15/01/2015

15 janvier, ce jour-là, n'oubliez pas.

15 janvier, ce jour-là, n'oubliez pas.

1755.

- Le dernier homme à être brûlé comme judaïsant à Lisbonne est Jeronimo José Ramos, un marchand de Bragance. S'étant évadé avant l'autodafé du 24 septembre 1752, il est repris pour se voir finalement condamné à mort, faute de s'être repenti.

1919.

- Des troupes commandées par Kozyr­Zyrko, allié de l'Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura, se livrent à un pogrome contre les juifs d'Ovrutch (Volhynie). 32 personnes sont massacrées.

1920.

- Dans la ville de Gogolevo, l'Armée nationale ukrainienne, commandée par Romachko, se livre à un pogrome contre la population juive. 42 personnes sont tuées, 6 grièvement blessées.

1921.

- Le village de Dumanovka (Kiev) est le théâtre d'un pogrome exécuté sous les ordres de Strukovtzy, commandant d'une unité alliée à l'Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura. 4 juifs sont massacrés.

1937.

- Suppression des allocations familiales

1942.

- 1 000 juifs sont déportés du camp de concentration de Theresienstadt au ghetto de Riga (Lettonie). Dès leur arrivée, 924 d'entre eux sont conduits dans une forêt voisine, où ils sont fusillés.

1943

- Les allemands vident le camp de détention de Zaslaw et envoient ses prisonniers à Belzec pour y être gazés. Sans eau ni nourriture, le train stationne 3 jours durant. Tous ses passagers sont morts, excepté Emil Manaster, qui a sauté du train.

- 27 juifs vivant à Bilgoraj (Pologne) sont pris et fusillés par les SS. Dans les forêts qui entourent la ville, un groupe de jeunes résistants juifs lutte sans répit contre les occupants allemands. Ils parviennent néanmoins à survivre jusqu'à la fin de la guerre.

- Les SS et la police ukrainienne massacrent 2 500 juifs du ghetto de Jaryczov Novy (Pologne).

- Deux transports quittent le camp de regroupement de Malines (Belgique) avec 632 juifs, dont 287 enfants, déportés au camp d'extermination d'Auschwitz (Pologne). 11 déportés seulement survivront jusqu'à la libération du camp en 1945.

1944.

- Un vingt-troisième transport quitte le camp de regroupement de Malines avec 625 juifs, dont 62 enfants, déportés au camp d'extermination d'Auschwitz, en même temps que 351 gitans, dont 12 seulement survivront jusqu'à la libération du camp en 1945.

1945

- Au camp de travail de Brodnica, les femmes juives trop malades ou faibles pour être transportées, sont tuées.

- Une épidémie de Typhus sévie à Auschwitz. On dénombrera 20 000 morts

04/12/2014

4 décembre, ce jour-là, n'oubliez pas.

4 décembre, ce jour-là, n'oubliez pas.


1941

- 

Plusieurs centaines de juifs sont assassinés par les SS dans le port de Feodossia (Ukraine) mais la plupart des 3 500 juifs qui y vivent parviennent à s'échapper. Des juifs ont vécu en Crimée depuis le XIIIe siècle.

- 

L'armée d'occupation hongroise remet la ville de Horodenka (Ukraine) aux nazis. La population juive doit se rassembler dans la synagogue sous prétexte de vaccination contre le typhus. Les hommes aptes au travail sont sélectionnés, les autres conduits hors de la ville, fusillés et enterrés dans des fosses communes.

1942

- 600 juifs de Krosno (Galicie) sont déportés par les SS au camp d'extermination de Belzec.

- 812 internés juifs du camp de regroupement de Westerbork sont déportés au camp d'extermination d'Auschwitz.

- 800 juifs du camp de travail forcé de Radom (Pologne) sont déportés à Szydloviec, où ils sont assassinés.

1943

- De nombreux juifs de Pskov (U.R.S.S.) sont conduits dans une forêt pour y être assassinés par les SS.

