-Royallieu est, après Drancy, le deuxième camp d’internement de France sous l’Occupation. Il reçut près de 54 000 personnes : Résistants, Juifs, droit commun.

Le camp est un faubourg situé au sud de Compiègne.

A Royallieu, les détenus sont internés environ 1 mois dans le camp, ce n’est qu’une étape de leurs douloureux voyages.

On ne peut pas comparer les conditions d’internement du camp de Royallieu avec celles des camps d’exterminations ou de concentration mais la pénurie de nourriture, l’absence de soins, victime de traitement de leurs geôliers, le choc psychologique provoqué par l’internement, ont conduit des prisonniers à la maladie et à la mort.

Sur les 54 000 personnes détenues à Compiègne-Royallieu, environ 50 000 ont été déportées vers les camps nazis. Cinquante-quatre convois sont partis de Compiègne entre mars 1942 et août 1944. Les convois déportant en moyenne un millier de personnes à chaque fois.

Les prisonniers du camp de Compiègne-Royallieu sont transférés dans des camps de concentration allemands ou dans des camps d’extermination situés dans les territoires annexés d’Europe centrale (Pologne). La majorité des détenus de Compiègne sont partis pour les camps de Buchenwald et de Mauthausen (Allemagne). Mais il y avait d’autres destinations. Les femmes ont été déportées vers le camp de Ravensbrück (Allemagne). Les premiers convois de Juifs sont partis de Compiègne en 1941 vers Auschwitz-Birkenau (Pologne). 

12/01/2010

Le camp de concentration d'Auschwitz

Le camp de concentration d'Auschwitz


devant de Birkenau

Auschwitz-Birkenau ou plus simplement Auschwitz  Konzentrationslager_Auschwitz.ogg :

Le Camp de Concentration d'Auschwitz) est le plus grand camp de concentration, et d'etermination du IIIè Reich. Il se situe dans la ville d'Auschwitz en allemand) à 70 kilomètres à l'ouest de Cracovie, territoire alors en Allemagne, aprés annexion par le Reichpetite-Pologne, région de Pologne.

Ce camp de concentration est créé en Mai 1940, dirigé par les SS, et libéré par l'Armée rouge le 27 janvier 1945. En cinq années, plus de 1,3 million d'hommes, de femmes et d'enfants, meurent à Auschwitz, dont 900 000 immédiatement à leur sortie des trains qui les y amenaient. 90% de ces personnes étaient Juives. Ces victimes de la la solution finale sont tuées dans les chambres à gae et armes à feu, mais meurent aussi de maladies, de malnutrition, de mauvais traitements ou d'expériences médicales. Auschwitz, le plus grand camp d'extermination ayant existé, est considéré comme le symbole des meurtres en masse commis par les nazis, et plus particulièrement celui du génocides des juifs, six millions d'entre eux sont assassinés

À l'instar des autres camps de concentration, Auschwitz était sous les ordres de Heinrich Himmler.

Le responsable du camp était le SS-Obersturmbannführer Rudolf Höb jusqu'à l'été 1943, remplacé ensuite par Arthue Liebehenschel et Richard Baer. Rudolf Höß a fourni des descriptions détaillées du fonctionnement du camp dans son autobiographie, mais aussi lors du procès de Nuremberg. Retrouvé par les Alliés en Bavière où il se cachait sous une fausse identité, il est condamné à mort par un tribunal polonais et pendu en 1947 face au crématorium d'Auschwitz I.

Monument historique et culturel majeur qui participe au devoir de mémoire, Auschwitz est depuis 1979 inscrit sur la liste du patrimoine mondial di l'UNESCO.

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