15/02/2010

Témoignage de René Laroche : DACHAU

Témoignage de René Laroche : DACHAU

La ville de DACHAU se trouve à une quinzaine de km de Munich sur la route d’Ingolstadt.

C’est le 21 mars 1933, que le préfet de police par intérim Himmler annonce au cours d’une conférence de presse, l’ouverture près de DACHAU, d’un camp de concentration pour prisonniers politiques, d’une capacité de 5 000 personnes, non loin des marais insalubres.

Ce premier lieu de détention fut aménagé dans une soixantaine de bâtiments inutilisés, d’une ancienne usine d’explosifs datant de la dernière guerre.

Peu à peu, terrains alentour et diverses bâtisses sont achetés par le parti national-socialiste ( le parti nazi ) au bénéfice des S.S.

Ces derniers allaient, en 1934, sous l’autorité de Himmler, éliminer du pouvoir les troupes de choc S.A., au cours de la sanglante nuit " Nuit des longs couteaux ".

Dans les 1er mois qui suivirent la mise en place du camp, la presse allemande, soumise au régime nazi obligatoirement, diffusait le sentiment de menace régnant sur ce camp.

Les arrestations ne cessaient d’augmenter ; dans le contexte des nazis pour ce qui n’est pas totalement pour, est contre.

Les socialistes, communistes, monarchistes, Juifs, nazis dissidents, seront assimilés dans l’esprit des gens à des criminels, des trafiquants, suite à une propagande très bien orchestrée.

En fin 1937, la SS. ordonna la construction d’un vaste complexe qui comprenait camp et caserne Sdéportés,S. et le nouveau camp des détenus.

D’après les archives d’Arolsen, l’enregistrement de cette première période indique que 35 000 détenus auraient été répertoriés entre 1933 et 1939.

La 2ème numérotation, est repartie à zéro et se termina le 29 avril 1945, ( date de la libération du Camp par les Américains ).

On arrive à un total pour l’ensemble de la durée d’existence du Camp à un chiffre minimum de 250 000 Déportés.

De forme rectangulaire, le Camp des Déportés est d’environ 600 mètres sur 300, il est relié au camp S.S ; par une large route asphaltée.

Un mur de plus de 3 mètres, en béton entoure le Camp, pour entrer, on passe sous un porche, surmonté d’un bâtiment administratif, appelé Juorhaus dont la grille porte l’inévitable inscription : " Arbeit macht frei ". ( le travail rend libre)

Une immense place d’appel en haut du Camp, et de chaque côté d’une allée centrale, des baraques, il y a aussi des miradors, avec des Strain,S. " tête de morts " dedans.

Nous sommes regroupés sur la place, on attendra 6 heures sur place, puis par petits groupes, on passe dans des bureaux, enregistrés, dépouillés, nus, rasés, désinfectés, douchés, habillés en pyjamas rayés, avec des socs en bois.

Chacun reçoit un numéro et va au block désigné, c’est la quarantaine, l’initiation à la Déportation.

Là, il faut rester dehors, de 4 h à 20 h, de 40 degrés à moins 25 ; on apprend aussi la vraie faim, les coups, on découvre les chefs de blocks et les chefs de chambres hurlant leurs ordres.

La rude vie va commencer dans ce milieu de déshumanisation où rode la famine, la maladie, la punition, la mort et peut être la vie.

Lever à 4 h en été, 5 h en hiver, les 25 000 Déportés se rassemblent, droits comme des i, au garde-à vous sur la place d’appel.

Un appel dure 1 h, 2h ou 3h parfois beaucoup plus, les plus faibles meurent sur place ; jusqu’en 1943, il fallait transporter à l’appel et tenir debout les camarades morts dans la nuit.

Une particularité assez surprenante distinguait Dachau des autres Camps : la présence en grand nombre de religieux catholiques, arrêtés en raison de leur hostilité au nazisme ou pour leur appartenance à la Résistance.

En 1944, le block 28 abritait encore près de 800 prêtres polonais sur les 1 800, qu’ils avaient été à l’origine.

Les autres religieux, dont 300 Allemands, se trouvaient au block 26.

Il faut ajouter à ce complexe " le Straflager ", camp disciplinaire réservé aux SS. punis.

Beaucoup d’entre eux provenaient du recrutement de volontaires étrangers, à travers l’Europe occupée.

A la libération du Camp, on en comptait encore plusieurs centaines, certains tentèrent de se mêler aux Déportés ; reconnus grâce à leur tatouage distinctif, ils furent remis à la police militaire américaine.

La garde des Déportés est assurée par 3 608 S.S., chiffre très précis indiqué dans le carnet personnel, du dernier commandant du Camp, 6 jours avant la libération.

Le Revier à Dachau mériterait une étude particulière, à partir novembre / décembre 1944.

Suite aux restrictions de nourriture et à l’accroissement des transports, des Déportés squelettiques, épuisés échouaient là, nus, sans force, incapables de porter une cuillère à la bouche.

Le typhus faisait en plus des ravages ; le dévouement des médecins français et hollandais, des étudiants en médecine, des infirmiers de toutes nationalités devait donner la mesure de la solidarité régnant au Revier où plus de 4 000 malades attendaient.

Malgré la surveillance des médecins SS., des substitutions permirent de sauver des camarades inscrits dans des transports.

La férocité des médecins SS. s’applique avec véhémence. La piqûre menace les plus âgés.

On a besoin d’hommes encore vigoureux, à qui inoculer des maladies.

Quatre stations de recherches ( Versuch-Station)

fonctionnent : l’une pour l’étude de la malaria, la 2ème où l’on provoque de monstrueux phlegmons artificiels.

Pour la 3ème où l’on baigne des Déportés dans l’eau froide, et dans de la glace afin de contrôler les effets du froid, pour les aviateurs tombant en mer.

La 4ème où l’on injecte des substances provoquant toutes sortes d’hallucinations, on injecte aussi du pus, des solutions salines.

On fait des ponctions sur le foie et l’estomac sans anesthésie, etc...

En 1944, si le Camp central comptait 35 000 Déportés, 40 000 autres sous répartis dans les 183 kommandos extérieurs et les 9 sous - kommandos.

Le plus grand, celui d’Allach, près de Munich renferme plusieurs milliers de Déportés - 14 000 en 03/45.

Activités économiques : menuiserie, serrurerie, sellerie, confection, maçonnerie, boulangerie, boucherie, jardinage ; location de la main d’oeuvre déportée à de nombreuse firmes travaillant pour l’effort de guerre nazi.

Les fours crématoires brûlaient jour et nuit, mais n’arrivaient pas absorber ces milliers de cadavres ; là aussi, il fallut creuser de gigantesques fosses où les corps sont jetés pêle-mêle.

" Le Train de la Mort " parti de Compiègne le 2 juillet 44 et est arrivé le 5 juillet à Dachau ; il contenait 984 morts sur les 2521 occupants des wagons à bestiaux.

Avec les bruits de l’avancée des troupes alliées, les Déportés ont vécu des journées très angoissantes d’ordres et de contrordres.

Evacuation, menaces de massacres, d’exécutions massives, de bombardement, le dimanche 29 avril sera le jour béni.

Au matin, le drapeau blanc de la reddition flotte par l’entrée du Camp : les milliers de Détenus s’élancent vers la place d’appel. Les Américains sont là, 4 Jeeps a 17h 15 sont dans le Camp.

Authentifié par René LAROCHE, de ERQUY (22)
Déporté à DACHAU, N° Matricule 73 682

23:27 Écrit par dorcas dans Camp Dachau | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : typhus, camp, dachau, ss, revier |  Facebook |

18/01/2010

Le camp de Dachau

Le camp de Dachau

Le camp de Dachau fut mis en service le 31 mars 1933, quelques jours après le vote des pleins pouvoirs à Adolf Hitler par le Reichstaq.

Ce fut le premier camp de concentration important construit en Allemagne, l'un des rares construits avant la mort du président Hindenburq en 1934. Il fut tout d'abord le lieu d'internement des opposants politiques, mais il accueillit également par la suite des juifs de Bavière, des prisonniers de guerre soviétiques et des femmes ainsi que des homosexuels et Tsiganes. Chacun y connut la souffrance, la faim et y côtoya la mort. Dachau comptera plus de 100 kommandos qui, avec le camp central, regrouperont 75 000 détenus. Son existence était connue en dehors des frontières dès 1934. Il était considéré par les nazis comme représentant le prototype des camps au même titre que plus tard, le camp d'Auschwitz. Ce fut le commandant Théodore Eicke qui en développa les plans. Plus tard, Eicke devint d'ailleurs inspecteur en chef de l'ensemble des camps.

De l'extérieur, le camp semblait un banal poste militaire entouré d'un haut mur de briques. Des tours de garde bordaient l'ensemble. À l'entrée, sur le portail noir (cf. image ci-dessous), on peut aujourd'hui encore, lire l'inscription suivante : (de) Arbeit Macht Frei; le travail rend libre. Mais le but ultime de cette opération nazi était la mort. S'y trouvaient en garnison un corps de SS ainsi que des agents de la Gestapo. Les prisonniers étaient entassés dans des baraquements (il y avait 34 baraques), chacune devant contenir 208 prisonniers, mais, du fait du surentassement, au moment de l'arrivée des soldats américains, certains baraquements contenaient 1 600 détenus dont la plupart dans un état cadavérique, ne portant que la peau sur les os. Le camp reçut ainsi plus de 200 000 prisonniers venus de plus de 30 pays. Ils étaient confrontés à l'enfer : travaux forcés dans les pires conditions (froid, chaleur, etc.), sévices sur le corps, manques insaisissables de nourritures, manque d'hygiène, suicides forcés,...

En juin 1944, un premier convoi de plusieurs centaines de Français arriva à Dachau. Le 2 juillet 1944, un convoi partit de Compiègne avec plus de 2 000 détenus : à son arrivée, le 5 juillet, il y avait plusieurs centaines de morts.

Selon les enregistrements répertoriés, plus de 30 000 personnes périrent dans le camp même. En 1945, une épidémie de typhus se déclara, entraînant de nombreux décès, dont celui de René Carmille, le 25 juillet 1945. C'est à cette époque qu'une chambre à gaz fut adjointe, bien qu'il n'ait jamais été prouvé qu'elle fut utilisée. Les malades et les inutiles étaient plutôt transférés au sinistre château de Hartheim, où des milliers furent assassinés au gaz. À l'intérieur du camp, se trouvait une station expérimentale dirigée par le docteur Sigmund Rascher où des médicaments furent expérimentés sur les prisonniers, notamment pour tester leur résistance à la maladie. De plus, de nombreux prisonniers furent transférés vers d'autres camps afin d'éviter la trop forte densité, génératrice de l'extension de l'épidémie.


Camp de Dachau

Camp de Dachau

Les prisonniers vivaient dans des lits superposés et ils se battaient pour avoir les lits supérieurs afin de ne pas recevoir les excréments qui suintaient vers le bas. Ceux qui essayaient de s'échapper et qui étaient repris subissaient un traitement spécial de punition dans un cantonnement tenu par les SS et la gestapo avec pratique de la torture. Ces traitements aboutissaient souvent à la mort. Lors de l'épidémie de typhus, de nombreux corps furent jetés dans les fosses communes.

Les Allemands pénétraient peu dans les lieux et l'état-major restait cantonné à la Kommandatur. La discipline était faite par les kapos qui étaient choisis par les Allemands parmi les plus pervers des prisonniers.

23:47 Écrit par dorcas dans Camp Dachau | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : camp, ss, allemagne, dachau, gestapo, gaz, typhus |  Facebook |